Billet du jour : La lutte des places ne doit en aucun cas remplacer la lutte des classes.

MOI_pDepuis quelque temps et les élections municipales qui s’approchent à grands pas, se traduisent ici et là par des commentaires sur l’attitude des communistes vis-à-vis du Front de gauche et le PS.
En effet, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas qu’aujourd’hui le PC en est encore à se dire qu’il faut rassembler et faire avec le PS.
Nous n’avons pas le droit de briser cette opportunité qu’est le Front de gauche au rassemblement de toutes ces forces de gauche qui ont réalisé un programme où il est démontré qu’il est possible de mettre en place une autre politique, une politique de l’humain d’abord et faisant place au peuple. Une politique mettant fin à l’argent roi et aux dictats du grand patronat et de la finance.
Nous n’avons pas le droit de briser cet espoir qu’ont aujourd’hui les gens se disant que le Front de gauche est devenu incontournable pour toute la gauche.
Si on peut encore considérer que le PS est bien à gauche. J’en doute fortement.
Certes, on peut lire ici et là que le Front de gauche a participé à la victoire de Hollande, c’est vrai et je n’ai pas l’intention de le nier. Par contre, si nous avons appelé à voter Hollande, c’était dans un premier temps pour virer ce président Sarkozy qui servait les riches et le grand patronat. Mais dans un deuxième temps, c’était aussi pour que Hollande fasse une autre politique que celle de l’UMP. Malheureusement, force est de constater que celle-ci n’a pas changé et ressemble étrangement à ce que nous avons connu pendant une décennie. Les cadeaux aux riches et au grand patronat continuent d’être.
Le PCF était à peine à 2 % avant l’élection présidentielle de mai 2012, avec le Front de gauche il représente aujourd’hui 11 %, 9 % de mieux, si cela n’est pas un signe, alors je ne fais plus de politique !
Depuis 1981, le PCF est aux basques du PS et depuis 1981, le PCF décline, a perdu de nombreux adhérents, de nombreux élus, n’est plus ce parti que les gens ont connu, ce parti révolutionnaire, révolutionnaire, mais prêt à gouverner. Il ne s’agit pas de critiquer sans pour cela amener des solutions. Le Front de gauche en est une et son programme « l’humain d’abord » en est une autre.
Rassembler a toujours été pour le PCF un souci permanent, faire en sorte que toutes celles et tous ceux qui aspirent à une politique du peuple soit mise en place a toujours été au sein du PCF une priorité.
Alors, aujourd’hui pourquoi vouloir casser cette machine qu’est le Front de gauche ? Pourquoi vouloir continuer avec le PS alors que l’on sait que celui-ci ne cherche qu’à dominer sans partage ? Pourquoi ne pas continuer sur cette voie que nous nous sommes donnée depuis les dernières élections européennes ? Pourquoi enfin ne pas couper le cordon ombilical que nous avons avec le PS depuis trop longtemps ? Pourquoi ne pas redevenir NOUS, ce parti aux côtés des opprimés ?
Cela en fait des questions, des questions qui ne peuvent pas aujourd’hui rester sans réponses.
Je ne suis qu’un militant, j’ai donné ma vie au PCF, parce que j’ai toujours cru que c’était le seul parti qui pouvait faire changer les choses, d’ailleurs en 1981, le PCF était encore fort, il représentait encore quelque chose, et jusqu’en 1983, la gauche a mis en place de nombreuses avancées sociales. Après, et depuis 1983, un tournant a changé la direction de cette politique tournée vers le peuple.
Apprenons à appeler un chat, un chat.
Depuis un an, les communistes dénoncent avec force et justesse la politique menée par le gouvernant de Hollande et d’Ayrault. Depuis un an, les communistes soutiennent ces mouvements qui font barrage à cette politique d’austérité et de casse de nos emplois. Cette politique qui nous mène droit dans le mur (si nous ne le sommes pas déjà !).
Alors, pourquoi vouloir faire des alliances avec celles et ceux qui continuent cette dégradation de notre pays ?
Rassembler toute la gauche n’est plus un argument, le PS continue sur la même voie que la droite ;
Conserver des municipalités ou encore en gagner est à mon avis un mauvais raisonnement,  avec le PS et sa politique je crains fort que nous allons connaître une montée de la droite et du FN ; la gauche va perdre des dizaines de municipalités.
Être nous, montrer notre différence, car nous ne sommes pas le PS, doit être non pas une priorité, mais la priorité des priorités, nous ne voulons pas de cette politique. Faisons du premier tour des municipales la preuve que nous voulons autre chose, que nous sommes capables de démonter qu’il est possible de faire autrement. Cela nous grandira et démontrera que nous ne sommes pas tous les mêmes. Que le Front de gauche est l’alternative à cette politique basée que sur la finance.
Camarades communistes, stoppons le déclin de notre parti, faisons-le renaître, faisons le reconnaître, faisons-lui retrouver ses lettres de noblesse. Car un PCF fort dans notre pays ne peut que faire changer les choses dans le bon sens.
Interpellons notre direction nationale et nos directions départementales pour qu’au premier tour, des listes Front de gauche soient présentes et autonomes.
Redevenons ce parti révolutionnaire dont la première des préoccupations est le peuple.
Nous avons tout à gagner à démontrer notre différence, ne soyons pas complices de cette politique qui nous mène dans le néant.
Profitons de ce moment pour commencer un nettoyage même si pour cela il faut en perdre des plumes. C’est le moment de créer une inversion dans ce qui se passe, de créer du rêve, de l’espoir pour notre peuple.
La lutte des places ne doit en aucun cas remplacer la lutte des classes.
Camarades communistes, nos dirigeants, nos responsables, celles et ceux qui nous représentent ne sont que des femmes et des hommes comme nous, ils n’ont pas forcément raison, elles ou ils peuvent aussi se tromper.
Comme moi, je n’ai peut-être pas raison sur ce que je dis, mais dans ce cas il faudra me le démontrer et le prouver.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité.

Le billet du jour : Le monde à l’envers, imaginez-vous aller manger dans un de ces restaurants bon marché, en être malade, et revenir vers un restaurant traditionnel vous plaindre.

MOI_pLe monde change, la société se transforme, et les gens perdent leurs valeurs.
Certains, diront que c’est une transformation, une avancée, qu’il faut faire avec, qu’il ne faut surtout pas être nostalgique, car que de regarder derrière soi, c’est reculer.
D’autres, et j’en fais partie disent que si les technologies avancent et pas toujours à bon escient, les mentalités reculent et régressent à grands pas.
Mon métier : commerçant de proximité, je vends et répare du matériel informatique, je conseille et bien évidemment j’essaie de réaliser cela dans la transparence et toute l’honnêteté possible que demande ce rapport client, commerçant.
Le client espère ne pas se faire avoir, et c’est la même chose pour le petit, très petit commerçant que je suis.
Pour celles et ceux qui me connaissent, ils savent que j’ai des valeurs et des convictions, des convictions fortes, très fortes qui font qu’aujourd’hui je ne fais pas partie de la « jet set », bien au contraire ! C’est un choix, j’assume.
Cela va faire 18 ans que j’exerce, 18 ans où j’ai rencontré des gens formidables et d’autres qui le sont moins, mais cela se dessine partout, dans toutes les professions.
Je me bats chaque jour pour le maintien de ces commerces de proximité, donc chaque jour je me bats forcément contre les supermarchés et tous ces commerces qui se trouvent sur internet, ils vendent moins cher que j’achète chez mes fournisseurs, ils ne vendent pas toujours de la qualité, ils vendent pour vendre. Et quand ils ont vendu, on s’aperçoit que généralement au niveau du SAV, on reste sur sa faim et souvent il faut faire appel pour remplacer ce manque au commerçant de proximité. En effet, le commerçant de proximité est devenu avec les années le « bouche-trou », celui qui doit pallier le manque de ces grandes surfaces qui ne font pas leur travail. Mais, au départ c’est la grande surface qui a fait l’affaire, c’est elle qui a vendu, fait du chiffre et des bénéfices.
Et quand une grande surface ne joue pas son rôle, les gens s’écrasent, ils se taisent (pas facile de se battre contre un Goliath), mais dans le cas contraire, on montre du doigt, on insulte, on dénonce (plus facile de descendre un David).
Et depuis quelque temps, la situation s’aggrave, elle se détériore d’une façon où on se demande si nous sommes bien encore sur terre.
Cette semaine a été pour moi l’apothéose. D’abord celle qui est venue avec son fils, elle avait acheté un ordinateur portable chez « Darty », celui-ci présentait la présence de virus et ne fonctionnait plus comme il le fallait, il était encore sous garantie.
« Vous réparez les ordinateurs chez vous » demande-t-elle ? « Oui » répondit la vendeuse ! « Nous prenons 55 € de forfait pour le diagnostic et la réparation s’il n’y a pas de pièce à changer et 50 € de plus s’il faut recharger le système » ajoute-t-elle. « Ah bon ! » répondit la cliente, « je pensais que c’était un service gratuit ! » « Eh oui Madame ! » Ici c’est une MJC (maison des jeunes et de la culture), nous sommes des bénévoles, vous rentrez dans un magasin et vous voudriez que nous vous rendions service gratuitement sur un appareil que vous avez acheté dans un supermarché, il faut savoir que pour enlever tous ces virus, malwares ou chevaux de Troie il faut parfois des heures de travail, recharger le système est souvent inévitable, alors se suit le téléchargement de tous les pilotes, car bien évidemment rares sont les clients qui ont effectué la sauvegarde sur CD ou DVD de leur installation au premier démarrage de leur PC. Cela prend des heures et cela devrait être gratuit ! Comme dit une amie très souvent, « j’en tombe de la chaise ».
Puis il y a eu celui qui me ramène toujours un ordinateur portable qui ne s’allume plus, même discours 50 € de forfait et 55 € s’il faut recharger le système, nous vous prévenons avant de changer une pièce pour avoir votre accord, cela fait 18 ans que nous pratiquons de la sorte. Chez MicroFor nous avons choisi la transparence.
Après avoir branché le portable, celui-ci ne montre pas signe de vie, on démonte, et croyez-moi des minuscules vis à dévisser il y en a quelques dizaines. Nous faisons un contrôle et nous nous apercevons que la carte mère est HS. Nous refermons et avertissons le client. Celui-ci vient rechercher sa machine et paie 55 € (sur son visage nous avons déjà vu qu’il n’appréciait pas). Tout travail mérite salaire non ?
Environ une semaine après, ce même client nous téléphone pour savoir si nous faisons des devis pour les assurances, notre réponse a été positive. Celui-ci est donc revenu pour que nous lui fassions ce papier. Dans la discussion, nous faisons remarquer qu’en général nous réalisons cette démarche à condition que le client rachète s’il est remboursé par l’assurance un appareil chez nous. Le visage change, eh oui ! Encore une fois, le client se sent trompé, il n’est pas d’accord sur la démarche, mais ne dis rien, sauf qu’il repassera.
C’est sa fille, qui est repassée ce samedi, agressive en me disant d’emblée que nous faisions du chantage à ses parents, que ce n’était pas juste, qu’il lui fallait cette attestation faite par un « pro », etc., etc.
Ils avaient acheté chez « CDISCOUNT » sur internet, et c’est MicroFor qui devait se charger de régler le problème sans pour autant avoir la garantie que s’ils étaient remboursés c’est chez MicroFor qu’ils achèteraient le PC de remplacement. Jamais je n’aurais osé, comme quoi…
De plus en disant « pro », elle avouait que « CDISCOUNT » n’en était pas un.
Nous avons refusé et fait comprendre que quelque part, nous n’étions pas à la botte des supermarchés, que demain si tout le monde achète dans ces grandes surfaces, il n’y aura plus de « pros » et que par la force des choses, les clients ne pourront plus se faire faire une attestation pour l’assurance et bla-bla-bla.
En sortant, j’ai eu droit à ce « connard » faute d’arguments qui auraient pu me faire changer d’avis.
Quelques instants plus tard, le téléphone sonne, le commissariat, l’agent à l’autre bout du fil me dit qu’en face d’elle, elle avait une personne qui se plaignait que je refusais une vente. J’explique ma position et l’agent me fait savoir que la cliente est prête à porter plainte et que je n’avais pas le droit de refuser de vendre. En aparté, il y a quelques années dans ce même commissariat, je venais déposer plainte concernant 12.000 € de chèques sans provision, on a refusé cette plainte, car la police ne s’occupe plus de ces problèmes. Pas belle la vie ?
Quoi qu’il en soit pour m’éviter des problèmes je répondis « envoyez-moi la cliente, je vais lui faire son papier. »
Déjà dans les soucis je ne voulais pas m’en rajouter, même si je sais que cela aurait coûté beaucoup plus cher à la cliente.
Le monde à l’envers, imaginez-vous aller manger dans un de ces restaurants bon marché, en être malade, et revenir vers un restaurant traditionnel vous plaindre. C’est comme ça, plus aucun bon sens, plus aucun respect, aujourd’hui, non seulement les commerces de proximité disparaissent et pour cause, mais ceux qui restent sont bafoués par certains clients qui n’ont plus aucune valeur, plus aucun sens du savoir-vivre.
J’ai donc réalisé ce devis, vite fait, pas de fioriture comme je fais d’habitude, et la cliente en rajoute « pourquoi ne vouliez-vous pas le faire ? » Réponse : « Par principe Madame, nous ne sommes pas ici indemnisés par les grandes surfaces et vos « CDISCOUNT » pour faire leur travail, nous n’aimons pas être complice de notre propre disparition, car au risque de me répéter, demain il n’y aura plus de « pros » pour réaliser ce genre d’attestation, vous aurez fait en sorte de les faire disparaître. »
Voilà ce qui arrive quand on veut être un commerçant honnête, voilà comment ça se passe quand on veut faire comprendre certaines choses, voilà comment les gens deviennent quand ils n’ont pas le courage de faire tomber Goliath, voilà, la vie est belle non ?

Pierre Gattaz veut faire de la France un paradis fiscal

2013-07-16gattazLe nouveau président du Medef a appelé ce lundi François Hollande à « réduire le coût du travail et les prélèvements obligatoires » pour faire de la France « un paradis fiscal ».
Pour son premier déplacement officiel à la tête du Medef, le successeur de Laurence Parisot annonce la couleur. Réagissant à l'intervention du 14 juillet de François Hollande, Pierre Gattaz estime que la réduction du coût du travail alliée à la baisse drastique des impôts, sont la seule recette contre la crise économique. Il s'agit selon lui, « d'une urgence absolue, car nous continuons de détruire 1.000 emplois par jour, 15.000 entreprises ont déposé le bilan depuis le début de l'année, nous sommes en récession et il ne faut pas minimiser la crise ».
Cri d'alarme
Face à la confiance affichée par le président de la République sur la sortie de crise de la France, Pierre Gattaz joue la surenchère en lançant un « cri d'alarme ». « J'ai entendu le président de la République. Il m'a fait un peu peur, d'une part en annonçant une sortie de crise que je ne vois pas personnellement. Nous voyons toujours des entrepreneurs très angoissés avec des carnets de commande très faibles. J'ai aussi compris qu'il risquait d'y avoir des augmentations d'impôts, ce qui nous fait extrêmement peur. Nous avons déjà des taxes et des charges extrêmement élevées, ce qui fait que nos entreprises n'ont plus les moyens d'investir, d'innover, d'embaucher", a poursuivi le patron des patrons, estimant que toute nouvelle hausse "risque de les couler, d'où ce cri d'alarme ».
Ce cri d'alarme est certes théâtral. Mais si elles étaient adoptées, les effets des mesures préconisées par Pierre Gattaz ne seraient pas du cinéma pour les salariés et les usagers des services publics. En cognant sur le «coût du travail», le patron des patrons espère arracher un transfert de 25 milliards du financement de la protection sociale vers la fiscalité, avec une augmentation de 3 points de la TVA, ainsi qu’une baisse équivalente des dépenses publiques. Soit un nouveau sacré coup de pouce, après les 20 milliards de cadeaux déjà accordés via le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).

Assemblée citoyenne suite…. L’eau n’est pas une marchandise ! Elle ne doit plus l’être et ne doit plus le devenir !

Répu du 11 Juillet 2013La suite que la Section PCF de Villerupt
a décidé de mettre en place après cette
Assemblée Citoyenne
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Entête section PCF_1.fw

eauLe Président de la République et son gouvernement ne sont malheureusement pas en rupture avec les choix libéraux européens : la récession s'accentue et l’austérité s’installe.
Ce contexte, très inquiétant, marque et impactera l'action municipale. Notre combat national contre l'austérité, pour le progrès social, économique et écologique pour la réhabilitation et la modernisation de nos services publics ne saurait être dissocié de notre implication locale.
Aussi, nous, militants, sympathisants du Front de Gauche, souhaitons rassembler les femmes et les hommes de progrès  sur des projets communaux et intercommunaux prenant en compte les besoins sociaux et de démocratie. Pour y parvenir nous souhaitons ouvrir un large débat populaire sur l'action municipale et intercommunale.
Au niveau national, les Sénateurs et  Députés Front de gauche argumentent pour la création d’une grande agence nationale publique de l’eau et de l’assainissement. En effet, aujourd’hui les dépenses d’eau, d’électricité et de gaz pèsent lourd sur le budget des ménages. Il y a urgence à sortir l’eau des griffes du marché car les biens et les droits essentiels à la vie ne peuvent faire l’objet d’une marchandisation. L’eau doit devenir l’enjeu d’une bataille plus intense pour sa réappropriation publique et citoyenne mais elle doit aussi devenir un droit universel fondamental et inaliénable.
A Villerupt, la Lyonnaise des Eaux, société privée, gère l’approvisionnement de l’eau. Le contrat qui lie la Municipalité et la Lyonnaise prend fin en janvier 2014. Plusieurs options sont possibles : contrat de longue durée, contrat de courte durée et rupture de contrat.
Nous comprenons les difficultés techniques qui doivent être surmontées pour revenir à une régie municipale ou intercommunale. Nous pensons cependant que ce dossier demande réflexion et nécessite l’information et l’association de la population.
C’est pourquoi nous demandons à la Municipalité de ne pas signer un contrat de longue durée. Donnons-nous le temps de créer un projet cohérent et de mettre tout en œuvre pour nous réapproprier ce service public.
Donnez-nous votre avis sur cette proposition et signez cette pétition (imprimer le fichier PDF et renvoyer le coupon pétition pour l'eau _N2) à la section PCF de Villerupt – 52, rue Carnot 54190 Villerupt ou encore allez signer la pétition sur ce site internet (http://www.petitions24.net/leau_nest_pas_une_marchandise)

Retraite/PS : « un encouragement à amplifier la mobilisation »

retraite_60La déclaration que le Bureau national du Parti socialiste vient d'adopter sur les retraites porte la marque des fortes inquiétudes qui s'expriment dans le pays face au risque d'une nouvelle réforme de régression du droit à la retraite.
Si cette déclaration ne propose pas de revenir sur les réformes Fillon comme la gauche devrait le faire, elle écarte plusieurs pistes du rapport Moreau dont la désindexation des pensions et l'accélération de l'allongement de la durée de cotisation à 44 annuités avant 2020. Elle soutient également l'idée d'une taxation des revenus du capital parmi les ressources nécessaires, comme nous le proposons depuis longtemps.
Cette déclaration reste sur bien d'autres points loin du compte mais elle laisse transparaitre beaucoup de doutes par rapport aux premières déclarations présidentielles estimant que l'allongement de la durée de cotisation était la mesure la plus juste. C'est un encouragement à amplifier la mobilisation contre tout recul des droits à la retraite et l'émergence d'un espace de rassemblement large sur cette question. Il faut aller beaucoup plus loin. Le droit à la retraite à 60 ans, ADN de la gauche, doit être au cœur de nos mobilisations. C'est ce que le PCF défend en avançant des propositions alternatives de financement.

Tarif EDF : à défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux !

edf-tarifsLa première décision de Philippe Martin comme ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie est d’augmenter les tarifs d’électricité de plus de 5 % pour 2013 et 2014. Il s’agit de la plus forte hausse de ces dix dernières années. A défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux ! Cette annonce représente un cadeau de départ en vacances, dont nombre de français auraient aimés se passer ! Cette augmentation est inacceptable. Elle porte exclusivement sur les tarifs réglementés pour les particuliers : une fois encore les grandes entreprises en sont préservées.
La Commission de régulation de l'énergie demandait depuis plusieurs années une augmentation des tarifs de l’énergie pour donner à EDF les moyens d’investir dans son outil industriel et productif. Le gouvernement Sarkozy/Fillon avait volontairement limité les hausses dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Si EDF doit disposer de moyens financiers pour faire face à ses charges, le Parti communiste considère que d’autres solutions doivent être utilisées. Ainsi l'État, qui est actionnaire majoritaire d’EDF, détenant 84,48% de son capital, prélève 2,3 milliards d’euros de dividendes par an. Nous proposons donc que l'État, fasse l’impasse sur cette recette pour son budget général et permette à EDF de consacrer cette part de son chiffre d’affaire à ses activités.
L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie ne fait pas baisser les prix, bien au contraire ! Cette libéralisation conduit à des gâchis : affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence. C’est pour cette raison que nous défendons la création d’un  pôle 100 % public de l’énergie et que nous préconisons la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie.

Les appels à la haine de Christian Estrosi méritent les tribunaux

christian-estrosi-europe-1La course de vitesse enclenchée entre le FN et l'UMP a encore fait une victime aujourd'hui : la démocratie. Selon Christian Estrosi qui était invité ce dimanche d’Europe1, l'islam n’est "pas compatible" avec la démocratie. Le député UMP des Alpes-Maritimes et maire de Nice ne s'est pas arrêté en si bon chemin : il a aussi appelé "les maires de France à la révolte" pour que soient expulsés les Roms, faisant l’amalgame avec les gens du voyage, qui occupent illégalement des terrains.
Ces propos racistes sont une ignominie de la part d'un responsable politique de la droite de premier plan. Les appels à la haine de Christian Estrosi méritent les tribunaux.