goodyear-amiens_0Dans une lettre infamante adressée à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif,  Maurice Taylor Jr. , PDG du groupe américain Titan international, s'en prend aux salariés de l'usine
Goodyear à Amiens-Nord. Un « syndicat fou », avec des « soi-disant ouvrier » qui « touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures ». Cette lamentable provocation, doublée d'une xénophobie assumée à l'encontre des salariés français, est révélatrice de la conception du "dialogue sociale" de l'industriel américain. Vilipendé à tort par nombre de commentateurs, la CGT avait donc bien raison de se méfier du candidat à la reprise soutenu par le gouvernement français.
Au lieu d'amuser la galerie à coup de repreneur bidon, l'heure est à demander des comptes à Goodyear qui a cessé d'investir dans l'usine depuis 2000 malgré de larges bénéfices. Plus que jamais, l'urgence commande une loi interdisant les licenciements et donnant des pouvoirs nouveaux aux salariés. En plus de maintenir l'emploi, elle aura un autre effet, celui de se protéger d'un capitalisme de vautours qu'incarne, jusqu'à la caricature, la multinationale américaine Titan.