Endogamie dans la tribu des politiques et journalistes ?

Ce n’est un secret pour personne, la classe politique et les journalistes, forment une espèce de microcosme au sein duquel le linge sale se lave en famille… A l’occasion de l’affaire DSK, l’émission Médias Le Magazine du 22 mai 2011, se penche sur les questions d’endogamie et d’omerta, qui sont le lot commun de cette tribu politico-journalistique. Autour de Thomas Hugues sont présents : Vanessa Schneider (Grand reporter à Marianne), Christophe Barbier (Directeur de la rédaction de L’Express), Jean Lesieur ( Directeur de la rédaction – France 24) et Thierry Thuillier (Directeur des rédactions – France télévisions).
Vanessa Schneider confirme d’emblée que les femmes journalistes sont régulièrement confrontées aux avances pressantes des hommes politiques. En ce qui la concerne, elle dit ne pas être gênée dans l’exercice de son métier, à condition de savoir se protéger. Elle précise que si des journalistes avaient eu connaissance d’actes délictueux, de violence ou de harcèlement, concernant Dominique Strauss-Kahn, il aurait fallu en parler. Thomas Hugues évoque tout de même le cas de Tristane Banon, qui expliquait dans une interview donnée à AgoraVox en 2008, qu’elle avait subi une agression de la part de DSK en 2002. En précisant qu’elle n’avait pas porté plainte à ce jour.

Thierry Thuillier explique ensuite que les journaux de France Télévisions n’ont pas traité ce sujet, car aucune plainte n’avait été déposée contre Dominique Strauss-Kahn. Pour sa part, Thierry Thuillier dit, à l’instar de Vanessa Schneider, n’avoir jamais entendu parler d’actes délictueux, de violence ou de harcèlement reprochés à DSK.
Quant à Jean Lesieur, il juge hallucinant d’entendre Alain Duhamel (Editorialiste sur RTL) dire qu’il venait juste de "découvrir cette facette du personnage Dominique Strauss-Kahn", alors que sur RTL un humoriste comme Laurent Gerra, essaie de faire passer DSK pour un obsédé sexuel, depuis des mois et des mois. D’après Jean Lesieur, les journalistes ont laissé aux humoristes le soin de s’attaquer au cas Dominique Strauss-Kahn… ( en 2009 déjà : DSK se fâche contre Stéphane Guillon )
« On oublie que la vie privée d’un homme politique qui se présente au suffrage des électeurs a forcément une influence sur la vie publique. »
Christophe Barbier revient brièvement sur l’affaire Mitterrand-Mazarine pour ensuite s’intéresser à une autre affaire DSK, celle de Piroska Nagy en 2008. Pour Christophe Barbier, malgré la publication du témoignage de Piroska Nagy, "on n’a pas voulu l’entendre" ; "Parfois les gens ne veulent pas voir". Suite à cette publication, le directeur de la rédaction de l’Express, mentionne quand même quelques coups de fil des communicants pour faire pression…
Pour finir, les interventions grotesques des défenseurs de DSK sont évoquées : Jack Lang ("Il n’y a pas mort d’homme…"), BHL ("DSK n’est pas un justiciable comme les autres…") et Jean-François Kahn ("Un troussage de domestique…") dont l’épouse était témoin au mariage DSK-Anne Sinclair en 1991. Le monde des politiques & journalistes est décidément tout petit…

 

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