Sotchi : “Les JO ne peuvent pas se faire contre les peuples”

jo_0La retransmission par le service public de télévision est un moment exceptionnel pour les françaises et les français de suivre des disciplines sportives et des athlètes méconnus du grand public. C’est un message important pour inciter à la pratique des sports d’hiver pour toutes et tous, favoriser les passions et les vocations chez les plus jeunes d’entre nous.
Le droit d’accès à toutes les pratiques sportives jusqu’au plus au niveau doit être l’objectif principal.
Mais nous ne pouvons pas ignorer que l’instrumentalisation de ces Jeux à des fins politiques par un seul homme pose énormément de problèmes et crée un réel malaise. Les Jeux les plus chers et les plus sécurisés de l’histoire s’ouvrent sur fond de scandales de corruption et d’extrêmes tensions sociales internes au pays. Sous la pression du régime de Poutine, ces Jeux ne sont en rien un modèle pour l’avenir de l’olympisme et doivent amener à un sursaut. L’organisation d’un tel évènement ne peut pas se faire en piétinant la démocratie, les libertés, les droits du travail, ni en exacerbant les discriminations. L’aménagement du territoire pour de telles infrastructures doit être respectueux de l’environnement et des populations locales. Il est difficilement acceptable que des Jeux s’organisent dans une ville forteresse, multipliant les interdictions de déplacements, quadrillée par l’armée et dénigrant les libertés des uns et des autres.
L’olympisme ne se fait pas contre les peuples pour le plaisir d’un homme ou d’un régime. Pour nous, d’autres Jeux Olympiques sont possibles ; ils doivent se conjuguer dans une fête de la fraternité, de la paix, de l’amitié des peuples, dans le respect de la démocratie et des libertés. Faisons confiance à l’intervention citoyenne, aux sportives et sportifs pour construire ensemble l’avenir d'un olympisme respectueux des valeurs de fraternité, pour proclamer leur liberté de penser, d’aimer et vivre leur passion.


Loi sur la famille : un recul qui sonne comme une retraite

ayrault_pics_390Matignon a annoncé que le gouvernement ne présentera pas son projet de loi sur la famille en 2014. En dépit des explications du gouvernement, ce recul sonne comme une retraite. Au lendemain d'une manifestation rassemblant droite et extrême-droite, il cède aux slogans indignes de ce dimanche et du précédent.
Ce manque de détermination aujourd'hui, ce sont des milliers d'enfants de familles adoptives, recomposées et en crise qui le paieront demain. Ce projet de loi voulait leur rendre des droits, apaiser les conflits qui les déchirent : ils attendront. Cette dérobade sous la pression est une défaite pour tous.


La santé bucco-dentaire doit être prise en charge à 100%

soins-dentaires-varient-656x383-1Le PCF se félicite de la volonté exprimée par la Confédération Nationale des Syndicats Dentaires (CNSD), principal syndicat des chirurgiens-dentistes libéraux, seul signataire de l'avenant 2 et 3 de la convention nationale dentaire, d'interpeller le gouvernement sur sa politique de protection sociale dentaire en France, génératrice d'un fort renoncement aux soins de la population. Cette situation intolérable, depuis des décennies, d'inadaptation de la nomenclature des actes professionnels au progrès des sciences et techniques odontologiques, renforce les inégalités sociales d'accés à la santé bucco-dentaire, jusqu'à en devenir un modèle pour l'ensemble de la protection sociale.
Le PCF rappele son attachement à une prise en charge à 100% de tous les soins et de la santé de toute la population, incluant donc la santé bucco-dentaire. Cette position a été défendue par les parlementaires communistes et du Front de gauche, à de nombreuses reprises, et encore récemment dans le cadre du PLFFS 2014 ou contre la PPL Leroux, au Sénat comme à l'Assemblée nationale. Cette meilleure prise en charge n'est pas du domaine de l'utopie, puisque tout le monde s'accorde à dire que cela equivaudrait à augmenter de 2 milliards d'euros le budget dévolu aux prestations sociales dentaires, dépenses à laquelle nous proposons d'opposer notamment comme recette la participation des revenus financiers au même taux de cotisation sociale, soit prés de 80 millards de recettes nouvelles. Encore faut-il que le gouvernement en ait la volonté politique !


Comment les réacs de la Manif pour tous ont propagé la “rumeur du genre”

CaptureVidéo. Cette professeur des écoles à Dijon explique comment les anti Mariage pour tous se sont saisis du programme "ABCD égalité" de lutte contre le sexisme et ont organisé leur réaction, souvent violente, menant un an plus tard à la "rumeur du genre" dans les écoles.

Mercredi dernier, plusieurs centaines de militants de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’Unef, de l’UNL et de la FIDL se sont donné rendez-vous à la bourse du travail de Paris. Une journée pour construire une réponse syndicale unitaire face à la percée des idées d’extrême droite dans le monde du travail. Dans ce cadre, la CGT a mis en ligne des témoignages de militants syndicaux. Parmi ceux-ci, Cécile Ropiteaux, professeur des écoles, explique comment le projet pédagogique mené par les enseignants pour lutter contre le sexisme et l'homophobie a été pris en otage par les opposants à la loi Taubira permettant le mariage pour tous et toute.
Pris pour cible
"La restitution de ce travail, sous forme de colloque et de plusieurs publications syndicales et pédagogique, a eu lieu en plein dans les "manifestations pour tous", explique cette militante de la FSU-SNUipp. "Nous avons été pris pour cible dès le printemps dernier par la presse d'extrême-droite mais aussi de droite, sur des publications où on nous traitaient d'assassins d'enfants."
"A la rentrée scolaire de septembre, ça a évolué. Le ministère de l'Education nationale et celui des Droits des Femmes ont mis en place une expérimentation, qui s'appelle "Abcd égalité", destiné à lutter contre les stéréotypes en école primaire. Ils ont là aussi pris pour cible ce dispositif qui n'est pourtant pas subversif. Ils se montent en collectifs de parents auto-proclamés. Ils ne sont pas très nombreux, mais très actifs. Ils vont tracter devant les écoles. La presse nationale ou régionale leur ouvre leurs colonnes. Certains s'appellent "vigi gender", d'autres "collectifs de parents". Ils nous accusent de complot, de vouloir mettre dans la tête des enfants qu'ils pourront choisir leur sexe quand ils seront adultes, qu'ils pourront choisir leur sexualité, comme si l'homosexualité était un choix."
Logique d'émancipation
"Plusieurs de nos permanences syndicales ont été taguées, placardées. Au niveau parisien, on a été victime d'un laché de souris, sur le thème "nos enfants ne sont pas des cobayes". On trouve ça inquiétant. On aimerait bien que les institutions, le ministère de l'Education, du Droit des Femmes, réagissent un peu plus à toutes ces attaques."

"Nous, nous réagissons avec nos moyens, auprès des collègues et des parents, pour rétablir la vérité, en essayant de dire que nous sommes vraiment dans une logique d'émancipation et que pour ces extrêmistes là au contraire, l'homme et surtout la femme doivent rester à leur place."


Mal logement : « Assez de se payer de mots ! Maintenant il faut des actes »

abbepierreQue la 5ème puissance mondiale compte des millions de mal-logés et laisse mourir dans la rue est accablant. Le rapport de la fondation Abbé Pierre est sans appel. Comme la courbe du chômage, celle du mal logement peine, et c’est un euphémisme, à s’inverser. Paradoxe saisissant, côté pile : les logements manquent. Côté face : les carnets de commandes de ceux qui les construisent sont vides annonçant une épidémie de fermeture de PME en 2014. Jetant par là-même des milliers de personnes au chômage qui rejoindront le cortège de ceux, si nombreux, qui peine à payer leur loyer. Le taux d’effort pour payer le loyer est si lourd qu’il s’apparente aux sacrifices impactant sévèrement le pouvoir d’achat des ménages. Assez de se payer de mots ! Maintenant, il faut des actes articulant politique urbaine, construction et transformation du bâti existant, et financement. Très loin du pacte d’austérité et de la limitation au crédit d’investissement des collectivités territoriales et des opérateurs publics qui limitent drastiquement leur capacité de contribuer à la construction et à la réhabilitation de logements sociaux.
Nous proposons un plan appuyé sur 5 axes pour tenir le 22ème engagement de François Hollande : construire 500 000 logements neufs par an dont la moitié de  logements sociaux.
– Il faut mettre des pansements en urgence, type réquisitions. Mais sans la construction et la réhabilitation de logements, il s’agit de cache-misère. Il faut mobiliser des financements de l’ordre de 50 milliards d’euros annuels hors taxe, frais financiers, prix du foncier… Cela représente un effort d’investissement d’environ 2% du PIB. Les principales sources de financement sont  le livret A et le 1% patronal. Trois quarts des français ont un livret A. L’encours de plus de 100 milliards d’euro était, jusqu’en 2008, le monopole de la caisse d’Epargne et la Poste. L’ouverture à des banques privées a favorisé le transfert des gros portefeuilles vers des placements plus rémunérateurs, entraînant une baisse des financements du logement social. La collecte du livret A par les banques privées n’est qu’en partie centralisée à la caisse des dépôts et consignations. Et, n’est par conséquent que partiellement fléchée sur le financement du logement social. A cela s’ajoute, l’impact négatif de la crise et du chômage sur le 1% patronal. Alors que la relance de l’emploi par la construction engagerait le pays dans spirale vertueuse plutôt que l’enfermement dans la logique de crise. « Quand le bâtiment va, tout va » dit l’adage.

(suite…)


Voilà qu’à Longwy et ailleurs certaines et certains sont en train d’inventer une nouvelle gauche ! Le billet du jour…

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MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
décidément je n’arrive pas à m’y faire et surtout je ne surviens pas à comprendre.
Lire dans la presse régionale de ce matin ce genre de propos lors de la présentation de la liste « ENSEMBLE » menée par le socialiste Jean-Marc FOURNEL (suppléant du député Christian ECKERT, rapporteur général de la Commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale) un certain Jean-Paul Durieux dire, « Ne pas penser de la même façon, ne pas envisager l’avenir de la même façon, c’est enrichir les débats, pour aboutir à un résultat gagnant-gagnant ».
Est-ce seulement une façon de ne pas envisager, de ne pas penser l’avenir ou est-ce des convictions qui font que d’envisager et de penser l’avenir soit différent ?
J’opte pour la deuxième solution. En effet, dire à un moment que l’adversaire principal est la finance et avec le temps faire des cadeaux à cette même finance tout en avouant être social-démocrate et installer l’austérité pour le peuple de France est en effet une façon de se moquer du peuple.
C’est en effet, mettre ses convictions que l’on a affiché pendant un temps dans sa poche. Vous avez compris que je parlais de ce François Hollande président de la république et socialiste, non ! Excusez-moi, social-démocrate. Et ce monsieur FOURNEL et ses amis(es) quoiqu’ils puissent en dire sont de la même famille, jamais, ils n’ont critiqué la politique nationale de leur gouvernement dit de gauche, pourtant il y a de quoi dire.
Dans ce même article, on continue de lire ceci : L’autre gagnante potentielle de cette équation prend alors la parole et prévient, sentant venir la sanction des électeurs (et pour cause) : « Il ne faut pas se tromper d’élection, pointe Martine Étienne, représentante Front de Gauche et n° 2 de la liste. L’élection municipale n’est pas un référendum pour ou contre la politique de François Hollande […]
D’abord Martine Étienne, ne représente pas le Front de Gauche à elle seule, cela se saurait. Elle n’est ou est encore membre du FdG c’est tout autre, car si je ne me trompe pas, elle est membre du PG, et le PG a déclaré lors d’une grande réunion que tous les membres du PG qui feraient alliance avec le PS seraient exclus ! Ce n’est pas moi qui le dis, mais le chef de file du FdG au niveau national, j’ai nommé Jean-Luc Mélenchon.
Ensuite, les municipales ne sont pas un référendum, ça on savait ! C’est une élection. Néanmoins comme c’est une élection, il aurait été judicieux qu’il y ait à Longwy une liste dite du Front de Gauche. Les municipales sont des élections à deux tours, mesurer ses forces et définir un autre projet que celui des socialistes aurait démontré cette volonté dont on se prévaut depuis des années, la résolution de confirmer notre différence. Il aurait toujours été temps au deuxième tour de faire barrage à la droite comme on dit.
Pourtant la deuxième de liste et ses compères qui se disent FdG ont critiqué et critiquent toujours la politique nationale mise en place pas les sociaux-démocrates.
En poursuivant l’article on peut lire ceci : L’objectif est clair : remettre la gauche aux commandes.
La gauche aux commandes ! Mais de quelle gauche s’agit-il ? Voilà qu’à Longwy et ailleurs certaines et certains sont en train d’inventer une nouvelle gauche, la gauche sociale-démocrate, la gauche se situant plus à droite que la droite elle-même. Seraient-ils atteints du syndrome dit « trouble de la latéralité ? »
D’autre part, insister sur le fait que les municipales ne sont pas des élections nationales est encore une fois une volonté de tromper le peuple, les budgets de nos municipalités sont fait de dotations nationales, pour 2014 ce gouvernement (social-démocrate) envisage de les diminuer de 1,5 milliard, qui dit mieux ?
Quoi qu’il en soit, alors qu’il était possible et certainement le moment de montrer notre différence, certaines et certains ont choisi de faire ensemble ! Certes faire ENSEMBLE, RASSEMBLER a toujours été un objectif pour les gens de gauche, mais pour faire une politique réellement à gauche celle où « l’humain d’abord » est une priorité. Rassembler avec celles et ceux qui installent le peuple dans la misère n’est pas un rassemblement digne de ce nom, c’est se rendre complice d’une politique néfaste au peuple de France.
Se dire de gauche aujourd’hui, c’est être à gauche et bien à gauche, alors comment les électrices et les électeurs vont-ils percevoir ce rassemblement ? Qui en fait n’en est pas un. Il faut arrêter de prendre les gens pour des enfants de chœur, et dire les choses, les FdG de Longwy, ne cherchent qu’une place et rien d’autre. Eh oui ! La lutte des places a bien remplacé la lutte des classes.
Dans un autre article de la même presse locale, c’est Christian Eckert lors de ses vœux qui souligne « nous avons stoppé l’hémorragie », fort le député de notre circonscription, très fort, le chômage ne cesse d’augmenter, les licenciements en masse continuent d’être annoncés, la pauvreté ne s’arrête pas de grandir, les restos du cœur voient leur distribution de repas se multiplier par deux voir par trois et ce gouvernement aurait stoppé l’hémorragie ! J’avoue qu’il faut être courageux pour tenir de tels propos.
NON ! Et encore NON ! Rassembler pour rassembler n’est vraiment pas utile, s’il faut rassembler, c’est toutes celles et tous ceux qui souhaitent et qui font pour un choix de société porteur des valeurs de justice, de solidarité et de progrès social ce qui n’est pas le cas du parti socialiste.
C’était le moment, ils ont choisi une autre voie, ce chemin qui nous mène droit dans le mur.
Bien évidemment, ces propos n'engagent que moi.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


La ferme des 1000 vaches se prend un méchant coup dans les dents

vaches_0L’Etat invite l’entrepreneur à démonter les bâtiments de la ferme-usine qui ne sont pas conformes aux règles, et saisit la justice en ce sens.
Pour ceux qui s’opposent à cette usine à vaches, c’est un premier point de marqué, et pas des moindres: l'Etat vient d’annoncer, ce jeudi en fin d’après-midi, qu’il demande aux promoteurs de la ferme des 1000 vaches, dont la construction a déjà démarré dans la Somme, de démolir les bâtiments excédant la taille autorisée par le permis de construire. «Les services de l'État ont constaté que le chantier ne correspond ni aux règles, ni au permis de construire, et ont invité le propriétaire à démolir les installations litigieuses», a indiqué le cabinet de Cécile Duflot, à l’issue d’un entretien avec les représentants de la Confédération paysanne et de Novissen, association locale mobilisée contre la ferme-usine.
Infraction
La semaine dernière, les deux organisations avaient investi les bâtiments en construction, bloquant les accès aux camions et empêchant la poursuite des travaux. Leur revendication: être reçu par Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, et la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, auprès de laquelle ils entendaient contester le permis de construire accordé à l’entrepreneur. Outre qu’il n’a pas été précédé explicitement d’une enquête publique, estiment les organisations, les bâtiments déjà sortis de terre dérogent aux plans présentés. Certains excèdent la taille indiquée. Un autre déborde de près de 25 mètres sur une zone archéologique censée être préservée de toute construction. Cécile Duflot semble donc abonder dans leur sens, indiquant que «dans le respect du droit, les installations devront respecter le permis de construire et que toutes celles en infraction seront détruites».
Baron du BTP
Déboulonnée, la ferme à méthane de Michel Ramery, baron du BTP et paladin, dans le Nord, du traitement industriel des déchets? C’est encore loin d’être gagné. Car, indiquent les services de Cécile Duflot, l’Etat n’a pas le pouvoir «de contraindre le propriétaire à s'exécuter». Il a donc, parallèlement à «l’invitation» faite à l’entrepreneur, saisi la Justice – de même que l’avait fait Novissen, qui a porté plainte au pénal en décembre. La préfecture de la Somme elle-même a déjà fait dresser des procès verbaux par des agents de la DDPM et de la DRAC, remis au Procureur.
Guerre politique
Reste que Michel Ramery, qui a déjà déposé, fin novembre, une demande de «permis modificatif» afin de mettre ses installations en conformité, peut très bien décider d’aller au contentieux – et il y a de fortes chances qu’il le fasse, au vu des investissements engagés. Reste aussi que rien ne l’oblige à démolir ceux des bâtiments qui seraient en conformité avec les plans, s’il y en a. Ni à en reconstruire d’autres «dans les clous» par ailleurs.
De fait, si une première étape de la bataille procédurière vient d’être remportée contre les 1000 vaches, la guerre politique, elle, reste à gagner. Elle se joue du côté des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. Et devrait connaître un nouveau développement, le 30 janvier prochain, date à laquelle Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, doit rencontrer Novissen et la Confédération Paysanne.


Pour beaucoup, les mots n’ont été que des mots et ne sont restés que des mots, rien n’a été fait pour que ces mots deviennent réellement des actes.

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Si la météo joue au yo-yo avec des températures de moins 40 aux USA et de plus 40 en Australie, la politique joue le même jeu, mais laisse rarement monter le yo-yo.
Cette semaine a été riche en événements notamment en France. Lors de sa dernière conférence de presse, François Hollande annonce fièrement qu’il est social-démocrate. Mais ça nous le savions déjà ! Ce n’est pas une annonce et ni un scoop, c’est une confirmation !
Depuis des années, les pouvoirs en place rognent continuellement sur les acquis durement gagnés par la classe laborieuse de notre pays. Il y a même des femmes et des hommes qui sont morts pour obtenir ces acquis.
Hollande fait mieux, il va plus loin, il s’attaque à la solidarité nationale mise en place par le Conseil National de la Résistance. Il s’est pacsé avec le MEDEF et lui fait cadeau des cotisations familiales patronales pour 30 milliards d’euros. Ambroise Croizat doit jouer de la toupie dans sa tombe.
Cadeaux et toujours cadeaux aux riches !

Mais cela n’est pas tout, il s’attaque également à la démocratie locale de notre pays, il veut réduire les régions et les départements, ce dont la droite rêve depuis des décennies, Hollande le réalise.
Pendant la campagne de la présidentielle en 2012, ce même Hollande déclarait au Bourget que son premier adversaire était la finance. Heureusement, car s’il avait été le dernier bonjour les dégâts !
Un monde où la classe politique joue au yo-yo avec le peuple n’est plus digne d’être un monde, une société, cela devient du n’importe quoi et il faudrait encore lui faire confiance.
Après le Marquis de Sade, le Marquis Hollande.
Il est l’heure que les peuples réagissent et agissent en conséquence, car sans résistance, qu’allons-nous atteindre ?
Tout cela donne des frissons dans le dos quand il s’agit d’envisager l’avenir. Que vont devenir nos enfants et nos petits enfants ?
Quand on voit aujourd’hui qu’aux USA, pour pouvoir se soigner, des tombolas sont mises en places avec des lots donnant droit à des soins gratuits parce que le peuple américain ne peut dignement se soigner, il y a de quoi s’inquiéter !
D’autant, que tout ce qui se traduit en Europe provient des USA.
Ce qui est invraisemblable, c’est l’inertie de celles et ceux qui critiquent les politiques mises en place, une manifestation par-là, une autre par-ci, et rien ne change, pire cela s’aggrave d’annonce en annonce.
Est-ce que les peuples ne seraient pas près ? Est-ce que nous ne saurions pas encore assez dans la mélasse pour continuer à jouer à la toupie ?
N’aurions-nous pas ce rôle à démontrer qu’il est possible de faire autrement ? Non ! On préfère se chamailler sur des places, des logos, des partenariats, des alliances, ou je ne sais quoi encore. Tergiverser, cela suffit !
Nous nous devons prendre des décisions afin de mettre un arrêt à toutes ces mesures qui nous enfoncent de plus en plus. Et si nos dirigeants n’en sont pas capables, alors c’est à nous de faire, mais de faire du concret, en y mettant nos égos de côté et en gardant nos convictions, car tout ce qui est fait aujourd’hui est fait sans valeurs, sans certitudes, seulement au nom de l’argent, des bénéfices et de la compétitivité.
Voulons-nous réellement revenir à l’époque de Germinal ? Car nous en sommes sur la bonne voie !
Cadeaux au patronat, cadeaux aux banques alors que ce sont ceux-ci qui ont fait que nous sommes en crise.
On a beau faire des cadeaux aux patrons, même s’ils sont bénéficiaires ils licencient et sans vergogne, car des cadeaux ils ont en déjà obtenu et pas des moindres. Il n’y a qu’à entendre les propos suite à l’annonce de ce de pacte de responsabilité, les patrons disent ouvertement que cette baisse des charges va profiter à la trésorerie et non à l’embauche.
Les banques ont plongé le monde dans une crise sans précédent et les gouvernements les aides au lieu de les nationaliser. Et ces mêmes banques aujourd’hui taxent de plus en plus leurs clients, ne prêtent plus, et les petites entreprises qui ne bénéficient d’aucune aide, et qui emploient plus que le MEDEF disparaissent une après l’autre.
C’est la réalité !
Je suis communiste depuis des décennies et fier de l’être, car mon parti a toujours été présent quand il a fallu défendre l’opprimé. Aujourd’hui, j’avoue avoir du mal à m’y retrouver, d’un parti révolutionnaire nous en sommes devenus un parti de compromis, un parti d’alliance et tout cela au nom d’une place au détriment d’une réelle lutte de classe. Car cette lutte est de plus en plus présente dans ce monde sans partage.
On critique, on manifeste, et quand il y a élection on fait avec, comment voulez-vous faire bouger le peuple dans ces conditions ? C’est d’une force de gauche bien à gauche que nous avons besoin, nous avons déjà créé un outil avec le Front de gauche, pourquoi aujourd’hui ne pas s'en servir ? Et cela vaut également pour toutes les composantes de cet instrument. Quand je vois les noms qui figurent sur la liste de soutien à Hidalgo à Paris, il y a de quoi se demander si dans notre pays, les convictions et les valeurs ont encore leurs places. C’est de gerber que nous avons envie aujourd’hui ! Vomir, car pour beaucoup, les mots n’ont été que des mots et ne sont restés que des mots, rien n’a été fait pour que ces mots deviennent réellement des actes.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Front de gauche : réchauffement entre le PCF et le Parti de gauche

2014-01-14fdgRéunion au sommet ce vendredi 17 janvier au matin à Paris entre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PG). La raison: surmonter une crise qui dure depuis plusieurs mois entre ces deux formations principalement à cause de positions divergentes sur les élections municipales.
Le PG voulant des listes autonomes vis-à-vis du PS dans toutes les villes, le PCF travaillant, au cas par cas, à des  rassemblements les plus larges possibles pour mettre en œuvre au plan local des politiques anti-austérités. L’exemple emblématique étant Paris.
Dès son arrivée au restaurant du Lac, dans le 19ème arrondissement où se déroulait la rencontre, Pierre Laurent se voulait constructif : « Cette rencontre est la bienvenue pour relancer le Front de gauche » d’autant, ajoute-t-il d’emblée que « face à la politique dangereusement libérale de François Hollande, l’heure est plus que jamais à la mobilisation ». Même son de cloche chez Jean-Luc Mélenchon pour qui « il faut sortir par le haut de cette situation » après les vœux de Hollande qui témoignent de son rapprochement avec la droite, le co-président du PG appelle à ce que « la gauche du PS n’avale pas cette horreur du Pacte de responsabilité ».
Volonté d’apaisement donc de part et d’autre même si les sujets de discussion et même de controverses ne manquent pas. D’ailleurs les deux heures trente de discussion ont permis de premières avancées, mais visiblement tout n’est pas encore réglé. A sa sortie Pierre Laurent s’est voulu raisonnablement optimiste : « nous avons rapproché nos points de vue » a-t-il expliqué. Contre la politique de François Hollande « nous avons défini des axes de mobilisation comme sur la fiscalité, l’emploi, les institutions ». Cependant le débat devra se poursuivre « sur l’Europe qui a donné lieu à de premiers échanges », comme sur les municipales « avec question de l’utilisation du logo Front de gauche qui pose problème au PG» quand le PCF participe à des listes d’union avec le PS. Au total, pour le dirigeant communiste « ce qui s’est passé ce matin est rassurant ». « La crise est derrière nous, il y a encore des choses à régler, les blessures à panser, mais cette rencontre a tenu ses objectifs », estime-t-il.
Propos plus nuancés chez Eric Coquerel, responsable du PG, qui déclare lui « que cette crise est surmontable ». S'il souligne l’accord sur la mobilisation « contre la politique de François Hollande », il pointe « la question de l’utilisation du logo dans la campagne des municipales qui reste à régler ». Au risque sinon d’avoir « des difficultés à aller plus loin notamment sur l’Europe ». Ajoutant : « des listes autonomes du PG ne sont pas impossibles », avant de conclure que « la ligne de l’autonomie doit devenir la règle pour toutes les élections à venir ». Des avancées qui restent à confirmer.


« Pas de modification de la démocratie sans démocratie »

democratie_0Le Président de la République, dans le flot de son discours libéral a de nouveau annoncé un coup d'accélérateur de la destruction de la démocratie locale avec pour objectif la réduction de la dépense publique. Suppression d'un tiers des régions et "digestion" des départements par les métropoles sont désormais évoquées comme de grands progrès par les dirigeants du conseil de simplification et du gouvernement. En Grèce, au plus fort de la crise, c'est à une réduction drastique de la démocratie que nous avons assisté sous l'impulsion de la troïka, par le biais du programme Kallikratis (réduction du nombre de mairies de 2/3, passage de 57 départements à 13 régions et compression des budgets des autorités locales…). Pour les marchés financiers, la démocratie locale est un obstacle, une perte de temps, une dépense inutile. Les services publics locaux assurant la réponse aux besoins quotidiens et la solidarité, eux, sont devenus une cible pour contenter les appétits du MEDEF. La décentralisation est désormais aux oubliettes avec la démocratie locale, tandis que l'Etat se réorganise autour de grands duchés.
Nos institutions sont en train de connaître des évolutions radicales que les citoyennes et citoyens se voient imposer. Ces évolutions éloignent les élus des citoyens, orientent les choix politiques autour des désirs des marchés, réduisent les espaces d'intervention démocratique. Il ne doit pas y avoir de modification de la démocratie sans démocratie et toute décision doit être prise par les citoyennes et citoyens concernés eux-mêmes. Nous appelons les citoyens et leurs élus à s'élever contre ces atteintes à la démocratie et à la souveraineté populaire.