Profits fabuleux des banques et des entreprises du CAC 40 : mais où passent ces centaines de milliards ?

«Société Générale : profit multiplié par six » titre le journal financier « Les Echos » du 17 février. Le journal annonce aussi que le résultat de la banque BNP-Paribas est le plus important de son histoire, légèrement supérieur à son année record de 2007. Le PDG lui-même vient d’annoncer qu’en 3 ans les fonds propres ont doublé, passant à 68 milliards d’euros. Ainsi cette banque avoue avoir engrangé en 1 an 34 milliards de plus que l’année précédente !
Comme la Société Générale, elle a multiplié son profit par 6 !

Deux banques seulement et des dizaines de milliards accaparés. En ayant à l’esprit que le budget national de la France est de 360 milliards, faites le compte : à elle seule la BNP-Paribas a empoché l’équivalent de presque 10% du budget français !
Ces centaines de milliards accaparés sont utilisés au profit exclusif du capitalisme. A l’image des banques, les sociétés du CAC40, à elles seules, ont réalisé des profits fabuleux. Ceux de CAPGEMINI ont bondi de plus de 50%, ceux de SCHNEIDER de 100%, ceux d’ARCELOR-MITTAL ont été multipliés par 18 ! C’est le produit du travail des salariés qui est ainsi accaparé et détourné.
Où passent ces sommes énormes ?
Pas d’argent pour augmenter les salaires, les retraites ? Pas d’argent pour créer des emplois ?
Jamais en France et dans le monde, les écarts entre les profits capitalistes et les salaires des travailleurs n’ont été aussi importants. Et cela s’aggrave.
Ces centaines de milliards sont également détournés de la production nationale. Les investissements directs à l’étranger (IDE) atteignent plus de 60% de la production intérieur brute (PIB) française. Ils atteignent 400 milliards, soit une somme plus élevée que le budget national.
Ces entreprises augmentent leurs effectifs dans le monde en même temps qu’elles suppriment des centaines de milliers d’emplois dans notre pays. Par exemple les banques françaises ont investi 18 milliards en Egypte, soit le double d’il y a 4 ans.
«La France va dans la bonne direction mais doit aller beaucoup plus loin, il faut de nouvelles mesures de redressement » vient de déclarer le Président de la Cour des Comptes qui vient de remettre son rapport annuel à Sarkozy. Cette institution « exige » du gouvernement « de mettre en œuvre des réformes beaucoup plus ambitieuses que celles annoncées ». C’est ce que Sarkozy a annoncé, la Cour des Comptes ne fait que le confirmer. Le Président estime que « geler au moins pendant trois ans le salaire des fonctionnaires » s’impose.
Mais qui est donc le Président de cette Cour ? C’est un certain Didier MIGAUD, un dirigeant socialiste ! Personne ni au PS ni ailleurs, n’a condamné si peu que ce soit les propos de ce personnage.
Une fois de plus la preuve est faite que ce n’est pas avec gens-là et leurs alliés que les choses changeront.
C’est seulement l’action des peuples, unis contre le capital, qui le contraindra à reculer.

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