CAMPAGNE – Coût du capital – Ouvrons le débat !

Vous l'entendez à longueur de journée, en France, le travail coûterait trop cher et la compétitivité des entreprises serait plombée par les charges sociales, c'est à dire les cotisations qui financent la protection sociale.
Conclusion, il faudrait d'urgence réduire nos dépenses de santé, augmenter la durée de cotisations pour les retraites, baisser les pensions et minimas sociaux, accepter des salaires plus faibles, voter de nouvelles exonérations pour les entreprises, etc.
Pourtant, ce qui pèse sur l'efficacité des entreprises, ce qui pèse sur notre économie, c'est le coût du capital, pas le travail.
Un tabou que le Parti communiste français entend lever en menant une campagne vérité sur le véritable coût du capital dans ce pays.

Pour commencer, on leur fait un dessin ?


Carmaux/Hollande : “Comment parler de Jaurès quand on fait la politique de Gattaz ?”

ob_5205d4_jean-jaures-au-pre-saint-gervaisIl y a tout juste 110 ans, Jean Jaurès, qui entamait les 10 dernières années de sa vie, couchait sur le papier le premier éditorial du journal l'Humanité intitulé "Notre but". Quel était celui de François Hollande aujourd'hui à Carmaux ? Après la déroute des municipales, la première sortie présidentielle, à Clermont-Ferrand, a été ruinée par l'affaire Aquilino Morelle. Aujourd'hui, le déplacement dans le Tarn ne fera pas oublier le programme de stabilité, sitôt achevé le conseil des ministres, envoyé à la commission européenne. Nous viens alors une première pensée de Jaurès, "Non, la trahison n'est pas la condition suprême du pouvoir. Elle n'est pas la loi souveraine des démocraties".Sur un point, et un seul, le Président a rendu hommage au grand homme, "quand les hommes ne peuvent pas changer les choses, ils changent les mots". Les feuilles du discours du Bourget envolées aux quatre vents du traité Sarkozy-Merkel, de la rigueur budgétaire, du dogme des 3% et du dynamitage des services publics et du marché du travail, François Hollande a donc changé le mot de "socialisme" par "compétitivité", et celui de "changement" par "renoncement".
Depuis son élection, et bien avant en vérité, François Hollande "est tombé, de cascade en cascade, dans ce bassin stagnant" d'où il pense pouvoir rendre hommage à Jaurès alors qu'il fait la politique de Gattaz.

Multinationales : trop riches ? Trop puissantes ?

Certaines sont plus « fortes » que des États. C'est une réalité si on compare le chiffre d'affaire des plus grandes multinationales avec le produit intérieur brut de certains États. Ainsi, GDF Suez serait comparable à la Belgique, Shell à l'Iran et McDonald's à Chypre. Les exemples de ce type ne manquent pas.

Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde

La banque américaine Goldman Sachs est au coeur de toutes les crises financières depuis 2008 : crise des subprimes, crise grecque, crise de l’euro. Son pouvoir est immense et elle l’exerce dans le plus grand secret.

http://www.youtube.com/watch?v=YNkezcQNeBU

Le capitalisme de connivence, c’est quoi ? Une petite leçon avec le Libor

Ce capitalisme de copinage (crony capitalism) qui pourrit les lois du marché et que les incultes assimilent à tort au libéralisme.
Truquage du Libor et autres petites ententes entre amis :

http://www.youtube.com/watch?v=XSq-BRFRYdE

La TVA « sociale » ou comment le MEDEF veut, sans en avoir l’air, baisser les salaires ?

L’Association française des entreprises privées (AFEP) et le MEDEF ont pris position pour une nouvelle TVA dite TVA "sociale".
Dans le concret, il s’agit de transférer les cotisations patronales sur la TVA et la CSG. Pour l’AFEP, « un passage de la TVA à 21 % dégagerait une recette supplémentaire de 13 milliards qui permettrait d’alléger d’autant la part des cotisations sociales » c'est-à-dire essentiellement les cotisations patronales. Le MEDEF estime à 70 milliards de réduction des cotisations patronales (7,5 points) et salariales (4,5 points), remplacées par des impôts (2 points de CSG et TVA à 25 %).
Devinez qui paierait le manque à gagner des cotisations patronales ? Essentiellement les salariés et les retraités ! C’est inacceptable !

Augmenter la TVA augmenterait évidemment les prix, et donc toucherait à la consommation qui est le moteur de l’économie. En effet, près de 95% de la population active est salariée, auxquels s’ajoutent évidemment les retraités.
Augmenter
la TVA, (même si on l’appelle TVA sociale) freinerait donc un peu plus la croissance.
Ajoutons que la TVA est très inégalitaire, car sa part dans un budget d’une famille au SMIC est plus importante que dans les revenus plus élevés.
Le patronat veut réduire ce qu’il appelle « le coût du travail » qui est la somme du salaire net et du salaire socialisé.

Sarkozy à Toulon : « Les Français en ont soupé de ce genre de navet ! »

Trois ans après son forfait dans le même lieu ou il avait menti aux Français en leur promettant pêle-mêle : la moralisation du capitalisme, la fin des paradis fiscaux et de la spéculation. Nicolas Sarkozy recommence. Cette fois-ci en jouant sur les peurs, sous-entendus : c'est lui ou le chaos.
Sur le fond, rien de neuf. Il promet du sang et des larmes pour les Français : la fin des 35 heures, de la retraite à 60 ans, la diminution des effectifs des services publics. Mais les patrons, eux, peuvent se rassurer. Leurs exonérations de charges sont maintenus. L'austérité et sa règle d'or budgétaire demeurent comme boussoles quand tout indique qu'elles sont le problème de la crise actuelle.
Pour le prochain candidat de l'UMP à la présidentielle : « diminuer la dette, c'est diminuer la pression des marché financier » sauf que la vérité oblige de constater que c'est tout le contraire. Les marchés ont désormais conscience de leurs pouvoirs exorbitants sur les états européens. Et ils en veulent encore plus! C'est un véritable permis de spéculer que leur octroie le chef de l'État.
Une des solutions à la disposition des Européens est de reprendre le contrôle de la BCE, mais cela le président de la République se l'interdit. Au contraire il se range derrière l'ultra-libéral Merkel. On devine déjà de quoi sera fait la refondation européenne promise. Un traité européen sur mesure pour les banques et les marchés financiers ! Nicolas Sarkozy nous a rejoué ce soir à Toulon « le retour de la vengeance ».Les français en ont soupé de ce genre de navet !

Pas de modération salariale….pour les dirigeants des grandes entreprises!

Ils se sont partagé en 2010 une enveloppe de 98,3 millions d’euros. + 24% sur 2009 : ça ne va pas mal pour tout le monde en France.
« Les Echos » publie le palmarès des salaires des patrons du CAC40 pour 2010.
Il s’agit uniquement du salaire. Ces chiffres ne prennent pas en compte les stock-options, les dividendes, ni les actions gratuites qui s’ajoutent chaque année à ces revenus.
Dans le trio de tête, Michel ROLLIER dirigeant de MICHELIN avec 4,5 millions d’euros, + 505%
suivi de Frank RIBOUD PDG de DANONE avec 4,4 millions d’euros et Bernard ARNAULT de LVMH avec 3,9 millions d’euros,
suivis de : ► J.P. AGON, de L’OREAL avec 3,7 millions ► PH. VARIN, de PSA avec 3,2 millions ► CH. VIEHBACHER, de SANOFI AVENTIS avec 3,6 millions ► CH MARGERIE, de TOTAL avec 3 millions
J.B. LEVY, de VIVENDI avec 2,8 millions ► G. PELISSON et D. HENNEQUIN, de ACCOR avec 2,5 millions  ► B. POTTIER, d’AIR LIQUIDE avec 2,6 millionsBEN VERWAAYEN, d’ACATEL LUCENT avec 2,2 millions  ► P. KRON d’ALSTOM avec 2,1 millions  ► LAKSHMI MIRRAL, d’ARCELOR MITTAL avec 1,6 millions  ► B. PROT, de BNP PARIBAS avec 2,6 millions  ► H. DE CASTRIES, d’AXA avec 2,9 millions  ► M. BOUYGUES de BOUYGUES avec 2,3 millions  ► P. HERMELIN, de CAPGEMINI avec 2,1 millions  ► L. OLDFSSON, de CARREFOUR avec 2,4 millions  ► P. CHIFFLET, du CREDIT AGRICOLE avec 1,6 millions  ► L. GALLOIS, de EADS avec 2,6 millions  ► H. PROGLIO, d’EDF avec 1,6 million ► H. SAGNIERES, d’ESSILOR avec 1,7 million  ► S. RICHARD, de FRANCE TELECOM avec 2,7 millions  ► B. LAFFONT, de LAFARGE avec 1,7 million  ► L. MIGNON, de NAXITIS avec 2 millions  ► P. PRINGUET, de PERNOD RICARD avec 2,2 millions  ► F.H. PINAULT, de PPR avec 2,6 millions  ► M. LEVY, de PUBLICIS avec 3,6 millions  ► CARLOS GHOSN, de RENAULT avec 1,2 millions  ► P.A. DE CHALENDAR, de SAINT GOBAIN avec 2,4 millions  ► -J.P. TRICOIRE, de SCHNEIDER ELECTRIC avec 2,3 millions  ► F. DUDEA, de la SOCIETE GENERALE avec 2,3 millions  ► C. BOZOTTI de STMICRO avec 903.000  ► J.L. CHAUSSAGE, de SUEZ ENVIRON. Avec 1,5 million ► T. PILENKO, de TECHNIP avec 2,1 millions  ► PH. CROUZET de VALLOUREC avec 1,4 million  ► A. FREROT, de VEOLIA ENVIRON. Avec 1,5 million  ► X. VUILLARD, de VINCI avec 2,2 millions
«n 2011 la modération salariale est de mise » « Les Echos »
En 2010 les salaires ont augmenté en moyenne de 1,8%.
Pour 2011, les prévisions tournent à moins de 2%.
De nombreuses luttes ont lieu pour les salaires dans les entreprises, obligeant les patrons de ces entreprises à revoir leurs prévisions. Des augmentations de 2, 3% sont arrachées …mais on est encore loin du compte.
Les « Echos » (toujours lui) écrit : « faut-il au nom de la montée des prix de l’énergie et du logement lâcher du lest sur les feuilles de paye ?… La détérioration avérée de la compétitivité de l’industrie française depuis dix ans, amputée notamment par ses coûts salariaux, ne milite pas en faveur d’un excès de générosité » !
Le capitalisme sait reconnaître les siens, il ne lésine pas avec ses bons et loyaux serviteurs.
Pour les salariés ils n’ont rien à attendre des capitalistes. Ce sont eux qui créent les richesses que les capitalistes et leurs complices s’accaparent. C’est par leur lutte, uniquement par leur lutte qu’ils contraignent le patronat à céder sur leurs revendications.

Quand le Parti Socialiste vante les mérites du capitalisme…

De 1999 à 2010 les loyers ont augmenté de 34,2%. Soit plus d’un tiers en 12 ans ! Comparez avec vos salaires, vos retraites, vos indemnités.
Le prix de l’énergie au augmenté de 3,7% pour le seul mois de janvier, il va encore augmenter de 5% au 1er juillet et le gaz de 5% au 1er avril. Depuis un an le prix du carburant a bondi de 17% et celui de l’énergie de 13%. Comparez avec vos salaires, vos retraites, vos indemnités.
En 2010 le bénéfice net annuel de la Société Générale a presque sextuplé (oui vous avez bien lu), celui de la BNP-Paribas a progressé de 34% et celui de la Caisse d’Epargne et de la Banque Populaire a été multiplié par 7 etc…
Dans « Le Figaro », le PDG de Saint-Gobain est heureux « la hausse du prix des matières premières (du fer de l’asphalte, de l’énergie…) a représenté pour nous un surcoût de 200 à 250 millions d’euros que nous avons plus que compensé par la hausse des prix ».

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