Prix Nobel de la paix : le désarmement enfin à l’ordre du jour

nobel_1Le Parti communiste français se félicite de l'attribution du prix Nobel de la paix 2013 à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et du choix du jury pour une organisation internationale qui œuvre au désarmement et à la paix dans le monde.
Ce prix récompense une organisation vouée à la mise application de la Convention internationale d'interdiction des armes chimiques de 1993 dont 190 États sont parties, et prend tout son sens après la résolution sur la destruction des armes chimiques en Syrie adoptée par la 68e Assemblée des Nations unies. Ce geste appelle à étendre au plus tôt ce processus à toutes les zones de la planète où ces armes existent, et à s'engager maintenant résolument contre toutes les armes de destruction massive et dans le désarmement nucléaire.
Ce prix Nobel de la paix 2013 est aussi une reconnaissance du poids des opinions publiques contre les escalades militaires et, au-delà, de la volonté des peuples de démilitariser et pacifier la planète, de combattre les inégalités sociales sources d'humiliations et de violences et de s'engager dans la voie du développement et du partage.
Récompenser aujourd'hui une organisation comme l'OIAC, dont presque tous les pays du monde sont membres, contribue à conforter le multilatéralisme comme mode d'élaboration collective des solutions politiques et diplomatiques, et le droit international.

Tarif de l’énergie : des hausses prévues en juillet

gazetages_0Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 0,5% pour les ménages au 1er juillet, leur première hausse depuis janvier, d'après un arrêté paru dimanche au Journal officiel. Les tarifs de l'électricité seront quant à eux révisés en juillet par le gouvernement, et là, la note s'annonce plus salée pour le consommateur.
Bien que le numéro deux de GDF Suez, Jean-François Cirelli, avait prévenu, fin mai, qu'il n'y aurait pas de majoration et que les tarifs resteraient "stables" début juillet, une "hausse de 0,5% au 1er juillet est prévue" pour plus de 80% des 11 millions de foyers français, a fait savoir la ministre de l'Ecologie et de l'énergie, Delphine Batho, dans un communiqué. Augmentation confirmée d'après un arrêté paru ce dimanche au Journal officiel.
Cette légère hausse est la première enregistrée depuis janvier, grâce à la réforme des tarifs du gaz mise en place fin 2012 par Delphine Batho, qui avait déjà conduit à une indexation plus forte sur les prix de marché. Après une envolée de 80% entre 2005 et début 2013, les prix du gaz ont reculé de 0,5% en février, 0,3% en mars, 0,6% en avril, et après une pause en mai, de 0,6% en juin.
Une nouvelle formule de calcul a allégé la note

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Privatisation : le cas exemplaire de l’eau

A tous les résistants du Nouvel Ordre Mondial, intéressez-vous aussi à qui vous fournit de l’eau à votre robinet ! C’est un sujet très symbolique et formateur. Tous les ingrédients sont réunis : pour/contre la privatisation, intérêt général vs intérêts privés… Ce sont des grands groupes français qui ont été leaders de la privatisation de l’eau au niveau mondial (et non des groupes américains).
Pour avoir une première compréhension sur le sujet, voir ce documentaire de 2010 ’Water makes money’ :

https://www.youtube.com/watch?v=7wbXe5DQgZQ

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Hausse des tarifs du gaz : « coup de canif dans le pouvoir d’achat des français »

Après la très faible revalorisation du SMIC, la hausse des tarifs du gaz, même limitée à 2% comme l'a annoncé Jean-Marc Ayrault, est un coup de canif dans le pouvoir d’achat des français. Elle aggrave la situation déjà alarmante de 3.8 millions de familles en précarité énergétique.
Déjà depuis 2004, à l’ouverture du capital de Gaz de France, le prix du gaz a augmenté de 60 % dont 20% entre avril 2010 et avril 2011. Pourtant le groupe GDF Suez a versé 3.3 milliards de dividendes en 2012 à ses actionnaires, ce qui représente un taux de distribution de 83 %. Actionnaire à 35 % l'État peut s’opposer, au conseil d’administration, aux décisions abusives et contraires au développement d’un vrai service public et aux besoins des populations.
Le PCF rappelle que les sénateurs communistes ont fait voté en décembre dernier un amendement visant à ce qu’une commission pluraliste composée d’élus, d’usagers, de représentants des salariés du secteur et du ministre chargé de l’énergie soit créée afin d’étudier la formule tarifaire du gaz. Cette commission fixerait les tarifs réglementés afin de pouvoir mesurer les écarts entre les coûts réels d’approvisionnements et les formules de fixation des tarifs. Le PCF revendique donc un gel des tarifs d’ici là.

Hausse des prix de l’essence : Fillon, nouveau VRP de Total

En pleine hausse de l'essence et pendant que des millions de Français s'apprêtent à partir en vacances, François Fillon a choisit son camp : celui du patron de Total, Christophe De Margerie qui a annoncé des hausses futurs des prix du carburant à la pompe. Pour le Premier ministre, et maintenant VRP du groupe pétrolier français, les propositions visant à stabiliser les prix et taxer les super-profits sont « démagogiques » et « sans aucun sens ». Les rendez-vous annoncés en grande pompe entre le Ministre Baroin et le PDG de Total ne sont donc que de la gesticulation visant à calmer une opinion publique mécontente. Les Français sont de plus en plus las d'un gouvernement incapable d'imposer sa volonté aux puissants. Le PCF dénonce cette collusion et demande l'instauration d'un prix maximum à la pompe, la diminution de 5 % de la TIPP sur les produits pétroliers et le financement de ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.

Accord contre la hausse des prix alimentaires : le gouvernement joue l’intox

Le ministre de l'agriculture a réuni ce matin les représentants des producteurs, transformateurs, et distributeurs au sujet de la flambée du prix de céréales et de la hausse des prix de viandes. Surfant sur l'inquiétude réelle des consommateurs qui payent au prix forts les denrées alimentaires depuis des mois, on aurait pensé qu'à l'issue de cette rencontre, le gouvernement prendrait des mesures à la hauteur des enjeux.
Ce dernier se contente de se féliciter de sa proposition d'accords volontaires entre les parties pour une meilleur réponse de la volatilité des cours des matières premières agricoles qui ne règle en rien les prix payés à la caisse par les consommateurs.
En effet, la viande est devenue un produit de luxe pour les classes populaires, pendant que les éleveurs, du fait de l'envolée des prix des aliments du bétail se retrouvent sur la paille. Dans le même temps, les géants de l'agroalimentaire et la spéculation financière s'engraissent sur les terres et les céréales, la grande distribution pratique son diktat sur le ticket de caisse.
Dans cette situation de vie chère, des mesures immédiates s'imposent.
• La création de stocks de sécurité alimentaire en France, en Europe pour lutter contre la spéculation. – L'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat
• La répartition de la plus-value au sein des filières agroalimentaires
• L'encadrement des marges et pratiques de la grande distribution

Energie: le gouvernement préfère EDF aux consommateurs

Le gouvernement a accordé une nette victoire à EDF, ce mardi, et posé les bases d'une forte hausse des tarifs de l'électricité après l'élection présidentielle de 2012, en fixant le prix de l'électricité nucléaire à 42 euros le mégawattheure (MWh) au 1er janvier prochain. Cette décision met en lumière le mensonge de la baisse des prix que devait amener l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie.
► Le contexte
La question très politique s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), une loi adoptée en novembre par le Parlement pour doper la concurrence sur un marché ultra-dominé par EDF. En vertu de ce texte, l'ancien monopole public va être contraint de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie). Pour qu'elle entre en application, il restait toutefois au gouvernement à fixer le prix de vente de cette électricité nucléaire, connue sous le nom barbare d'Arenh, pour Accès régulé à l'Electricité nucléaire historique.
Le patron d'EDF, Henri Proglio, se battait pour obtenir 42 euros/MWh, seuil en dessous duquel il estimait que son entreprise se serait fait "piller". Son grand concurrent GDF Suez réclamait, lui, 35 euros/MWh et rejetait d'un revers de main les demandes d'EDF, en les qualifiant d'"inacceptables".
Nicolas Sarkozy donne un coup de pouce à son copain Henri Proglio

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Marie-George Buffet contre la hausse du prix du gaz

La députée PCF, Marie-George Buffet, a vivement dénoncé le feu vert donné hier par la Commission de régulation de l’énergie à l’augmentation de 4,9 % du tarif réglementé du gaz à compter du 1er avril prochain. Rappelant que « la hausse du prix du gaz atteint 21 % pour la seule année écoulée », elle affirme que « cela ne peut plus durer ! » et que « le droit à l’énergie doit être assuré à tous et toutes ». L’élue de Seine-Saint-Denis dit enfin sa « disponibilité pour agir, dans la rue et au Parlement, avec tous ceux et toutes celles qui le souhaitent pour la refuser ».

Energie: des mesurettes pour limiter la flambée des tarifs

Le gouvernement tente de faire bonne figure face à la flambée des prix des énergies. Après s'être abstenu d'aller contre les hausses de l'essence et du gaz coup sur coup, il comptait dimanche, par la voix d'Eric Besson, de se rapprocher des consommateurs, ces électeurs en 2012. Le ministre de l'Energie a donc expliqué sur RadioJ vouloir revoir le mode de calcul des prix du gaz pour empêcher une nouvelle hausse au 1er juillet et, parallèlement, "mettre à contribution" les pétroliers pour juguler la flambée des prix des carburants.
"L'objectif du gouvernement est très clair: il est, dans un contexte de montée des prix de l'énergie au niveau international, de protéger le pouvoir d'achat des Français", a déclaré sans rire Eric Besson, alors que les tarifs du gaz ont augmenté en France de plus de 20% sur un an, et de plus de 60% depuis 2005.Le ministre de l'énergie a beau jeu de rappeler que ce n'est plus le gouvernement qui décide directement de l'augmentation des tarifs du gaz. Mais par un mécanisme mis en place par ses soins, c'est le groupe d'énergie GDF Suez, détenu à 35% par l'Etat, qui propose les tarifs depuis début 2010. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vérifie ensuite que les prix sont conformes à la formule de calcul. Mais le gouvernement peut "demander" à GDF Suez de ne pas appliquer la hausse.
Eric Besson annonce donc qu'il souhaitait un nouveau mode de calcul des tarifs du gaz "dans les semaines qui viennent", pour éviter une nouvelle hausse au 1er juillet dont le niveau de 7,5% serait "inacceptable" selon la formule actuelle. Il a dit avoir proposé au Premier ministre et au président de la République "de suspendre la formule actuelle et d'en adopter une nouvelle dans les semaines qui viennent", précisant que Matignon et l'Elysée devraient arbitrer "dans les jours qui viennent". L'ojectif étant de déconnecter les tarifs du gaz des transactions sur le marché à court terme, donc très fluctuantes.
Pour les tarifs de l'essence, Eric Besson a vite évacué la création d'un "tarif social de l'essence". Il s'en remet à une "contribution les distributeurs pétroliers" pour atténuer l'impact de la flambée des prix, sans livrer plus de détail sur cette (demi) mesure. Les prix à la pompe ont été tirés vers le haut ces dernières semaines par les révoltes en Libye et au Moyen-Orient qui ont fait flambé les cours du pétrole brut. Courant mars, le super sans plomb 95 avait atteint un record historique de 1,5179 euro/litre.