Réagir ! Agir !

Après l’abandon de l’écotaxe, agir pour la renationalisation des autoroutes

200911100694Pour Ségolène Royal, la solution " prioritaire" à l'abandon de l'écotaxe serait de "ponctionner les bénéfices des sociétés d'autoroutes" sans autre précision sur le dispositif envisagé. Michel Sapin s'y oppose.

En 2005, nos autoroutes, dont la plupart étaient largement amorties, ont été bradées aux multinationales du BTP. A l'époque, la sous-évaluation de la valeur de ces sociétés concessionnaires avait interpellé beaucoup de spécialistes. Dans un tout récent rapport, l'autorité de la concurrence a estimé la rentabilité après impôts des concessionnaires ( Eiffage, Vinci, Sanef) "exceptionnellement élevée". Sur 100 euros de péage payés par l'usager, 20 à 24 euros sont du profit net pour les sociétés d'autoroute. Une sacrée machine à sous. En 2032, date de fin de la concession des autoroutes, on estime que ces sociétés auront engrangé le chiffre pharaonique de 40 milliards d'euros de bénéfices !

Le 19 juin dernier, le Sénat avait l'occasion d'adopter une proposition de loi, déposée par le groupe communiste et républicain, permettant d'engager la renationalisation des concessions d'autoroutes. Cela ne fut pas le cas puisque les socialistes, le centre et la droite ont voté "contre", formant une majorité rétrograde pour repousser cette proposition de nationalisation des autoroutes et d’affectation des dividendes à l’agence de financement des infrastructures de transports. On aurait pu redonner des moyens importants à la puissance publique, bien supérieurs à la simple "ponction" aujourd'hui proposée, pour une politique des transports respectueuse des hommes, des territoires et de l’environnement.

Faut-il renationaliser les 9000 kms d'autoroutes à péages ? Cette question va de nouveau être posée dans les prochaines semaines. Une mission d'information parlementaire, "en vue d'étudier les modalités de rachat par l'État des concessions autoroutières et de définir les conditions dans lesquelles il pourrait ensuite mettre en oeuvre l'exploitation des autoroutes", rendra ses conclusions d'ici la fin de l'année. Est-il possible de mettre fin à la privatisation de la rente autoroutière, de favoriser la modération des tarifs de péage et de dégager des moyens financiers pour l'Agence de financement des infrastructures de transport en France ? Oui, en mobilisant 15 à 20 milliards.

C'est beaucoup ? Certes, mais n'oublions pas que chaque année le patronat touche 220 milliards d'aides publiques, dont le fameux CICE, alors que dans le même temps, l'INSEE vient d'enregistrer une baisse de l'investissement et que l'Unédic prévoit plus de 150 000 chômeurs de plus d'ici la fin 2015. A quand un contrôle public sur l'utilisation de ce pactole ? Pourquoi ne pas en demander le remboursement quand ces sommes ne sont pas utilisées pour l'emploi, les salaires, la formation, les investissement utiles, la transition écologique et énergétique ? Tout cela au fond relève d'un choix de société : l'humain ou le fric, la transition écologique ou le chaos.


La Lyonnaise des eaux condamnée pour coupure d’eau illégale. Retour à la gestion municipale…

robinetLa loi du 15 avril 2013 interdit désormais à un distributeur de couper l'alimentation en eau dans une résidence principale en cas d'impayé, sauf lorsque la mauvaise foi du client a pu être clairement établie.
Pour un impayé de 646 euros, la compagnie avait coupé l'eau pendant près de trois mois à une mère de famille de Soissons, ce qui est désormais interdit par la loi.
La Lyonnaise des Eaux a été condamnée pour avoir coupé de manière jugée illégale l’eau à une mère de famille, une première depuis l’adoption d’une loi relative aux coupures d’eau, a appris vendredi l’AFP auprès de deux associations parties civiles dans ce dossier.
Selon l’ordonnance de référé que l’AFP a pu consulter, le tribunal d’instance de Soissons a condamné la Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement, à indemniser la victime et les deux associations à hauteur de 8 680 euros. La Lyonnaise des Eaux avait coupé l’eau à cette mère de deux enfants entre le 28 juillet dernier et le 16 septembre pour un impayé de 646 euros.
La loi du 15 avril 2013, dont le décret d’application date du 27 février 2014, interdit désormais à un distributeur de couper l’alimentation en eau dans une résidence principale en cas d’impayé, sauf lorsque la mauvaise foi du client a pu être clairement établie.
Dans le cas de cette mère de famille, le tribunal a établi que « la Lyonnaise des Eaux n’allègue ni ne prouve aucun élément qui serait susceptible d’établir sa mauvaise foi », étant donné que cette femme a respecté l’échéancier de paiement que les deux parties avaient négocié.
Il est également «incontestable que (la victime) se trouve dans une situation économique et sociale comportant des difficultés financières particulières», précise le jugement.

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Femmes de chambre du Hyatt : elles ont dit non à la précarité, elles ont gagné.

hyatt_parisDerrière les halls magnifiques des hôtels de luxe, la colère des femmes de chambre aux conditions de travail et de salaires indignes.
Elles sont passées de la catégorie luxe à la catégorie grève et elles ont gagné.
Belle victoire que la leur qui se traduit par des augmentations de salaire conséquentes, la baisse des cadences, un treizième mois.
Cette victoire fait maintenant des émules dans d'autres hôtels de prestige. Avec ce bel exemple de détermination entre salariée et syndicat et le soutien des élu-es communistes, les dirigeants des grands groupes doivent s'en convaincre: ils n'ont pas encore gagné l'application du petit livre jaune de Pierre Gattaz.
Les luttes des salarié-es sont les meilleures antidotes de la précarité.

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Jean-Luc Mélenchon joue la carte « Front du peuple »

meAvec son « mouvement » pour la VIe République dont il veut que le Front de gauche soit partie prenante, l’eurodéputé entend remettre le peuple en selle avec une perspective nouvelle pour 2017.

 

Un « Front du peuple ». Si l’objectif de dépasser le « cartel d’organisations » est commun au Front de gauche, le Parti de gauche (PG) a pris les devants en annonçant dès le mois d’août la création d’un «mouvement » en faveur de la VIe République dont l’ambition affichée est de « fédérer le peuple ». Jean-Luc Mélenchon, qui a quitté ses fonctions de coprésident du PG pour se consacrer à cet « objet politique absolument neuf », n’a de cesse depuis d’en dessiner les contours et de tenter de lancer la dynamique. Après la création d’un site Internet pour recueillir des signatures – 33000 en treize jours, selon le PG –, un discours à la Fête de l’Humanité, une tribune dans le Monde vendredi 19 septembre, il a livré ses ambitions jeudi dans un entretien à l’hebdomadaire Politis.
« C’est une tentative pour créer le Front du peuple que les uns et les autres nous appelons de nos voeux sans être capables de le matérialiser », explique à l’Humanité Éric Coquerel, coordinateur politique du PG. Une façon de dépasser les difficultés du Front de gauche, dont l’histoire récente est émaillée de tensions auxquelles le PG a lui-même contribué en multipliant les déclarations virulentes à l’encontre de la stratégie communiste, aux dernières élections municipales notamment. Une tentation peut-être, aussi, de contourner le débat avec ses partenaires.
« Cela ne remplace pas le (Front de gauche), cela l’inclut », assure Jean-Luc Mélenchon. Mouvement et Front de gauche sont « complémentaires, pas concurrents ni contradictoires », selon Éric Coquerel, pour qui le second « devrait continuer sa bataille contre le gouvernement Valls et sa politique ». Mettre en adéquation le contenu et la méthode du mouvement, telle est la démarche avancée: « Si nous commencions le processus de VIe République par un cartel Front de gauche, nous serions ramenés au point de départ », déclare l’ex-coprésident du PG.
Au-delà d’une refonte des institutions
Sur le fond, quelques traits saillants de la mission que pourrait remplir une Constituante sont tout de même dessinés par Jean-Luc Mélenchon. Au-delà de la refonte des institutions – avec une proposition phare, celle de référendum révocatoire à mi-mandat –, il s’agirait notamment de changer « la définition des droits constitutionnels de la propriété privée du capital » pour en faire « un simple droit d’usage, encadré par les servitudes de l’intérêt général », explique-t-il dans une tribune dans le Monde. La méthode permet également de désamorcer le débat suscité par la proposition du PG d’une marche pour, « à mi-mandat, exiger la révocation du gouvernement », sorte de référendum révocatoire avant l’heure. « La question n’est pas tant la sanction du gouvernement que ce par quoi on peut le remplacer », confiait, il y a quelques jours, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles. « Il n’y a pas une marche à laquelle j’ai appelé dont on ne m’ait dit que c’était une erreur de l’avoir fait, que le mot d’ordre n’était pas bon, que ce n’était pas le bon jour… Cela s’est réglé par le fait que les gens sont venus », balaye Jean-Luc Mélenchon.
Faire revenir le peuple en politique
« Nous préparons en même temps le rendez-vous de 2017 », prévient également le député européen. Une façon de préparer sa candidature ? Le Parti de gauche s’en défend: « La construction d’alliances, de rassemblement de forces, même si elle est nécessaire, à partir du moment où elle est sur une base très claire d’opposition au gouvernement, ne peut pas suffire pour être en tête au premier tour et trouver une majorité au deuxième. Comment faire revenir le peuple en politique, c’est l’équation que nous cherchons à résoudre aujourd’hui », affirme Éric Coquerel. De son côté, Jean-Luc Mélenchon déclare ne vouloir ni « d’une campagne people, ni partidaire, mais avec un contenu ». D’ici là, « un ou deux visages » doivent émerger du mouvement, prévoit-il. Concrètement, après la publication d’appels dont le premier est paru jeudi (voir encadré), l’objectif sera d’atteindre les 100000 signataires et, enfin, de constituer un comité d’initiatives. Même si Jean-Luc Mélenchon se réserve le droit « le moment venu » de faire « des propositions de forme de plus en plus audacieuses ».
UNE CINQUANTAINE D’ARTISTES ET D’INTELLECTUELS APPELLENT AU MOUVEMENT
Intellectuels et artistes, ils sont une cinquantaine à avoir apposé leur signature au bas d’une « déclaration pour la VIe République », rendue publique jeudi. C’est le premier des appels promis par Jean-Luc Mélenchon; doivent suivre les syndicalistes et politiques. Y figurent des économistes (Liêm Hoang-Ngoc, Jacques Généreux), des cinéastes (Gérard Mordillat, Robert Guédiguian), des écrivains (Annie Ernaux, Christian Salmon), des comédiennes (Sophie de La Rochefoucauld, Ariane Ascaride), des humoristes (Didier Porte, Christophe Alévêque), des musiciens (Magyd Cherfi, Yvan Le Bolloc’h), des essayistes et journalistes (Daniel Mermet, Paul Ariès), des associatifs (Bernard Cassen, président d’honneur d’Attac), des historiens (Claude Mazauric, Jean-Numa Ducange, Roger Martelli), des sociologues (Frédéric Lebaron), des universitaires (Janette Habel). Ils estiment de leur « devoir de trouver une issue positive à la crise ». « La transformation des institutions sera celle de la société », promettent-ils. Pour y parvenir, l’appel qu’ils lancent propose de « réunir au plus vite ceux qui auront répondu favorablement pour qu’ils décident eux-mêmes librement et sans condition de tout ce qui devra être fait ensuite ».

 



L’Etat Islamique est d’abord une entreprise qui fait des profits financiers grâce à la terreur.

etatislHommage à la mémoire d'Hervé Gourdel
La lutte contre le terrorisme est une priorité pour les communistes. Le meurtre de notre compatriote, Hervé Gourdel, nous rappelle que des groupes structurés sont prêts à tout pour faire régner la peur et la haine.
Les communistes participeront à tous les hommages nationaux ou locaux en la mémoire d'Hervé Gourdel dans le respect strict des volontés exprimé par sa famille.
Les communistes y participeront pour apporter à la famille et aux proches de la victime toute leur solidarité dans ce moment si difficile et douloureux pour eux. Nous réaffirmons notre indignation face à la cruauté et l'inhumanité des assassins d'Hervé Gourdel et face à celles de tous ceux qui se réclament du djihadisme.
Les communistes y participeront pour réaffirmer que face à ce déchaînement de violence et de haine, ils travailleront sans relâche à la cohésion de notre peuple dans toutes ses composantes et sans discrimination dans la lutte pour l'égalité, la justice et la solidarité.
Les Français ne tomberont pas dans le piège tendu par les terroristes, ou certains extrémistes de l'ordre nouveau. Aucune religion ne prône le recours à une telle barbarie et ne peut servir à justifier de tels actes de terreur. Nous saluons toutes celles et tous ceux qui se lèvent pour manifester leur liberté de conscience et dire non au terrorisme.

« Guerre » contre le terrorisme ou « lutte » contre le terrorisme ?
Le meurtre d'Hervé Gourdel met en premier plan la lutte contre les organisations terroristes. La sémantique n'est pas neutre. La « guerre » contre le terrorisme préconisée par le président de la République fait référence aux mots et à la politique de G.W. Bush après le 11-Septembre.
13 ans plus tard, nous voyons bien que cette stratégie est un échec et un désastre.
Un échec car elle nie que la structuration de ces groupes terroristes a été et est encore aidée par des puissances internationales et régionales comme l'Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Etats-Unis eux-mêmes tant qu'ils servaient leurs intérêts ou servaient à diviser les peuples sur lesquels l'« Occident » prétend maintenir sa domination. Aujourd'hui les monstres échappent à leurs créateurs.

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Sarkosy le retour… Allons-nous encore changer de pansement ou penser au changement ? Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Il y a la France des édentés, des illettrés à qui rien n’est épargné. Leur salaire ne cesse de diminuer et leurs charges ne cessent d’augmenter. Et s’ils ne respectent pas la loi, ils sont tout simplement emprisonnés.
Et, il y a la France de celles et ceux qui ne cessent de TRICHER, de nous VOLER, et celle-là voit chaque jour son lot de nominés.
Il y a celui qui jure les yeux dans les yeux qu’il n’a pas trompés la République et qui quelque jours après et rattrapé par la vérité. IL EST VIRÉ.
Il y a celui qui a condamné l’autre, qui les yeux dans les yeux avait dit qu’il n’avait pas fauté. Celui-là, a une phobie, la phobie administrative, il n’a ni déclaré, ni payé ses impôts, ni son loyer d’ailleurs. IL EST VIRÉ DU GOUVERNEMENT, mais IL TIENT À RESTER UN DÉPUTÉ.
Et des comme ça depuis deux ans et demi il y en a eu quelques-uns.
Et aujourd’hui, il y a celui qui a présidé notre pays pendant cinq ans. Qui traîne depuis deux ans et demi tellement de gamelles qui pourrait être à lui seul une batterie de cuisine.
IL S’EST FAIT VIRER PAR LES FRANÇAISES ET LES FRANÇAIS et remplacé par un menteur qui a fait croire pour se faire élire qu’il allait changer de politique. Le changement c’est pour maintenant qu’il ne cessait de dire. EN GUISE DE MUTATION, NOUS SUBISSONS UNE FIXATION DE LA POLITIQUE DE CELUI QUI S’EST FAIT VIRER.
MAIS VOILÀ QUE CELUI QUI S’EST FAIT VIRER RÉAPPARAÎT.
Il veut être le sauveur de notre pays, celui sur qui il faut compter, celui qui se prend pour un héros, celui dont les médias ne cessent de nous parler, celui qui dit avoir changé.
CELUI-LÀ, FAIT DANS LES AFFAIRES :
► Enquête sur les comptes de campagne de 2012 ;
► Affaire des écoutes ;
► Affaire Bygmalion ;
► Les sondages de l'Élysée ;
► Affaire Karachi ;
► Libye ;
► Affaire Lagarde/Tapie ;
► Des voyages d'affaires suspects ;
Et allez savoir s’il n’en traîne pas d’autres encore.
Dans tous les cas, il n’a jamais prouvé son honnêteté.
D’après les sondages, il serait même bien placé. À se demander si aujourd’hui pour diriger et se faire entendre il faut être passé par une mise en examen et à l’œil de la justice. Ne nous étonnons pas que la délinquance soit en augmentation, celles et ceux qui devraient être un exemple n’en sont pas. C’est même le contraire.
Il y a de quoi s’en faire pour les années à venir. Elles et ils se disputent le pouvoir non pas pour améliorer la situation, mais encore et encore la dégrader.
De l’autre côté, les administrés n’ont pas l’air d’être si offusqués de ces réalités. Je dirais même qu’ils sont muets et immobilisés pour ne pas dire plantés devant leur TV à écouter les chiens de garde qui ne font qu’adulés ces gens qui n’ont plus aucun respect pour nos valeurs républicaines.
Alors, nous les sans dents, les illettrés de service qu’avons-nous encore à perdre ? Le chômage ne cesse d’augmenter et demain ce sera peut-être toi ! La pauvreté ne cesse de prendre le large et demain ce sera peut-être toi ! Tu ne peux plus te soigner, tu ne peux plus envoyer tes enfants faire des études ou alors c’est avec d’énormes sacrifices, tu as un mal fou à payer ton électricité, ton eau, ton loyer, tes échéances, tes impôts, etc., etc.
Au lieu de résister, de gueuler, de réagir et d’agir trop nombreuses et trop nombreux sont celles et ceux qui restent prostrés à croire que cela serait la fatalité. Alors que cette crise n’est pas notre crise, elle est celle de la finance, du monde des riches, du MEDEF.
Si nous continuons dans cette lignée, notre société dans quelques années est laminée.
Se dire INDIGNÉ n’est plus suffisant, aujourd’hui il faut se RÉVOLTER, se REBELLER et EXIGER de ces femmes et de ces hommes que nous avons mis au pouvoir de RESPECTER leurs engagements premiers.
Nous n’avons plus rien à perdre, alors pour quoi encore et encore attendre ?
ILS N’ONT PAS CHANGÉ, IL N’A PAS CHANGÉ. À partir de ce constat c’est à nous de faire changer ces façons de faire, ces façons d’être, ces façons de nous traiter, ces façons de vouloir faire des êtres humains que nous sommes des esclaves alors que sur cette terre il y a tout, absolument tout pour rendre les femmes et les hommes des êtres heureux. CE N’EST PAS DE LA LUNE DONT NOUS PARLONS, MAIS BIEN DE NOTRE PLANÈTE, LA PLANÈTE TERRE.
Allons-nous encore CHANGER LE PANSEMENT ou PENSER AU CHANGEMENT ?
Prenons le pouvoir, il est grand temps… Demain ce sera trop tard !
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


La société civile en marche pour le climat.

climatLe sommet des chefs d’Etats sur le climat qui doit se tenir le 23 septembre relance les mobilisation citoyenne. Une marche mondiale est prévue ce dimanche. Objectif : réussir le rendez-vous de Paris 2015, et gagner un accord efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

150 000 personnes attendues à New-York, des affiches placardées un peu partout dans Paris jusque dans le métro, des interpellations de chefs d’Etats à en revendre… Le vent  de la mobilisation contre le changement climatique se remet à souffler à l’occasion du Sommet des chefs d’Etats qui doit se tenir mardi 23 septembre au siège des Nations Unies de New-York. A l’appel de plusieurs dizaines d’organisations françaises et internationales, une marche mondiale pour le climat est programmée ce dimanche 21 septembre, dans plusieurs villes de plusieurs continents.
A vrai dire, voilà longtemps que les alizées militantes ne s’étaient pas levées aussi fort. Certes, chaque année, les Conférences des parties sur le climat (COP) donnent lieu à une marche revendicative dans la ville où elles se tiennent (Cancun en 2010,  Durban en 2011, Rio en 2012, lors du Sommet de la Terre, ou Varsovie en 2013…) et sont accompagnées de villages alternatifs potentiellement tonitruants.
Mais il faut bien avouer : depuis la Conférence de Copenhague (COP15), en 2009, les rassemblements avaient du mal à se faire entendre. Le ratage de ce rendez-vous, que l’on attendait historique et qui n’avait finalement débouché sur rien d’encourageant, avait enroué les mégaphones qui, depuis, semblaient s’époumoner dans le vide. Sans vouloir présager de ce que donnera la journée de demain, ils semblent reprendre de la voix.
L’échéance du 23 septembre, de fait, n’est pas des moindres. Convoqué l’an dernier par Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, à l’issue d’une 19ème Conférence des parties sur le climat particulièrement laborieuse – celle de Varsovie – ce sommet onusien sera le premier du genre à voir près de 120 Chefs d’Etat et de gouvernement (c’est en tout les cas le chiffre avancé) se réunir spécifiquement sur le sujet. Sans intégrer officiellement la boucle des négociations internationales, dont les COP sont le point d’orgue annuel, il a pour vocation de les faciliter et de les accélérer. Objectif : offrir une meilleure chance à la future COP21, qui doit se tenir à Paris en 2015, d’aboutir à un résultat concret et si possible ambitieux. C’est elle qui focalise désormais toutes les attentions, quand elle doit décider du nouvel accord mondial de réduction des gaz à effet de serre qui prendra la suite du Protocole de Kyoto, passé 2020.
Plus que 15 mois, donc, pour que la communauté internationale parvienne à un compromis satisfaisant. Le délai n’est pas si long qu’il en a l’air, d’autant que pour l’heure, aucun pays n’a encore mis d’engagement significatif sur la table. Beaucoup redoutent que, comme se fut le cas lors du rendez-vous de Copenhague, les pays arrivent à Paris sans avoir suffisamment avancé dans leur résolution et ne parviennent finalement à en sortir aucune. La crainte s’est encore accrue l’an dernier, donc, lors de la Conférence de Varsovie, alors que les pays ont repoussé à début 2015 (dans le meilleur des cas) l’échéance à laquelle ils révèleront leur « contributions » (on ne parle même plus d’engagements) à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. D’où la décision de Ban Ki Moon d’offrir une étape de discussion supplémentaire, en plus de la COP 20 qui doit se tenir en décembre à Lima. D’où, surtout, la mobilisation de demain. Extrêmement éclectique – on y retrouve pêle-mêle ONG de tout poil, associations, syndicats ou personnalités people, dont Brad Pitt – elle traduit sans nul doute l’aspiration de la société civile à ce que la communauté internationale adopte des mesures fermes contre les changements climatique.
Reste à savoir si le Sommet  des chefs d’Etat offrira une réelle avancée. Si la Marche de demain s’abstient, dans sa globalité, de soulever les questions politiques et économiques que sous-tendent les négociations climatiques, certaines organisations participantes n’hésitent pas, quant à elles, à les pointer du doigt. Mécanismes de marchés, partenariats publics-privés, encouragement à l’agriculture industrielle figurent au menu des actions que compte mettre en avant, mardi, le secrétaire général des Nations Unis. De même que les financements d’aide au développement et à l’adaptation promis depuis 5 ans aux pays du Sud devraient faire la part belle au secteur privé. Le tout à lire plus en détail dans l’Humanité de mardi prochain.


Le Journal de la Fête de l’Humanité 2014

LES PHOTOS :
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La Fête de l’Humanité a d’ores et déjà marqué la vie du pays. Rendez-vous de ceux qui refusent l’austérité et cherchent à donner un autre cap à la France, elle est devenue le lieu de rencontre des forces qui, à gauche, veulent se rassembler, édifier une majorité sur une autre politique, répondant aux vœux de son électorat et aux attentes de notre peuple. Le dialogue entamé entre communistes, Front de gauche, EELV, frondeurs, Nouvelle Donne, syndicalistes, militants associatifs, personnalités progressistes envoie un signal aux citoyens. L’avenir n’est pas enfermé entre libéralisme de droite, libéralisme hollandais et libéralisme xénophobe.
Le désenchantement n’était pas au menu. Le débat et le partage, si. La force propulsive de ce qui s’est amorcé là ne peut encore être mesurée, mais le peuple de gauche n’est pas condamné à se voir défiguré ou dépossédé de ses espérances. Les échanges et les luttes devront pour cela parcourir le pays, s’enraciner au plus près de ce chacun vit, se fortifier dans un véritable front populaire. Les participants à la plus grande fête politique d’Europe y auront puisé, selon le mot d’Aragon, « de quoi rêver et de quoi serrer les poings », de la fraternité, du plaisir, du carburant pour les imaginaires, des solidarités pour les souffrances d’ici et d’ailleurs. Les chantages et les coups de menton de Manuel Valls avant le vote de confiance qu’il veut obtenir n’en sont que plus dérisoires. Il n’obtient pas le pas cadencé qu’il voulait scander. Même Martine Aubry, jusqu’alors prudente et silencieuse, sort du rang. Déjà, le vote de l’Assemblée semble une anecdote, un socle aussi délabré que les cotes de popularité du tandem gouvernant. La petite musique de l’orchestre de ce Titanic politique ne fait pas tourner les têtes.