3ème cironscription du 54


Philippe Marx : « Réussir à rassembler »

Le comité départemental du Parti communiste français a entériné la candidature de Philippe Marx pour les élections législatives de 2012. Le candidat a décidé de se lancer officiellement dans la campagne, « pour battre Sarkozy ».

Elu candidat PCF-Front de gauche (lors d’élections internes au parti) pour les législatives de 2012, Philippe Marx ne fait pourtant pas l’unanimité dans les rangs. Certains avaient tenté de faire invalider son élection, mais la commission départementale lui a finalement donné gain de cause. L’intéressé revient sur cette période agitée.
Pourquoi votre candidature suscite-t-elle autant d’opposition ?
Philippe Marx : « Depuis des années, les candidats sont nommés par la direction départementale ou nationale. En avril, Marie-George Buffet est venue à Saulnes, elle m’a dit : "Mon camarade, les candidatures sont ouvertes et les communistes ont le choix." Suite à cela, j’ai suivi la procédure de candidature, comme on nous l’a demandé. J’ai suivi les règles. Cette circonscription fait partie des circonscriptions "gagnables" et comme je ne suis pas un élu, connu et reconnu, j’ai soi-disant beaucoup moins de chances de gagner cette élection. »
Pourtant, vous avez été élu par les militants. Qu’avez-vous pensé du recours déposé ?
« On m’a reproché de ne pas présenter de suppléant. Mais je ne me sentais pas le droit d’imposer un nom aux militants. Je voulais que l’on choisisse ensemble cette personne, qui pourrait être une femme et originaire du sud de la circonscription. J’ai demandé à l’autre candidat d’acter ce souhait, il l’a fait. Je ne vois donc pas pourquoi c’est un motif de recours. »
L’autre raison porte sur l’organisation du scrutin…
« Qui s’est déroulé de la même façon pour choisir le candidat à la présidentielle. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de recours pour la présidentielle ? »
Après la décision de la commission départementale, des négociations ont-elles été entamées avec Serge De Carli, que vous avez battu lors de l’élection interne, pour qu’il ne se présente pas en candidat libre ?
« Le comité souhaitait connaître les intentions de Serge De Carli. Savoir s’il allait partir de son côté ou pas. Je lui ai écrit pour évoquer cette situation, mais je n’ai eu aucune réponse. C’est dommage. Si cela avait été le sens inverse, on aurait déjà les affiches sous le bras et on serait prêt à tracter comme un seul homme. »
Et si Serge De Carli décide de se présenter ?
« S’il part, ce sera sans étiquette, car le candidat PCF-Front de gauche, c’est moi. J’ai été acté. Il y aura deux candidats, mais il portera la responsabilité des résultats. J’espère vraiment qu’on va réussir à rassembler. Cette bataille fratricide ne rime à rien, nous avons besoin de toutes les forces pour mener une politique de gauche radicale. »
Avez-vous recueilli le soutien d’élus du bassin ?
« Oui, les maires de Saulnes et Longlaville, des membres de leurs conseils municipaux. A Villerupt aussi, des adjoints me soutiennent. Mais il faut rassembler encore plus. »
Pourtant, un second recours vient d’être déposé…
« On nous cherche vraiment des poux sur la tête. Le comité départemental a donné son avis. Au nom de quoi Maryvonne Musset fait-elle un recours ? Elle n’est pas à l’origine du premier, cela n’a pas de sens. Nous sommes à la disposition du national, on peut fournir toutes les pièces nécessaires qui prouvent que nous n’avons pas triché. »
Vous démarrez officiellement votre campagne. Comment allez-vous séduire vos électeurs ?
« Lors de la kermesse du Parti communiste, j’ai appelé toutes les forces à se réunir. Nous avons perdu un peu de temps avec le recours, mais maintenant c’est parti. Des rendez-vous sont programmés sur les marchés de Villerupt et Longwy. Nous ferons campagne également pour le candidat de la présidentielle. Je suis très confiant et je sens bien les choses. J’ai déjà beaucoup de messages positifs. On sent qu’il y a une attente de changement ! »

Propos recueillis par Sandra Nonnenbruck (Républicain Lorrain du 12 Octobre 2011).