Nouveau gouvernement : « Une sidérante fin de non recevoir » (Olivier Dartigolles – PCF)

valls-hollandeAlors que la politique gouvernementale a été très fortement sanctionnée lors des élections municipales, la composition de nouveau gouvernement confirme une sidérante fin de non recevoir, symbolisé par le choix de M.Valls à Matignon, un véritable acharnement de F.Hollande et des principaux dirigeants du PS à ne pas prendre en considération l'état réel du pays, le niveau des attentes et des souffrances.
Rien ne change ? Pas exactement puisque ce gouvernement « resserré » sera celui d'une accentuation de la cure d'austérité avec, comme première conséquence, une aggravation de la crise politique.
Symbole saisissant, a peine quelques minutes avant l'annonce du nouveau gouvernement, F.Hollande partait pour Bruxelles avec, sous le bras, le pacte de responsabilité, les 50 milliards d'euros d'économies et une nouvelle attaque contre le financement de la sécurité sociale déguisée en « pacte de solidarité ».
Nous proposons de prendre une tout autre direction avec la marche du 12 avril, celle du sursaut citoyen et populaire, d'une remobilisation de l'ensemble de la gauche, avec des socialistes et des écologistes qui ne veulent pas de l'austérité comme seul horizon.
Aujourd'hui, ce gouvernement dont le combat consiste à abandonner notre pays aux marchés financiers ne dispose pas d'une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Les prochains jours peuvent ouvrir une nouvelle séquence politique avec un grand débat sur les alternatives, les solutions, les grands chantiers à engager pour un changement de gauche.

Marie-George Buffet : “François, arrête d’écouter les patrons, écoute le peuple”

mgb_3_0La députée de Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet (PCF) exhorte le président de la République à ne pas donner prise à l’extrême droite par une politique libérale.
Comment réagissez-vous aux incidents qui ont émaillé la cérémonie parisienne du 11 Novembre ?

Marie-George Buffet. Il faut d’abord 
condamner ces quelques individus de 
droite et d’extrême droite qui utilisent 
le 11 Novembre pour conspuer le 
président de la République. Ce sont 
des hommes et des femmes qui 
ne savent pas que la République s’est bâtie sur le don de soi d’hommes 
et de femmes qui se sont battus pour la créer et la défendre. Ma seconde réaction est : où en est-on du discrédit du président de la République 
qui n’a plus le soutien du peuple, au point que la droite extrême semble pouvoir tout se permettre ? J’ai envie 
de dire à François Hollande : arrête 
d’écouter les patrons, écoute le 
peuple qui a envie d’égalité, envie 
de services publics, qui a envie que 
la République joue son rôle. Et si tu 
t’appuies sur ce peuple, les autres, 
on ne les entendra plus. Ce qui me 
frappe le plus, c’est de voir à la une 
des JT une bande de bourgeois 
qui hurlent le long du cortège 
du 11 Novembre, et pas le peuple descendant des poilus.
Pour le peuple de gauche, n’y a-t-il 
pas une inquiétude sourde à voir la droite extrême battre le pavé de plus 
en plus violemment ?
Marie-George Buffet. Posons 
la question au peuple de gauche, 
vous êtes gênés par quoi ? Gênés 
de protester parce que vous avez 
un gouvernement soi-disant de gauche au pouvoir ? Mais même s’il menait une politique de gauche, 
il faudrait manifester pour l’aider face au patronat, pour obtenir 
qu’il aille plus loin dans les réformes démocratiques et sociales. La deuxième question à poser : croyez-vous réellement les discours que tiennent les ministres les uns après les autres, qui serinent que nous serions dans une situation « contrainte », 
le mot que j’entends le plus désormais à l’Assemblée nationale ? Pourquoi ne parle-t-on pas plutôt d’une véritable réforme de la fiscalité ? Je me félicite de la marche du 1er décembre pour une révolution fiscale, comme y a appelé Jean-Luc Mélenchon. Parce qu’il faut faire rentrer dans les caisses de l’État l’argent inutile ; la « contrainte » budgétaire, il faut enlever ça des têtes. On va boucler la discussion budgétaire dans les prochains jours, 
il faut manifester pour que ce 
budget réponde au besoin de droits, au besoin d’État, au lieu d’économies qui ne réduiront pas le déficit public. La troisième chose, c’est cette hésitation à se battre contre ce gouvernement. Manifester serait 
faire revenir la droite au pouvoir, voire l’extrême droite ? C’est au contraire 
si l’on se tait face à une politique 
de plus en plus libérale que la droite apparaîtra comme un recours.

Eté sacrifié des ministres : « Sujet dérisoire quand on pense aux vrais oubliés des vacances »

cequevacanceLes ministres partent en vacances pour deux semaines, pas une de plus. Le plan de communication autour de cette « actualité » ne date pas d'aujourd'hui. Voilà plusieurs jours que l'opération médiatique sur le « martyrologue » des membres du gouvernement a été lancée, avec les conseillers de l'Elysée, quand ce n'est pas le chef de l'Etat lui-même, qui communiquent lourdement sur cette question.
Que les membres du gouvernement puissent prendre quelques jours de vacances est bien naturel. Mais cela apparait dérisoire au regard des préoccupations réelles de l'écrasante majorité de nos concitoyens. Les lieux de villégiatures des ministres ne changera rien aux conditions d'existence de toutes celles et ceux qui ne pourront pas s'évader et changer d'air quelques jours.
En France, un enfant sur trois ne part pas en vacances. Ce plan de communication sur l'été sacrifié des ministres laisse un goût amer quand on pense aux millions de familles qui sont les vraies oubliées des vacances. Quant à celles qui peuvent s'accorder quelques jours, tout est calculé à l'euro près pour ne pas mettre son compte en banque dans le rouge avant la rentrée de septembre. Une rentrée de tous les dangers pour le pouvoir d'achat.
Bonnes vacances aux ministres qui auront tout loisir de réfléchir à l'indispensable changement de cap et au droit aux vacances pour tous.

 

“Le scandale de l’évasion fiscale : révélations sur les milliards qui nous manquent”. Pour une fois la chaine publique France 2 nous montre des vérités !

Un grand moment de télévision à voir, alors qu'au même moment, en Grèce ils ont fait de la TV publique des écrans noirs !
Cliquez sur l'image pour atteindre le replay de cette émission.

Les caméras embarquées dans les assemblées générales des groupe Amazone ou Mittal ( qui doit 1 milliard au fisc français), ou encore à la sortie d'un repas à 10 000 euros proposé par Britisch American Tobacco, sont à l'honneur de la télévision publique.

Capture

Amendes salées pour les écoliers de Cholonge

Vous avez dit 21ème siècle ? La gauche qui gouverne ?
On se croirait aux temps des visiteurs !
Et il y a d'autres exemples de ce genre :
http://www.humanite.fr/societe/enfants-de-chomeurs-prives-de-cantine-la-justice-dit-non-498858
http://www.humanite.fr/societe/une-fillette-embarquee-par-la-police-en-plein-refe-512541
Si nous laissons faire, demain c'est le tour de TON enfant !

Ce sont les mesures prises par le gouvernement
qui provoquent ce genre d'humiliation.
Ce sont des gens qui portent la cravate qui ont provoqué la crise
pas ceux qui ont des tatouages !



transportscolaireSept enfants de cette commune de l’Isère ont été verbalisés pour avoir oublié leur titre de transport dans le car scolaire.
 « Papa, comment je vais faire pour payer ces 86 euros ? » Une demi-douzaine de parents de la petite commune de Cholonge (Isère) n’en ont pas cru leurs oreilles. Lundi 3 juin, sept enfants des écoles maternelle et primaire se sont fait verbaliser dans le bus scolaire. Leur faute ? Avoir oublié en classe leur titre de transport alors qu’ils se rendaient, comme tous les jours, à la cantine, située à 3 km de l’école…
Et l’agent, employé par un prestataire du conseil général, la Scat, n’y est pas allé de main morte. Les amendes sont comprises entre 70 et 86 euros ! Soit autant que le prix moyen de l’abonnement annuel (75 euros) payé en début d’année par tous les parents. Au-delà du prix exorbitant, c’est l’attitude zélée du contrôleur qui a mis en colère les parents. La vérification et la rédaction des PV ont pris trois quarts d’heure. Certains enfants, âgés de 4 à 11 ans, étaient en larmes. Et tous n’ont eu, au final, qu’une vingtaine de minutes pour déjeuner.
« Il n’y a eu aucun contrôle préventif, c’est tout de suite la sanction, regrette Lætitia Fontaine, la directrice de l’école interrogée par France Bleu Isère. Il faut revoir cette manière de faire. On ne contrôle pas des enfants de cet âge comme des étudiants qui auraient fraudé. »
Le conseil général tente de calmer l’affaire. « Tout ça va se régulariser. Les parents seront exonérés des amendes à partir du moment où les enfants pourront prouver qu’ils avaient bien leur carte de transport », assure Didier Rambaud, vice-président chargé des transports. Il refuse, cependant, de parler de couac. « Peut-être que les contrôleurs ont manqué de tact mais les contrôles continueront pour l’intérêt des enfants. Il y a quelque chose d’éducatif de dire à son gamin : “Pour prendre le car il faut avoir ta carte”. » 86 euros, ça fait cher le cours d’éducation civique…

Pierre Laurent à Madrid : la France ne doit pas plier devant la commission européenne.

blgtfyqceaamlcn.jpg-largeEn publiant ses recommandations pour la France, la Commission européenne s'arroge une nouvelle fois le droit de dicter sa politique à la France. Le voile est levé sur les contreparties austéritaires du soi-disant "sursis" accordé à notre pays pour réduire les déficits et la dette.
Nouvelle réforme des retraites et de l'assurance chômage, attaques contre le SMIC, déremboursement de médicaments, déréglementation des prix du gaz et de l'électricité,  privatisation du rail, augmentation de la TVA, réduction du service public dans les collectivités… Ce sera le programme du gouvernement s'il choisit de s' y plier.
François Hollande dit que la Commission européenne n'a pas à dicter au gouvernement la politique à mener. Nous sommes d'accord. Mais alors il faut être conséquent et traduire ces paroles en actes en refusant clairement la mise en oeuvre de cette bombe sociale.
Le problème est le même dans toute l'Europe. J' ai rencontré ce matin à Madrid, avec les dirigeants d'Izquierda Unida et Alexis Tsipras de Syriza, les secrétaires généraux des deux syndicats espagnols (CC.OO et Ugt) dont l'un des deux est Président de la CES. Tous disent qu'il faut en finir avec l'austérité et la Troïka.
Un acte de résistance de la France serait un espoir pour tous les peuples européens.

Loi de décentralisation : « Pas de réforme de la démocratie sans démocratie »

decentralisation_0Le gouvernement assume devant le parlement une volonté de passage en force pour imposer son projet de casse de la démocratie locale, malgré les fortes résistances qui s’expriment dans tous les territoires.
Alors que commençait l’examen de ce texte, de nombreux élus manifestaient devant le Sénat pour exprimer le refus des habitants de voir leurs territoires enrôlés de force dans d’immenses collectivités concentrant tous les pouvoirs entre les mains d’un seul pour organiser l’austérité au plan local et la compétitivité demandée par Bruxelles. Alors qu’il y aurait besoin d’une nouvelle étape de démocratisation, nous sommes devant un projet qui va accroître la confiscation du pouvoir et la pression des forces de la finance.
Le PCF réitère son appel à la responsabilité et exige le retrait de ce texte pour ouvrir une véritable discussion. Il ne saurait y avoir de réforme de la démocratie sans démocratie.

Retraites, droit du travail, services publics, fiscalité: tout ce que Bruxelles veut vous faire perdre

2013-05-29oli-rehnSi la France suit à la lettre les recommandations économiques dévoilées ce mercredi par la Commission européenne, les droits actuels à la retraite, les services publics et les protections des salariés vont en prendre un sacré coup.
Revue de détail de ces changements néolibéraux qui se cachent derrière le terme politiquement correct de "réformes structurelles".
► Retraites rognées
L'objectif assigné par Bruxelles à Paris est de ramener à l'équilibre "pour 2020 au plus tard" son système de retraites. Pour ce faire, la Commission n'édicte qu'un seul oukaze: "Éviter d'augmenter les contributions des employeurs aux régimes des retraites". En clair, il s'agirait donc de jouer soit sur les niveaux actuels des pensions, donc sur le pouvoir d'achat des retraites, soit sur les droits à la retraite à taux plein des salariés, soit sur l'âge légal (65, 67 ans?), soit encore sur l'alignement des régimes spéciaux sur le régime général. Bref, c'est aux Français de faire les efforts. Pas touche aux cotisations des entreprises.

Réponse à l'automne lors du lancement d'une nouvelle réforme des retraites, après celles de 2003 et 2010. Avant cela, une concertation va s'engager entre le gouvernement et les partenaires sociaux lors d'une conférence sociale les 20 et 21 juin.
Assurance chômage lessivée

La travail étant une charge et non créateur de richesse pour la Commission européenne, Bruxelles demande à la France de "doper sa compétitivité". Après l'Accord national interprofessionnel (ANI) et sa récente transposition dans la loi, voici donc un second round de flexibilisation du marché du travail hexagonal. Cette fois, les assurances chômage sont dans le viseur. Il faut "lancer en urgence une réforme de l'assurance chômage avec les partenaires sociaux pour assurer qu'elle rend attractif le retour au travail", dit la Commission. Fainéant de chômeurs!
► Travail dérégulé

Récession/Hollande : « le Président de la République est dans l’erreur »

hollande-merkel-582771-jpg_398920Lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le Président Hollande a une nouvelle fois confirmé les orientations austéritaires de la politique du gouvernement. C'est une grave erreur à l'heure où la France entre officiellement en récession. Hausse du chômage, récession économique, baisse du pouvoir d'achat, de la consommation, des investissements et des exportations : tous les voyants sont au rouge !
Face à cette situation, le Président a une responsabilité historique, celle pour laquelle il a été élu : sortir la France du marasme de la crise en mettant fin aux politiques d'austérité. Il a la possibilité d'imposer un changement de cap sans attendre une improbable reprise économique au second trimestre. Or, ses déclarations nous confirment que le Président de la République est dans l'erreur. Comment pense-t-il relancer la croissance alors qu'à aucun moment il ne fait mention des questions de consommation et de pouvoir d'achat. Pire, comment peut-il affirmer que "nous avons passé le plus difficile", alors même que la récession va inexorablement entrainer une nouvelle hausse du chômage ?
Il faut, dès aujourd'hui, stopper cette descente aux enfers. Comme des millions de Français, nous faisons un constat implacable, celui de l'inefficacité et de l'injustice des politiques de rigueur. Le changement de cap est plus que nécessaire. Oui, une autre politique est possible, celle là même que des dizaines de milliers de personnes ont réclamé en défilant dans les rues le 5 mai, et qui sera à l'ordre du jour des Assises de la refondation sociale économique et politique du 16 juin prochain.

 

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