Lundi 15 mars, le ciel va s’assombrir pour beaucoup de familles

Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions, risques cette année d’être dramatique pour un nombre croissant de personnes. Avec la crise, la montée du chômage et les effets de la loi Boutin qui a réduit par trois les délais d’expulsion, davantage de locataires sont menacés , des niveaux historiques.
Lundi 15 mars l’huissier peut frapper à n’importe quel porte, locataire, accédant, occupant précaire…
La flambée des loyers, de l’immobilier, et les charges y compris en HLM, conjugués à la baisse, a rendu difficile voire impossible l’accès à un loyer stable pour les familles populaires, les salaries modestes, les jeunes, les précaires, les personnes vulnérables.
La cherté du logement réduit le pouvoir d’achat des ménages, voire les précaires. L’offre de logements abordable est très nettement insuffisante. Les formes d’habitat précaire se développent, les marchands sommeils s’enrichissent, la crise du logement s étend.
En 2010, le budget de l’état en faveur des logements sociaux est en baisse. Le gouvernement ne tient pas ses engagements. De nombreuses familles sont expulsées sur autorisation de certaines préfectures, alors qu’elles doivent les reloger en vertu de la loi DALO (droit au logement opposable de 2007) la Loi Boutin  a encore restreint les droits des locataires (entorse au droit au maintien dans les lieux), tandis que les nouvelles “conventions d’utilité sociale” organisent la marchandisation du parc HLM.
La nouvelle “garantie des risques locatifs” vantée par le gouvernement ne s”accompagne pas d’aucune mesure donc le fond du coeur du problème. Rien n est fait pour encadrer le marché, décourager la spéculation et la vacance des logements et faire reculer la crise du logement
Lundi 15 mars , le ciel sera noir, pour beaucoup d’êtres humains de ce pays, des femmes avec enfants, des handicapés, des jeunes, moins jeunes…

La chanson : L’indignation ne suffit pas. La pauvreté relève de la solidarité et de la lutte politique.

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On connaît la chanson. Aujourd’hui, on n’a plus le droit, d’avoir faim ni d’avoir froid. C’était il y a vingt-cinq ans, déjà. Une génération. Paris, 10e arrondissement : certains jours désormais, la file d’attente devant la camionnette des Restos du cœur s’étire sur 150 mètres avec trois à quatre personnes de front. Paris, église Saint-Eustache dans le 1er arrondissement : tous les soirs des dizaines de personnes, des jeunes, des personnes âgées, attendent une soupe.

Dans l’une des plus belles villes du monde, la pauvreté s’étend, comme elle s’étend dans toutes les villes de France. Les Restos du cœur, le Secours populaire, le Secours catholique, des dizaines d’associations tentent de faire face, de plus en plus difficilement, et toutes s’alarment. Mais ces files d’attente ne sont que la part visible d’un continent. Les jeunes et les femmes seules sont le plus durement frappés, les plus fragiles, les plus précaires. Les chiffres ne disent pas tout. Combien de mères célibataires, parce qu’un aîné vient enfin de décrocher un petit boulot, se voient refuser toute allocation ? Combien de jeunes travailleurs cachent leur misère sous les apparences de l’insouciance de la jeunesse, combien dorment dans une voiture, des caves, des parkings ? Et il faudrait encore parler de ces travailleurs pauvres comme toutes celles et ceux qu’évoque Florence Aubenas dans son livre les Quais de Ouistreham. Parler, chez des millions de Français, des fins de mois qui arrivent le 15, du surendettement… C’est vrai, on en parle, parfois même dans les journaux télé. Un sujet. Un court reportage. On en parle au fond comme si la pauvreté, dans un des pays les plus riches du monde, était un peu devenue un phénomène naturel, une composante de la vie. Le risque, c’est l’accoutumance. C’est de ne plus s’indigner et de ne plus se battre. Mais plus profondément encore, le risque, c’est d’en arriver à penser que c’en est fini du progrès social, que cela ne changera plus.
« Je serai le président du pouvoir d’achat. » Le président aussi de la valeur travail. Près d’un million de chômeurs vont arriver cette année en fin de droits. Combien de nouveaux chômeurs jetés, c’est le mot, par leur entreprise ? Quelles ruses ce gouvernement des riches va-t-il inventer pour masquer cette réalité. Quelles larmes de crocodile pour nous assurer que tout sera fait, quand cette droite refuse toute taxation aussi minime soit-elle des bénéfices scandaleux des banques, quand continue comme jamais la valse cynique et obscène des bonus, des stock-options, des salaires qui se comptent en centaines de smic.
L’indignation ne suffit pas. La pauvreté relève de la solidarité et de la lutte politique. Á une semaine des élections régionales, il n’y a pas à biaiser. La droite doit être sanctionnée. Plus la sanction sera sévère et plus puissant sera le coup de frein démocratique imposé à sa politique. Mais les régions elles-mêmes ont des choix à faire. Lutter pour la pauvreté, c’est développer le logement social, les services publics. C’est mettre en place des tarifs uniques pour les transports, c’est la gratuité pour les jeunes, les chômeurs, les précaires, c’est créer des fonds régionaux pour l’emploi et la formation. C’est vouloir, contre les projets gouvernementaux, un haut niveau des politiques publiques des collectivités territoriales. Lutter contre la pauvreté, c’est être sur tous les fronts.

Sarkozy ou le NO FUTUR des travailleurs pauvres

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Au cours du discours sur l’avenir des territoire ruraux, Sarkozy n’a pas hésité à pointer du doigt ceux qui “restent chez eux à ne rien faire tout en recevant des aides” bien que l’emploi salarié a continué de baisser fin 2009 en France (412.000 postes perdus après déjà 144.500 en 2008)[*]
“Je souhaiterais que l’on utilise l’argent publique pour vous permettre de créer des emplois[…]plutôt que des subventions, de l’assistanat, de l’aide pour rester chez soi pour pas travailler, voilà !”
“ils (ndlr:Territoires ruraux)veulent simplement vivre, vivre de leur travail[…]plutôt qu’on les payent à rester chez eux à déprimer…”
Pour rappel :

  • les indemnités de chômage sont un droit pour chaque salarié, puisque ce dernier aura cotisé au cours de son activité…
  • un million de chômeurs arrivent en fin de droits en 2010, selon les dernières prévisions transmises par l’Unedic aux partenaires sociaux[*]

Ensuite, Sarkozy évoque le cas des millions de travailleurs pauvres en France qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts…
“parce que franchement, quand on fait pas vivre sa famille du fruit de son travail, on a pas beaucoup de perspective, et pas beaucoup d’avenir”
Pour Sarkozy qui a été élu en tant que “Président du pouvoir d’achat”, le constat est cruellement amer!

REGARDEZ LES

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Plus une personne dehors disait l’empereur 1er or depuis qu’il est là il y a plus de personnes qui dorment dans la rue, des familles qui n’arrivent plus ou on du mal à payer leurs loyers, et qui risque l’expulsion en mars, des hommes, des femmes, des familles avec des enfants, des jeunes, des retraités, des salariés
les assos ne peuvent pas faire tout seul , elles sont besoins de vous citoyens de ce pays, pour dire ASSEZ..
Une pensée pour Marco décédé dans la rue cette année et nous sommes en 2009.

Les SDF, ces contre-exemples qui nous font rentrer dans le rang

Le philosophe Patrick Declerck a passé des années aux côtés des clochards. Il étudie le rapport qu’entretient la société avec ses réprouvés avec attention. Il en a tiré quelques leçons qui pourraient être taxées de cynisme, mais ne sont malheureusement que réalistes.


Sarkozy et les SDF: Patrick Declerck est atterré par Marianne2fr

Vendredi matin, un sans-abri a été retrouvé mort dans le IVe arrondissement de Paris. C’est le sixième décès d’un SDF en un mois en région parisienne. Pour répondre à l’émotion suscitée par ces drames, la ministre du Logement Christine Boutin a cru bon, jeudi dernier, de proposer l’hébergement « obligatoire » des sans-abri par grand froid. Une proposition qui, soit dit en passant, ne fait que reprendre le souhait exprimé par Nicolas Sarkozy lors du dernier conseil des ministres…
Seulement voilà, la polémique est montée en flèche du côté des associations qui ont tôt fait de pointer le retour en arrière que constituerait une telle politique. En effet, avant 1994, le vagabondage était un délit, permettant de fait à la police d’embarquer de force les SDF. Voyant le masque sombre de la désapprobation pointer son nez, Nicolas Sarkozy a donc désamorcé la polémique en préconisant, ce vendredi, de mettre les SDF « en situation de décider » s’ils devaient ou pas accepter une assistance. Et tant pis si la crédibilité de Madame Boutin en prend un coup au passage.
Un cafouillage qui prêterait à rire s’il ne portait sur la question des sans-abri. Une question chère à Patrick Declerck. Philosophe et sociologue, il a consacré 15 ans de sa vie à suivre et à aider les clochards en région parisienne. En 1986, il ouvrait la première consultation d’écoute destinée aux SDF en France, dans le cadre de Médecins du Monde. Interviewé par Marianne2, il juge aujourd’hui très sévèrement la politique du gouvernement, caractérisée par « un principe populiste », et au fond toujours mûe par le même leitmotiv, « mettre tout le monde au travail », coûte que coûte.

Paris: Francis, le SDF retrouvé au Bois de Boulogne était mort depuis plusieurs jours

Francis, le SDF de 56 ans que l’on a retrouvé mort, en fin de semaine, en début d’aprés-midi dans le bois de Boulogne à Paris, était mort depuis plusieurs jours.
D’après les premiers éléments de l’enquête, Francis qui vivait depuis plusieurs mois dans un abri de fortune qu’il s’était fabriqué lui-même, a été découvert, hier, vers 14 heures, par un autre SDF.
Selon la préfecture de Police de Paris, il n’y avait « aucun signe de mort violente. »
Une autopsie doit être pratiquée demain pour déterminer les causes exactes de la mort.
Au moment de sa découverte, le corps du SDF était en voie de décomposition.
Francis ne serait donc pas mort à cause du froid qui s’est abattu sur la région parisienne en fin de semaine.


Vivre dans le bois de Vincennes par 22marsproduction

Nous avons aussi le droit de vivre décemment.

Tous les jours, on nous montre, ou nous fait entendre, que la misère est grandissante.
Que la pauvreté devient une mode, et que de toutes les façons, personnes ne peut rien faire contre. Sidaction, Resto du Coeur, Pièces jaunes, Téléthon, Famine en Afrique, toutes des opérations qui demandent au peuple de mettre la main à la poche pour des raisons de solidarité.
Par contre, ceux qui nous gouvernent, partent en vacances avec des jets privés, dans des lieux paradisiaques, et se satisfont de ce qui se passe dans notre pays.
N’en avez-vous pas assez de ça, de cette situation ?
Jusqu’où irons-nous ?
Pourquoi de telles différences ?
Pourquoi certains n’ont rien et d’autres tout ?
Pourquoi ne bougeons-nous pas ?
Pourquoi croire que c’est la fatalité ?
Pourquoi ? et encore Pourquoi ?
Cette situation est-elle si supportable que cela ? Je dis non ! non ! et non !
Nous ne pouvons pas continuer à laisser faire, nous ne pouvons pas croire que ce soit la fatalité, qui fait que les pauvres augmentent.
Nous ne pouvons pas laisser l’exclusion s’installer dans notre vie, dans notre société, sans réagir. On nous bassine tous les jours de grands principes, soyez solidaire, mais solidaire de quoi ? Solidaire, avec nos compatriotes qui ne peuvent plus joindre les deux bouts, ou solidaire avec ceux qui entassent leur fric et qui étalent leur richesse ?
Aujourd’hui, force est de constater, que la solidarité ne se joue que chez les pauvres. Les riches, les bourgeois, veulent banaliser leur acquis, et surtout ne plus se mélanger avec ceux que l’on dit pauvres.
On le voie tous les jours, alors que certains meurent de froid, faute de logis, d’autres payent des loyers dérisoires pour des châteaux. Alors que certains, vont faire les courses au “Resto du Coeur”, d’autres vont se goinfrer au “FOUQET’S”. Pourtant ces autres, ces riches, ne sont-ils pas des hommes ?
N’ont-ils pas un coeur ?
Faut croire que non, dans le cas contraire serions nous dans cette société ?
Supporterions-nous toute cette misère ?
Et les riches, sont-ils si nombreux que cela ?
Certainement pas, par contre les pauvres, ceux qui ne peuvent plus joindre les deux bouts, sont nombreux, de plus en plus nombreux.
Alors, faut-il continuer à se laisser aller encore plus bas ? ou faut-il réagir et dire NON à ce qui se passe ?
En ce qui me concerne, il ne faut pas se laisser faire, il ne faut pas tomber encore plus bas, il faut que nous nous organisions, pour dire STOP, vous dépasser les limites autorisées, STOP, vous vous êtes assez servi du système. STOP, nous avons aussi le droit de vivre décemment.