Baisse de l’aide financière publique aux partis : un coup contre la démocratie

assemblee-nationale_2Prenant prétexte de la crise, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de droite avaient décidé en 2011 de diminuer de 5 % l'aide attribuée aux partis politiques.
Par décret, le gouvernement socialiste vient de raboter encore cette aide, et cette fois ci pour un montant de 10 %. Cette décision vient durement pénaliser les partis, notamment les moins représentés au parlement.
Cette aide bénéficie déjà essentiellement – pour plus des deux tiers – au PS et à L'UMP. Les députés communistes ont à ce propos récemment déposés une proposition de loi visant à modifier les conditions d'attribution de cette aide. L'aide financière aux Partis est en effet une contribution au débat d'idées et à une vie démocratique plus intense dans notre pays. Elle doit constituer un point d'appui permettant de faire face au bipartisme qui marque nos institutions et notre mode électoral.
Le PCF élève une protestation vigoureuse contre cette décision injuste et dangereuse.
La démagogie au prétexte de la crise ne doit pas limiter le débat d'alternative et sur la façon même d'affronter cette crise. Frapper les partis au porte monnaie, c'est frapper la vie démocratique du pays alors que le débat d'idées et d'alternatives s'avère d'une brûlante nécessité.

Toute réforme fiscale qui ne remet pas en cause l’austérité est une impasse.

ayrault_3Jean-Marc Ayrault cherche à rassurer, alors que gronde une contestation sociale considérable. Il veut faire croire qu'il serait disposé à engager des changements profonds sur la seule fiscalité, en cherchant à empêcher l'expression d'une colère généralisée sur tout ce qui touche à l'emploi, au revenu et à la croissance réelle.
En réalité, le Premier ministre entend maintenir le cap de l'austérité pour la dépense privée : hausse de la TVA sur laquelle « il n'est pas question de revenir », parce qu'elle conditionne « la baisse du coût du travail » ; maintien de l'écotaxe. Pareil pour les dépenses de services publics : 60 milliards d'euros « au moins » d'économies de 2014 à 2017.
La fusion envisagée entre l'impôt sur le revenu et la CSG aurait des conséquences nocives : transfert du financement de la protection sociale des profits des entreprises vers l'impôt sur le revenu ; transformation de ce dernier en un prélèvement proportionnel et non plus progressif ; inclusion de cet impôt dans un système de prélèvement à la source qui désavantagerait surtout les salariés.
Disons-le tout net : toute réforme fiscale qui ne remet pas en cause l’austérité est une impasse. Il faut au contraire engager un changement fondamental pour sécuriser vraiment l'emploi, la formation, les revenus du travail et de remplacement, baisser le coût du capital (intérêts et dividendes) avec un nouveau crédit aux entreprises et une réforme radicale de la fiscalité. Il faut relancer massivement tous les services publics, au lieu des privatisations et de la capitulation devant le dogmatisme monétaire de la BCE.
Avant la révolution de 1789, il y avait aussi une crise financière généralisée et une protestation contre les impôts excessifs qui nécessitaient de mettre en cause les privilèges de l'aristocratie. Aujourd'hui, ce sont les privilèges des grands actionnaires, des grands groupes, des grandes banques et la domination de la rentabilité financière sur toute l’économie qu'il s'agit de mettre à bas avec une nouvelle construction sociale et politique.

 

“Le scandale de l’évasion fiscale : révélations sur les milliards qui nous manquent”. Pour une fois la chaine publique France 2 nous montre des vérités !

Un grand moment de télévision à voir, alors qu'au même moment, en Grèce ils ont fait de la TV publique des écrans noirs !
Cliquez sur l'image pour atteindre le replay de cette émission.

Les caméras embarquées dans les assemblées générales des groupe Amazone ou Mittal ( qui doit 1 milliard au fisc français), ou encore à la sortie d'un repas à 10 000 euros proposé par Britisch American Tobacco, sont à l'honneur de la télévision publique.

Capture

FMI : Appel aux ministères lancé par Attac

Dernier jour pour que les gouverneurs du fonds monétaire internationale (FMI) fassent connaitre leurs candidats à la succession de Dominique Strauss-Kahn. L’association altermondialiste Attac, qui a proposé une alternative à la candidature de Christine Lagarde, à travers sa co-présidente Aurélie Trouvé, a convié toute personne souhaitant exprimer leur soutien à appeler les ministères de l’Economie, du Budget ce vendredi.
Arguant d’avoir reçu le soutien de dizaines de milliers de personnes et d’organisations en à peine 48 heures, l’association a fait parvenir une lettre ouverte à Christine Lagarde, gouverneur du FMI, lui demandant de « présenter la (ma) candidature d’Aurélie Trouvé, sans nécessairement la soutenir, au conseil d’administration du FMI ». En effet, tout candidat à la direction générale doit être présenté par au moins un gouverneur du Fonds.
Aux standards des ministères de l’Economie et du Budget, contactés par l’Humanité, ils déclarent avoir « reçu énormément d’appels cette après-midi pour soutenir Aurélie Trouvé ». Ils ont pour consignes de comptabiliser ces appels puis de faire remonter les chiffres à Matignon.
Une déclaration de Matignon devrait intervenir en fin d’après-midi, d’après une de nos correspondantes. Matignon n’as pas souhaité en dire plus.

  • A lire :

–> Le G8, le G20, le FMI, l’OMC mettent le monde à terre, un point de vue d'Aurélie Trouvé

–> Entretien avec la coprésidente d'ATTAC

–> G8 à Deauville : silence, on tourne ! (Attac)

Documentaire Canal+ : DSK met en colère les grecs

Nicolas Sarkozy n'a pas visionné le documentaire consacré à Dominique Strauss-Kahn sur Canal+, dimanche dernier, et le fait savoir par le site lexpress.fr. mais les grecs l’ont regardé. Depuis dimanche, toutes les télévisions grecques passent en boucle les propos que Dominique Strauss-Kahn, toute la presse s'en fait l'écho et provoque un tollé en Grèce, rapporte le Figaro.
Dans le documentaire, qui suit le patron du FMI au siège de l'institution et à travers le monde, la candidature de DSK à l'élection présidentielle de 2012 semble de plus en plus évidente. On y voit le directeur général du FMI voulant jouer la compréhension face aux invectives des manifestants grecs à Athènes. Devant la caméra, «DSK» se lâche: « La réalité, c'est que ces gens-là, ils sont dans la merde. Et y sont gravement, déclarait le patron du FMI. Ils ont beaucoup bricolé, ils savent très bien qu'ils ne paient pas d'impôts, que c'est un sport national de ne pas payer d'impôts en Grèce, que ça truande un maximum. Mais d'un autre côté, si on n'était pas venu à la dernière minute quand ils nous ont demandé de venir, ils seraient tombés au fond du gouffre. », affirme le directeur du FMI.
Des déclarations qui passent mal dans l'opinion publique grecque alors que le pays, déjà humilié par son recours à l'aide du FMI et affaibli par une cure d'austérité historique, s'apprête à endurer une troisième année de récession. Depuis dimanche, presse écrite, journaux télévisés, émissions politiques, éditorialistes et politiciens se relaient pour réagir, parfois violemment au propos de «DSK». «Venant d'un socialiste, qui en plus, veut être président de la République française, c'est trop !, estime Notis Papadopoulos, directeur de la rédaction de Ta Nea. Il dénigre les sacrifices du peuple grec face à la sévérité du plan de rigueur imposé par le FMI », critique-t-il. Georges Papaconstantinou, ministre des Finances grec, vient de lui demander au nom de son gouvernement des explications.

Dernières interventions de Frédéric Lordon

Frédéric Lordon se fait rare (voire inexistant) dans les médias, mais ses interventions valent souvent le détour.
frédé&riLe voici dans le cadre des débats de l’alternative organisés par le CRREA et Marianne : débat sur le thème "Le système financier international : qui osera le réformer et comment ?
".

Budget 2011 : l’austérité s’installe

De 2010 à 2013, date à laquelle la France retrouverait la limite de 3,0% de déficit fixée par le traité de Maastricht, le pays réduirait ainsi son déficit public de quelque 100 milliards d'euros, soit l'effort budgétaire le plus important réalisé dans le pays depuis au moins un demi-siècle. Au menu, 7 milliards de dépenses coupées dès 2011 et 10 milliards de hausses d'impôts ciblées via des réductions de niches fiscales et sociales. Mais pas touche au bouclier fiscal.
Le gouvernement compte pour y parvenir sur une croissance économique de 2,0% en 2011 après 1,5% en 2010. Les hypothèses retenues pour 2011 sont une inflation à 1,5%, une croissance de la masse salariale de 2,9% (avec 228.000 créations d'emplois), un cours euro-dollar de 1,30, et un prix moyen du baril de Brent à 80 dollars.

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Ce que le Gouvernement vous cache sur les retraites

En quelques chiffres :
-► Les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises représentent 32 milliards d'euros dont 10 milliards pour le système des retraites ;
-► Pérenniser les retraites, c'est 6% du PIB à trouver ; le profit des entreprises c'est 40% ;
-► Le PIB de la France est de 1 500 milliards d'euros en 2005 et doit doubler d'ici à 2040 soit 3 000 milliards. Dans ce PIB, 40% représentent les profits des entreprises soit 600 milliards actuellement et 1 200 milliards en 2050. Ne peut-on pas prendre 100 milliards aux actionnaires ?
-► Taxer les stocks-options, les retraites chapeau, la participation et l'intéressement, c'est 10 milliards pour la protection sociale dont 4 milliards pour les retraites.
-► Aujourd'hui, 20% des moins de 35 ans sont au chômage et les entreprises licencient les salariés de plus de 56 ans. Pourquoi faire travailler les gens après 60 ans ? Donnons du travail aux jeunes. Réduire le chômage et pérenniser notre système de retraite, c'est possible ! Ce doit être une volonté politique !
-► 56% des Français sont contre l'allongement de la durée de cotisations et 60% des Français rejettent un recul de l'âge de la retraite. Maintenons le droit à la retraite à 60 ans en prenant en compte la pénibilité dans certains métiers pour permettre aux salariés exposés de partir à 55 ans.
-► Les niches fiscales de tout ordre y compris celles du bouclier fiscal de Sarkozy représentent un manque à gagner pour l'état de 70 milliards d'euros ! Ne peut on pas corriger cette inégalité et en consacrer une partie pour pérenniser notre système de retraite ?
-► L'âge idéal du départ à la retraite doit être maintenu à 60 ans, à taux plein avec un minimum de 75% de revenu à la cessation d'activité. Avec prise en compte des années d'études supérieures dans le calcul des trimestres cotisés. Avec un minimum garanti pour tous à 75 % d'un smic à 1 600 euros brut
-► Ce qui menace les retraites, ce n'est pas l'allongement de l'espérance de vie, mais le niveau de chômage ! (notamment chez les jeunes) et la précarité dans l'emploi (notamment chez les femmes).

De combien a augmenté la dette publique depuis l’arrivée de Nicolas Sarkosy au pouvoir ?

Et bien, ça faisait un moment qu'on attendait d'avoir le bilan réel de la politique menée en France par Sarkosy….. et le voilà :
En 2007 quand Sarkosy a pris le pouvoir, la dette publique de la France était de 51 milliards d'euros…
En 2010, trois ans après son élection, la dette publique française est passée à 150 milliards d'euros…
Et à qui va-t-on demander de faire des efforts et de payer ce déficit record ????
Au peuple français……