AMBITION SOCIALE…

Les revendications salariales reviennent au premier plan malgré les leurres largués par l’appareil UMP : un jour d’hypothétiques primes, un autre la tentative d’opposition entre salariés mal payés au smic et titulaires du RSA qui survivent misérablement. La question sociale sera au cœur de l’année qui vient. Elle est l’enjeu à vif qui suscite des colères que certains s’acharnent à dévoyer vers l’extrême droite. Elle constitue aussi l’écueil que voudraient éviter les tenants de politiques sociales-libérales, au point que la fondation strauss-kahnienne Terra Nova propose à la gauche de délaisser le sujet – et les couches sociales (ouvriers, employés…) qui y sont le plus sensibles – pour un discours vague sur les valeurs. Ce serait laisser le champ libre à l’imposture lepeniste ou aux mirages sarkozystes, et finalement vider la gauche de sens.
Au-delà des échéances présidentielle 
et législatives, la tentative 
de reléguer au second rang les préoccupations sociales et l’impératif de progrès dans ce domaine apparaît comme un choix 
de civilisation. Les ténors 
de l’UMP veulent châtier 
les pauvres d’être pauvres 
et les rendre responsables 
du sort que de riches patrons ont décidé. 
Les libéraux en cour répètent que 
la rémunération du travail est toujours trop forte. Les dépenses utiles à l’intérêt général (services publics notamment) seraient à compresser et les dividendes à libérer… Voilà à quoi se réduiraient les « valeurs universelles » que le président de la République prétendait « faire vivre » !
L’aspiration à changer 
la vie, le travail, l’entreprise s’exprime de multiples manières, quelquefois douloureuses ou tragiques. Elle tape 
à la porte sans attendre 
les prochains scrutins.

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