Bruno Boulefkhad continue son combat contre la Société Générale à Paris.

Bruno Boulefkhad est resté des mois à faire son "sit-in" à Lons-le-Saunier devant le siège de la Société Générale. Et le voilà désormais à Paris, pour mieux se faire entendre. L'ancien chef d'entreprise accuse la banque de lui avoir imposé un crédit ruineux.

http://youtu.be/3yIQ5aAo84U

Il était à la tête d’une entreprise, dans le Jura. Depuis 2012, il est ruiné, sa société "Flash Auto" liquidée. Bruno Boulefkhad accuse son ex-banque, la Société Générale, d’être responsable du désastre. Il avait longtemps campé devant l’agence de Lons-le-Saunier. Il se lance dans un sit-in à Paris.
En mai 2012, la Société Générale avait assigné Bruno Boulefkhad en justice. Elle réclamait 500 euros par jour d’occupation sans autorisation devant ses locaux de Lons-le-Saunier. La banque dénonçait également une "atteinte injustifiée à sa réputation".

La demande avait été rejetée par le tribunal de grande instance. Bruno Boulefkhad était donc resté devant la Société Générale, pour continuer à protester contre "le crédit ruineux" et les "abus bancaires".

“Aujourd’hui notre argent. Demain nos maisons. Après-demain nos patries !”

Images de la révolte populaire qui secoue Chypre depuis le 16 Mars 2013, contre la décision de la Troïka, l'Eurogroupe et les dirigeants politiques chypriotes.

http://youtu.be/ZMVRI3BAgao

Le billet du jour : Soyons les garants du changement que nous avons souhaité et que nous souhaitons.

MOI_pIl y avait une époque où tu percevais ton salaire en espèces, dans une enveloppe que l’on te remettait. Tu gardais cet argent chez toi et le dépensait au fur et à mesure de tes besoins.
Puis est venu le temps, où les banques ont fait que ton argent soit viré sur un compte. Tu ne voyais plus qu’un état mensuel de tes dépenses et de tes recettes.
Bien évidemment, puisque ce n’était plus toi qui gérais ton argent, mais la banque, des frais sont venus s’ajouter à tes dépenses. Des frais pas toujours situés à la hauteur de ce qu’ils auraient dû être. En fait, directement tu participes au fonctionnement de la banque, sans pour autant avoir été consulté. On t’a informé de l’existence de ces frais.
Puis vint le chèque, la carte bleue, des moyens de paiements que tu as intérêt à gérer, car vite tu fais de ton compte, un compte négatif.
Puis les banques ont commencé les placements, les assurances et très vite tu t’es dit pourquoi pas ? Après tout avoir tout dans le même endroit peut être une facilité et surtout un regard concret sur tes évènements financiers.
Très vite, tu es entré dans un carcan où aujourd’hui il t’est pratiquement impossible de ne pas avoir un compte bancaire puisque tous tes revenus sont virés sur un compte, puisque toutes tes dépenses, loyer, téléphone, eau, gaz électricité sont prélevées directement sur ton compte. Forcément, il faut vivre avec son temps comme on dit.
Mais voilà, la banque se sert de ton argent, pour le prêter à d’autres et au passage se fait des bénéfices, la banque place ton argent et même pas tu le sais, et parfois le place où il ne le faut pas, d’où cette crise bancaire que nous vivons aujourd’hui.
Mais voilà, quand toi tu fais un chèque sans provision, tu es sanctionné, tu paies des frais, et pas des moindres, et si tu persistes, on te retire le droit d’émettre des chèques ou même de posséder un chéquier. Ça va vite, très vite, tu es fiché à la banque de France.
Par contre, quand la banque fait de mauvais placements et perd TON argent, NOTRE argent, celle-ci a droit à des aides de l’état et cela se chiffre en millions d’euros. Ces aides sont TES impôts, NOS impôts. Pire, et on l’a vu dernièrement à Chypre, les politiques, valets des grands financiers et de ces banquiers peu scrupuleux, font des lois afin de te prélever une taxe sur ton compte bancaire pour pouvoir rééquilibrer leurs comptes.
Et tu ne peux rien faire, à part retirer une partie de ton argent au distributeur, parce que tout est prévu, en effet, à Chypre cela se dénonce lors d’un week-end et on ferme les banques jusqu‘au jeudi afin de mieux contrôler la chose. Afin que tu ne puisses pas vider ton compte.
En fait, c’est toujours TOI, NOUS, qui devons payer !
Aujourd’hui c’est à Chypre, demain ce sera chez nous, et dans toute l’Europe.
On te fait manger du cheval pour du bœuf, on te pique ton argent, on te file des médicaments qui te transmettent d’autres maladies, on te met au chômage parce que les entreprises ne font pas assez de bénéfices, et demain, tu feras et nous ferons partie de celles et ceux qui iront faire la queue aux restos du cœur pour pouvoir s’alimenter. Tu feras et nous ferons la queue au Centre communal d’action sociale (CCAS) pour avoir un bon afin de pouvoir payer notre loyer, notre électricité, etc., etc. Ça va vite, très vite, plus vite que l’on peut se l’imaginer crying.
Cela s’appelle VIVRE, oui VIVRE, enfin c’est ce qu’ils disent, moi j’appelle cela, SURVIVRE !
Et pourtant, de l’argent il y en a puisqu’encore cette année le nombre de milliardaires n’a cessé d’augmenter. Alors pourquoi y aurait-il des milliardaires, et des pauvres ? Y aurait-il sur cette terre deux poids, deux mesures ? Deux sortes d’humains ? Celles et ceux qui ont tout, et celles et ceux qui n’ont rien ? Et plus on avance dans le temps et plus cela s’aggrave. Et plus on avance dans le temps, et plus on nous fait croire que c’est la fatalité.
Il n’y a rien de fatal dans tout ça, ce sont des choix, des choix politiques demandés par ces gens qui possèdent les richesses, et nos hommes politiques appliquent qu’ils soient d’ailleurs de gauche ou de droite, ils appliquent comme des petits roquets qu’ils sont sans se préoccuper de leur peuple, comme si cela était juste et normal. Seulement, ces hommes politiques ont été mis en place par les peuples enfin pas partout puisque dans certains endroits, c’est la finance, les technocrates qui ont placé le pouvoir en place.
Le monde est devenu fou ! Comment peut-on se dire un humain et réduire un autre humain dans le monde de la survie ? Dans certains endroits, le peuple, les humains que nous sommes ont réagi et agi, cela ne se passe pas comme chez nous, il y a du meilleur.
Alors, pourquoi attendre ? Attendre que nous soyons complètement devenus inoffensifs, pour réagir et agir comme il se doit, pour garder, uniquement garder, notre dignité. Si ailleurs cela se fait autrement, chez nous cela peut se faire autrement aussi.
N’hésitons pas, réagissons, agissons toutes et tous ensemble, faire autrement c’est possible, ne soyons pas des otages, mais des maîtres d’œuvre. Soyons les garants du changement que nous avons souhaité et que nous souhaitons.

http://youtu.be/RHn8B7VYxok

Un documentaire très intéressant qui, en quelques mots, nous explique ce qu'est l'Islande et nous démontre que ce qu'il s'y est passé est tout à fait faisable chez nous !

Jamais le peuple chypriote n’acceptera de se faire spolier

chypre_1En choisissant un président de droite pour succéder au président Kristophoras d'AKEL, la majorité du peuple chypriote a cru qu'un compromis avec l'Union européenne serait plus facile à trouver. L'actuel président avait fait toute sa campagne en ce sens. Le prêt de 17 milliards d'euros demandé pour "sauver" le système bancaire national s'est transformé en 10 milliards avec une compensation de 5,8 milliards d'euros obtenus par une ponction sur les comptes bancaires des déposants à Chypre. Ceci comprend à la fois les comptes Offshore d'étrangers principalement russes et ceux des militaires anglais stationnés depuis la partition de 1974, mais aussi et surtout les comptes courant des chypriotes. La taxe sera de 6,75 pour cent pour tous les dépôts en dessous de 100 000 euros et de 9,9 pour cent au-delà. Il est vraisemblable que tout le weekend les étrangers ainsi que les "gros comptes" ont déjà déplacé les dépôts vers d'autres cieux bancaires plus cléments. Les petits déposants locaux n'auront pas cette possibilité. Cette mesure jamais débattue encore moins envisagée, est un choc pour le peuple qui se sent légitimement trahi.
Les mêmes recettes produiront les mêmes effets. La population va se ruer vers les banques dès leur réouverture. La taxe n'aura pas le rendement voulu et donc d'autres mesures austeritaires sont à prévoir. Chypre suivra ainsi le chemin de la Grèce. Encore faut-il que le parlement accorde sa confiance au gouvernement. Face à ce coup de force, le PCF apporte tout son soutien à AKEL et au peuple chypriote. Jamais le peuple chypriote n'acceptera de se faire spolier. Seule une Europe construite sur la solidarité et non sur le chantage peut espérer avoir un avenir.

Le film que les banques voudraient interdire…

Voici un petit film bien réalisé, à propos de la rapacité des banques et de leurs traders en denrées alimentaires.
Ce film appelle à signer une pétition lancée par Solidar Suisse contre ces pratiques qui aggravent les problèmes d’accès à la nourriture.
Bien sûr, on pourrait regretter que ne soient pas mentionné le rôle joué par le FMI, la Banque Mondiale, et les politiques de subvention agricole dans les pays occidentaux.
Ceci étant, le message est clair, et le but précis. Est-il atteignable ?
Les citoyens peuvent-ils influer pour faire interdire ces pratiques ?
Quoi qu’il en soit, la spéculation sur le cours des céréales et des denrées alimentaires est d’un cynisme sans nom, et le film est tout-à-fait explicite à ce sujet.

https://www.youtube.com/watch?v=D7olBFJ2YvA

Banques : L’Audition ubuesque & grotesque des Banksters Français

Audition des banquiers à la Commission des Finances du mercredi 30 janvier 2013
C'est Olivier Berruyer qui est allé nous dénicher cette perle. Il n'y a pas à dire ces banquiers ont beaucoup d'humour… avec votre argent !


Présidence de M. Gilles Carrez, Président
— Audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française, directeur général de Crédit agricole SA, M. Frédéric Oudéa, président directeur général de la Société générale, et M. Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, sur le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires (n° 566)
— Présences en réunion
La Commission entend, en audition ouverte à la presse, M. Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française, directeur général de Crédit agricole SA, M. Frédéric Oudéa, président-directeur général de la Société générale, et M. Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, sur le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires (n° 566).

Bruno Boulefkhad, 204 jours devant la banque !

Interview de Bruno Boulefkhad qui passe le cap des 200 jours devant la banque, de Badr, soutien de Bruno et victime d'abus bancaires ainsi que de Gerard Faure-Kapper président de l'APLOMB (Association Pour la Légalité des Opérations et Mouvements Bancaires).

Moody’s : vite, une cure de désintoxication pour Pierre Moscovici !

L'agence de notation Moody's vient de dégrader la note de la France. L'adoption du Traité européen, la loi organique, le budget d'austérité pour 2013 et la loi de programmation financière 2012/2017 avec les 60 milliards de réduction de la dépense publique, les concessions faites au patronat, l'appel au compromis historique… Rien n'y fait ! Les marchés n'en n'ont jamais assez et tant qu'il gagnent, ils jouent.
En octobre, Pierre Moscovici déclarait : "Les agences sont sensibles aux efforts qui sont engagés, et sont prêtes à nous laisser du temps". Il y a quelque jours, présentant le pacte de compétitivité, le ministre de l'Economie était tout sourire : " les agences vont apprécier ".
Quelles que soient les garanties apportées aux banques par le gouvernement, Moody´s, le chien de garde du capital, continuera à mordre pour exiger toujours plus d'austérité pour les Français. Le gouvernement doit cesser de donner des gages aux irresponsables de la finance. Le ministre, les comptes de l'État comme les outils de production en France, ont besoin d'une cure de désintoxication.

Madrid : 65 blessés dans des heurts entre police et manifestants ou la réponse des pouvoirs en place aux exigences des peuples…

http://www.youtube.com/watch?v=wcOVFBSELfc

Sommet européen : lettre de Pierre Laurent au président de la République : “Ne signez pas !”

Monsieur le président de la République,
Le sommet européen des 28 et 29 juin auquel vous vous apprêtez à participer est d'une extrême importance. L'Union européenne, toujours dans la tourmente, « doit être réorientée », comme vous l'avez souligné dans votre campagne électorale. L'élaboration de mesures nouvelles, rompant avec les logiques d'austérité qui s'avèrent chaque jour plus injustes et plus désastreuses, demeure un impératif pour sortir durablement de la crise.
C'est aussi le premier sommet où vous engagerez la parole et la politique de la France. Il s'agit maintenant de traduire, dans les actes, le changement pour lequel les Français vous ont élu.

À l'occasion de votre discours le 22 janvier au Bourget, vous avez pris l'engagement de « renégocier le traité européen, issu de l'accord du 9 décembre », c'est-à-dire le traité élaboré par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Cinq mois plus tard, le respect de cet engagement paraît plus nécessaire que jamais.
Les Français ont décidé de tourner la page de la politique de Nicolas Sarkozy. Il serait donc incompréhensible que nos politiques budgétaires continuent à être dictées par ce traité, et pire, qu'elles soient soumises à un contrôle accru de Bruxelles au mépris de la démocratie parlementaire et de la souveraineté populaire.
Nos concitoyens ont déjà été floués après leur « non » au TCE en 2005. Aujourd'hui, le maintien en l'état du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) serait un nouveau déni de démocratie.
Ensuite, et surtout, les développements de la crise au sein de l'UE montrent qu'aucun assainissement de la situation financière des États membres ne sera obtenu en s'entêtant dans la voie actuelle.

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