Perte du triple AAA : « Voilà ce qui s’appelle un raté »

Standard & Poor's vient de dégrader la note de la France. Ainsi les agences de notation s'imposent encore brutalement dans le débat présidentiel, tout comme elles ordonnent les orientations politiques du gouvernement. Tout avait été sacrifié par Nicolas Sarkozy au prétexte de la défense coûte que coûte de la note AAA de la France. Voilà ce qui s'appelle un raté! Cette nouvelle va lui servir à justifier l'adoption accélérée de sa règle d'or et l'hyper-austérité au prétexte de faire reculer les dettes et déficits publics et de sauvegarder la compétitivité de notre économie.
Au final, les Français ont l'austérité et leur capacité d'emprunter mise à mal, et la bourse, elle, est ravie! Tout est bon pour faire peur à la population et rassurer les spéculateurs, pour que la première grossisse encore les profits des seconds. Il faut immédiatement reprendre le contrôle public des banques françaises – c'est indispensable. Que le président arrête de se défausser sur la crise en fuyant ses responsabilités. Cette crise ne vient pas de nulle part, mais de son obéissance aveugle aux desiderata des marchés financiers. Pour battre Sarkozy, il faut affronter le pouvoir financier. C'est cette autre logique que porte la candidature du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon aux agences de notation : “allez à la niche”

Jean-Luc Mélenchon était hier matin l’invité des 4 vérités sur France 2.

Le candidat à la présidentielle de 2012 a réagi hier matin à propos de l’affolement des bourses, et face à la crise qui connaît un rebond après que les libéraux avaient apporter leurs propres ’’remèdes’’ et où plane une nouvelle vague de récession. Il propose alors d’autres remèdes.
"Face à la crise, "ce ne sont pas les marchés qu’il faut rassurer, ce sont les producteurs, c’est-à-dire les entreprises et les salariés", a affirmé Jean-Luc Mélenchon.
"Il faut résister, il ne faut pas capituler devant les marchés financiers (…) et en même temps frapper ceux qui nous frappent. C’est quand même énorme, nous sommes dans la main d’agences de notation ! Mais qui sont ces gens ?"