Faisons de Dexia une banque publique utile aux Belges et aux Français !

Le système bancaire déréglementé se trouve aujourd’hui pris dans la tourmente. En sauvant les banques, les pouvoirs publics se sont endettés jusqu'au cou mais se déclarent aujourd'hui prêts à de nouvelles recapitalisations, encore avec l'argent public.
L'exemple de Dexia, la banque qui a vendu des emprunts toxiques aux collectivités locales françaises et belges, est symptomatique de l'inefficacité de ces solutions de « sauvetage ». Nationalisée « temporairement » dans le cadre d'une coopération entre nos deux pays, et sans aucun changement dans les pratiques et la gestion des crédits, elle appelle de nouveau la puissance publique à l'aide.
Pour le PCF, Rood, et le Parti de la gauche européenne (PGE), les contribuables belges et français ne doivent pas payer pour les risques de « Toxia », la « bad bank » dans laquelle l’ensemble des titres pourris de Dexia seraient rassemblés. Ce n'est pas à eux d'assainir les comptes de la banque pour qu'elle retombe dans les mains de joueurs de casino irresponsables.
Ces actifs dévalorisés ne doivent pas forcément être couvert par la garantie d’état. C'est aux deux peuples d'en décider, via un audit public sous la responsabilité des parlements, des associations d’usagers et des organisations syndicales.
Plus largement, nous considérons qu'une banque nationalisée doit être démocratiquement gérée et servir aux investissements d'intérêt général. Une nationalisation ne sert à rien s'il s'agit de continuer avec la même direction, à participer au circuit international d’escroquerie des placements à risque et de produits financiers dérivés.
Nous avons aujourd’hui la chance historique de former une banque publique au service des collectivités territoriales et des particuliers, pouvant financer des investissements écologiques ou sociaux. Il faut s'en saisir !

Dexia : “Ce n’est pas aux collectivités locales de payer l’addition”

Dexia, c'est d'abord le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière. Suite à la privatisation en 1987 de la Caisse d'aide à l'équipement de collectivités locales (CAECL), Dexia (ex Crédit local de France) s'est lancé dans une fuite en avant mortifère qui l'a conduit à vendre à de nombreux élus des emprunts toxiques pour leurs collectivités locales !
La re-nationalisation franco-belge partielle opérée après la crise financière de 2007-2008 ne s'est accompagné d'aucun changement des pratiques et critères de gestion et de crédit de Dexia. Aujourd'hui, un nouveau sauvetage d'urgence est envisagé. Il séparerait les actifs dangeureux de la banque et le portefeuille de prêts aux collectivités locales qui serait détenue par la Caisse des dépôts et la Banque postale.
Cette opération ne doit pas se traduire par un appel aux contribuables ou par un durcissement des conditions de prêt aux collectivités territoriales. Au contraire, le nouvel ensemble doit intégrer un pôle public financier ayant en charge le développement d'un nouveau crédit incitatif au développement de l'emploi et de la formation avec les équipement et les infrastructures nécessaires.
Dans l'immédiat, l'heure est à la renégociation des dettes des collectivités intoxiquées impliquant non seulement Dexia, ou ce qu'il en restera, mais aussi toutes les banques ayant placé des emprunts toxiques.

L’escroquerie actuelle : L’endettement, les banques, la complicité de gouvernants pourris

Cette petite vidéo circule en Grèce et explique en quelques mots une partie de l’escroquerie actuelle ! L’endettement est créé par les banques avec la complicité de gouvernants pourris ; la population doit alors payer pour rembourser la dette qui retourne dans la poche des banques, et au final, les pays devraient passer sous la tutelle européenne, donc finissons donc par des banquiers toujours plus riches, des pays toujours plus endettés, des populations encore plus pauvres qui continuent de payer, et au final, des dirigeants pourris ne serviront même plus à quelque chose au niveau budget puisque tout sera centralisé : la gestion du budget des pays, les décisions économiques…………

http://www.dailymotion.com/video/xlhjp2_l-escroquerie-actuelle-l-endettement-les-banques-la-complicite-de-gouvernants-pourris_news

Adrian Salbuchi : Explications Sur La Crise

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La France rejette la proposition juteuse de la Suisse

C'est la crise, il faut taxer toujours plus le quidam moyen  …mais  notre gouvernement a des principes moraux … qui arrangent bien les plus riches. (Lire cet article)
Mais franchement, vous y croyez vous à ces "prétendus principes"???

Berne propose de taxer les avoirs des évadés fiscaux français, et de reverser l’argent à la France.
L’initiative s’intitule "Rubik", et vise à désamorcer les multiples menaces reçues par la Suisse sur l’évasion fiscale. En 2009, plusieurs pays, dont la France, ont lancé des offensives à l’encontre des banques suisses pour lutter contre la fraude fiscale. Pour y répondre, Berne vient de proposer un marché juteux à plusieurs pays européens : elle prélèvera un impôt sur les avoirs des évadés fiscaux, qu’elle reversera ensuite à l’Etat initialement floué. Le tout sans dévoiler l’identité des clients des banques suisses, révèle Le Monde daté de vendredi.
"Problème de principe"
L’Allemagne a accepté le principe la semaine dernière, et un accord serait imminent avec le Royaume-Uni. Quant à la France, elle aurait refusé, malgré l’inquiétude qui règne autour du déficit budgétaire. Bercy pointe "un problème de principe ", qui reviendrait à "s’abstenir de toute lutte contre la fraude et de toute poursuite en contrepartie de recettes ". Ce qui entrerait en contradiction avec la politique de lutte contre la fraude fiscale engagée depuis quelques années en France.
En avril 2009, une cellule de régularisation avait été mise en place et le gouvernement avait annoncé détenir le nom de 3.000 évadés fiscaux. Ces pressions avaient poussé 4.725 contribuables à se régulariser en déclarant 7,3 milliards d’euros. Une manne d’1,2 à 1’3 milliards d’euros pour l’Etat.
80 milliards d'euros de fraudes
Accepter cet accord représenterait néanmoins des revenus réguliers assurés pour le Trésor public. Les avoirs allemands non-déclarés en Suisse représentent entre 100 et 180 milliards d’euros. Ceux placés par le passé seront taxés entre 19 et 34%, et les nouveaux gains sur capitaux le seront à 26,375%.
Grâce à Rubik, l’Allemagne empochera donc 10 milliards de francs suisses (8,8 Mds €) pour la régularisation des comptes, puis 1 milliard par an (880 M €). Les avoirs français non déclarés représenteraient quant à eux 90 milliards de francs suisses (80 Mds €), mais il n’existe pas pour le moment d’estimation des recettes qu’engendrerait la signature d’un accord.
La France milite au contraire pour l’échange automatique d’informations fiscales entre les pays pour sanctionner les fraudeurs. Ce système sera mis en place dans l’Union européenne en 2013. Elle souhaiterait l’étendre à d’autres pays, comme la Suisse, qui refuse obstinément.

Vous vous souvenez de ce qui a causé la crise financière ?

Pendant la pause estivale, les Dessous de Bruxelles proposent un choix de vidéos sous-titrées par nos soins, pour se détendre… et rester informé ! Cette première vidéo a été réalisée par le Corporate Europe Observatory sur la base d’une véritable vidéo de propagande du Parlement européen sur la gouvernance économique européenne.

Jean-Luc Mélenchon aux agences de notation : “allez à la niche”

Jean-Luc Mélenchon était hier matin l’invité des 4 vérités sur France 2.

Le candidat à la présidentielle de 2012 a réagi hier matin à propos de l’affolement des bourses, et face à la crise qui connaît un rebond après que les libéraux avaient apporter leurs propres ’’remèdes’’ et où plane une nouvelle vague de récession. Il propose alors d’autres remèdes.
"Face à la crise, "ce ne sont pas les marchés qu’il faut rassurer, ce sont les producteurs, c’est-à-dire les entreprises et les salariés", a affirmé Jean-Luc Mélenchon.
"Il faut résister, il ne faut pas capituler devant les marchés financiers (…) et en même temps frapper ceux qui nous frappent. C’est quand même énorme, nous sommes dans la main d’agences de notation ! Mais qui sont ces gens ?"