Réveil de ce matin : Hommage à Serge Gainsbourg. Un artiste, un vrai !

1991 : Serge Gainsbourg, 62 ans, est retrouvé mort à son domicile parisien. Son premier album lui a valu le prix de l'Académie Charles Cros. Compositeur à la mode dans la France des années 60, il a écrit pour Brigitte Bardot, Juliette Gréco, Petula Clark, Régine et France Gall. En 1968 il rencontre l'actrice anglaise Jane Birkin ; c'est le début d'une union qui durera 12 ans. L'année suivante le couple enregistre la chanson Je t'aime moi non plus, qui fera scandale dans toute l'Europe. Les excès qui ont contribué à sa notoriété, l'alcool et le tabac notamment, auront finalement raison de celui qui avait subi un grave infarctus en 1973 et une intervention chirurgicale au foie en 1989.

http://youtu.be/–BTGqJmhow

Grèce: les conséquences de l’austérité

La réalisatrice Brigitte Rouan est revenue en Grèce un an après le tournage de son film "Tu honoreras ta mère et ta mère", toujours à l'affiche. Elle a décidé à consacrer un documentaire sur les Grecs face à la crise. Extrait.

5 mars, 169 manifs et rassemblements. Longwy : rassemblement devant le parvis de l’hôtel de ville de LONGWY-BAS le Mardi 5 mars 2013 à 15 h00.

2013-02-28manif-5mars

CGT54L’accord, pas d'accord !!!CGT541

Le 11 janvier 2013 se sont achevées des discussions sur un accord qui prétend « sécuriser l’emploi » d’une extrême gravité pour les droits des salariés.
CGT et FO ont déclaré qu’elles ne signeront pas cet accord.
Par contre la CFDT, la CGC et la CFTC ont déclaré qu’elles le signeront.
Le MEDEF se réjouit bien sur de cet accord.

Si cet accord venait à être appliqué

  • Les licenciements économiques seraient rendus plus faciles et plus rapides.
  • Les salariés seraient contraints à une plus grande mobilité
  • Des accords d’entreprise pourraient permettre des réductions de salaire et allongements du temps de travail.
  • Le travail « intermittent » (tu travailles certaines périodes de l’année, pas à d’autres) serait en voie de généralisation.
  • Les délais de recours aux conseils des prud’hommes seraient réduits de 5 à deux ans. La prescription pour réclamer des salaires dus serait également ramenée de 5 à 3 ans.

Un projet de loi doit être présenté au conseil des ministres début mars pour être voté au parlement en Mai.

Il est encore temps d’y mettre obstacle par l’action collective.
Les Unions Locales CGT, FO, et FSU appellent à un rassemblement devant
le parvis de l'hôtel de ville de LONGWY-BAS le
Mardi 5 mars 2013 à 15 h00
avant de se rendre devant la permanence du Député

La proposition de loi sur l’amnistie sociale fait des vagues à droite

parisot_2Décision ahurissante, encouragement à la destruction et au "cassage", un chèque en blanc pour la violence… La patronat et l'opposition sont vent debout contre la proposition de loi d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux, votée mercredi au Sénat. Florilège.
L'ancien ministre UMP Eric Woerth
a qualifié vendredi de "décision ahurissante" le vote au Sénat d'une proposition de loi d'amnistie estimant que c'est "un chèque en blanc pour la violence". "Je pense que le Sénat a pris une décision ahurissante, avec le soutien de la garde des Sceaux, parce que c'est un chèque en blanc pour la violence", a estimé sur Europe 1 le député-maire de Chantilly (Oise). "Alors que souffle dans le pays un vent de colère assez considérable, dans toutes les catégories sociales, c'est aussi une gifle au dialogue social puisque c'est le contraire au dialogue social, et c'est aussi une manière assez curieuse d'intervenir sur les décisions de justice", a-t-il poursuivi. "Personne ne peut accepter la violence, même lorsque c'est pour des raisons sociales, la violence, c'est le contraire de ce qu'il faut faire, c'est un reniement supplémentaire de la part du gouvernement", a encore dit l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy. "On ne peut pas privilégier le dialogue social et en même temps amnistier ceux qui ont fait preuve de violence, quand on va casser une préfecture ou une entreprise, à ce moment là on prend ses risques", a-t-il insisté, affirmant que le précédent gouvernement n'avait "jamais cédé à la pression de la rue".
Le député UMP Bernard Accoyer a demandé vendredi que le Conseil économique et social (CESE) soit saisi avant son examen à l'Assemblée nationale. L'ancien président de l'Assemblée "regrette les conditions" dans lesquelles ce texte a été adopté "sous la pression inadmissible d'une manifestation de syndicalistes instrumentalisés par Jean-Luc Mélenchon", écrit-il dans un communiqué. "Si une telle amnistie était accordée, elle serait de nature à légitimer des violences prétendument syndicales au détriment d'un dialogue social responsable dans les entreprises", regrette le député, qualifiant de "nouvelle démarche électoraliste de la majorité" cette initiative.

Continuer la lecture de « La proposition de loi sur l’amnistie sociale fait des vagues à droite »

Élections italiennes : « C’est l’Italie qui est malade. Le peuple ne mérite pas le pire »

rivoluzione-civile-ingroia-432x432Au vu des résultats des élections en Italie nos premières pensées vont à nos amis et camarades de la liste « Rivoluzione civile » conduite par Antonio Ingroia et sur laquelle figuraient nos camarades de Refondation Communiste et du Parti des Communistes Italiens.
Dès son annonce, ce rassemblement a suscité de l’intérêt et une mobilisation importante. Mais la crainte de nombreuses femmes et hommes de gauche de subir un énième retour de Berlusconi a favorisé le vote utile en faveur de Pier Luigi Bersani et du Parti Démocrate.
Une partie de l’électorat s’est aussi tourné vers le démagogue Beppe Grillo qui a su regrouper les mécontents de tout bord. Son électorat loin d’être convaincu par ses propositions et son programme voulait donner un coup de pied dans la fourmilière. Le succès de Grillo c’est la quintessence d’une dégradation de l’image des politiques italiens en général, un doute total sur la capacité du centre droit, comme du centre gauche, de répondre aux attentes du peuple.
La gauche, la vraie, celle qui quotidiennement s’intéresse aux revendications sociales et qui a mis la morale publique au cœur de son action sera absente du futur parlement. Le système électoral malhonnête, « porcellone », a fait le reste. Le manque de courage du centre gauche pour ne pas avoir porté une vraie réforme électorale, ni faire voter une loi contre la concentration dans les média ont permis à Berlusconi de faire un éternel retour.

Seul un gouvernement qui n’aura pour mandat que de réformer le système institutionnel intégrant les citoyens italiens à son processus pourrait être formé. C’est ce qu’appelle de leurs vœux les amis et camarades de la liste « Révolution civile ».
Mais entre un populisme de droite vulgaire et omnipotent et une démagogie assumée de Grillo, les prochaines semaines en Italie risquent d’être celles de la désillusion. Ce peuple ne mérite pas le pire, mais celui-ci peut arriver. Nous serons aux côtés de celles et ceux qui luttent contre les réformes néo libérales terribles pour les salariés, les retraités, les précaires en Italie comme dans le reste de l’Europe et nous savons que les femmes et les hommes candidats et soutiens de la liste « révolution civile »  seront de toutes ces batailles.
L’Italie est malade de la corruption, de la mafia, du clientélisme, de la désintégration de l’état social et de l’évasion fiscale. Aucun des vainqueurs d’hier soir n’a mis au cœur de son programme ces thèmes. Ils n’étaient portés que par « Révolution civile ».

Chiffres du chômage : le gouvernement doit se débarrasser de ses scories libérales

chiffres-chomageLa dernière livraison des chiffres du chômage annonce une augmentation de 1,4% du nombre de chômeurs sur le mois de janvier 2013, soit 43 900 demandeurs d'emploi supplémentaires. En progression continue depuis 19 mois, le nombre de chômeurs atteint désormais de 3 169 300 et se rapproche dangereusement du pic historique de 1997.
A ce rythme-là, non seulement le chômage ne sera pas le combat d'un mois, mais il ne sera pas plus celui de l'année 2013 ni des suivantes !
Ces résultats sur le front du chômage sont la conséquence de la politique de ce gouvernement et des précédents. Dans les pas de ses prédécesseurs, François Hollande n'a eu de cesse de rassurer les marchés financiers plutôt que de créer les conditions d'une véritable relance de l'économie.

En quelques mois, le redressement industriel s'est traduit en abandon de l'industrie, le soutien aux territoires en accélération de leur étranglement financier, le combat contre la finance en accompagnement de celle-ci, la bataille pour la sécurisation de l'emploi en sécurisation des employeurs et précarisation des salariés …
La gauche ne peut pas remporter son combat contre le chômage avec cette politique. Elle n'impulsera pas le changement pour lequel les français-es l'ont élue.
S'il veut véritablement imposer un nouveau modèle économique et social, le gouvernement devra se débarrasser de ses scories libérales et promouvoir une réelle sécurité d'emploi et de formation des travailleurs. Il devra imposer au patronat le principe d'un droit de veto des comités d’entreprise pour s'opposer aux plans de licenciement, obliger l'employeur à examiner les plans alternatifs des salariés et prendre les mesures pour les financer.

Amnistie: une première victoire qui en appelle d’autres (Pierre Laurent)

senat-francaisUne première marche a été franchie et elle est un signe d’espoir pour de très nombreux militants qui attendaient ce vote. La proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier les faits commis lors de mouvements sociaux et revendicatifs a été adoptée hier à l’issue de son examen en séance publique. C’est une première victoire pour les luttes sociales et associatives. Cette amnistie arrachée au Medef qui hurle déjà à la mort, est un point d'appui pour gagner, toujours en lien aux militants syndicalistes et associatifs, un élargissement de la loi dans les prochaines semaines.
Enfin, après des années de criminalisation de l'action syndicale, des personnes qui n’ont fait que se battre pour le respect de leur droit pourront reconquérir cette dignité largement piétinée. Après le vote pour le mariage pour tous, c’est une nouvelle démonstration : Quand la gauche travaille et se rassemble sur des valeurs, avec la justice sociale comme boussole, elle peut faire de belles choses.
La bataille est loin d’être finie. Elle doit se prolonger à l’Assemblée nationale où cette fois aucune personne ne doit être écartée de cette amnistie, qu’elle soit militante écologiste ou associative. Cette bataille à l’issue positive peut être, par effet d’entrainement, une victoire qui en appelle d’autres. Plus que jamais l’heure est à la mobilisation.

Le billet du jour : Je suis pour que le monde du partage remplace le partage du monde.

MOI_p« Indignez-vous ! » Était le titre de ce fascicule écrit par Stéphane Hessel, un livret lu dans le monde entier.
Indigne-toi, indignons-nous, indignez-vous, mais aujourd’hui est-ce suffisant d’être indigné ?
Bien sûr que nous sommes pour la plupart indignés de ce qui se passe dans notre société, bien sûr que je suis indigné, de voir mes semblables aller vers des situations de survie, et je ne suis pas, et nous ne sommes pas à l’abri, demain ce sera peut-être notre tour, car c’est bien de cela dont il faut parler, de survie.
Ce n’est plus de l’indignation, mais de la révolte dont il s’agit. De la colère, parce que dans ce monde il y a tout pour que nous puissions vivre dignement.
Il suffit de prendre les besoins où ils sont, il suffit d’avoir un peu d’humanisme, il suffit de partager, oui partager et non accumuler.
Alors aujourd’hui je ne suis plus indigné, mais révolté, offusqué d’entendre ce que j’entends, choqué de voir ce que je vois, dégoûté de devoir prendre cette route qui ne nous mènera à rien.
Stéphane Hessel était un résistant, il a connu les camps nazis, il a vécu l’époque de cette guerre dont on dit aujourd’hui lors de chaque commémoration qu’il ne faut plus que ça recommence.
Recommencer quoi ? La guerre ? Elle n’a jamais cessé, elle a toujours existé et dans ce monde où certains veulent tout, absolument tout, la guerre n’a jamais cessé.
Certes, sur notre continent nous n’entendons pas les fusils, ni les bombes, mais de voir un de nos semblables s’immoler par le feu, de voir nos identiques pointer par millions au pôle emploi, sans savoir que des centaines se suicident sans que l’on nous le dise, de voir et de constater chaque jour toutes celles et tous ceux qui avec des enfants font la manche pour survivre ne m’irrite plus, mais me mortifie.
N’est-ce pas une guerre tous ces états de fait ? N’est-ce pas une guerre de l’usure que nous subissons ? N’est-ce pas une guerre voulue pour nous réduire à une époque où beaucoup ont donné pour que cela change ?
Toutes ces femmes, tous ces hommes qui ont donné leur vie pour une société plus juste, une société de partage, de fraternité, d’égalité doivent aujourd’hui se retourner dans leur tombe.
Se sont-ils battus pour rien ?
Je n’irais pas jusque-là, mais si nous ne réagissons pas, si nous n’agissons pas, leur combat aura été éphémère, car les acquis obtenus par toutes ces luttes disparaissent petit à petit. Il ne faut pas être aveugle pour le constater.
Alors aujourd’hui que faut-il faire ? Prendre les armes ? Non ! Il nous suffit d’exiger de refuser cette politique basée que sur l’argent, basée que sur les profits.
Nous n’avons pas ce droit de laisser faire, demain ce monde appartiendra à nos enfants, nos petits-enfants, à notre jeunesse, notre rôle n’est-il pas de les protéger ? De leur donner autre chose de ce que nous vivions actuellement ? De leur donner un avenir serein ?
Je ne suis pas Stéphane Hessel, très peu de personnes liront ce texte, il n’aura pas l’influence que la brochure de celui-ci a eu, eh oui ! Dans ce monde sans partage, quand tu es un petit, très petit, tu n’es pas entendu, tu n’as pas d’écoute, tu parles dans le vide, tu parles, et tu écris pour toi, pourtant, même petit, très petit, n'aurions-nous pas, n’aurais-je pas le droit à l’expression ? N'aurions-nous pas, n’aurais-je pas la compréhension et la visibilité des choses de ces grands, de ces très grands qui nous plongent chaque jour de plus en plus dans la misère ?
Dans ce monde il y a des petits et des grands, et ces petits et ces grands sont tous des humains, où est la différence ?
La différence se situe dans la manière de voir les choses, je suis pour le partage, ils ne le sont pas.
Pourtant répartir les richesses dans ce monde sans pitié est devenu une urgence, une priorité, et c’est à nous, les petits que nous sommes à la sommer. Oui à nous ! Car nous sommes les plus nombreux, nous sommes la majorité, et parce que le monde bouge, nous devons bouger, nous soulever, nous révolter pour qu’enfin le changement soit pour demain.
N’attendons pas après celles et ceux qui nous gouvernent, ils ne feront rien pour nous sortir de cette guerre sociale, bien au contraire !
Si changement doit avoir lieu, cela doit être notre affaire, c’est à nous de le réaliser, ailleurs cela s’est déjà fait !
Je suis pour que le monde du partage remplace le partage du monde.
Je suis pour que le mot « indigné » soit remplacé par des faits, pourquoi pas une révolte citoyenne faite dans la modernité, remplaçons payer, par ne pas payer, remplaçons acheter, par ne pas acheter, remplaçons faire, par ne pas faire, remplaçons austérité, par abondance, remplaçons fatalité, par volonté.
Ensemble, toutes et tous collectivement, nous le pouvons !
Et si nous le pouvons, pourquoi attendre, faisons-le !