« Sanofric » veut supprimer 900 emplois en France !

Le groupe pharmaceutique Sanofi confirme sa volonté de supprimer environ 900 emplois en France. Ce désastre humain et économique s'ajoute aux 4000 emplois déjà éliminés en 4 ans par « Sanofric » ! Un scandale majeur au vu des 8,8 milliards de bénéfices réalisés par ce groupe pharmaceutique, 1er européen et 3ième mondial. Seul compte l’intérêt des actionnaires.
A l’image des C
CE de ce matin où les représentants du personnel sont convoqués sans aucune information, sans aucune transparence sur la stratégie du groupe, sans aucune assurance sur l’avenir des sites de Montpellier et de Toulouse, il est urgent de voter une loi et des droits pour interdire des licenciements financiers. Sanofi en est l’exemple type, d'autant que l'État a les moyens d'agir ; ce groupe bénéficie d’argent public tant dans la recherche que dans le remboursement des médicaments par la sécurité sociale.
Un gouvernement de gauche face à de telles vagues de licenciements boursiers, se doit de légiférer en toute urgence. N'est-ce pas Arnaud Montebourg qui disait le 13 juin dernier: « nous souhaitons des mesures législatives de manière à limiter les plans sociaux abu
sifs » ? Assez d'atermoiements, place aux actes. André Chassaigne pour le groupe GDR- Front de gauche à l’Assemblée nationale a déposé deux propositions de loi, l’un pour interdire les licenciements boursiers, l’autre sur la sécurité des médicaments. Ils sont à la disposition du gouvernement.
Le PCF avec le Front de gauche seront dans toute la France jeudi pour soutenir les salariés de Sanofi en lutte.

Liquidation / Doux : un saccage organisé

Le tribunal de commerce a décidé, hier 1 août, la liquidation judiciaire de l'entreprise avicole bretonne Doux.
En plein congé estival, cette décision – dont la famille propriétaire et dirigeante du groupe industriel se dit satisfaite – est écœurante s'agissant d'une entreprise qui a perçu des dizaines de millions d'euros de financement public sans contrepartie pour le maintien de l'emploi de ses salariés, aujourd'hui en première ligne de ce saccage organisé.
C'est à une véritable remise à plat de la filière avicole avec pour objectif sa réorganisation complète que le ministère du Redressement productif doit sans attendre consacrer ses efforts.
Il faut mettre un terme aux stratégies de rentabilisation financière des directions managériales comme celle du groupe Doux qui sacrifient emploi, savoir-faire industrie et qualité de la production au profit des dividendes d'actionnaires peu scrupuleux. Il est grand temps, aussi, qu'à l'entreprise comme ailleurs les salariés puissent peser sur les décisions stratégiques qui les concernent.
Le PCF affirme son soutien et sa solidarité aux salariés. Les communistes joignent leurs voix aux appels pour une intervention de l'État et des pouvoirs publics, aux côtés des salariés et de leurs syndicats, afin de mettre en échec le projet de démantèlement de l'entreprise Doux.

Pendant « la crise » le versement des dividendes continue : 37,3 milliards d’euros pour les actionnaires au titre de l’année 2011

Malgré la crise, les grandes entreprises françaises cotées devraient verser 37,3 milliards de dividendes à leurs actionnaires au titre de l’année 2011, contre 40,2 milliards pour 2010…
Avec vingt enveloppes de dividendes en hausse contre seulement sept en baisse et onze stables, les entreprises du CAC 40 vont largement continuer à soigner leurs actionnaires en 2012, en dépit de la dégradation de la conjoncture économique.
Selon les prévisions publiées récemment par le quotidien économique « Les Echos », dix champions français tiennent le haut du tableau:
1. Total: 5,38 milliards d’euros
2. France Telecom-Orange: 3,71 milliards d'euros
3. Sanofi-Aventis: 3,48 milliards d’euros
4. GDF-Suez: 3,38 milliards d’euros
5. EDF: 2,13 milliards d’euros
6. BNP Paribas: 1,98 milliard d’euros
7. Vivendi: 1,81 milliard d’euros
8. Axa: 1,63 milliard d’euros
9. LVMH: 1,22 milliard d’euros
10. L’Oréal: 1,17 milliard d’euros
D'après « Les Echos », si les champions français peuvent se permettre de soigner leurs actionnaires, c'est d'abord parce que leurs résultats ont bien résisté en 2011. Les bénéfices se situeraient globalement autour de 86 milliards d'euros, c'est à dire quasiment stables (- 0,2 %) d'une année à l'autre.

Le Groupe TF1, ses actionnaires et ses amis…

Description rapide du groupe TF1 et des ses actionnaires dont fait partie le JP Mogan Chase à hauteur de 10% !!!!
Comment TF1 peut informer les millions de téléspectateurs alors qu’un de ses actionnaires est une des banques impliquées dans la crise actuelle ?

Les liens:
information financière 2011: http://s.tf1.fr/mmdia/a/02/3/10582023zjhkc.pdf
conseil d'administration: http://www.groupe-tf1.fr/finance/gouvernance/instance-gouvernance/conseil-adm…
audience: http://tele.premiere.fr/News-Tele/Audiences-TV-les-JT-de-TF1-en-bonne-forme-2…

Citoyen, ta poste fout le camp !

Le Gouvernement et sa majorité ont obtenu et voté la transformation de la Poste en Société Anonyme, et les règles de gestion se sont durablement alignées sur le régime général des entreprises privées.
Non seulement les fonctionnaires sont devenus minoritaires parmi le personnel, mais ils sont désormais en voie de disparition: la réforme Fillon sur la retraite fait que les dernières mères de 3 enfants quittent ce mois-ci les services, pour ne pas perdre leurs acquis sociaux, et ne pas être obligées de faire 10 années de travail de plus pour espérer toucher la même chose (C'est aussi le cas dans l'enseignement, et tous les services de l'Etat).
Mais sur le fond, ce sont les choix de réduction d'emplois drastiques, pour dégager des profits pour l'actionnaire, qui sont à l'origine des réductions d'ouverture des guichets et de fermeture de bureaux de poste.
Ce processus de dégradation du service ne date pas d'hier.
C'est progressivement, par petites touches homéopathiques que, depuis une vingtaine d'années, tout cela s'est mis en place. Les Receveurs des Postes ont disparu, et avec eux, toutes leurs prérogatives, et leurs libertés et marges d'actions d'action locales. Les fonctionnaires assermentés ont été remplacés par des contractuels moins payés et aux contrats précaires. Mais tous les emplois n'ont pas été remplacés ! Les effectifs se sont réduits comme "peau de chagrin". Le facteur ne passe plus tous les jours. Ce n'est d'ailleurs plus le même tous les jours, du fait du "turn over". Car l'emploi est devenu la principale variable d'ajustement pour réaliser plus de profits.

 

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Wauquiez / RSA : « L’écart auquel il faut s’attaquer, c’est celui des inégalités sociales ! »

Laurent Wauquiez qui ne doit pas savoir ce qui signifie perdre son emploi et devoir survivre avec 460 euros par mois propose de "plafonner le cumul de tous les minima sociaux" et faire travailler gratuitement, 5 heures par semaine, celles et ceux qui se trouvent exclus du marché du travail.
Au moment même où le gouvernement peaufine sa réforme de l'ISF dont 1 900 foyers sortiront grands bénéficiaires avec un gain de 300 millions d'euros, le ministre n'affiche d'ambitions sociales que pour les priviligiés, actionnaires, rentiers et très hauts revenus.
La crise financière et la politique de Nicolas Sarkozy aux ordres des directives de l'Europe libérale ont cassé des centaines de milliers d'emplois et quand la situation exige d'augmenter significativement les salaires – et les minimas sociaux -, de créer des emplois stables, ce gouvernement cherche à opposer les travailleurs sans emploi aux travailleurs précaires et les travailleurs français aux travailleurs étrangers, en suggérant de priver de protection sociale pendant 5 ans les travailleurs immigrés légaux. Cette dernière "proposition" est aussi illégitime que scandaleuse et n'est rien d'autre qu'une incitation au travail non déclaré dont les premières victimes seront tous les travailleurs. Ceux qu'il faut plafonner sont les très hauts revenus et les revenus du capital Le PCF propose :
– l'augmentation immédiate du SMIC à 1600 euros bruts et l'augmentation significative des salaires et minima sociaux, d'abord en diminuant drastiquement la part des profits des entreprises qui est aujourd'hui captée par la finance,
– l'interdiction de tout licenciement aux entreprises qui distribuent des dividendes,
– la création de nouveaux pouvoirs d'intervention pour les salariés dans leur entreprise pour leur permettre de décider de l'utilisation des profits dégagés par son activité,
– un changement des critères du crédit bancaire et des aides publiques pour réorienter l'argent au service des besoins humains,
– une réforme de la fiscalité réellement progressive qui augmente la contribution des revenus du capital et des plus hauts revenus.

Pas de modération salariale….pour les dirigeants des grandes entreprises!

Ils se sont partagé en 2010 une enveloppe de 98,3 millions d’euros. + 24% sur 2009 : ça ne va pas mal pour tout le monde en France.
« Les Echos » publie le palmarès des salaires des patrons du CAC40 pour 2010.
Il s’agit uniquement du salaire. Ces chiffres ne prennent pas en compte les stock-options, les dividendes, ni les actions gratuites qui s’ajoutent chaque année à ces revenus.
Dans le trio de tête, Michel ROLLIER dirigeant de MICHELIN avec 4,5 millions d’euros, + 505%
suivi de Frank RIBOUD PDG de DANONE avec 4,4 millions d’euros et Bernard ARNAULT de LVMH avec 3,9 millions d’euros,
suivis de : ► J.P. AGON, de L’OREAL avec 3,7 millions ► PH. VARIN, de PSA avec 3,2 millions ► CH. VIEHBACHER, de SANOFI AVENTIS avec 3,6 millions ► CH MARGERIE, de TOTAL avec 3 millions
J.B. LEVY, de VIVENDI avec 2,8 millions ► G. PELISSON et D. HENNEQUIN, de ACCOR avec 2,5 millions  ► B. POTTIER, d’AIR LIQUIDE avec 2,6 millionsBEN VERWAAYEN, d’ACATEL LUCENT avec 2,2 millions  ► P. KRON d’ALSTOM avec 2,1 millions  ► LAKSHMI MIRRAL, d’ARCELOR MITTAL avec 1,6 millions  ► B. PROT, de BNP PARIBAS avec 2,6 millions  ► H. DE CASTRIES, d’AXA avec 2,9 millions  ► M. BOUYGUES de BOUYGUES avec 2,3 millions  ► P. HERMELIN, de CAPGEMINI avec 2,1 millions  ► L. OLDFSSON, de CARREFOUR avec 2,4 millions  ► P. CHIFFLET, du CREDIT AGRICOLE avec 1,6 millions  ► L. GALLOIS, de EADS avec 2,6 millions  ► H. PROGLIO, d’EDF avec 1,6 million ► H. SAGNIERES, d’ESSILOR avec 1,7 million  ► S. RICHARD, de FRANCE TELECOM avec 2,7 millions  ► B. LAFFONT, de LAFARGE avec 1,7 million  ► L. MIGNON, de NAXITIS avec 2 millions  ► P. PRINGUET, de PERNOD RICARD avec 2,2 millions  ► F.H. PINAULT, de PPR avec 2,6 millions  ► M. LEVY, de PUBLICIS avec 3,6 millions  ► CARLOS GHOSN, de RENAULT avec 1,2 millions  ► P.A. DE CHALENDAR, de SAINT GOBAIN avec 2,4 millions  ► -J.P. TRICOIRE, de SCHNEIDER ELECTRIC avec 2,3 millions  ► F. DUDEA, de la SOCIETE GENERALE avec 2,3 millions  ► C. BOZOTTI de STMICRO avec 903.000  ► J.L. CHAUSSAGE, de SUEZ ENVIRON. Avec 1,5 million ► T. PILENKO, de TECHNIP avec 2,1 millions  ► PH. CROUZET de VALLOUREC avec 1,4 million  ► A. FREROT, de VEOLIA ENVIRON. Avec 1,5 million  ► X. VUILLARD, de VINCI avec 2,2 millions
«n 2011 la modération salariale est de mise » « Les Echos »
En 2010 les salaires ont augmenté en moyenne de 1,8%.
Pour 2011, les prévisions tournent à moins de 2%.
De nombreuses luttes ont lieu pour les salaires dans les entreprises, obligeant les patrons de ces entreprises à revoir leurs prévisions. Des augmentations de 2, 3% sont arrachées …mais on est encore loin du compte.
Les « Echos » (toujours lui) écrit : « faut-il au nom de la montée des prix de l’énergie et du logement lâcher du lest sur les feuilles de paye ?… La détérioration avérée de la compétitivité de l’industrie française depuis dix ans, amputée notamment par ses coûts salariaux, ne milite pas en faveur d’un excès de générosité » !
Le capitalisme sait reconnaître les siens, il ne lésine pas avec ses bons et loyaux serviteurs.
Pour les salariés ils n’ont rien à attendre des capitalistes. Ce sont eux qui créent les richesses que les capitalistes et leurs complices s’accaparent. C’est par leur lutte, uniquement par leur lutte qu’ils contraignent le patronat à céder sur leurs revendications.

Prime de 1000 euros : Nicolas Sarkozy remet son costume d’illusionniste

Le gouvernement propose une prime de 1000 euros aux salariés des entreprises qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Diantre ! L'affaire sent l'arnaque à plein nez. Ne pouvant plus dissimuler les indécents profits affichés en 2010 par la bande du Fouquet's , Nicolas Sarkozy tente de nouveau d'exister dans un domaine ou il a particulièrement échoué : celui du pouvoir d'achat des Français.
Las, le dispositif s'annonce déjà comme un tour de passe-passe des plus minables qui soit. La ministre Christine Lagarde vient de dévoiler l'astuce. Pour financer la mesure, l'idée du gouvernement est de baisser les cotisations sociales des entreprises qui font des bénéfices. En résumé, le patronat payera ses salariés avec l'argent de l'État. Autant donner directement les clés du ministère de l'économie au MEDEF !
A un an de la présidentielle, Nicolas Sarkozy remet son costume d'illusionniste, pourtant largement élimé. Pas sur que l'artiste fasse le plein de spectateurs.

Hausse du gaz : un nouveau coup de poignard contre le pouvoir d’achat

La Commission de régulation de l'énergie a annoncé une augmentation des tarifs du gaz naturel de 5,2% au 1er avril, ce qui porte l'augmentation des prix à 21% sur un an et plus de 60% depuis 2005. Ce nouveau coup de poignard contre le pouvoir d'achat est insupportable !
Les bénéfices du gazier échappent une fois de plus à l'effort de solidarité nationale. Pourtant en mars, le groupe GDF Suez a annoncé un résultat net de 5,63 milliards d'euros, dont 70 % reversés aux seuls actionnaires. Le PCF demande le gel du prix du gaz. Les bénéfices de GDF doivent être consacrés en priorité à la baisse des tarifs pour les usagers, alors que l'usage du gaz devient un luxe. Ce nouvel effort demandé aux français est d'autant plus inacceptable qu'il s'ajoute aux augmentations continus de l'essence.