Tunisie, Egypte : quelle est la situation dans d’autres pays arabes ?

YEMEN
Le président Saleh lâche du lest mais la contestation ne faiblit pas .Une "journée de la colère"a eu lieu, hier .16000 personnes s'étaient déjà mobilisées la semaine dernière pour réclamer le limogeage du gouvernement .
"30 ans au Yémen, ça suffit, l'heure du changement a sonné, assez joué, assez de corruption, regarde le fossé entre richesse et pauvreté ."
Voilà ce que l'on pouvait entendre dans les rues de Sanaa, la capitale, slogans adressés au président Saleh , au pouvoir, du moins au Nord Yémen depuis 1978 et qui a continué à exercer ses fonctions lors de le réunification du Nord et du Sud en 1990 .
La révolte du peuple coupe court à ses projets d'amendement de la constitution afin d'instaurer une présidence à vie puis la transmission du pouvoir à son fils Ahmed , actuellement chef de la garde républicaine .
Depuis, il a affirmé devant le parlement qu'il renonçait à briguer un nouveau mandat et appelle à la formation d'un gouvernement d'union nationale, ce que rejette l'opposition, pour le moment .

ALGERIE

Inquiet de la contagion des mouvements tunisiens et egyptiens, le président Bouteflika annonce des mesures sociales :
– Levée de l'état d'urgence (en vigueur depuis 19 ans dans le pays.)
– Lutte contre la corruption.
– Construction de nouveaux logements .
– Stabilisation des prix .
Néanmoins, l'opposition et la société civile ont annoncé une marche pour le 12 Février en faveur "d'un changement du système" , une initiative interdite par les autorités depuis une manifestation sanglante des kabyles en 2001 .
Le Président a aussi commenté les émeutes du 4 au 9 janvier qui ont fait 5 morts et 800 blessés . Il a estimé "ces dépassements regrettables " tout en s'inclinant à la mémoire des victimes .

JORDANIE
Près d'un millier de manifestants se sont rassemblés dans la capitale; Amman, pour exiger des réformes et ceci à l'appel de l'opposition islamiste .
Ils ne souhaitent pas le renversement du régime mais exigent une évolution du royaume tout en exprimant leur soutien à la révolte du peuple égyptien .
Le rassemblement s'est déroulé dans le calme et a fait suite à une rencontre entre le roi Abdallah II et les dirigeants de l'opposition .
Une série d'amendements à la constitution est prévue et cette rencontre a été qualifiée de "positive et franche "par les islamistes .
Voici ce qui est envisagé :
– Formation d'un gouvernement parlementaire instaurant un partenariat avec toutes les forces politiques .
– Préservation " des libertés publiques" .
– (L'inévitable) Lutte contre la corruption .
– Promotion de l'unité nationale (?)
Le roi, quant à lui, a exprimé "sa compréhension et son intention d'appliquer sa vision des réformes qui permettront une nouvelle ère ." Il a aussi reconnu que"les réformes s'étaient ralenties dans le royaume, ce qui a fait perdre de nombreuses opportunités à la nationpour progresser;"

Et maintenant, à qui le tour  ?