Fête de l’humanité, fête de la solidarité, fête de l’amitié, fête de la liberté.
Comment ne pas y aller ?
Ce n’est pas Lourdes, pourtant ça reste un pèlerinage, pas naïf, nous savons, qu’il n’y aura pas de miracles. Pourtant, cette fête, à quelque chose de surprenant.
Quand tu y arrive, tu vois tout ce monde, qui marche en direction de l’entrée, comme s’il était attiré.
Il y a déjà de la musique, en plus il fait beau, et chaud, une journée d’été.
Que de monde, tu te dis, mais comment se fait-il, que nous ne faisons pas, de bons scores aux élections ?
Ça se bouscule, mais ça dit « pardon », pas un mot, plus haut que l’autre.
Ça ri, et tu as l’impression que celles et ceux qui sont là, sont heureux, très heureux d’être présent.
Cette année, j’y suis allé avec mes deux fils, Thierry et Julien, ça ne fera que deux Marx en plus, en tout il y en aura quatre, avec notre cher Karl, eh oui, il plane sur la fête, et ça, depuis 80 ans.
Le CHE, aussi est là, il supervise de là où il est, la fête.
Nous gardons nos repères, et c’est super.
Il y a celles et ceux qui y vont pour le côté politique.
Celles et ceux, qui y vont pour la « bouffe », des repas d’enfer, pour presque rien.
Il y a celles et ceux, qui y vont pour les spectacles, et celles et ceux qui y vont parce que la fête de l’humanité c’est chez eux, dans un autre monde, le monde, où tu sens que le mot partage est un des termes, maître de la fête.
C’est vrai, que tu es chez toi, tout le monde parle comme toi, pense comme toi, et fait comme toi.
A la grande scène, les artistes défilent, cette fois nous sommes à l’heure de l’hommage à Jean FERRAT, un monde fou, qui fait dire à ce cher ami de SARKO, que jamais, il n’y a eu autant de monde un samedi après-midi, à la fête de l’Huma.
Ce à quoi je réponds, mon cher Drucker, il faut venir plus souvent à la fête de l’huma, et vous verrez, que chaque samedi après-midi, il y autant de monde.
Puis dans cette fête, tu voyage, tu vas de l’Algérie au Maroc, puis à Cuba, au Pérou, au Chili, en Palestine, en Italie, à la Martinique, à la Réunion, tu as cette impression de faire un tour du monde.
Le soir, quand tu te promènes dans cette partie de la fête, tu entends, dans chaque stand, une musique différente, une mélodie venue d’ailleurs, tu sens des odeurs hétéroclites, si tu t’écoutais, tu ne ferais que de manger, et d’écouter ces chansons, ces sons, ces paroles, qui te vont droit au cœur.
Oui la fête de l’humanité est un pèlerinage, ça te redonne l’envie, ça te booste, ça te requinque.
Il le faut bien, aujourd’hui avec tout ce qui se passe, tout ce qui est dit, tout ce qui est voté, il nous faudra beaucoup de courage, et la fête, c’est un peu l’EPO des coureurs.
Puis il y a tous ces discours que tu entends, des paroles qui te disent, enfin, un rassemblement à gauche, de la gauche, un rassemblement pour battre cette droite dévastatrice en 2012.
Faut-il encore, que les mots, deviennent des actes !
C’est à nous, qu’il revient d’en faire des faits, oui à nous, car si nous ne participons pas aux luttes, aux réflexions, nous laissons la voie libre, aux dirigeants.
Non pas, que je me méfie, mais avec le temps, je me dis, que c’est nous les adhérents, les gens de gauche, la base qui feront changer les choses.
Le wee kend se termine déjà, oui déjà, pourtant tu es cassé, tu as fait des kilomètres sans t’en rendre compte, mais, comme tu es content d’être venu, tu regardes déjà les photos que tu as prises, et tu as la tête plein de souvenir de cette fête de l’humanité 2010.
Un bon cru.
A l’année prochaine !