Le PCF veut imputer les frais du meeting de Sarko aux comptes de campagne de Dominique Baudis et saisit la commission nationale ds comptes de campagne

Nicolas Sarkozy a prononcé hier un discours lors d’un meeting, soi-disant républicain, devant quelques 3000 militants UMP dont les candidats UMP à l’élection européenne.
Pour l’ensemble des spectateurs et des commentateurs, le meeting d’hier soir à Nîmes, et alors qu’a démarré la campagne officielle, était sans aucun doute possible celui de l’UMP.
Pourtant, malgré la décision qui s’impose au CSA de comptabiliser le temps de parole du Président de la République dans celui de la majorité, il semble qu’en vertu « d’une phase d’expérimentation », le discours du Président serait découpé de façon totalement subjective pour ne retenir que certaines phrases.

Non seulement le temps de parole de Nicolas Sarkozy doit être intégralement comptabilisé dans celui de la majorité, mais de plus, et surtout, le coût du meeting doit être imputé aux comptes de campagnes de l’UMP. Le détournement des moyens de l’Etat à des fins partisanes et personnelles est un scandale qui n’a que trop duré !
Nous demandons officiellement que cesse ce régime d’exception, et que le compte de campagne de la liste UMP conduite par Dominique Baudis dans le Sud-Ouest soit imputé de l’ensemble des frais engagés lors de ce meeting. Le PCF entend interroger, dès aujourd’hui, la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) à ce sujet. Chaque jour, le Président de la République s’exonère un peu plus de la loi et des règles élémentaires de la démocratie, cette situation doit cesser.

QUI VEUT LA PEAU DE MARIE GEORGE ?

Alors que Marie George Buffet est une des députées la plus active et la plus présente auprès des salariés en lutte (voir notre vidéo), contrastant avec la paleur de l’intervention des élus socialistes surtout en Seine St Denis, d’après le Parisien un député socialiste a dénoncé le redécoupage des circonscription de Saint-Saint-Denis comme offrant un “parachute doré” à la numéro un communiste Marie-George Buffet, qui a répliqué mardi que ce n’était pas elle qui procédait au “charcutage”.
Selon le député PS Daniel Goldberg, Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur chargé du découpage, veut “rattacher la Courneuve à la circonscription de Marie-George Buffet (.
..) à la demande de cette dernière qui craint visiblement pour sa réélection en 2012″.
Dans une note rendue publique mardi par le Parisien et intitulée “Comment Alain m ? a découper… pour que Marie-George soit préserver !” (en allusion au célèbre “Omar m’a tuer”), le député socialiste soutient que “le schéma défendu par l?UMP, le Nouveau Centre (NC) et par le PCF consiste à démanteler la 3e circonscription” de Seine-Saint-Denis où il est élu.
“C’est un parachute doré pour sauvegarder le siège de la députée communiste”, écrit-il : cette proposition se fait “au détriment du PS, devenu sans conteste ces dernières années, la première force du département”.
“C’est ridicule ! On a autre chose à discuter que les circonscriptions 2012”, a dit à l’AFP Mme Buffet, élue de Seine-Saint-Denis depuis 1997. “C’est pas moi qui fait le charcutage”, a-t-elle ajouté, alors que, selon le projet de M. Marleix, une circonscription doit disparaître dans le département où quatre députés communistes sont élus.
Avec 96.000 habitants, “je suis parmi les petites circonscriptions”, a précisé Mme Buffet. Alors “ou on rajoute d’un côté, ou on rajoute de l’autre”, a-t-elle dit, soulignant qu'”il faut une continuité géographique”.
“Franchement, (M. Goldberg) ferait mieux de s’intéresser aux relations du PS avec le MoDem”, a-t-elle ajouté, assurant que l’important pour le PCF était d’être “toujours dans les luttes” alors que les gens “attendent des réponses des partis de gauche”, notamment lors des européennes du 7 juin.
Contacté par l’AFP, M. Marleix n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Sarkozy, le bouclier patronal

Qui a dit : « Ici, quand on recourt à la violence, ce n’est pas pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré. C’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale » ? Jean Jaurès ? Karl Marx ? Marie-George Buffet ? Jean-Luc Mélenchon ? Christian Picquet ? Aucun d’eux ! C’est monsieur Sarkozy, le 3 avril 2007, devant les marins pêcheurs de Lorient. À l’époque, il était en campagne électorale. Ces jours-ci, dans la région de Marseille, avec ses grands airs, il a une nouvelle fois tourné casaque. Il a fustigé, pêle-mêle, les prétendues violences des mouvements sociaux et syndicaux, des actions, où en désespoir de cause des salariés ont retenu leurs dirigeants dans leur bureau, et les mouvements pacifistes contre l’OTAN.
Après le bouclier fiscal, voilà monsieur Sarkozy transformé en bouclier patronal ! La droite appelle alternativement à l’unité nationale et s’en prend avec hargne aux mouvements sociaux. Elle somme les salariés, les privés d’emploi, les précaires, les licenciés à se taire et à payer la facture d’une crise dont les forces de droite sont les seules responsables. Comme à chaque moment difficile, la grande bourgeoisie et la haute finance assimilent les classes populaires à des classes dangereuses.
Quand monsieur Sarkozy aura-t-il une parole de président de la République contre cette violence sociale dont souffrent chaque jour les salariés, avec le stress, les cadences infernales, la précarité, les écarts et les baisses de rémunération, la brutalité des licenciements et les menaces de licenciements ? A-t-il pensé un seul moment à ces salariés, à ces cadres qui, au bout du rouleau, se suicident sur leur lieu de travail, à ce syndicaliste qui s’est donné la mort, subissant les problèmes de ses camarades et de son entreprise comme un échec ? Que dire des humiliations, des expulsions de travailleurs immigrés, à jour de leurs cotisations sociales et auxquels on refuse des papiers ? Que dire de celles et ceux qui dorment sur les trottoirs et au bord du périphérique ? Que dire de ceux qui font les poubelles pour pouvoir manger ?
Où est la violence, Monsieur le Président ? Où est passé le président des fausses promesses du pouvoir d’achat et de la Sécurité sociale professionnelle ? Les fem­mes et les hommes qui ne peuvent plus avoir de projet et dont les enfants n’ont pas d’avenir ne resteront pas sans réaction. L’exaspération, la révolte continueront de monter tant qu’on humiliera le peuple, qu’on le fustigera au moment même où monsieur Sarkozy a promis un nouveau cadeau à ses amis du Fouquet’s : la diminution de l’impôt sur les grandes fortunes, après avoir annoncé la suppression de la taxe professionnelle. Pour eux, c’est toujours bingo, et ceinture pour les classes populaires. Voilà la vraie nature de classe de ce pouvoir sarkozyste. Le scénario monté à Strasbourg entre le pouvoir et des hordes bien organisées, casquées, masquées, chargées de semer la terreur sert à criminaliser les mouvements sociaux et citoyens, à empêcher toute expression de la gauche sociale et politique et surtout à camoufler au peuple les néfastes décisions prises au sommet de l’OTAN, ainsi que l’action et les propositions des mouvements pacifistes.
Il ne faut pas se laisser intimider. Si le peuple s’était plié aux injonctions de la droite et la haute finance, il ne se serait jamais uni dans le Front populaire, le Conseil national de la Résistance, Mai 68, pour la mise à bas du CPE et le « non » majoritaire au référendum sur la Constitution européenne en 2005. Pour trouver une issue à la crise et inventer un autre avenir, le peuple, uni dans sa diversité, ne peut compter que sur lui-même. Dans l’action le 1er mai avec toutes les organisations syndicales. Le 7 juin prochain, dans l’unité populaire, avec le Front de gauche, il peut bousculer la donne politique.
C’est avec calme et détermination que nous pouvons faire reculer la féroce loi et la violence du capitalisme.

Réaction de Marie-George Buffet sur les violences à Strasbourg

Je quitte Strasbourg avec un profond sentiment de colère, parce que les voix pour la paix n’auront pas été entendues.
Les autorités portent une lourde responsabilité. En dépit des avertissements répétés des organisateurs du rassemblement pacifiste, elles n’auront pas permis que la manifestation se déroule dans des conditions où la sécurité de tous était assurée. Depuis plusieurs jours, un dispositif de sécurité oppressant a fait monter la pression.
Mais surtout j’ai de la colère, parce que des gens qui seront présentés comme des militants anti-OTAN alors qu’il ne méritent que le nom d’imbéciles, ont commis des actes très graves qui méritent une condamnation claire et sans ambiguïté. Ces gens ne sont pas des nôtres, ce ne sont pas des militants pacifistes et nous refusons que leurs actes soient rapprochés d’une manière ou d’une autre de la manifestation pour la paix à laquelle les communistes ont participé.
A tous les niveaux, mon combat est pour la paix et ne tolère aucune manifestation de violence. Les violences gratuites qui ont frappé Strasbourg auront d’abord blessé le mouvement pacifiste.
Marie-George Buffet

Déclaration commune de 12 organisations de gauche pour la manifestation du 19 mars

La victoire des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens en appelle d’autres : FACE A SARKOZY ET AU MEDEF AMPLIFIONS LA MOBILISATION
90.000 chômeurs de plus le mois dernier, 350.000 supplémentaires déjà pronostiqués par les statistiques officielles, pas une semaine sans l’annonce de nouveaux plans de licenciements…Chaque jour qui passe confirme l’ampleur et la gravité de la crise qui pèsent sur la population à commencer par les salariés du public et du privé, les chômeurs et les retraités.
Chaque jour qui passe confirme aussi le danger qu’il y aurait à laisser se poursuivre la mise en œuvre des choix du gouvernement actuel qui, loin de combattre les racines de cette crise, continue au contraire de l’alimenter, continue de nous la faire payer et s’enfonce dans une dérive autoritaire pour imposer ses choix !
L’argent, par milliards d’euros, continue de circuler à sens unique : tout pour les financiers et les grands patrons, les miettes pour le monde du travail !Les robinets sont grands ouverts pour éponger les pertes des Caisses d’Epargne et des Banques populaires sur les marchés financiers spéculatifs et financer leur fusion en nommant un PDG sous contrôle de l’Elysée. Ils le sont encore pour renflouer les groupes automobiles en les laissant continuer à licencier et à développer le chômage partiel (20 000 suppressions d’emplois annoncées !). Mais ils sont fermés pour l’université et la recherche, l’hôpital et la santé, le logement social, les salaires et les retraites, l’ensemble des services publics.
Cela suffit ! C’est socialement intolérable, économiquement inefficace et politiquement inadmissible.
Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise ! La journée du 29 janvier comme le mouvement aux Antilles, en Guyane et à la Réunion portent clairement ce message et l’exigence d’un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l’emploi et des services publics.
Les mobilisations imposent de premiers reculs au gouvernement.
Nous saluons la victoire des Guadeloupéens notamment sur l’augmentation de 200 euros pour les bas salaires et sur les mesures contre la vie chère. Nous saluons le mouvement à l’université qui a obtenu le gel, pour deux ans, des suppressions de postes d’enseignants-chercheurs.
Plus légitime que jamais, l’exigence de choix politiques, économiques, écologiques et sociaux différents grandit dans le pays, en Europe et dans le monde. Elle conteste et combat les logiques de la mondialisation capitaliste, les appétits de profits et de rendements financiers exorbitants et la mise en concurrence basée sur le dumping social et fiscal.
Des mobilisations importantes continuent de se déployer et de se renforcer. C’est vrai dans l’université, la recherche, la santé, la poste et d’autres secteurs publics. C’est vrai dans de très nombreuses entreprises privées où les plans de licenciement, de chômage partiel et de compression salariale frappent quotidiennement. Tout cela confirme le besoin d’unité pour construire le rapport de force le plus large.
Si la grève en Guadeloupe a fini par être entendue, la surdité du Président de la République, du gouvernement et du Medef à l’égard des revendications que la journée d’action unitaire du 29 janvier et les grèves dans l’ensemble des Antilles et à l’ile de la Réunion ont portées, continue.Dans ces conditions, les organisations syndicales ont unanimement confirmé la tenue d’une grande journée de grèves et de manifestations le 19 mars prochain.
Conscientes que l’unité est une force essentielle face à l’obstination gouvernementale et patronale, comme le montre le mouvement des Antilles, les organisations de gauche signataires de ce texte appellent à soutenir et à amplifier ces mobilisations, à réussir le 19 mars une très grande journée de protestation et de propositions, plus forte encore que celle du 29 janvier.Elles souhaitent contribuer, dans la diversité de leurs positions, à amplifier dans ces mouvements, le débat et l’action sur les nouveaux choix politiques alternatifs aux logiques actuelles nécessaires et utiles pour répondre aux mobilisations sociales.
Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l’augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites ; la défense et le développement des services et de l’emploi publics ; la réorientation des richesses du pays vers le développement de productions et de services susceptibles d’engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.
Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, Gauche Unitaire, le Parti de gauche, le PS, le MRC, La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire.

Sarkozy, Des milliards pour les banques. Des miettes pour nous !

Pour la seconde fois en 10 jours, le Président a fait son show télévisé pour enfoncer le clou d’une politique qui échoue. Au menu des propositions présidentielles, l’aumône de mesurettes qui ne sont pas à la hauteur des attentes de millions de salariés, de chômeurs, et qui ne s’attaquent en rien aux causes de la crise du capitalisme. On ne change pas une équipe qui perd !
Jusqu’à quand se moquera t-il de nous ? A quoi lui sert-il de rencontrer les syndicats s’il refuse de les entendre ? A quoi lui sert-il d’organiser une pompeuse intervention télévisée si ce n’est pour nous exhorter d’ingurgiter une nouvelle cuillerée d’une politique inefficace et dont plus personne ne veut ?
10 fois moins pour les salariés
Les propositions qu’il a présenté mercredi soir montrent son mépris pour les classes populaires : 2,6 milliards d’euros pour ce plan contre dix fois plus pour les banques et les grandes entreprises. Et bien sûr, pas touche aux15 milliards du paquet fiscal profitant aux plus riches.
Rare mesure annoncée, la réduction de l’impôt sur le revenu pour une mince couche de la population sera sans doute appréciable pour quelques centaines de milliers de bénéficiaires mais elle ne s’en prend pas aux racines du mal. Pire, elle légitime, en vidant un peu plus les caisses de l’État, la politique de casse de services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Au bout du compte, ce sont encore une fois les travailleurs qui paieront l’addition : un petit cadeau payé en continuant à supprimer des hôpitaux, des postes d’enseignants, de chercheurs, etc…
Augmenter les salaires
En belle harmonie avec le Medef, Sarkozy a dit son refus de prendre les mesures qui seules peuvent interrompre la spirale de la crise :
· augmenter le SMIC et les salaires pour relancer l’économie
· mettre l’emploi sous protection par un moratoire sur les licenciements
· investir massivement dans les services publics
· réorienter l’argent des banques vers l’investissement utile
octobre 2018
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