Elections


Les Français vont siffler la fin de la récréation sondagière aux cantonales

Nicolas Sarkozy en courant après les idées nauséabondes de Marine Le Pen fait bouillir la marmite des sondages. Et l'odeur qui s'en dégage est pestilentielle. Mais il n'y a pas que les sondages dans la vie, il y a d'abord les élections. Et justement les cantonales auront lieu dans 2 semaines sur tout le territoire national. Je suis certain que les Français vont siffler la fin de la récréation sondagière. Je les appelle à s'occuper eux-même de la situation politique en battant partout les candidats de la droite et de l'extrême droite et en plaçant au plus haut les candidats du Front de Gauche.


Front de gauche : « Une véritable alternative » RL : Politique élections cantonales – Républicain Lorrain du 17 Février 2011 (Réunion du 12 Février 2011)

Cliquez sur l'image pour l'agrandirLe Front de gauche a choisi Villerupt pour présenter ses candidats aux élections cantonales en Meurthe-et-Moselle. Revue de l’ensemble des troupes.
Nous sommes prêts à aller tracter, à aller coller. » Philippe Spillmann, porte-parole de la Gauche solidaire du Pays-Haut, motive les troupes. Samedi après-midi, la plupart des candidats du Front de gauche aux élections cantonales, des 20 et 27 mars prochain, étaient à Villerupt pour une présentation officielle des duos qui partent en campagne en Meurthe-et-Moselle.
Si au niveau national le Front de gauche comprend trois composantes, le Parti communiste, le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire (composé d’anciens du NPA), en Lorraine le cadre est plus large. La Jeunesse communiste, la Gauche alternative, la Gauche solidaire du Pays-Haut, le Mouvement pour une éducation populaire (dissidents d’Attac) ont rejoint le mouvement. Dans la quasi-totalité des cantons (18 sur 22), le Front de gauche présente des candidats.
Parmi eux des visages incontournables du Pays-Haut : Jean-Pierre Minella sur le canton de Homécourt depuis 1998, Alain Casoni sur Villerupt, Laurent Righi sur Herserange ou encore Michel Mariuzzo sur Audun-le-Roman. «  Nous voulons continuer à peser sur la politique de la majorité départementale, à gauche depuis 1998 », souligne Alain Casoni, également maire de Villerupt.
L’élu insiste sur l’enjeu que représentent ces élections sur le territoire : «  Continuer à répondre au mieux aux besoins du territoire, maintenir le cap des orientations de progrès, continuer à défendre des valeurs humanistes » et au niveau national «  voter Front de gauche aux cantonales, c’est exprimer le choix d’une véritable alternative d’ici les élections présidentielles de 2012 ».
Profils et âges variés
Éducateur, étudiant, avocate, journaliste à la retraite, ouvrier, du monde associatif ou déjà élu de longue date… à la présentation des candidats, Philippe Spillmann fait remarquer «  les profils et les âges variés ». Mathieu Potrowski, éducateur, part sur Nancy-Est avec l’envie de «  porter les aspirations des couches populaires ». Nathalie Toussaint, travailleur social, suppléante de Jean-Pierre Minella, fait ses premiers pas dans la politique. Le duo Olivier Tritz-Manuela Ribeiro, qui part sur le canton de Conflans-en-Jarnisy, représente l’union entre le Parti communiste et Europe écologie-Les Verts… Les courants politiques sont divers. Et le choix de Claude Blaque, du Parti socialiste, qui a décidé de rejoindre le mouvement, a également attisé la curiosité. L’homme se présente sur le canton de Tomblaine et justifie son choix, le mettant en perspective avec les prochaines élections présidentielles : «  Nous devons être capables de construire ensemble un projet de transformation sociale et sortir du système capitaliste financier. »
V. I.
Publié le 17/02/2011


Chassaigne, le petit poucet auvergnat face à l’ogre médiatique Mélenchon

CLERMONT-FERRAND — Malgré sa carrure imposante, André Chassaigne fait figure de petit poucet face à Jean-Luc Mélenchon dans la course à l'investiture du Front de gauche pour la présidentielle, mais le député PCF du Puy-de-Dôme, en plein labourage de terrain, croit toujours en ses chances.
Face à l'ogre médiatique Mélenchon, M. Chassaigne, 60 ans, pâtit d'un énorme déficit de notoriété. "Qui? André Châtaigne?", demandait une communiste dans les allées de la Fête de L'Humanité en septembre, alors que caméras et photographes se pressaient autour du candidat tout juste déclaré.
Depuis, le député qui peste contre les télévisions et radios nationales qui le snobent, poursuit son tour de France, avec l'ambition de "créer du bouillonnement démocratique" et de "porter la démarche collective" du FG au lieu de "fabriquer des ego".

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Vote des étrangers aux élections locales : des lycéens enquêtent 2

Des lycéens ont réalisé ce documentaire sur le droit de vote des étrangers. Il s’appelle Citoyens de l’ombre : “Une classe de première en section Economique et Sociale va s’intéresser à un sujet demeurant délicat pour la classe politique française : « Le vote des étrangers aux élections locales ». Sous forme d’un film documentaire les élèves vont enquêter auprès de citoyens, d’ hommes politiques, de journalistes et s’interroger eux-mêmes sur cette question.

On remarque que les lycéens, en général favorables au vote des étrangers, ne parviennent pas à interviewer des personnes qui seraient opposées à ce droit de vote. Celles-ci se dérobent, comme si elles avaient honte de leur opinion.

L’esquive des urnes dans les quartiers populaires

Les habitants des quartiers populaires ont-ils renoncé au vote ? Lors des dernières élections régionales, l’abstention y a atteint des sommets. Dans certaines villes, comme à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), elle a grimpé à 64,1 %. Un mois après, l’Humanité est retournée sur place pour donner la parole à ces citoyens.

Ce jeudi après-midi, la maison de quartier Floréal, située au pied des tours, au nord de Saint-Denis et en bordure du parc de La Courneuve, semble bien calme. Ici, le taux d’abstention a atteint 71,46 % au premier tour des élections régionales, 67,49 % au second. À l’entrée, deux jeunes fument une cigarette. Un peu réticents à parler du vote, Alexis et Jean-Marc finissent par se lâcher sur la situation des jeunes de la cité Floréal. Le premier, âgé de vingt ans, n’a pas voté. « Moi je suis franco-portugais. J’ai la nationalité française, mais c’est surtout que je travaillais dimanche au restaurant… » Jean-Marc, lui, s’est rendu aux urnes mais uniquement au premier tour, car dit-il, « il y avait plus de choix qu’au second. De toute façon, ils font leurs petites alliances et tout est joué d’avance ».

Dans le hall de la maison de quartier, pendant les cours de soutien scolaire dispensés par des étudiants, nous croisons le chemin de Laurence, mère de famille et présidente d’une association de danse. Laurence vit à Floréal depuis 1967. Elle y a donc passé son enfance. « Je ne suis pas allée voter parce que je travaillais. Et puis, de toute façon, ça ne change rien à nos vies. Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il y a beaucoup d’étrangers qui ne peuvent pas voter. Pour les autres, ils sont comme moi. Ils ne voient pas l’intérêt de voter. » Pour cette habitante pourtant très investie dans la vie associative, ce désintérêt va de pair avec une dégradation constante des immeubles depuis environ six ans. « Avant dans le quartier, les gens s’engageaient dans le bénévolat. Les retraités faisaient de l’aide aux devoirs. Les enfants allaient dans les bibliothèques. Il y avait un vrai souci de la collectivité. Maintenant, c’est chacun pour soi. Même dans les quartiers, les gens sont devenus individualistes. »

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La candidature fromage-qui-pue

Mélenchon fait un pas de plus vers la présidentielle 2012
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG), fait un pas de plus vers la présidentielle de 2012, se disant "capable" d'être le candidat commun du Front de gauche, mais le PCF, son principal partenaire, ne l'entend pas de cette oreille.
Beaucoup plus médiatique que sa "camarade" Marie-George Buffet (PCF) malgré ses critiques acerbes envers les journalistes, l'eurodéputé – qui ne cache pas son ennui au Parlement européen – compte bien jouer sa carte après les bons scores du Front de gauche aux européennes et aux régionales.
2012 ? "Je m'en sens capable. Dans la crise, c'est l'heure des personnes qui ont du caractère, pas des fromages pasteurisés ou des poissons lyophilisés", assure lundi dans Libération celui qui aurait déjà voulu représenter le FG aux régionales en Ile-de-France à la place du discret numéro deux du PCF Pierre Laurent.
S'il "refuse d'entrer dans les habits de l'homme providentiel", l'ancien ministre de Lionel Jospin ajoute : "pour autant, arrêtons de flinguer une personne dès qu'elle semble se distinguer. Je suis prêt à être utile", dit-il, fort d'un sondage Ifop sur la présidentielle fin mars, le donnant à 6%, devant Olivier Besancenot (NPA) à 5%.
 

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