La commission européenne bloque une alternative concrète à l’austérité

La commission européenne vient de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne dont je suis l'un des promoteurs, avec 6 autres personnalités européennes*. Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », nous voulions porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Nous voulions au moyen d'une grande campagne dans laquelle nous récolterions 1 million de signatures de citoyens européens, favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.
Le motif de ce refus est consternant: « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ». Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour une peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêche toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir.
Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne. Avec le Parti de la gauche européenne et l'ensemble des forces politiques, sociales et syndicales qui cherchent une réelle issue à la crise, je continuerai par d'autres moyens à promouvoir une autre conception de l'Europe, au service des citoyennes et citoyens.

M E S

Le MES est le nouveau dictateur européen. Quand il veut, et aussi souvent qu’il veut, il peut simplement exiger des pays de la zone euro de payer des milliards d’euros sous 7 jours !!! Il peut ruiner un gouvernement en moins d’une semaine !!!

Nigel Farage – Un nouveau traité pour éviter les référendums

Rigueur : retraites, prestations sociales et Sécu dans le collimateur

Fillon vient d’annoncer le deuxième volet de son plan de rigueur. Et ce n’est qu’une petite étape devant rapporter 7 milliards d’euros, dans un plan global de 65 milliards d’ici 2016. Et c’est une nouvelle fois la solidarité qui est attaquée.
Accélération de la réforme des retraites
. L'application du passage de l'âge légal de départ en retraite à 62 ans devrait être avancée d'un an, soit 2017, ce qui a pour but de diminuer de 4,4 milliards d'euros les déficits des caisses retraites entre 2012 et 2016. Les générations nées entre 1952 et 1956 devront travailler quelques mois supplémentaires. Ce devrait être 8 mois de plus pour les salariés nés en 52.
Gel de l’indexation de l’augmentation de prestations sociales. Autrement dit, l’augmentation de certaines prestations sociales ne sera plus indexée sur l’inflation. Ce ne sera que de 1% l'an prochain, soit le niveau de la croissance, ce qui entraînera une nouvelle baisse du pouvoir d’achat. Ce sont les prestations familiales et les aides au logement qui seront touchées. L'augmentation aurait du être de 2,3% au premier janvier.
Un nouveau rabot est annoncé sur les dépenses de santé et de nouvelles niches fiscales seront supprimées. Sept cents millions d'euros d'économies supplémentaires seront réalisées sur les dépenses de santé et les "niches" fiscales seront réduites de 2,6 milliards supplémentaires.
Côté recettes, le taux réduit de la TVA sera porté de 5,5% à 7%, cela concernera la restauration, l'hôtellerie et les travaux du logement, mais non les produits de première nécessité, dont l'alimentation. Le gain estimé serait de 1,8 milliard d'euros. L'impôt sur les sociétés sera quant à lui majoré de 5% pour les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 250 millions d'euros. De même, le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts porté de 19% à 24%.
Enfin, mesurette symbolique, Fillon a annoncé le gel du salaire du président de la République et des ministres. Le plafond de remboursement des dépenses de campagnes électorales a également été réduit de 5%.
Voir les réactions à gauche à ces mesures : "le plan Fillon est une véritable provocation sociale"

Pour sortir l’UE de la crise, construisons une monnaie européenne de coopération

Les récentes déclarations de Jean-Claude Junker concernant le recours à des euro-obligations montrent que, face à la crise financière, les tabous des dirigeants néolibéraux européens sont peu à peu en train de tomber. Cela confirme la validité de la position du PCF qui n’a cessé d’affirmer ces derniers mois la nécessité d’une remise en cause de la dictature des marchés financiers.
Les prises de positions pour une sortie de certains pays de la zone euro sont irresponsables. L’attitude de Madame Merkel qui refuse le débat sur la monnaie européenne l’est tout autant et pourrait conduire à un éclatement de la zone euro qui aurait de très graves conséquences pour les peuples européens. Il est urgent d’ouvrir en grand le débat sur la monnaie européenne au sein de l’Union !
Pour sortir l’UE de la crise, le PCF propose de transformer l’euro en une monnaie européenne de coopération. Cela demande de réorienter radicalement le rôle de la BCE par une autre politique du crédit et par l’achat de titres de dette publique qui permettraient d’abonder un Fonds européen de développement social. Il s’agit ainsi de placer la création monétaire au service des besoins humains, de la promotion de l’emploi et de la formation et de l’extension des services publics.

Pierre Lellouche s’attaque au bouclier fiscal… avant de faire marche arrière

Lundi soir dans Mots croisés sur France 2, Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, a critiqué le bouclier fiscal, à la grande surprise du socialiste Pierre Moscovici. Il s’est dit favorable à sa remise en cause partielle, afin de faire contribuer les hauts revenus à la réforme des retraites.
A la question : "Nicolas Sarkozy a annoncé officiellement aujourd’hui que les hauts revenus seraient sollicités pour les retraites. Est-ce que le bouclier fiscal est mort ce soir ?", il a répondu : "Si on parle des 600 millions (d’euros) qui sont reversés et qui font l’objet des attaques incessantes de la gauche, effectivement, ce serait bien que ça aille aux retraites. C’est ma position personnelle."
Mais quelques heures plus tard, dans la nuit, Pierre Lellouche corrige sa position. Dans un communiqué, il indique : "Je me suis mal exprimé. Je ne visais que les hauts revenus et les revenus du capital qui bénéficient de la ristourne", ajoutant qu’il pensait que les "600 millions d’euros" cités pendant l’émission concernaient uniquement les plus riches bénéficiaires du bouclier fiscal. Autrement dit, pas question de remettre en cause son principe.
 Voici le débat d’hier soir dans son intégralité. Il portait principalement sur la crise européenne et l’euro. Etaient présents : Pierre LELLOUCHE, Secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, auprès du Ministre des Affaires étrangères et européennes ; Pierre MOSCOVICI, Député PS du Doubs, ancien ministre délégué aux affaires européennes ; Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député de l’Essonne, maire d’Yerres et président de Debout la République ; Jean-Marc DANIEL, Economiste, Professeur à l’Ecole des Mines de Paris et à l’ESCP Europe.
Durant le débat, on aura noté que Dupont-Aignan s’est fait traiter de populiste et d’extrémiste par Pierre Lellouche, qui a comparé sa rhétorique à celle de Jean-Marie Le Pen.

La position de Pierre Lellouche Le débat dans son intégralité

Le plus grand cataclysme économique de l’histoire humaine !

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Pour ceux qui ne comprennent pas encore que 1929 était une partie de plaisir en comparaison de la destruction économique en cours, voici le graphique du centre de recherche de la Fed de ST Louis concernant la base monétaire US.
Vous remarquerez que tout s’est accéléré dans les années 70 (Vietnam, choc pétrolier) mais surtout au moment où le dollar a cessé d’être convertible en or (1971), devenu « flottant » (1973), c’est-à-dire déconnecté de toute réalité économique. John Connally, secrétaire au trésor, déclarait ainsi en 1971: « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème. »
Or, certains font semblant de croire que les USA vont s’effondrer sans rien faire. Leur puissance économique est détruite, certes, mais leur puissance militaire est intacte. Le pire est donc à venir en espérant que cela ne dégénère pas en troisième guerre mondiale menant l’humanité à sa perte.
Albert Edwards, responsable de la recherche à la Société Générale confirme (ce que j’annonce depuis 2 ans) que nous ne sommes pas dans une crise économique “classique”. Il emploie d’ailleurs le terme “Global Collapse”!
Pour ma part, il s’agit plutôt de la fin de notre système économique, un système pitoyable de captation des richesses par un petit groupe de prédateurs, un système déséquilibré qui transforme tout en exponentielle! Un système économique fonctionnant en circuit ouvert dans une biosphère fonctionnant en circuit fermé, de la folie !

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Emeutes en Grèce : Le peuple grec pris en otage entre les financiers spéculateurs et la répression du pouvoir politique. Et après, à qui le tour ?

Conversion douloureuse : Comparatif de l’évolution des prix depuis le passage à l’euro. En 8 ans, les progressions sont vertigineuses. Record absolu pour la patate avec un écart de 1435 %.