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Retraites : Les 43 ans, un compromis sur le dos de la jeunesse !

ayrault_2En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à 43 ans d'ici 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l'attente des Français qui ont élu la gauche et s'étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite.
Cette mesure va continuer à pénaliser durement les jeunes quand ils atteindront l'âge de la retraite. Elle entraînera une baisse régulière du niveau des pensions. De plus, l'augmentation des cotisations annoncée par le Premier ministre pèsera autant sur les salaires déjà trop bas, que sur les profits.
Contrairement à ce qu'a affirmé le Premier Ministre, il y a d'autres solutions pour financer l'équilibre des régimes, notamment la mise à contribution des revenus financiers et la modulation des cotisations des entreprises en fonction de leur politique d'emploi et de salaires.Une nouvelle fois, Jean-Marc Ayrault écarte cette piste sans même l'évoquer. Nous continuerons à la porter.
Certes, les annonces du Premier Ministre portent la marque des protestations et des mobilisations sociales en préparation. Le gouvernement renonce pour le moment à une augmentation de la CSG. Nous veillerons à ce que cette annonce ne cache pas de nouvelles contreparties accordées au patronat.  
Le gouvernement a toutefois pris en compte plusieurs exigences syndicales exprimées de longue date pour réduire des injustices. Pour la pénibilité, les retraites des femmes, des apprentis et jeunes en formation, des salariés aux carrières heurtées et des salariés agricoles, des mesures positives corrigent en partie les inégalités existantes. C'est la preuve que la pression sociale engagée et les mobilisations prévues sont utiles, même si ces mesures ne compensent pas les effets de l'allongement de la durée de cotisation.
Le Parti communiste français appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au débat législatif dans lequel les Parlementaires communistes et du Front de gauche porteront des propositions alternatives.


Syrie : la France doit prendre l’initiative politique

Selon Washington, toutes lsyrie-masque-a-gazes options sont sur la table concernant la Syrie. Cependant, plus les heures passent, plus c'est l'option d'une intervention militaire de quelques puissances, dont la France, qui se précise.
L'escalade de la confrontation militaire provoquée par le régime syrien suscite de très graves inquiétudes.
Les bombardements à l'arme chimique, dont la responsabilité est attribuée au régime de Bachar Al Assad, ont fait franchir un pas spécifique et particulièrement criminel dans l'horreur. Il faut encore que toute la lumière soit faite sur ces bombardements.
Mais les États-Unis, qui auraient déjà formé près de trois cents combattants de commandos pour l'ASL (armée syrienne libre) au cours de ces dernières semaines, ont maintenant renforcé leur flotte de guerre armée de missiles de croisière en Méditerranée.
La crise syrienne est devenue dans les faits une crise géo-politique internationale. Le bilan de cette confrontation est effroyable : environ 100 000 morts, plusieurs millions de réfugiés dont un million d'enfants, un pays dévasté, des villes en cours de destruction, une société pulvérisée par une violence et des affrontements internes directement soutenus par des États et différents acteurs politiques de la région. Il faut arrêter ça ! Les affrontements avaient déjà franchi le seuil de l'inhumanité avec des exactions d'une sauvagerie rarement égalée, comme ces civils égorgés vivants par des groupes salafistes se situant dans l'opposition.
Aujourd'hui, une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait un degré supplémentaire dans l'inacceptable, dans cette escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre. Avec les risques rarement égalés d'un embrasement au Moyen-Orient, notamment d'une explosion du Liban où les attentats, les représailles et les vengeances se succèdent.
Laurent Fabius, qui prétend faire de la France "une puissance repère", appelle hier à une réaction de force. Il dit aujourd'hui que la solution "reste politique"… La France doit maintenant parler clair et prendre une forte initiative.
Le Parti communiste français appelle les autorités françaises à prendre l'initiative d'une réunion au sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie. Il faut reprendre l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d'une telle solution il y a déjà des mois. Il faut aussi obtenir l'engagement du Secrétaire général de l'ONU pour que l'exigence d'une solution politique l'emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale.
Chacun doit maintenant mesurer sérieusement la responsabilité qu'il doit prendre. Il y a urgence.


Le billet du jour : Camarades, avant de réclamer la Révolution citoyenne, soyons citoyens et démontrons que la base du Front de gauche agit déjà dans nos structures réciproques.

MOI_pAvec le temps, va, tout s’en va !
Je me rappelle lorsque j’ai adhéré au Parti communiste Français, on me disait au sein de ce parti : ce qui compte c’est le peuple, les femmes et les hommes de ce monde, les femmes et les hommes qui triment pour que nous améliorions leur quotidien.
Le Parti communiste a toujours été aux côtés des opprimés, ce parti rempli d’histoires, des histoires où la lutte, le combat contre les différences, pour la paix, étaient des soucis de chaque jour.
On me disait qu’il fallait RASSEMBLER, FAIRE AUSSI AVEC LES AUTRES, tout en me soulignant qu’il ne fallait jamais être du côté de celui qui ne respecte pas les citoyens que nous sommes toutes et tous.
On me disait que l’objectif du Parti communiste était de créer un monde merveilleux, un monde de partage, un monde où les inégalités devaient disparaître.
Pendant longtemps, nous avions un fonctionnement où il fallait suivre ce que la majorité décidait, c’était le centralisme démocratique, en fait, on parlait, discutait, débattait et après chacun partait sur la même ligne. Aujourd’hui, tout cela est fini, les communistes ont aussi le droit de penser autrement, le centralisme démocratique n’existe plus.
On a choisi de faire voter les adhérents sur les sujets qui fâchent et qui posent d’énormes questions de fond.
On a choisi de faire voter les adhérents, mais avant chaque vote, les responsables nationaux, fédéraux et locaux se permettent de dévoiler ce qu’ils pensent et forcement le jeu est truqué, faussé et le choix des communistes est dirigé, dirigé vers ce que penses nos responsables, comme si les adhérents du Parti ne seraient pas assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire.
RASSEMBLER que l’on me disait, il faut faire ENSEMBLE mais pas avec celles et ceux qui ne respectent pas les citoyens. Ces mots raisonnent dans ma tête comme si c’était aujourd’hui que l’on me faisait la leçon.
Comme si j’avais besoin d’un cours pour comprendre que seul, nous ne serions pas en mesure de faire changer réellement les choses. J’ai toujours fait partie de cette stratégie de vouloir réunir et unir les forces qui pouvaient ou qui peuvent à un moment changer le cours de l’histoire. Encore aujourd’hui je suis dans ces dispositions. Et je pense fermement que ce n’est que collectivement que nous arriverons à faire mieux.
Avant 1981, le PCF représentait 20 % des électrices et des électeurs, nous avons fait campagne pour le programme commun, nous étions présents dans les usines, à faire le porte-à-porte, les marchés pour défendre et faire avec le programme commun. À l’époque je dois dire que j’ai vu très peu de socialistes faire la même chose.
Le 26 avril 1981, lors du premier tour de la présidentielle, Georges MARCHAIS qui était notre candidat se retrouve avec 10 points de moins que le candidat socialiste qui était François MITTERRAND. Celui-ci dès le premier tour atteint les 25 % alors que Georges MARCHAIS ne faisait que 15 %. Le déclin du PCF était annoncé, nous ne pouvions pas faire autrement que de faire avec MITTERRAND et le PS.
Et lors des élections suivantes, 1983, 1988, 1995, nos scores n’ont pas cessé de baisser.
Aujourd’hui sans la stratégie Front de gauche nous serions encore à moins de 2 % (score réalisé par Marie George BUFFET lors de la présidentielle de 2007).
Bien évidemment depuis 1981, nous sommes à la traîne du PS, Mitterrand avait dit lors d’une internationale socialiste qu’il avait nommé des ministres communistes pour rayer de la carte le PCF. Certes, nous sommes encore présents mais pour combien de temps ?
Les socialistes n’ont jamais eu d’état d’âme, union oui, mais s’ils pouvaient prendre la place d’un PC, ils le feraient, ils ne se sont jamais gênés pour le faire. Dans notre secteur nous savons de quoi nous parlons.
Si de 1981 à 1983 nous avons pu vivre un moment historique concernant des avancées de gauche (retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, augmentation du SMIC, fin de la peine de mort, etc… etc…), depuis, ce n’est plus le cas.
Et le PS a continué à nous piquer des mairies, des sièges dans les conseils régionaux et départementaux ainsi qu’au sénat et à l’Assemblée nationale.
En 2007, le Front de gauche est né sous l’impulsion de Marie George BUFFET, un espoir grandit chez les militants même si ceux-ci restent frileux à ce rassemblement, néanmoins une stratégie nouvelle voit le jour. Une stratégie de rassemblement, d’union de toutes les forces de gauche et bien à gauche.
D’ailleurs la présidentielle de 2012 le démontre, toutes les forces du Front de gauche atteignent 11 % des voix, du jamais vu depuis 30 ans.
Depuis, ce n’est plus SARKOZY mais HOLLANDE qui est président de la République, il détient tous les pouvoirs que ce soit au Sénat, à l’Assemblée Nationale, dans les régions et les départements. Il a ce que l’on pourrait appeler les mains libres pour réaliser une politique de gauche et bien à gauche. Malheureusement, ce n’est pas le cas, bizarrement la politique menée par ce gouvernement qui se dit de gauche est à la virgule près la même que la politique menée par SARKOZY et l’UMP.
Déjà en septembre 2012, 4 mois après son élection, nous manifestions à Paris contre le choix de HOLLANDE concernant le traité européen (TSCG) ;
En mai 2013, jour anniversaire du premier tour de la présidentielle de 2012, nous partions de la bastille contre la politique d’austérité mise en place par HOLLANDE et son gouvernement et nous réclamions une 6ème république ;
Entre temps, nous dénonçons l’ANI (accord national interprofessionnel) un accord qui va faire très mal aux salariés ;
Sans compter toutes nos critiques sur la politique de HOLLANDE. Des critiques justifiés puisque cette politique n’est pas pour l’humain d’abord ni pour donner la place au peuple.
Pour preuve, les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an.
Et nous ! La classe moyenne, les pauvres, on voit notre pouvoir d’achat sans cesse diminuer, le chômage ne cesse d’augmenter et ce serait une politique de gauche qui serait mise en place en France !
Malgré cela, le Front de gauche se déchire entre faire des listes autonomes et faire des listes avec le PS concernant les prochaines municipales.
Qu’en pensez-vous ?
Nos dirigeants s’insultent sur ce sujet, ne se font pas de cadeaux, on annonce un vote parmi les adhérents PC au mois de septembre, mais comme je l’ai écrit plus haut, ce vote sera encore dirigé, alors on nous dit : « place au peuple ! » Ne serait-ce pas le moment de démontrer que nous la voulons cette place ? Que nous sommes capables d’assumer nos choix ! Que nous sommes ce peuple ?
J’en appelle aux militants communistes et toutes celles et tous ceux du Front de gauche pour ne pas attendre l’avis de nos dirigeants (même si déjà ils se dessinent), nous devons nous exprimer en écrivant en masse à nos partis ce que nous souhaitons réellement.
Ce n’est ni à Mélenchon, ni à Laurent de décider pour la base, ne sommes-nous pas assez responsables pour le faire ? Auraient-ils la science infuse ? Liraient-ils dans le marc de café ?
Et que dit Marie George BUFFET dans un post sur Facebook ? (si c’est bien elle qui le dit, sait-on jamais avec Facebook) « À quoi aspirent les femmes et les hommes du Front de gauche, à être dans une dynamique unitaire, offensive, alternative, elles et ils veulent face aux forces de la réaction et devant cette complicité au libéralisme portée par le PS ouvrir une belle et réelle voie à gauche ! Alors, arrêtons d'alimenter les dépêches de petites phrases qui ne font que ranger le Front de gauche dans le traditionnel bal des universités d'été ou les faux pas prennent le dessus. »
Oui, les militants PCF et Front de gauche ne veulent qu’une chose, une seule, une politique qui soit de gauche et rien que de gauche et bien à gauche, une politique de l’humain d’abord et de la place au peuple.
Laissez le choix aux militants et que les militants fassent leur choix sans consignes, avec leurs convictions, leurs valeurs, leur sincérité, ça aussi, ce serait pour une fois une grande avancée pour le peuple de militants que nous sommes.
La stratégie existe, elle n’est peut-être pas celle que l’on attendait, mais elle existe, elle a déjà démontré que c’était possible, alors pourquoi vouloir la briser, l’enterrer avant qu’elle est faite toutes ses preuves ?
Camarades, avant de réclamer la Révolution citoyenne, soyons citoyens et démontrons que la base du Front de gauche agit déjà dans nos structures réciproques.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing levé.


Retraite : les fausses évidences de Michel Sapin

sapin_1Michel Sapin a affirmé ce mardi qu'un allongement de la durée de cotisation était une mesure "évidente" pour réformer le système des retraites et qu'elle s'appliquerait "à tous les Français". La vérité oblige à dire que c'est tout sauf une évidence comme le prétend le ministre du Travail. Cette recette a été utilisée par la droite dans les précédentes réformes des retraites. On a vu le résultat : un échec complet qui n'a pas permis de corriger les déficits. Dans les faits, l'allongement de la durée de cotisation a éloigné les jeunes générations du marché du travail et augmenté le chômage, cause principale des déficits. Il faut toujours faire attention aux fausses évidences même quand elles sont proférées par un ministre.
La gauche a su en 1982 prendre des mesures courageuses, faire une réforme progressiste avec l'âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans. Soyons à la hauteur de cette ambition en imaginant une réforme qui tourne le dos aux réformes de la droite. Il faut faire autrement. Notamment en répondant au défi l'emploi et singulièrement celui des jeunes générations qui est le principal moyen d'assurer le financement des retraites pour aujourd'hui et demain.


Retaite : 60 ans – Une proposition d’avenir !

BANDEAU_RETRAITES60 ans : Une proposition d'avenir !

  1. Fixer le départ en retraite à 60 ans à taux plein

  2. Assurer le montant du taux de remplacement à 75% du salaire de référence à partir des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, au nom de l’équité public/privé, en engageant le principe qu’aucune pension distribuée ne puisse être inférieure au niveau du SMIC

  3. Indexer l’évolution du niveau des pensions sur les salaires et non sur les prix

  4. Valider les années de formation comme des années travaillées afin de ne pas faire des besoins de qualification des handicaps au bénéfice de la retraite à 60 ans

  5. Engager de véritables négociations sur la pénibilité du travail pour un réel départ anticipé et sur situation des « entrées dans le monde du travail précoce » qui doivent avoir un départ anticipé (tous les dispositifs d’apprentissage par exemple)

  6. Développer la prévention, améliorer les conditions de travail afin d’arriver à la retraite en bonne santé

  7. Revenir sur les réformes régressives qui ont été engagées depuis 20 ans : Abrogation des réformes Balladur et Fillon avec suppression des décotes et retour aux dix meilleures années comme référence pour les salariés du secteur privé et au six derniers mois pour le secteur public.

  8. Développer des services publics en direction des personnes âgées afin de leur permettre d’avoir une vie sociale dans la dignité

    En 2010, les forces de gauche se sont battues ensemble pour faire échec à la réforme Woerth/Sarkozy des retraites. Les communistes au cœur du Font de gauche seront aussi déterminés à contribuer à tous les rassemblements utiles pour mettre en échec de nouveaux reculs sur les retraites, utiles pour faire réussir une autre réforme, consolidant notre régime de retraite solidaire.


Eté sacrifié des ministres : « Sujet dérisoire quand on pense aux vrais oubliés des vacances »

cequevacanceLes ministres partent en vacances pour deux semaines, pas une de plus. Le plan de communication autour de cette « actualité » ne date pas d'aujourd'hui. Voilà plusieurs jours que l'opération médiatique sur le « martyrologue » des membres du gouvernement a été lancée, avec les conseillers de l'Elysée, quand ce n'est pas le chef de l'Etat lui-même, qui communiquent lourdement sur cette question.
Que les membres du gouvernement puissent prendre quelques jours de vacances est bien naturel. Mais cela apparait dérisoire au regard des préoccupations réelles de l'écrasante majorité de nos concitoyens. Les lieux de villégiatures des ministres ne changera rien aux conditions d'existence de toutes celles et ceux qui ne pourront pas s'évader et changer d'air quelques jours.
En France, un enfant sur trois ne part pas en vacances. Ce plan de communication sur l'été sacrifié des ministres laisse un goût amer quand on pense aux millions de familles qui sont les vraies oubliées des vacances. Quant à celles qui peuvent s'accorder quelques jours, tout est calculé à l'euro près pour ne pas mettre son compte en banque dans le rouge avant la rentrée de septembre. Une rentrée de tous les dangers pour le pouvoir d'achat.
Bonnes vacances aux ministres qui auront tout loisir de réfléchir à l'indispensable changement de cap et au droit aux vacances pour tous.

 


Air France: “Nouveau crash sur l’emploi”

2013-05-15air-france-avionsComme l'avait annoncé en juin dernier le PDG d'Air France-KLM, la principale compagnie aérienne française va annoncer ce matin lors d'un CCE une nouvelle restructuration impliquant la suppression de milliers d'emplois.
La facture du plan Transform 2015 qui, en 2012, prévoyait 5 122 départs soit 10% des effectifs, s'alourdit avec ces nouvelles mesures d'économies annoncées par Alexandre de Juniac.
Au nom de la rentabilité de la compagnie, la direction d'Air France, pour réaliser les 2 milliards d'économies s'apprête donc à restructurer plusieurs secteurs, notamment les coûts et organisations des escales.
Plan de départs volontaires, temps partiel, flexibilité, congés sans solde, le PDG d'Air France peut employer tous les termes pour minimiser l'impact des mesures, rien n'y change : plus de 2500 personnes sont à nouveau concernées et autant de postes qui vont être détruits. Un vrai crash pour l'emploi dans une période de chômage de masse.
Le PCF se place résolument au coté des syndicats et des salariés qui s'opposent au dépeçage d'Air France. Il réaffirme que les solutions ne sont ni dans les politiques d'austérité, ni dans les politiques ultralibérales imposées au nom de la politique européenne.
Une grande entreprise aérienne nationale dont l'Etat est actionnaire ne peut être gérée aux seuls critères de rentabilité et de concurrence au risque de mettre la sécurité des usagers en danger.
Il est dangereux de mettre le transport public dans les mains des marchés financiers comme le prouvent hélas les derniers accidents ferroviaires en Europe.
Le PCF interpelle le gouvernement et le ministre des Transports sur l'exigence d'organiser rapidement une table ronde à l'échelle nationale sur le transport aérien public pour stopper la casse de l'emploi qui remet en cause la qualité et la sécurité.


Le billet du jour : Vaut mieux être un commerçant digne de ce nom, un commerçant vivant, qu’un commerçant mourant dans l’indifférence.

MOI_pHier matin aux quatre vérités sur France2 était invité le président de la FNSEA (La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) on lui a posé des questions sur comment vont les agriculteurs ? De suite, le responsable de la FNSEA qui est le principal syndicat du monde paysan répond en évoquant la météo, les orages, les tempêtes, les grosses pluies, les inondations, le printemps pourri, la grêle. Des éléments qui ne peuvent être que dévastateurs pour notre agriculture.
Il embraye sur la crise économique actuelle et sur la politique européenne.
Comme on le constate, les paysans sont organisés et ont la parole. Ils se battent pour l’avenir de leur métier, et surtout pour sauvegarder ce qu’ils ont créé.
Moi, comme je l’ai déjà dit, je suis un commerçant de proximité, un petit commerçant. Certes, je ne travaille pas dans la rue, je n’ai ni vaches, ni vignobles ou ces grandes surfaces de terrains où poussent les matières à nourrir notre pays. Néanmoins, j’ai un local où je vends des produits, qu’ont besoin nos concitoyens. J’ai aussi investi, fait des emprunts, pris des risques pour pouvoir être un acteur dans ma ville.
Par contre, moi, et bien évidemment mes collègues, ne faisons pas partie d’un grand syndicat de commerçants de proximité. Il n’en existe pas, et si, il en existe un on ne l’entend pas.
Nous faisons bien partie de la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) qui n’a qu’un rôle d’information et de conseil auprès de celles et ceux qui font bouger l’économie nationale avec leur entreprise locale.
Nous subissons, nous aussi les inconvénients de la météo, quand il pleut et fait froid, les gens n’achètent pas et il en est de même quand il fait très chaud. Nous subissons également la crise, nous la prenons en pleine face. Quand une municipalité prévoit des travaux nécessaires à l’amélioration de la cité, nous endurons des semaines, des mois et parfois des années (et je sais de quoi je parle) un manque à gagner que nous ne rattrapons jamais, pire les clients qui ont déserté nos enseignes pendant ces moments, ne reviennent plus. Ils sont partis ailleurs.
Et puis, il y a les supermarchés, la vente sur internet qui plombent injustement notre bon fonctionnement. Une concurrence déloyale contre laquelle des mesures nationales et européennes pourraient mettre un peu d’ordre. La volonté politique n’y est pas, alors nous pâtissons.
Nous supportons aussi les organismes collecteurs qui ne nous laissent aucun répit lorsqu’il faut régler nos cotisations, un jour de retard c’est 10 % de majoration ou de pénalité, et 10 % de plus aujourd’hui, ça se sent !
Et puis les banques qui devraient nous accompagner, nous soutenir, qui sont devenues des « récolteurs » de frais, d’intérêts, qui ne nous suivent plus, mais qui nous mettent à genoux. Après on s’étonne ! Pourtant, croyez-moi, quand vous créez un commerce, les banques prennent toutes les garanties (hypothèque sur votre maison, l’épouse ou l’époux doit être garant) et malgré cela elles n’accompagnent plus, elles tuent.
Elles sont devenues des boutiquiers et non plus ce rôle de banque.
Tous ces éléments, les commerçants et les petits artisans les vivent quotidiennement, cela est passé du rêve d’être un acteur au cauchemar de devenir un prochain sans logis.
Alors vous me direz pourquoi ceux-ci ne bougent pas ? Ne disent rien ? Subissent ? Supportent ? Endurent ?
Moi qui ne suis pas de ce monde, qui est passé avant d’être un commerçant par diverses professions, j’ai mon idée, elle va faire frémir, blesser, ce n’est pas le but, mais je n’arrive plus à garder le silence.
Le commerçant pense qu’il ne faut pas s’afficher, cela fait partir les clients.
Le commerçant s’imagine être un notable dans sa ville, certes cela a pu être le cas il y a des années, mais plus aujourd’hui. Ils sont nombreux, très nombreux, ceux qui ne gagnent même pas le SMIC ou qui ne gagnent plus rien.
Le commerçant attend patiemment au risque de se trouver dans des situations irrévocables en espérant des jours meilleurs.
Le commerçant ne s’organise pas en syndicat, cela n’est pas dans ses habitudes, il se tait face à celles et à ceux qui le bafouent chaque jour en lui imposant frais, majoration et pénalité, il a peur de réagir et d’agir. Il a peur que s’il le fait, cela soit pire pour lui.
Collègues commerçants, ça suffit ! Aujourd’hui, il faut que nous nous organisions dans nos secteurs, il faut tout mettre en œuvre pour sauvegarder nos commerces, pour sauvegarder ce que nous avons durement investi, nous devons tout faire pour démontrer que nous existons, que nous faisons partie de l’économie nationale. Si nous ne faisons rien et si nous continuons à rester dans le silence, nous allons disparaître une fois pour toutes. Il ne s‘agit pas de faire la révolution, mais simplement de dire haut et fort que nous sommes là, et que notre rôle est aussi important que les paysans. Nos villes avec notre présence vivent, quand nous ne serons plus là, elles seront désertes, ce seront de grands hôtels un point c’est tout.
Avant d’être une commerçante et un commerçant, vous êtes une femme, un homme, avec vos valeurs, vos convictions, vos idées et ne croyez-vous pas que de se battre, de lutter pour garder sa dignité est une priorité pour les humains que nous sommes ?
Certains commerçants commencent à se rebiffer et cela paie, imaginez-vous si nous le faisions ENSEMBLE, toutes et tous ENSEMBLE !
Nous en appelons, j’en appelle, à votre bon sens, de toute façon que vous fassiez ou pas, vous resterez des commerçants, mais vaut mieux être un commerçant digne de ce nom, un commerçant vivant, qu’un commerçant mourant dans l’indifférence.

Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité.


Financement/retraites : “Mettre à contribution les revenus du capital, pas du travail des ménages”

2337496A en croire Bruno Le Roux ce matin, la prochaine réforme des retraites pourrait se traduire par une augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG). La CSG serait, selon lui, un moyen de mettre à contribution les revenus du capital. En réalité, loin d’être plus juste que les cotisations, la CSG repose essentiellement sur les revenus du travail des ménages (88 %). Les revenus financiers et du patrimoine n'y contribuent que pour 11 %. Les entreprises restent épargnées.
Pour Bruno le Roux, qui cherchait à l'évidence un marqueur de gauche, “cette piste ne doit pas être écartée”. Nous pensons qu'aucune ne doit l'être. Pour le financement des retraites comme pour le reste, il y a urgence à engager dès la rentrée un grand plan de relance de la demande comme de l'offre.
Si une réforme clairement de gauche, juste et efficace est en réflexion, une majorité de gauche au Parlement peut décider une réforme de l’assiette des cotisations patronales, accroître le taux et la masse des cotisations sociales patronales, en modulant le taux de cotisation patronale afin de relever la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée.
Ainsi les entreprises qui relèvent cette part, en développant l’emploi, les salaires et la formation, seraient assujetties à un taux de cotisation relativement abaissé, tandis que l’accroissement des salaires, de l’emploi, permettrait des cotisations accrues.
Inversement, les entreprises qui licencient, réduisent la part des salaires dans la valeur ajoutée, fuient dans la croissance financière, seraient assujetties à un taux de cotisation beaucoup plus lourd.
Les revenus financiers des entreprises et des institutions financières s’élèvent à plus de 300 milliards d’euros par an. Ils échappent largement aux prélèvements sociaux. En leur appliquant les taux de cotisations patronales prévus pour chaque branche de la sécurité sociale, cela rapporterait annuellement plus de 80 Milliards d'euros au régime général, dont 30 Milliards pour les seules retraites.
Voilà comment nous pouvons contribuer à la croissance réelle, et contre la financiarisation.


Billet du jour : La lutte des places ne doit en aucun cas remplacer la lutte des classes.

MOI_pDepuis quelque temps et les élections municipales qui s’approchent à grands pas, se traduisent ici et là par des commentaires sur l’attitude des communistes vis-à-vis du Front de gauche et le PS.
En effet, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas qu’aujourd’hui le PC en est encore à se dire qu’il faut rassembler et faire avec le PS.
Nous n’avons pas le droit de briser cette opportunité qu’est le Front de gauche au rassemblement de toutes ces forces de gauche qui ont réalisé un programme où il est démontré qu’il est possible de mettre en place une autre politique, une politique de l’humain d’abord et faisant place au peuple. Une politique mettant fin à l’argent roi et aux dictats du grand patronat et de la finance.
Nous n’avons pas le droit de briser cet espoir qu’ont aujourd’hui les gens se disant que le Front de gauche est devenu incontournable pour toute la gauche.
Si on peut encore considérer que le PS est bien à gauche. J’en doute fortement.
Certes, on peut lire ici et là que le Front de gauche a participé à la victoire de Hollande, c’est vrai et je n’ai pas l’intention de le nier. Par contre, si nous avons appelé à voter Hollande, c’était dans un premier temps pour virer ce président Sarkozy qui servait les riches et le grand patronat. Mais dans un deuxième temps, c’était aussi pour que Hollande fasse une autre politique que celle de l’UMP. Malheureusement, force est de constater que celle-ci n’a pas changé et ressemble étrangement à ce que nous avons connu pendant une décennie. Les cadeaux aux riches et au grand patronat continuent d’être.
Le PCF était à peine à 2 % avant l’élection présidentielle de mai 2012, avec le Front de gauche il représente aujourd’hui 11 %, 9 % de mieux, si cela n’est pas un signe, alors je ne fais plus de politique !
Depuis 1981, le PCF est aux basques du PS et depuis 1981, le PCF décline, a perdu de nombreux adhérents, de nombreux élus, n’est plus ce parti que les gens ont connu, ce parti révolutionnaire, révolutionnaire, mais prêt à gouverner. Il ne s’agit pas de critiquer sans pour cela amener des solutions. Le Front de gauche en est une et son programme « l’humain d’abord » en est une autre.
Rassembler a toujours été pour le PCF un souci permanent, faire en sorte que toutes celles et tous ceux qui aspirent à une politique du peuple soit mise en place a toujours été au sein du PCF une priorité.
Alors, aujourd’hui pourquoi vouloir casser cette machine qu’est le Front de gauche ? Pourquoi vouloir continuer avec le PS alors que l’on sait que celui-ci ne cherche qu’à dominer sans partage ? Pourquoi ne pas continuer sur cette voie que nous nous sommes donnée depuis les dernières élections européennes ? Pourquoi enfin ne pas couper le cordon ombilical que nous avons avec le PS depuis trop longtemps ? Pourquoi ne pas redevenir NOUS, ce parti aux côtés des opprimés ?
Cela en fait des questions, des questions qui ne peuvent pas aujourd’hui rester sans réponses.
Je ne suis qu’un militant, j’ai donné ma vie au PCF, parce que j’ai toujours cru que c’était le seul parti qui pouvait faire changer les choses, d’ailleurs en 1981, le PCF était encore fort, il représentait encore quelque chose, et jusqu’en 1983, la gauche a mis en place de nombreuses avancées sociales. Après, et depuis 1983, un tournant a changé la direction de cette politique tournée vers le peuple.
Apprenons à appeler un chat, un chat.
Depuis un an, les communistes dénoncent avec force et justesse la politique menée par le gouvernant de Hollande et d’Ayrault. Depuis un an, les communistes soutiennent ces mouvements qui font barrage à cette politique d’austérité et de casse de nos emplois. Cette politique qui nous mène droit dans le mur (si nous ne le sommes pas déjà !).
Alors, pourquoi vouloir faire des alliances avec celles et ceux qui continuent cette dégradation de notre pays ?
Rassembler toute la gauche n’est plus un argument, le PS continue sur la même voie que la droite ;
Conserver des municipalités ou encore en gagner est à mon avis un mauvais raisonnement,  avec le PS et sa politique je crains fort que nous allons connaître une montée de la droite et du FN ; la gauche va perdre des dizaines de municipalités.
Être nous, montrer notre différence, car nous ne sommes pas le PS, doit être non pas une priorité, mais la priorité des priorités, nous ne voulons pas de cette politique. Faisons du premier tour des municipales la preuve que nous voulons autre chose, que nous sommes capables de démonter qu’il est possible de faire autrement. Cela nous grandira et démontrera que nous ne sommes pas tous les mêmes. Que le Front de gauche est l’alternative à cette politique basée que sur la finance.
Camarades communistes, stoppons le déclin de notre parti, faisons-le renaître, faisons le reconnaître, faisons-lui retrouver ses lettres de noblesse. Car un PCF fort dans notre pays ne peut que faire changer les choses dans le bon sens.
Interpellons notre direction nationale et nos directions départementales pour qu’au premier tour, des listes Front de gauche soient présentes et autonomes.
Redevenons ce parti révolutionnaire dont la première des préoccupations est le peuple.
Nous avons tout à gagner à démontrer notre différence, ne soyons pas complices de cette politique qui nous mène dans le néant.
Profitons de ce moment pour commencer un nettoyage même si pour cela il faut en perdre des plumes. C’est le moment de créer une inversion dans ce qui se passe, de créer du rêve, de l’espoir pour notre peuple.
La lutte des places ne doit en aucun cas remplacer la lutte des classes.
Camarades communistes, nos dirigeants, nos responsables, celles et ceux qui nous représentent ne sont que des femmes et des hommes comme nous, ils n’ont pas forcément raison, elles ou ils peuvent aussi se tromper.
Comme moi, je n’ai peut-être pas raison sur ce que je dis, mais dans ce cas il faudra me le démontrer et le prouver.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité.


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