Réagir ! Agir !

Le billet du jour : Je suis pour que le monde du partage remplace le partage du monde.

MOI_p« Indignez-vous ! » Était le titre de ce fascicule écrit par Stéphane Hessel, un livret lu dans le monde entier.
Indigne-toi, indignons-nous, indignez-vous, mais aujourd’hui est-ce suffisant d’être indigné ?
Bien sûr que nous sommes pour la plupart indignés de ce qui se passe dans notre société, bien sûr que je suis indigné, de voir mes semblables aller vers des situations de survie, et je ne suis pas, et nous ne sommes pas à l’abri, demain ce sera peut-être notre tour, car c’est bien de cela dont il faut parler, de survie.
Ce n’est plus de l’indignation, mais de la révolte dont il s’agit. De la colère, parce que dans ce monde il y a tout pour que nous puissions vivre dignement.
Il suffit de prendre les besoins où ils sont, il suffit d’avoir un peu d’humanisme, il suffit de partager, oui partager et non accumuler.
Alors aujourd’hui je ne suis plus indigné, mais révolté, offusqué d’entendre ce que j’entends, choqué de voir ce que je vois, dégoûté de devoir prendre cette route qui ne nous mènera à rien.
Stéphane Hessel était un résistant, il a connu les camps nazis, il a vécu l’époque de cette guerre dont on dit aujourd’hui lors de chaque commémoration qu’il ne faut plus que ça recommence.
Recommencer quoi ? La guerre ? Elle n’a jamais cessé, elle a toujours existé et dans ce monde où certains veulent tout, absolument tout, la guerre n’a jamais cessé.
Certes, sur notre continent nous n’entendons pas les fusils, ni les bombes, mais de voir un de nos semblables s’immoler par le feu, de voir nos identiques pointer par millions au pôle emploi, sans savoir que des centaines se suicident sans que l’on nous le dise, de voir et de constater chaque jour toutes celles et tous ceux qui avec des enfants font la manche pour survivre ne m’irrite plus, mais me mortifie.
N’est-ce pas une guerre tous ces états de fait ? N’est-ce pas une guerre de l’usure que nous subissons ? N’est-ce pas une guerre voulue pour nous réduire à une époque où beaucoup ont donné pour que cela change ?
Toutes ces femmes, tous ces hommes qui ont donné leur vie pour une société plus juste, une société de partage, de fraternité, d’égalité doivent aujourd’hui se retourner dans leur tombe.
Se sont-ils battus pour rien ?
Je n’irais pas jusque-là, mais si nous ne réagissons pas, si nous n’agissons pas, leur combat aura été éphémère, car les acquis obtenus par toutes ces luttes disparaissent petit à petit. Il ne faut pas être aveugle pour le constater.
Alors aujourd’hui que faut-il faire ? Prendre les armes ? Non ! Il nous suffit d’exiger de refuser cette politique basée que sur l’argent, basée que sur les profits.
Nous n’avons pas ce droit de laisser faire, demain ce monde appartiendra à nos enfants, nos petits-enfants, à notre jeunesse, notre rôle n’est-il pas de les protéger ? De leur donner autre chose de ce que nous vivions actuellement ? De leur donner un avenir serein ?
Je ne suis pas Stéphane Hessel, très peu de personnes liront ce texte, il n’aura pas l’influence que la brochure de celui-ci a eu, eh oui ! Dans ce monde sans partage, quand tu es un petit, très petit, tu n’es pas entendu, tu n’as pas d’écoute, tu parles dans le vide, tu parles, et tu écris pour toi, pourtant, même petit, très petit, n'aurions-nous pas, n’aurais-je pas le droit à l’expression ? N'aurions-nous pas, n’aurais-je pas la compréhension et la visibilité des choses de ces grands, de ces très grands qui nous plongent chaque jour de plus en plus dans la misère ?
Dans ce monde il y a des petits et des grands, et ces petits et ces grands sont tous des humains, où est la différence ?
La différence se situe dans la manière de voir les choses, je suis pour le partage, ils ne le sont pas.
Pourtant répartir les richesses dans ce monde sans pitié est devenu une urgence, une priorité, et c’est à nous, les petits que nous sommes à la sommer. Oui à nous ! Car nous sommes les plus nombreux, nous sommes la majorité, et parce que le monde bouge, nous devons bouger, nous soulever, nous révolter pour qu’enfin le changement soit pour demain.
N’attendons pas après celles et ceux qui nous gouvernent, ils ne feront rien pour nous sortir de cette guerre sociale, bien au contraire !
Si changement doit avoir lieu, cela doit être notre affaire, c’est à nous de le réaliser, ailleurs cela s’est déjà fait !
Je suis pour que le monde du partage remplace le partage du monde.
Je suis pour que le mot « indigné » soit remplacé par des faits, pourquoi pas une révolte citoyenne faite dans la modernité, remplaçons payer, par ne pas payer, remplaçons acheter, par ne pas acheter, remplaçons faire, par ne pas faire, remplaçons austérité, par abondance, remplaçons fatalité, par volonté.
Ensemble, toutes et tous collectivement, nous le pouvons !
Et si nous le pouvons, pourquoi attendre, faisons-le !

Laisser un commentaire


%d blogueurs aiment cette page :