1er septembre 2010


Le 1 er septembre, premier mercredi de la contestation

Mercredi 1 er septembre, 18h, place Leclerc, juste sous les fenêtres d’Édouard Jacque, est prévu un premier rendez-vous de contestation contre la politique de Nicolas Sarkozy. «  Ce rassemblement s’effectue sous la bannière du Front de gauche », annonce Patrice Zolfo.
Fini la "trêve" des vacances, à la politique de faire aussi sa rentrée, notamment dans le bassin. Parti communiste, Parti de gauche, Gauche solidaire du Pays-Haut considèrent que le Front de gauche doit désormais s’emparer du terrain, comme ce fut le cas lors des dernières Régionales. Pour ce faire, les élus ambitionnent de rassembler un maximum de personnes ce mercredi 1 er septembre, mais aussi, à terme, d’initier des rendez-vous de la contestation, chaque mercredi. Un jour, une heure, un lieu.
«  On va demander aux gens de porter un ruban. » La couleur définitive n’a pas encore été choisie, mais les élus penchent pour le violet. «  Quelle que soit la couleur, l’essentiel est d’être présent et porter un signe distinctif », évoque Patrice Zolzo. Les raisons d’un tel rassemblement ? « Que ce soit au niveau de l’éducation, de la santé, de l’économie, – domaine dans lequel on nous fait croire à une relance alors que 186 000 emplois ont disparu –, il faut marquer notre opposition à la politique conduite par Nicolas Sarkozy », souligne Patrice Zolfo. «  Pour nous l’insécurité, elle est sociale, appuie Martine Étienne. Il n’y a pas que les problèmes liés aux banlieues… »
De son côté, Dominique Mauvais parle «  des valeurs de la République que Nicolas Sarkozy ne respecte pas. Au contraire du Front de gauche. » «  Je considère que Nicolas Sarkozy ne parle pas en mon nom », conclut pour sa part Martine Etienne.
« Les gens n’osent plus »
Le 1 er septembre, une manif de plus ? «  Nous sommes conscients que mobiliser est difficile. Le problème vient du fait qu’aujourd’hui, les gens n’osent plus… » analyse Philippe Marx, du parti communiste, et qui se dit fier d’appartenir à l’entité Front de gauche.
«  Il faut que les gens aient conscience de la nécessité de se battre. Il y a une situation d’urgence », martèle Dominique Mauvais.
En tout cas, les membres du Front de gauche sur le Pays-Haut espèrent que leur initiative va faire boule-de-neige et mobiliser au-delà de leurs partis… Pour aller dans cette voie, il vient d’être créé un comité de liaison permanent du Front de gauche 54. Il regroupe les composantes du Front de gauche lorrain élargi à neuf organisations de… gauche.

Républicain Lorrain du mercredi 25 août 2010