Villerupt


Rien n’arrête les militants du Front de Gauche du comité local de Longwy-Longuyon-Villerupt, même pas la pluie et le froid.

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec les amis (es) et camarades du Comité Local Front Gauche Longwy, sous la pluie Zone de Villers Eurostamp, action contre le Traité Budgétaire Européen 2012.

C'est sur les marchés, devant les entreprises, dans la rue, avec les gens, que cela se passe, pas ailleurs !


Lettre du Comité Local Front Gauche Longwy-Longuyon-Villerupt au Député Christian ECKERT – Circonscription Longwy-Briey.

Monsieur le Député,
Lors de la campagne électorale, le Président de la République avait pris l’engagement (engagement n°11 de ses 60 propositions) de renégocier le Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) dans l’Union Economique et Monétaire, dit Pacte Budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et 24 autres Dirigeants Européens le 2 Mars 2012. Il avait précisé lui-même les trois points clés de cette renégociation : la possibilité pour la Banque Centrale Européenne de financer directement les États, la mise en place d’euro-obligations pour que les Pays de la Zone Euro puissent emprunter solidairement, et des mesures de relance de la « croissance » en Europe.

A l’occasion du Sommet Européen réuni à Bruxelles les 28 et 29 Juin dernier, aucune de ces conditions n’a pu être réunies : seul un Pacte pour la Croissance comportant des mesures de libéralisations et de libre échange, l’obédience à de nouveaux règlements élargissant les pouvoirs de la Commission Européenne ou renforçant le contrôle des Pays de la Zone Euro en difficulté, et le déploiement de 120 milliards d’euros a été adopté en plus du Traité. Ce montant dérisoire (inférieur à 1% du PIB européen) est composé pour moitié de fonds structurels déjà votés et programmés, et pour moitié de prêts hypothétiques de la Banque Européenne d’Investissement pour des grands projets d’investissements privés dont on ne connaît encore rien.
Pourtant, la relance de l’activité économique en Europe est indispensable. Cela ne pourra pas se faire en adoptant le TSCG qui inscrira dans le « marbre » les politiques d’austérité, en interdisant définitivement tout déficit structurel supérieur à 0,5% aux Etats Européens. L’aide aux Pays en difficulté, prévue par le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), sera en outre conditionnée à l’application de plans d’austérité, de privatisation et de libéralisation, déjà à l’œuvre dans plusieurs Pays d’Europe et dont les résultats sont d’ores et déjà désastreux. La « crise de la Dette » est utilisée pour imposer l’austérité et mettre à mal les droits sociaux partout en Europe.
Le Front de Gauche affirme qu’il est possible de changer de logique économique et financière. Aucune politique positive sur le plan social et écologique ne peut se développer sans suspendre le chantage à la « Dette » par un véritable audit qui fasse apparaître la réalité et en vérifie le bien fondé éventuel.
Dans le même temps, un débat public s’impose et vous pouvez y contribuer en soutenant la convocation à un Référendum sur le futur Traité Européen.
Aussi, en tant que militants engagés ayant contribué à l’élection du Président Hollande et de sa majorité parlementaire, et surtout en tant que citoyens, nous souhaiterions connaître votre position sur les thèmes suivants :

(suite…)


Le billet du jour : Ils ont créé la misère, et ils ne veulent pas l’assumer ! Ça se passe à Villerupt…

Alors que nous vivons en pleine récession voulu par le système capitaliste et provoqué par nos chers financiers et nos banques, rien n’est fait pour stabiliser la situation du peuple, bien au contraire, on enfonce et on enfonce encore dans la misère celles et ceux qui rencontrent d’énormes problèmes.
J’en veux pour preuve une décision prise par une banque alors qu’une personne est inscrite à la Banque de France.
En effet, celle-ci ayant rencontré de gros et graves problèmes personnels, s’est à une époque endettée, au point où il a fallu monter un dossier de surendettement.
Aujourd’hui, cette personne essaie de s’en sortir, met tout en œuvre pour sortir la tête de l’eau.
Aussi, compte tenu de sa situation, la Banque de France a effacé sa dette.
Cette personne travaille sous un contrat CDD, elle avait droit au RSA avant de trouver son emploi, elle ne gagne que le SMIC, pas de quoi se pavaner et jouer dans la cour des grands.
Suite à la décision de la Banque de France, sa banque, une banque qui est connue, reconnue, et qui a, ou devrait avoir cette notoriété de mutuelle, a choisi de la « VIRER », de la « JETER » en tant que client, elle a 60 jours pour trouver une banque qui voudra bien l’accepter.
Certainement vexé, par la décision de la Banque de France, le directeur de cette banque n’a pas cherché à aider cette personne, il a choisi la répression bancaire.
Pourtant rappelez-vous, à un moment, c’était hier, lorsque que les banques qui s’étaient amusées avec notre argent, ont obtenu l’aide de l’État pour se refaire, l’État c’est nous et c’est avec notre argent, nos impôts que les banques ont été aidées.
Nous n’avons rien eu à dire, cela s’est fait tout naturellement, et pourquoi à cette époque, nous n’aurions pas eu ce droit de mettre en place une répression du peuple contre ces banques qui ont mis l’économie mondiale dans le « caca » ?
En Islande, ils ont mis les banquiers en prison !!
Chez nous c’est tout le contraire, ce sont celles et ceux que les banques ont mis dans la misère qui sont réprimandés !
Fort de café quand même !
Mais il y a pire, cette personne, avait contracté il y a déjà quelques années, une assurance vie, figurez-vous que ce placement qui rapporte à la banque peut être maintenu, et oui quand ça rapporte on garde, mais le petit compte courant où un SMIC entre tous les mois n’est pas rentable alors on jette, on élimine, on enfonce encore plus celle ou celui qui a besoin d’être un peu soutenu.
Cela ne peut plus durer de cette façon, nous devons réagir et agir contre ces agissements inhumains, nous sommes des clients et on nous doit le respect quel que soit les montants qui sont déposés dans notre banque. Il faut tout mettre en œuvre pour que cela cesse.
Il n’y a pas la place dans notre pays pour celles et ceux qui auraient le droit de… et celles et ceux qui n’auraient pas de droit du tout.
La décision d’effacer la dette a été prise par un juge, et si ce juge à décider d’alléger les problèmes de cette personne, le directeur de cette banque est tenu à faire respecter la loi et non la contourner pour faire ce que bon lui semble.
D’autant qu’aujourd’hui avoir un compte en banque est une obligation.
Je suis intervenu auprès de certaines personnes pour essayer de rattraper cet abus autoritaire de ce directeur de banque, je vais attendre ce qui va se passer dans les jours à venir, mais tout sera fait pour que cette personne puisse garder son compte dans cette banque où elle est cliente depuis plus de 20 ans.
Oui tout sera fait, car on n’enfonce pas un humain qui a des problèmes, on l’aide !
Soyez prêt à vous mobiliser, car ce n’est pas un cas isolé, apparemment d’autres ont subi le même sort, ils restent dans l’anonymat par peur, par entassement des problèmes qu’ils subissent, nous ne pouvons pas accepter ce genre de comportement.
ENSEMBLE, oui ENSEMBLE sauvegardons notre DIGNITÉ.


Billet du jour : L’été a démarré le 21 juin et il aura fallu attendre mi août pour s’en apercevoir !!!!

Enfin du soleil, de la chaleur, l’été est là ! Et bien là !
Canicule ou pas canicule ? Qu’est-ce que l’on s’en fout, il fait beau, le moral est au top, on peut déjeuner et dîner sur notre terrasse, on a sorti les parasols, et le soir loin dans la nuit tu discutes avec tes voisins. Dehors, oui dehors avec tes voisins.
Cela ne fait que quelques jours qu’il fait beau, et déjà certaines et certains se plaignent, que j’en entende une ou un seul, c’est un billet aller, en Sibérie, qui sera distribué.
Le soleil, cette lumière naturelle, qui dessine des ombres qui changent de place tout au long de la journée, des ombres qui embellissent les objets, des ombres qui font que le paysage change totalement.
Les enfants rient, ils sont dans l’eau à se rafraichir, certes, cette chaleur ne donne pas trop l’envie d’œuvrer, et alors pour une fois ce n’est pas si grave, d’autant que par chez nous on pourrait compter sur les doigts de nos deux mains le nombre de jours où il y a soleil.
Un peu de farnienté n’a jamais fait de mal.
Habillé légèrement nous change, d’habitude, c’est pulls et manteaux qui couvrent nos corps, ça devient lourd à la fin.
Soleil, chaleur, que c’est bon pour une fois, vous vous rendez compte, que l’été a démarré le 21 juin et qu’il aura fallu attendre mi août pour s’en apercevoir ?
Et pourtant, nos chers médias ne parlent que de ça. Heureusement qu’il y a un peu de soleil et de la chaleur, sinon qu’est-ce qu’ils pourraient bien nous raconter ?
Je sais moi ce qu’ils pourraient nous dire :

  • ils pourraient nous parler de ce traité que Hollande souhaite vivement faire passer par le parlement ;
  • Ils pourraient aussi nous informer sur la chasse aux ROM qui dans notre pays ne cesse de faire scandale ;
  • Ils pourraient également nous parler de la croissance de notre pays qui ne cesse de stagner ;
  • Ils pourraient nous informer sur tout ce qui va augmenter après les vacances ;
  • Ils pourraient aussi nous parler de ce qui se passe réellement en Syrie, en Palestine ;
  • Ils pourraient tout simplement faire leur métier et nous informer objectivement de ce qui se passe dans ce monde.

Non ! Ils ont choisi de nous faire peur, de paniquer les gens, de parler canicule, et quand on parle de la canicule on ne parle pas d’autres choses.
Et s’ils parlent de la canicule, c’est parce que nos dirigeants ont peur, très peur que cela se passe comme en 2003. Un remède, un seul, donner les moyens là où il y en a besoin ! Pas de panique si on est clair avec ce que l’on met en place, pas de panique, si tout ce qui devrait être fait, est fait.
Oui, si tout était fait dans les normes, avec les moyens nécessaires, avec la forme, rien ne serait dangereux dans ce monde, rien, absolument rien.
Et si au lieu de parler d’argent, que de monnaie, on parlait aussi de l’humain que nous sommes, il n’y aurait pas de quoi trembloter, l’argent n’est qu’un moyen, et les solutions quand on a la volonté, on les trouve.
L’humain d’abord ! Est-ce trop demander ?


Egigeons que la parole donnée soit respectée !!!! NON A LA RATIFICATION DU TRAITÉ BUDGÉTAIRE ! Mobilisation !

Il y a un peu plus de 100 jours, le peuple de gauche a viré SARKOZY, oui viré, non pas pour virer un homme mais pour avoir choisi de mettre en place une autre politique.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Alors qu’il disait « chacun sait que si je suis demain président de la république il y aura renégociation du traité », et il ajoutait : « que l’austérité ne sera pas la seule norme, la seule règle, que la croissance sera portée » (voir vidéo dans l’article ci-dessous « François Hollande cuit en seulement 100 jours ».
Aurait-on à faire à ce qu’il appelle un président normal ? Faut croire puisque depuis des lustres on nous promet, mais on ne réalise pas.
Paroles données, mais paroles non respectées.
Il n’y a pas une minute à perdre : dans cinq semaines, six au maximum, le Parlement sera saisi du projet de loi ratifiant le TSGC.
Cette ratification ouvrira en France, les mesures d’austérité, auxquelles dans tous les domaines, salaires, Sécurité sociale, retraites, droits collectifs, emploi etc… etc… seront mis en causes.
Avons-nous changé l’homme pour un même résultat ?
Si oui, il fallait garder le « Sarko … » !!!!
Si non, il faut nous bouger, démontrer que le peuple de France ne veut pas de cette politique d’austérité, que le peuple de France tient à sa dignité, que nous ne sommes pas des moutons de panurge, mais un peuple révolutionnaire, celui qui tant d’années a été une référence, LA référence.
Alors peuple de France, peuple de gauche, obligeons celui qui a tenu des promesses à les tenir, obligeons celles et ceux qui avec les mots nous feraient rêver à nous faire rêver, obligeons celles et ceux qui nous disent, de faire.
Rien n’est fatalité, tout ce qui se passe aujourd’hui a été provoqué par les politiques successives du grand capital, cette volonté de voir les peuples revenir au temps du moyen âge.
Tous les acquis sociaux ont été rogné, à un tel point qu’aujourd’hui il nous reste que le trognon à manger, il nous reste que les yeux pour pleurer.
Évitons cela, c’est encore possible !
Obligeons celui qui a fait des promesses à les réaliser en demandant que ce soit le peuple qui décide et non les parlementaires, car ceux-ci nous représentent parce que nous les avons choisi, ce qui ne veut pas dire qu’ils ont ce droit de choisir pour nous.
NOUS AVONS TOUJOURS NOTRE MOT A DIRE !
MOBILISONS-NOUS !
EXIGEONS un référendum populaire !
Disons avec force :
NON A LA RATIFICATION DU TRAITÉ BUDGÉTAIRE !
Cela s’appelle tout simplement « Place au Peuple », car le peuple doit avoir toute sa place, car le peuple, c’est la majorité.
Agissons ensemble pour bloquer le traiter budgétaire européen, préparons une manifestation nationale unitaire, pour démontrer que nous ne voulons plus subir, où pour une fois, nous serons toutes et tous dans la rue pour EXIGER !


Le livre d’un militant : “La peau d’un homme”. Présent dans les librairies au prix de 22 €, édité par les éditions “Paroles de Lorrains”. 12

L’homme debout !

Les barricades sont les voix de ceux qu’on n’entend pas. (Martin Luther King)

Abattu par une campagne calomnieuse et des pratiques d’appareil dignes d’un autre âge (on pense à l’Aveu de Costa-Gavras bien sûr), Philippe Marx « militant communiste et humaniste » comme il se définit lui-même aurait pu y laisser « la peau » au sens premier du terme. Quand le parti – SON parti – s’essaie à la démocratie, cela donne une élection dans la veine « sociale-démocrate » mais convaincante. Contre toute attente, le jeune militant est sélectionné pour le sprint final des Législatives. Il sera le héraut du Front de Gauche face au sortant socialiste, Christian Eckert.

Las, la démocratie est la chose la moins bien partagée… surtout au sein d’un parti, – le PCF –, qui ne l’a jamais pratiquée. Une bête immonde sous la forme d’un poulpe va monter et réussir une abjecte opération de déstabilisation… Cet ouvrage écrit avec des tripes et du sang rappelle cette sinistre histoire bien sûr mais sans acrimonie, sans amertume … C’est aussi et surtout l’histoire d’un homme, d’un militant ouvrier, d’un empêcheur de ronronner en rond, d’un emmerdeur public… Cette peau qui n’est pas sans rappeler celle de Malaparte est en fait l’emblème vivant d’une révolte et d’une rébellion.

Car l’homme flingué a trouvé en lui et autour de lui des motivations pour repartir, pour affirmer haut et fort son indépendance et sa liberté, pour confirmer qu’il faudra compter avec lui…  Les combats vraiment perdus sont ceux que l’on n’a pas menés, dit la doxa communiste… et bien l’homme remonté sur son cheval est prêt à repartir au combat, et les sujets ne manquent pas : défense de l’école, des sans-papier, mixité sociale, égalité hommes/femmes, logements, développement du commerce de proximité, politique de la ville… Les coups pris ne l’ont pas abattu mais renforcé dans sa conviction de la nécessité de s’écouter et d’instaurer une véritable démocratie dans son parti. Car Philippe Marx ne lâche sur rien… Il sera bien présent lors des prochaines échéances électorales car personne ne pourra désormais le faire taire.

G.-J. Feller,
écrivain-éditeur.


Le Billet du jour : On prend les mêmes et on recommence….

Aurélie FILIPPETTI élue dimanche députée sur la 8ème circonscription de Metz ne siègera pas au Palais Bourbon, et pour cause, elle est Ministre de la Culture.
C’est son suppléant Gérard TERRIER qui y siègera à sa place.

Celui-ci déjà Conseiller Général et Maire de MAIZIERES-LES-METZ devait faute de cumul des mandats laisser la place à sa suppléante du Conseil Général.
Pas possible la suppléante est tout simplement Aurélie FILIPPETTI qui est déjà Ministre de la Culture.
Alors celui-ci abandonne sa place de Maire.
Mais où est donc le problème ?
Toujours les mêmes, ça se défend d’être contre le cumul, mais elles et ils le pratiquent à outrance.
Des générations de militants n’ont pas eu la chance de pouvoir être un élu, et cela dans tous les partis, qu’ils soient de droite ou de gauche.
Bonjour la démocratie !!!!!
Arriverons nous un jour à une femme, un homme, un mandat ?

D’après l’Institut Montaigne, "la France est le seul grand pays développé à connaître une telle situation. Ailleurs en Europe, le cumul est soit interdit juridiquement, soit découragé financièrement, soit tout simplement inexistant en pratique."
Lire l’argumentaire de l’institut sur http://www.institutmontaigne.org/mettre-un-terme-au-cumul-des-mandats-2606.html


Le billet du jour : Dis moi SARKOZY, ça fait quoi d’être licencié par les Français ?

Voilà, le peuple de gauche est heureux ! SARKOZY c’est fini ! SARKOZY est parti ! La mission de la Gauche est accomplie !
Mais, parce qu’il y a forcément un mais, est-ce que tout est fait ? Est-ce que cela sera parfait ?
Non ! Il faudra être vigilant, exiger que nos acquis volés soient retrouvés.
Que la retraite à 60 ans soit récupérée !
Tout n’est pas gagné ! Il faudra, encore, et encore lutter, il faudra, encore, et encore manifester, pour notre santé, pour nos écoliers, pour nos retraités, pour nos ouvriers, pour notre dignité.
Chasser SARKOZY a été un rêve, chasser SARKOZY était devenu une finalité, chasser SARKOZY, c’est chasser les inégalités, certainement une austérité, c’est retrouver une certaine liberté, une fraternité, c’est pouvoir se rassembler pour enfin crier LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ et SOLIDARITÉ.
C’est revenir à nos valeurs de la République, c’est pouvoir redire que je suis fier d’être Français, partagé avec les immigrés, réduire la pauvreté, mettre au pas les banquiers et les financiers, retrouver cette envie de me lever pour aller travailler, mais pour cela nous devons rester des révoltés.
Indignés nous l’avons été, espérons avec force, que cela est terminé.
Ce n’est pas le grand soir, mais un petit espoir.
Aujourd’hui, nous devons exiger de donner « Place au Peuple », nous devons exiger que tout soit mis en œuvre pour « l’Humain d’Abord », et si cela ne suffit pas, il faudra tout recommencer.
SARKOZY c’est fini, mais la vie continue, nos soucis ne sont pas accomplis, il faudra être attentif et se dire, même si nous sommes de Gauche, il ne faudra pas toujours dire « OUI ».
Ça y est, j’ai rangé ma banderole, notre banderole « UN RUBAN ROUGE POUR DIRE NON A SARKOZY », je l’ai mise dans mes archives, dans ma remise, mais il faudra certainement en créer une autre, et réfléchir à ce que nous allons écrire.
Une nouvelle ère commence, une nouvelle fois il faudra nous organiser pour qu’HOLLANDE respecte ses promesses.
J’ai voté « RÉVOLUTION CITOYENNE », car je reste persuadé, que nous avons tout intérêt à encore bouger, que cette victoire appartient au peuple de gauche, appartient aux citoyens.
SARKOZY est parti, mais tout n’est pas fini !
Dis moi SARKOZY, ça fait quoi d’être licencié par les Français ?


« La prison ne met pas fin à la volonté de se battre »

L’association France-Palestine Meurthe-et-Moselle Nord et la municipalité de Villerupt ont reçu hier en mairie l’ancien prisonnier franco-palestinien Salah Hamouri, tout juste libéré et qui raconte depuis son épreuve.

Le jeune Franco-palestinien Salah Hamouri a été arrêté par l’armée israélienne le 13 mars 2005, peu avant son vingtième anniversaire, en Cisjordanie. Il devait répondre de deux chefs d’inculpation : être membre du Front populaire de libération de la Palestine, et préparer l’assassinat d’un rabbin.
Hier en fin d’après-midi, la municipalité de Villerupt et l’Association France-Palestine solidarité (AFPS) Meurthe-et-Moselle Nord l’ont reçu, quelques semaines après sa libération, le 18 décembre 2011.
16 h. – Les membres de l’AFPS préparent l’arrivée de Salah Hamouri. Le président Michel Vescovi confie son stress. « C’est un événement, un honneur pour nous qui comme toutes les sections françaises avons tout fait pour obtenir sa libération. Il y a eu beaucoup d’actions (des courriers aux élus, des portraits accrochés sur les mairies, une motion prise par le conseil municipal de Thil, etc.). Le combat continue pour tous les autres prisonniers politiques, qui sont encore 4 699 en Israël, et pour la reconnaissance de l’État palestinien à l’Onu (Organisation des nations unies). »
16 h 30. – Le maire Alain Casoni, souriant, évoque la triple injustice dont a été victime l’invité du jour. « Les accusations de l’administration israélienne étaient non justifiées, car Salah passait simplement dans la rue où vivait le rabbin. Elles n’ont d’ailleurs jamais été étayées du moindre début de preuve. Ensuite, on l’a obligé à plaider coupable sous peine de se voir enfermé quatorze ans, au lieu des sept qu’il a effectués. Enfin il devait être libéré le 28 novembre 2011, mais les autorités israéliennes, sans aucune raison, ont décidé de reporter. Dire que ce pays est une démocratie parfaite, comme le font les grands médias français, est injustifié. Les conditions d’enfermement des 750 000 personnes qui sont passées par ses prisons sont terribles. »
17 h. – Salah Hamouri arrive, accompagné par Jean-Claude Lefort, coordinateur de son comité de soutien et président national des AFPS.
Il a le visage marqué, fatigué par les quarante jours de tournée en France qu’il vient d’effectuer pour remercier ses soutiens et parler de son expérience, mais surtout par les sept années de sa vie « qui lui ont été volées », comme le dit le membre de l’AFPS locale Pierrick Spizak au micro quelques minutes plus tard. « Ton nom est synonyme d’espoir pour nous les jeunes, mais aussi synonyme de résistance d’un peuple face à l’apartheid dont il est victime, de lutte, et d’injustice face aux médias français qui ont tu ton combat et face au gouvernement français qui ne t’a jamais soutenu. »
17 h 30. – L’invité prend la parole pour plusieurs minutes de grande émotion. « C’est grâce à vous que j’ai pu être libéré et être aujourd’hui avec ma famille. Vous avez construit un pont d’espoir d’ici vers ma cellule. Et vous nous avez redonné le moral, à moi et aux autres prisonniers. Il faut poursuivre la lutte, pour ces enfants (8, 10 ans) incarcérés, ces personnes atteintes de cancer qu’Israël refuse de faire sortir, ces 3 000 prisonniers qui font à l’heure actuelle la grève de la faim. »
Pas un bruit dans le public. Seule la voix de Salah Hamouri résonne dans l’hôtel de ville. « Ces sept années m’ont permis de comprendre que la prison ne mettait pas fin à la volonté de se battre, que seul le peuple est créateur de l’Histoire, et qu’on est encore plus attachés aux principes révolutionnaires après ça, pour refuser l’assassinat de nos valeurs et de notre humanité. Notre cause réussira car les révolutionnaires comme vous ne mourront jamais. » Une incroyable salve d’applaudissement a conclu ces mots. Salah Hamouri signe le livre d’or de la Ville, puis partage le verre de l’amitié avec le public.
Un grand moment.

Sébastien Bonetti. Républicain Lorrain du 3 Mai 2012