Pierre Laurent à Madrid : la France ne doit pas plier devant la commission européenne.

blgtfyqceaamlcn.jpg-largeEn publiant ses recommandations pour la France, la Commission européenne s'arroge une nouvelle fois le droit de dicter sa politique à la France. Le voile est levé sur les contreparties austéritaires du soi-disant "sursis" accordé à notre pays pour réduire les déficits et la dette.
Nouvelle réforme des retraites et de l'assurance chômage, attaques contre le SMIC, déremboursement de médicaments, déréglementation des prix du gaz et de l'électricité,  privatisation du rail, augmentation de la TVA, réduction du service public dans les collectivités… Ce sera le programme du gouvernement s'il choisit de s' y plier.
François Hollande dit que la Commission européenne n'a pas à dicter au gouvernement la politique à mener. Nous sommes d'accord. Mais alors il faut être conséquent et traduire ces paroles en actes en refusant clairement la mise en oeuvre de cette bombe sociale.
Le problème est le même dans toute l'Europe. J' ai rencontré ce matin à Madrid, avec les dirigeants d'Izquierda Unida et Alexis Tsipras de Syriza, les secrétaires généraux des deux syndicats espagnols (CC.OO et Ugt) dont l'un des deux est Président de la CES. Tous disent qu'il faut en finir avec l'austérité et la Troïka.
Un acte de résistance de la France serait un espoir pour tous les peuples européens.

Recommandations de la Commission européenne : un indigeste cocktail libéral de casse sociale

barroso_0La très technocratique commission européenne a dévoilé son programme de réforme qu'elle entend imposer à la France. Retraites, services publics, indemnisation chômage….c'est un indigeste cocktail libéral de casse sociale qu'elle entend faire avaler au gouvernement. Contrairement à ce qu'avait déclaré le Président Hollande, les deux ans octroyés par la commission pour ramener le déficit à 3% ne sont pas une chance pour notre pays et pour la croissance mais une laisse bien courte au service de l'autoritarisme bruxellois. La mise en œuvre de ce programme aurait de terribles conséquences pour notre pays. Au printemps dernier, une majorité a fait le choix du changement pas celui d'une fuite en avant dans le prolongement des politiques régressives pilotées par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement doit refuser ces injonctions. François Hollande dit que « la commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire ». Cela ne suffit pas ! Le discours de la méthode du Président est un peu court. Il s'agit de combattre la voie de la récession et du moins-disant social tracée par la commission européenne.

Récession/Hollande : « le Président de la République est dans l’erreur »

hollande-merkel-582771-jpg_398920Lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le Président Hollande a une nouvelle fois confirmé les orientations austéritaires de la politique du gouvernement. C'est une grave erreur à l'heure où la France entre officiellement en récession. Hausse du chômage, récession économique, baisse du pouvoir d'achat, de la consommation, des investissements et des exportations : tous les voyants sont au rouge !
Face à cette situation, le Président a une responsabilité historique, celle pour laquelle il a été élu : sortir la France du marasme de la crise en mettant fin aux politiques d'austérité. Il a la possibilité d'imposer un changement de cap sans attendre une improbable reprise économique au second trimestre. Or, ses déclarations nous confirment que le Président de la République est dans l'erreur. Comment pense-t-il relancer la croissance alors qu'à aucun moment il ne fait mention des questions de consommation et de pouvoir d'achat. Pire, comment peut-il affirmer que "nous avons passé le plus difficile", alors même que la récession va inexorablement entrainer une nouvelle hausse du chômage ?
Il faut, dès aujourd'hui, stopper cette descente aux enfers. Comme des millions de Français, nous faisons un constat implacable, celui de l'inefficacité et de l'injustice des politiques de rigueur. Le changement de cap est plus que nécessaire. Oui, une autre politique est possible, celle là même que des dizaines de milliers de personnes ont réclamé en défilant dans les rues le 5 mai, et qui sera à l'ordre du jour des Assises de la refondation sociale économique et politique du 16 juin prochain.

 

Récession : “ce déni de réalité doit s’arrêter”

recessionLes indices économiques publiés par l'INSEE sont terribles. La récession est confirmée (-0,2% du PIB au premier trimestre 2013). Le pouvoir d'achat des ménages dévisse : -0,9% en 2012, c'est une première depuis près de 30 ans. Quant à la consommation des ménages, elle suit la même tendance (-0,4) . Derrière ces chiffres, c'est un pays qui souffre, qui va de plus en plus mal.
Face une situation aussi dégradée et douloureuse, le président de la République se présente devant les commissaires européens pour les rassurer sur les engagements de la France à suivre à la lettre les recommandations de Bruxelles pour toujours plus d'austérité et de rigueur.
A Paris, Pierre Moscovici explique tranquillement que l'entrée de la France en récession n'est "pas une surprise" et qu'elle est "largement due à l'environnement de la zone euro". Bref, on s'enfonce mais c'était prévu.
Frisant le ridicule, le ministre de l'économie maintient "à la fois" sa prévision de croissance de +0,1% en 2013 et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Ce déni de réalité doit s'arrêter !
Preuve est faite que cette politique de rigueur conduit le pays à la catastrophe. Toutes les économies de la zone euro qui font le choix de subir les règles stupides et récessives de la commission européenne obtiennent ce même résultat : la ruine de leur économie.
Le réel, c'est quand on se cogne disait Lacan. Là, c'est le pays qui va dans le mur. Plus que jamais, il est urgent de changer de cap et de politique. Urgent d'engager le changement.

 

Grèce : Le PCF soutient les enseignants face à l’autoritarisme du gouvernement Samaras

grece_enseignementUne fois de plus, le gouvernement grec, dirigé par Antonis Samaras (Nouvelle Démocratie, droite, soutenu par le Pasok et la gauche démocratique) veut criminaliser les protestations populaires qui s’expriment en Grèce. Cette fois, c’est aux enseignants qu’il s’en prend. Alors qu’ils ont déclenché, depuis le 13 mai, un mouvement mêlant grève particulièrement suivie, manifestations et actions d’explication, les enseignants ont reçu des ordres de réquisition. Le gouvernement argue qu’en période d’examen d’entrée à l’université, leurs actions seraient des « prises d’otage » des élèves. Il oublie toutefois que, cette année, des classes n’ont pas pu ouvrir, des cours n’ont pu avoir lieu faute d’enseignants et de moyens.
Cette casse de l’enseignement est la voie que poursuit le gouvernement, avec l’appui de la troïka. Afin d’atteindre les objectifs de déficits publics, il multiplie les coupes dans les dépenses publiques. Conséquences : hausse des heures travaillées pour les professeurs fonctionnaires, multiplication du nombre d’écoles dans lesquelles ils doivent exercer, mutation forcée de 4000 enseignants au mépris de leurs vies personnelles, et non-renouvellement de 10 000 temps partiels sous contrat.
Non content d’utiliser l’arme anti-démocratique de la réquisition, le gouvernement joue les briseurs de grève et veut criminaliser le mouvement en menaçant d’arrêter les enseignants qui participeraient à la grève prévue à partir de vendredi 17 mai. C’est une grave dérive autoritaire qui se produit, une fois de plus, en Grèce, basée sur une déformation du droit constitutionnel. En effet, selon la Constitution grecque, l’adoption de ce type de mesures ne peut avoir lieu qu’en cas de trouble à l'ordre public, de catastrophe naturelle ou de menace sanitaire.
Le PCF apporte son soutien aux enseignants qui se battent pour un avenir meilleur en Grèce, une éducation pour tous, et des conditions de travail décentes.

Les Italiens et la crise.

Durement frappés par la crise, des Italiens font part de leurs préoccupations et de la façon dont ils protestent ou luttent pour s’en sortir. Piero, 50 ans, ouvrier de Gênes, évoque son récent licenciement.
Monsieur Brambilla, chef d’entreprise de Monza, qui vota Berlusconi, doit faire face à la montée des impayés, car ses clients sont devenus insolvables. Franca, jeune mère qui ne recevait aucune aide publique, a créé via Facebook un réseau privé centralisant des propositions d’emploi.
Georgia veut absolument sauver de la faillite la petite entreprise familiale dont le mauvais bilan a conduit son père au suicide. Elle a fondé un collectif avec d’autres femmes plongées dans des situations analogues. Giorgia, chauffeur de taxi romain, se fait du souci pour son avenir, mais garde toujours une oreille compatissante pour ses clients.
Ce documentaire se conclut par un reportage sur un groupe de lycénnes qui ont occupé leur établissement pour protester contre les réductions drastiques imposées à l’enseignement.

http://vimeo.com/63728649

Le Portugal est à vendre !

Le Portugal, ravagé par l’austérité, s’est lancé dans une vague de privatisations sans précédent. Aéroports, réseau électrique, mais aussi le fleuron de son industrie les chantiers navals de Viana do Castelo, au nord du pays. Tout est à vendre. Ces chantiers navals, réputés dans le monde entier, sont les derniers du pays. Ils sont sur le point d’être vendus aux Russes. Outre la perte d’un patrimoine important c’est aussi la crainte de la suppression de 4000 emplois (directs et indirects) qui est en jeu. A Viana do Castelo, le reportage de Sandrine Mercier et Joseph Gordillo.

http://youtu.be/-9HPhdFz-K8

Allemagne : Plein Emploi – France : Pôle Emploi

Le chômage s’aggrave en France et baisse en Allemagne qui tend vers le plein emploi.
Deux raisons à ceci selon l’Insee : l’absence de Smic en Allemagne et la loi Hartz IV qui incite à ne pas rester au chômage en le rendant inconfortable :

http://youtu.be/DQjfNCq7ecM

Ne pas rester au chômage ! Faudrait-il encore que les entreprises cessent de licencier pour faire encore plus de bénéfices !
Absence de SMIC ! Comme si c'était le SMIC qui mettait les entreprises en difficultées ?
On se fout de nous ! Et vouloir nous faire croire cela est une insulte !

Tout est possible sur cette terre, il suffit de le vouloir ! La preuve !

arton10424-6fbb1Du droit à terre au droit au logement. Marinaleda, un village andalou en autogestion unique en europe.

« Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe. C’est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps. C’est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C’est le village de Marinaleda.».
MARINALEDA-f5785Marinaleda, village d’Andalousie, développe depuis les premières élections libres de 1979 un système social et politique à contre-courant du modèle prédominant. Ses habitants ont obtenu par des actions incessantes 1 200 hectares qu’ils exploitent aujourd’hui en coopérative. Cette coopérative intègre ses propres unités de transformation et commercialise sa production. Le village a développé des formes innovantes de démocratie directe et de mise à disposition de logements très bon marché. La démocratie directe, la lutte collective, la participation bénévole ont transformé la vie de ses habitants, des paysans sans terre.
En mêlant les images de la vie quotidienne à celles réalisées par les villageois eux-mêmes – fresques murales, films de propagande, télévision locale – le film de Sophie Bolze explore la complexité de cette expérience collective.

octobre 2018
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