Economie


« À PSA, le gouvernement joue la finance contre l’emploi » (Aymeric Seassau – PCF)

1464959635e4da3b7fbbce2345d7772b0674a318d5-logopsa-760x428-1Alors que le gouvernement s’apprête à souffler la 4éme bougie de son  pacte de compétitivité pour la croissance et l’emploi », les salariés de PSA s’apprêtent, eux, à subir leur 4éme plan de départs volontaires. Triste anniversaire et toujours pas de cadeaux pour les salariés.

Depuis 2013, PSA est devenu un laboratoire de la politique du pouvoir Hollande dans toute son inefficacité. Sur deux ans, PSA a touché 126 millions d’euros de chèque de l’État au titre du CICE. En 2013, le gouvernement a fait le choix de la finance en garantissant à hauteur de 7 milliards les crédits de PSA Finance pendant que le groupe fermait le site d’Aulnay.

Deux plans de compétitivité plus tard, les emplois continuent d’être détruits avec la bénédiction de l’Etat actionnaire minoritaire, représenté au Conseil d’administration du groupe par… Louis Gallois, le père du pacte de responsabilité.

L’entreprise est rentable, elle a réalisé 1,2 Milliards de bénéfices en 2015. Rien ne justifie les quelques 2 000 suppressions de postes supplémentaires annoncées.

Il est temps d’en finir avec le pacte de responsabilité et le scandale du CICE révélé au grand jour par le rapport de la sénatrice communiste Marie-France Beaufils.

L’argent public ne doit plus accompagner la saignée industrielle mais il doit être utile, avec d’autres outils comme la mobilisation du crédit sur des critères nouveaux, pour renforcer les filières industrielles nationales.

Comme Pierre Laurent l’a indiqué à l’occasion de sa visite au salon de l’automobile : « La filière automobile française peut relever les défis d’une mobilité écologique, populaire, individuelle comme familiale, dans les cadres urbains, péri-urbains et ruraux de notre siècle, ainsi que ceux du fret écologique du 21ème siècle. »

Le PCF apporte tout son soutien aux salariés de PSA et reste mobilisé à leur côté.


Tarif de l’énergie : des hausses prévues en juillet

gazetages_0Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 0,5% pour les ménages au 1er juillet, leur première hausse depuis janvier, d'après un arrêté paru dimanche au Journal officiel. Les tarifs de l'électricité seront quant à eux révisés en juillet par le gouvernement, et là, la note s'annonce plus salée pour le consommateur.
Bien que le numéro deux de GDF Suez, Jean-François Cirelli, avait prévenu, fin mai, qu'il n'y aurait pas de majoration et que les tarifs resteraient "stables" début juillet, une "hausse de 0,5% au 1er juillet est prévue" pour plus de 80% des 11 millions de foyers français, a fait savoir la ministre de l'Ecologie et de l'énergie, Delphine Batho, dans un communiqué. Augmentation confirmée d'après un arrêté paru ce dimanche au Journal officiel.
Cette légère hausse est la première enregistrée depuis janvier, grâce à la réforme des tarifs du gaz mise en place fin 2012 par Delphine Batho, qui avait déjà conduit à une indexation plus forte sur les prix de marché. Après une envolée de 80% entre 2005 et début 2013, les prix du gaz ont reculé de 0,5% en février, 0,3% en mars, 0,6% en avril, et après une pause en mai, de 0,6% en juin.
Une nouvelle formule de calcul a allégé la note

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Energie/E.On : le PCF demande une intervention publique

eonSous prétexte des nouvelles normes environnementales et refusant de faire face aux investissements à engager pour y répondre, E.On confirme vouloir fermer en France, d’ici fin 2013, 5 tranches sur les 7 que comptent les 4 centrales à charbon héritées de la Société Nationale d’Électricité Thermique (SNET). Pourtant E.On a les moyens d’investir dans la SNET pour la mise à niveau de son parc et/ou pour de nouveaux outils de production performants. Ce groupe industriel préfère opérer d’autres choix, celui de la recherche de rentabilité maximale.
535 emplois sont menacés de supression dans un secteur industriel stratégique. Cette décision désastreuse aura des conséquences sociales et économiques sur les bassins de vie concernés : Nord (Hornaing), Moselle (Emile Huchet), Saône et Loire (Lucy) et Bouches du Rhône (Gardanne).
Le PCF condamne ces décisions et demande au gouvernement une intervention publique. C’est tout le sens de la proposition de résolution déposée par les députés communiste en mars dernier. Il est de la responsabilité de l’État de piloter la production d’électricité et d’être le garant de l’alimentation électrique pour les citoyens.
La fermeture de plusieurs sites de production d’E.On représente un manque de 1.3GW sur le réseau. D’ici 2015, ce sont 6.9 GW qu’il manquera sur l’ensemble du parc charbon, avec les fermetures à venir des centrales thermiques d’EDF. Même toute relative, la part du thermique à flamme (10%) reste indispensable pour l’équilibre de notre mix électrique : Les centrales thermiques assurent les consommations en période de pointe et sont indispensables pour faire face à l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque. Les fermer revient à multiplier considérablement les risques de black-out ou à s’orienter vers un rationnement de l’électricité, et une remise en cause de l’égalité d’accès à l’énergie via une forte hausse des factures.
Il est indispensable que le gouvernement prenne les initiatives nécessaires pour mener au préalable une étude d’impact complète sur le triple terrain énergétique, écologique et social de ces décisions au risque de voir notre pays ne plus disposer de la puissance électrique nécessaire à son fonctionnement quotidien.
Nous réaffirmons que dans le mix énergétique électrique la place du thermique à flamme a une place indispensable bien que limitée. Il est temps que le gouvernement et les entreprises développent autour de cette énergie de nouveaux projets, pour répondre aux enjeux environnementaux et sociaux de demain. Investir pour développer des centrales à charbon propre super critique et pousser les développements des technologies de captage et stockage du CO2.


Malgré des profits en hausse, Michelin se prépare à supprimer 700 postes en France

michelin_0Le géant des pneumatiques Michelin s'apprête à supprimer 700 des quelque 930 postes de son usine de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), principal centre de production de pneus pour poids lourds en Europe, selon des sources syndicales alors que le groupe a généré un résultat d'exploitation en hausse de 24,5 % en 2012.
L'emploi dans le secteur automobile devrait connaître un nouveau coup dur. Le groupe devrait annoncer le 12 juin la suppression de 700 postes sur les 927 que compte son usine de Joué-les-Tours. Ce site, le principal de Michelin en France pour l'activité poids lourds. Ce site "ne conserverait que deux activités" annexes employant 200 personnes, a indiqué à l'AFP Olivier Coûtant, du syndicat Sud. Selon le site lesechos.fr, qui a dévoilé l'information, le détail du plan de sauvegarde de l'emploi sera exposé mercredi 12 juin aux représentants du personnel. Un comité central d'entreprise se tiendra à Clermont-Ferrand, siège du groupe, le 13 juin, a précisé Olivier Coutant.
En novembre dernier, Michelin avait déjà signalé que l'activité poids lourds était surcapacitaire de 50% en France. Les départs en retraite et les CDD n'étaient déjà plus remplacés, déplorait à l'époque Claude Guillon, délégué CGT. L'effectif de l'usine tourangelle avait baissé de 1.150 à 950 personnes entre 2011 et 2012.
Le manufacturier clermontois souhaite éviter les licenciements secs et les départs contraints. Une partie des salariés pourrait bénéficier d'un départ en retraite anticipée. Les autres seront déployés dans d'autres sites en France, notamment à La Roche-sur-Yon (Vendée), où un programme d'investissement de plus de 500 millions d'euros en recherche et développement est envisagé. "Pour les plus jeunes, la clause de mobilité est désormais incluse dans le contrat de travail. Malheureusement, nous estimons qu'environ 300 personnes pourraient être licenciées et ne pourront pas bouger, parce que les conjoints ont un travail dans l'agglomération de Tours", a affirmé samedi le syndicaliste de la CGT Claude Guillon.
Selon le quotidien économique, le groupe engendre les profits au niveau mondial avec un résultat d'exploitation qui a bondi de 24,5 % en 2012, notamment grâce à sa montée
en puissance dans les pays émergents et ses bons résultats en Amérique
du Nord. Déjà en 1999, Michelin avait annoncé dans la même foulée des profits records et la liquidation de milliers d'emplois (7 500).


CCE / Arcelor Mittal : un projet mortifère cautionné par le gouvernement

florange3011_0Hier s'est tenue la réunion du CCE d'Arcelor- Mittal qui va être lourd de conséquences pour l'emploi industriel et la sidérurgie française. En effet, l'ogre financier Mittal a annoncé son projet industriel mortifère pour les prochaines années, s'appuyant sur l'accord obtenu fin 2012 avec le premier ministre et son gouvernement. Fermeture de la phase liquide de Florange, mise au cocon pour 6 ans des hauts fourneaux, redéploiement de l'activité de décapage et de laminage de Basse Indre vers le site Mosellan… Bref Laskhsmi Mittal avec l'accord de Jean Marc Ayrault a donner le coup de grâce à la sidérurgie française, véritable colonne vertébrale de toute l'industrie.
Après le rapport Faure qui épinglait sévèrement les choix financiers de Mittal, le rapport indépendant du cabinet Secafi Alpha souligne les grands risques d'échec du projet Mittal. Se taire, c'est cautionner le plan de casse de Mittal et hypothéquer l'avenir industriel de la France. En effet, nul n'ignore que la demande d'acier ne va pas faiblir à l'avenir et que l'exportation coutera très chère à notre pays.
Monsieur le Premier ministre, la moralisation de la vie politique aux yeux des salariés de la sidérurgie, de Dunkerque à Basse Indre, en passant par Florange c'est réouvrir le dossier de la sidérurgie et retirer la parole donnée par l'Etat à Mittal. Les salariés et leurs organisations syndicales sont porteurs de propositions concrètes et sérieuses. Elles restent plus que jamais d'actualité.


Scandale financier mondial : le offshore leaks

Offshore Leaks – 21 000 milliards de dollars de déposé dans les paradis fiscaux.

http://youtu.be/zyEeBbuFyz0

Une spectaculaire fuite de données informatiques issues de dizaines de milliers de sociétés offshore des îles vierges britanniques, des îles Cook et d’autres hauts lieux de l’évasion fiscale a été analysée par des journalistes.
Cette révélation inédite est le fruit du travail de 86 journalistes du monde entier qui, sous la direction de l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ, Washington) se sont rassemblés durant quinze mois pour analyser 2,5 millions de fichiers, les comptes de 120.000 sociétés offshore.
Au total, la fuite informatique équivaut à 160 fois le volume des câbles diplomatiques révélés par WikiLeaks en 2010.
Les révélations éclaboussent la Russie, l’Azerbaïdjan, les Philippines, le Kazakhstan, Chypre, la Thaïlande, le Zimbabwe, la dictature birmane mais aussi, plus prosaïquement, les plus fortunés d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest.


La gauche européenne rejette le cadre financier pluriannuel du Conseil européen

tsipras_1Le projet d’accord du Conseil européen sur le futur cadre financier pluriannuel de l’Union européenne pour les sept années à venir (2014 – 2017) est inacceptable.
Cet accord ouvre la voie à sept années d’austérité et de ralentissement économique en Europe et renie la notion de solidarité européenne.
Contrairement aux déclarations officielles, les chefs d’Etat et de gouvernement proposent des coupes dans des domaines tels que le Fonds Social Européen, qui concernent principalement les vies des citoyens européens en temps de crises.
Nous remarquons avec consternation que les chefs d’État européens ont choisi de frapper fort sur les citoyens les plus démunis : le budget dédié à l’aide alimentaire qui était d’environ 3,5 milliards d’euros pour la période 2007-2013 sera drastiquement réduit. Il ne sera que de 2,5 milliards d’euros pour les années 2014-2020 ; en sachant qu’il couvrira alors 28 et non plus 27 États. La solidarité est une fois de plus sacrifiée sur l’autel de l’austérité budgétaire alors que le nombre de personnes vivant en-deçà du seuil de pauvreté dans l’Union européenne est passé de 18 à 25 millions entre 2008 et 2012. C’est un dommage qui ne peut qu’alimenter le rejet croissant de l’Union Européenne par ses peuples.
Les violentes coupes budgétaires prévues pour la politique de cohésion et la politique agricole commune, respectivement amputées de 8% et de 16%, sont la conséquence directe de cet abandon. En délaissant ces politiques, qui constituent les politiques redistributives par excellence de l’Union Européenne, la décision est prise d’oublier une fois pour toutes le projet d’une Union basée sur la solidarité.

 

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Journalistes / syndicalistes : un mépris de classe ?

Par Romain Geoffroy, 22 ans, Strasbourg, jeune correspondant. "Avec moi aujourd’hui, trois stars du syndicalisme de combat", le 5 février dernier, Jean-Pierre Elkabbach reçoit sur Europe 1, trois syndicalistes : Jean-Pierre Mercier (CGT Aulnay PSA), Mickael Wamen (CGT Goodyear Amiens Nord), Edouard Martin (CFDT ArcelorMittal. Décryptage.
Jean-Pierre Mercier vante l’ampleur de la mobilisation à Aulnay, « grâce à nous ce sont zéro voitures qui sortent depuis trois semaines ». Le « matinalier » d’Europe 1 s’insurge alors : « Et vous en êtes fiers ? » L’expression reflète bien le ton paternaliste que prendra Elkabbach tout au long de l’interview. Il faut dire qu’il est plus habitué aux bancs d’HEC, qu’il fréquente lors de l’université du Medef, qu’aux barricades dans les usines en grève. Dans Les Nouveaux Chiens de Garde, documentaire de Yannick Kergoat et Gilles Balbastre récemment nommé aux César, Michel Naudy (ancien rédacteur en chef chargé de missions à France 3) remarquait : « Les ouvriers sont une réserve d’indiens pour les journalistes. Ils ne viennent pas de ces milieux, ne les connaissent pas. Ils n’en connaissent pas les codes, les conditions de vie, la culture, les traditions. Dès qu’ils rompent avec le consensus mou de la démocratie molle, ils rompent avec la règle du jeu. »

Un traitement médiatique inégal
Comment réagirait un patron traité comme ces syndicalistes ? Philippe Varin (PSA), Henry Dumortier (Goodyear France) et Lakshmi Mittal (ArcelorMittal) bénéficient, comme tous les « grands », de l’aide d’une équipe de communicants. Chaque intervention est préparée, le ton est mesuré. Ils sont d’ailleurs bien plus habitués aux projecteurs que des ouvriers, invités uniquement lors des grandes crises industrielles. En 1996, Pierre Bourdieu s’attaquait au monde médiatique dans Sur la Télévision. Il écrivait alors « Il est évident que tous les locuteurs ne sont pas égaux sur le plateau. Vous avez des professionnels de la parole et du plateau, et en face d’eux des amateurs (…), c’est d’une inégalité extraordinaire. Et pour rétablir un tout petit peu d’égalité, il faudrait que le présentateur soit inégal, c’est-à-dire qu’il assiste les plus démunis relativement. » Il s’étonnait alors de voir à quel point ce n’était pas le cas dans les médias de masse, avec des présentateurs qui non seulement n’aident pas les défavorisés, mais les enfoncent.

19 ans plus tard, la situation n’a pas évolué, les chiens de garde du système occupent les plus hautes sphères médiatiques. Les micros, les caméras, les colonnes des journaux leur sont grands ouverts. Alors que tous les sondages montrent la méfiance de plus en plus croissante du public face aux journalistes, aucune instance de déontologie compétente n’a encore été mise en place.


Lettre de Titan à Montebourg : se protéger d’un capitalisme de vautours

goodyear-amiens_0Dans une lettre infamante adressée à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif,  Maurice Taylor Jr. , PDG du groupe américain Titan international, s'en prend aux salariés de l'usine
Goodyear à Amiens-Nord. Un « syndicat fou », avec des « soi-disant ouvrier » qui « touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures ». Cette lamentable provocation, doublée d'une xénophobie assumée à l'encontre des salariés français, est révélatrice de la conception du "dialogue sociale" de l'industriel américain. Vilipendé à tort par nombre de commentateurs, la CGT avait donc bien raison de se méfier du candidat à la reprise soutenu par le gouvernement français.
Au lieu d'amuser la galerie à coup de repreneur bidon, l'heure est à demander des comptes à Goodyear qui a cessé d'investir dans l'usine depuis 2000 malgré de larges bénéfices. Plus que jamais, l'urgence commande une loi interdisant les licenciements et donnant des pouvoirs nouveaux aux salariés. En plus de maintenir l'emploi, elle aura un autre effet, celui de se protéger d'un capitalisme de vautours qu'incarne, jusqu'à la caricature, la multinationale américaine Titan.