Provocation de Jean-Marie Le Pen : “pas un nouveau dérapage mais le même visage hideux de la haine”

2012-10-05t114701z_1_apae8940wqg00_rtroptp_3_ofrtp-france-fn-le-pen-20121005Les républicains doivent s'attacher à débusquer le Front national, à déconstruire son discours et à le démythifier. La nouvelle abomination de Jean-Marie Le Pen réaffirme le fond raciste et antisémite de ce parti d'extrême droite. Il ne s'agit pas de nouveau dérapage mais bel et bien du même visage hideux de la haine sous le masque d'une pseudo respectabilité. La justice doit être saisie.
La République doit être forte et ne pas se laisser glisser vers le pire. La gauche doit en urgence se relever et redonner de belles couleurs à la Liberté, à l'Egalité et à la Fraternité.

Ce qui m’interpelle, c’est cette méchanceté, cette volonté de vouloir ignorer l’histoire, une réalité qui fait froid dans le dos, une vérité que nous ne devrions jamais oublier. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
nous sommes presque à la mi-janvier, c’est humide et les températures sont encore agréables.
Allons-nous payer la bonté de la nature ? Enfin, cette bienfaisance ne se passe que dans certains endroits, car ailleurs c’est inondations qui préoccupent les esprits.
Si la météo est à peu près au beau fixe, ce n’est pas le cas concernant les problèmes sociétaux dans notre pays.
En effet, à la télé on entend que le nom de Dieudonné ou plutôt Dieudamné qui fait encore des siennes avec des propos indignes de ce nom dans une démocratie comme la nôtre. Pour le faire taire, Vals, notre ministre de l’intérieur a pondu une circulaire adressée aux préfets et aux maires afin d’interdire ses spectacles au nom de l’atteinte à la dignité humaine. On est pour ou contre, quoi qu’il en soit, il fallait prendre des mesures radicales.
Décidément dans notre cher pays, ce pays d’accueil, où tout le monde devrait trouver sa place et où nous devrions donner à tout le monde la possibilité de trouver sa place, des propos racistes, xénophobes et antisémites fusent de tous les côtés à vous en faire gerber.
Les valeurs de la République sont bafouées.
Rappelez-vous au sujet des Roms :
– Guy Tessier et Didier Réault, deux élus marseillais pour le premier les Roms ne vivent que de rapine et de vol, et pour le second, il avait appelé à lancer des cocktails Molotov sur le campement Roms de la Capelette à Marseille.
– Pour Estrosi maire de Nice, il s’agit de mater les gens du voyage et les Roms il suffit pour lui de relever les plaques d’immatriculation des véhicules et de présenter un référé pour pouvoir saisir les véhicules.
– Franck Guiot adjoint UMP au maire d’Ormoy-la-Rivière s’était lâcher sur Twitter au sujet de la mesure prise par le gouvernement facilitant l’accès au travail des Roms. L’adjoint a proposé à ces derniers des emplois de « planteurs de cannabis », de « convoyeurs de fonds » ou encore de « pickpockets sur la ligne 9 du métro », en ajoutant qu’ils « ne savent ni lire ni écrire ».
– Et enfin pour ne pas en rajouter indéfiniment Gilles Bourdouleix député-maire de Cholet a affirmé qu’« Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».
Diffamation, haine raciale, appel au meurtre et bien évidemment atteinte à la dignité humaine font partie de ces propos abjects et odieux de la part de ces élus de la république.
Ils sont toujours élus et n’ont jamais été inquiétés.
Des lois existent dans notre pays, elles doivent être mises en application comme on les applique pour toute autre chose. Ou alors, pourquoi pondre des lois si ce n’est pour ne pas les appliquer ?
L’article 24 bis, dit « loi Gayssot » promulgué en 1990, de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, sanctionne l’expression publique, et uniquement cela, des discours négationnistes à savoir la négation de l’ampleur ou de la réalité du génocide juif perpétré par les nazis pendant la 2ème Guerre mondiale. Cette loi existe toujours et est toujours d'actualité !
Dans tous les cas, cela sent mauvais, cela rappelle des heures noires, une époque que je ne souhaite pas voir renaître, à croire, que l’étranger est le seul problème aux difficultés économiques que vivent la France et toute l’Europe ! À croire que le racisme serait la solution !
Est-il vraiment encore nécessaire de débattre de ce sujet, alors que depuis des lustres des mesures ont été prises afin de ne plus vivre ce genre de choses ? De ne plus entendre et lire ce genre de propos ?
En effet, on débat sur des sujets qui posent problème, qui interrogent, qui demandent à trouver une issue, un aboutissement, mais le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme ont déjà été débattus et où des mesures ont été envisagées, pourquoi ne pas se servir de ces lois pour les enrayer définitivement ?
Pourquoi faut-il revenir sur ce qui a été déjà mis en débat et résolu par des lois ?
Serions-nous devenus tout d’un coup frileux face à ces gens qui n’ont rien d’humain ?
Certes, il faut faire connaître qui sont ces gens, ce que représentent réellement leurs propos, leurs gestes, mais de là à occuper tout l’espace médiatique ne serait-ce pas avoir aussi cette volonté de faire oublier les autres sujets qui nous préoccupent ?
Car ce qui m’interpelle, c’est tous ces jeunes qui se rendent aux spectacles de ce Dieudamné, et qui sont prêts à débourser 40 € pour entendre des propos ignobles concernant une religion, un peuple, alors que ces mêmes jeunes ne se rendent pas aux meetings des partis politiques alors que ceux-ci sont gratuits.
Ce qui m’interpelle, c’est cette jeunesse qui au lieu de s’engager pour leur avenir, cette jeunesse qui devrait résister et lutter pour sauvegarder les acquis, préfère s’amuser de propos et de gestes qui n’ont de sens que dans la haine de l’autre.
Ce qui m’interpelle, c’est cette méchanceté, cette volonté de vouloir ignorer l’histoire, une réalité qui fait froid dans le dos, une vérité que nous ne devrions jamais oublier.
Ce qui m’interpelle c’est tous ces gens qui rentrent dans le jeu de la division alors qu’aujourd’hui nous devrions faire face ENSEMBLE aux problèmes qui nous sont posés.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Cas Dieudonné. Cette lutte touche à la démocratie, à la République et à l’universel

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Comment réagir au mieux face à l’antisémitisme et aux provocations de Dieudonné ? Par Jean-Claude Lefort. Le ferme débat engagé contre les paroles et les actes de Dieudonné peut être salutaire, à condition d’éviter tout raccourci ou, pire, les amalgames.
Les questions posées sont sérieuses. Elles doivent être l’occasion d’opérer des clarifications nécessaires, tant existent des volontés de brouiller les cartes aujourd’hui. Cette clarification n’a qu’un seul but et il devrait rassembler. À savoir, poser des actes ou prendre des mesures pour que les deux termes de l’équation qui est en jeu en sortent renforcés : la lutte contre toute forme de racisme, d’une part ; la protection de la liberté d’expression, d’autre part.
Pour quiconque suit objectivement les faits, les gestes et les propos de Dieudonné, la chose ne peut prêter à aucun doute possible : son antisémitisme est patent. Il est inacceptable. Le racisme, redisons-le avec force, n’est pas une opinion mais un délit. Nous le condamnons par principe absolu, non discutable, mais aussi par nécessité politique : il nuit terriblement à la cause du peuple palestinien. Même si Dieudonné fait mine de s’en réclamer.
Ses propos ont été condamnés par la justice à de nombreuses reprises. Et la loi doit passer sans la moindre mansuétude.
Mais les actes de Dieudonné, et plus spécialement sa « quenelle », doivent être éclairés si on veut rendre lisible et acceptable par la société toute mesure, politique ou autre, visant à en réduire l’usage jusqu’à l’anéantir. De ce point de vue, beaucoup de personnes, spécialement les jeunes, ne sont pas au diapason des condamnations justement formulées contre cette honteuse « quenelle » dont le sens, pourtant indiqué par Dieudonné en personne, ne laisse aucune équivoque. Je m’interdis d’ailleurs de le rappeler ici tellement il est ignoble. Nombreux sont les jeunes, encouragés par l’ambiguïté dont joue Dieudonné, qui n’y voient pourtant qu’un simple geste à la signification d’« antisystème ».
D’aucuns y voient la résurgence, sous une autre forme, du salut hitlérien, lequel n’est pas passible des rigueurs de la loi en France alors que le port public de signes nazis est interdit et sanctionné. Comme en écho direct avec le procès de Nuremberg. Faudra-t-il modifier ou clarifier la loi sur ce point ? En Allemagne et en Autriche, une loi existe interdisant le salut nazi. Ici, la tâche serait certainement difficile car il ne s’agit pas d’un salut nazi stricto sensu. Continuer la lecture de « Cas Dieudonné. Cette lutte touche à la démocratie, à la République et à l’universel »

Face au racisme ne baissons pas la garde !

manifestation_contre_racismeIl y a 30 ans, 100 000 enfants d’immigrés et militants anti racistes manifestaient à Paris pour l’égalité des droits. Victimes de violences racistes, maintenus dans l’invisibilité, ces fils et filles, nés sur le sol, de parents immigrés demandaient ce que la République leur refusait : l’égalité.
30 ans après, sur fond de crise économique, malgré certaines avancées, un constat s’impose : notre société n’a pas traité ses enfants à égalité. A situation sociale égale, les enfants et petits enfants d’immigrés du Maghreb et d’Afrique Subsaharienne sont plus discriminés. La couleur de leur peau et leur patronyme en font des éternels immigrés ! Français à 97 % ils se sentent toujours perçus comme des «issus de », et à 67 %, ils pensent que « Le regard des autres ne fait pas d’eux des Français».
Rien d’étonnant puisqu’ 1 français sur 3 conteste leur appartenance à la nation. Au nom d’une France mythique mais irréelle, les théoriciens du choc des civilisations identifient la menace, une immigration de masse et un nouvel ennemi de l’intérieur, le musulman. Ils déplacent ainsi la question sociale sur le terrain identitaire favorisant le développement d’un racisme culturel, largement banalisé par la mandature Sarkozy, un racisme décomplexé et assumé comme en attestent les propos tenus sur les roms ou les musulmans.
Les attaques abjectes contre Christiane Taubira et le racisme ordinaire subi par des millions de français anonymes nous démontre qu’il ne faut jamais baisser la garde. Le gouvernement doit donner l’exemple en déclarant la lutte contre le racisme et les discriminations, grande cause nationale, en produisant des actes concrets pour l’égalité parmi lesquelles : le droit de vote des résidents étrangers, la mise en place d’un récépissé contre les contrôles au faciès, la régularisation des sans-papiers. La réalisation d’un travail de mémoire et d’histoire critique sur la colonisation et les migrations est aussi indispensable : Vieux pays d’immigration, pluriel, métissé, multiconfessionnel la France ne se représente pas et ne s’assume pas comme tel. Ouvrons ce débat !
Le Parti communiste signataire de l’appel du Collectif national "Égalité des droits et justice pour tous" sera partie prenante de la manifestation du 7 décembre 2013 à 14 heures 30 à Paris, il appelle à y participer largement.

Marius et Sylvette, l’Histoire au présent

Rencontre. Sylvette Kaloïe, fille de Marius Kaloïe, un des 111 êtres humains exhibés lors de l’Exposition coloniale en 1931, vit dans une cité HLM du Val du Marne. A soixante-treize ans, elle a souhaité réagir aux attaques racistes dont la Ministre de la Justice, Christiane Taubira, est l’objet depuis plusieurs semaines. 

Elle est la fille de Marius Kaloïe, originaire de Nouvelle-Calédonie, un des cent onze êtres humains exhibés lors de l’Exposition coloniale au Jardin d’Acclimatation à Vincennes en 1931. Décédé accidentellement à Bordeaux dix ans plus tard, il ne retournera jamais dans son île de Lifou où personne ne soupçonnait qu'il avait une descendance. Une histoire incroyable. La vérité sur ses origines, Sylvette n’en a eu connaissance qu’à l’âge de quarante ans. A la tête de l’association Wasapa Art Kanak (http://wasapaartkanak.free.fr/), elle témoigne régulièrement dans les écoles et initie de nombreux projets culturels.

Une de Minute : Raciste, minable et stupide

minuteL'hebdomadaire d'extrême droite Minute a vomi sa Une abject, comme il en a la triste habitude. Raciste, minable et stupide, elle illustre parfaitement la tradition de l'extrême droite française qui, en ce moment de crise grave dans le pays, se sent pousser des ailes.
Cette feuille de chou s'en prend aussi à la seule ministre, dont le combat emblématique en faveur du mariage pour tous, avait réuni l'ensemble des progressistes de notre pays. En s'attaquant à Christine Taubira, Minute s'attaque aussi à la gauche et à ses valeurs parmi lesquelles figure celle de la générosité.
Il faut combattre l'extrême droite pied à pied. Le Premier ministre a saisi la justice dans cette affaire. Fort bien, mais cela ne restera de peu d'effet, s'il ne s'attaque pas au terreau dans lequel l'extrême droite prend sa source, la crise profonde dont nos concitoyens sont les principales victimes. Et cela passe par un changement urgent de politique.

Les appels à la haine de Christian Estrosi méritent les tribunaux

christian-estrosi-europe-1La course de vitesse enclenchée entre le FN et l'UMP a encore fait une victime aujourd'hui : la démocratie. Selon Christian Estrosi qui était invité ce dimanche d’Europe1, l'islam n’est "pas compatible" avec la démocratie. Le député UMP des Alpes-Maritimes et maire de Nice ne s'est pas arrêté en si bon chemin : il a aussi appelé "les maires de France à la révolte" pour que soient expulsés les Roms, faisant l’amalgame avec les gens du voyage, qui occupent illégalement des terrains.
Ces propos racistes sont une ignominie de la part d'un responsable politique de la droite de premier plan. Les appels à la haine de Christian Estrosi méritent les tribunaux.

Le billet du jour : Dénoncer la violence, c’est un devoir , la laisser se développer par ruse politique c’est un crime !

clement-meric

MOI_pClément Méric, assassiné par la haine, par des racistes, par des gens qui ne vivent que pour la violence.
Un militant antifasciste est mort. Mort pour avoir défendu ses idées, mort pour combattre la bête immonde qui propulse ces idées de haine et de violence, mort parce que nos politiques ont tout fait pour que ces idées d’extrême droite soient banalisées.
Les médias également en portent une lourde responsabilité en invitant régulièrement sur leurs plateaux la Marine et autres compères du FHaine.
C’est de la colère, du dégoût, de l’indignation, une honte pour notre pays que de voir ce genre de choses se passer.
Dédiabolisé par l’UMP, par cette droite décomplexée, par les médias en faisant l’amalgame avec l’extrême gauche alors que les idées sont totalement opposées.
D’un côté le souci de l’humain, des valeurs de justice, de solidarité, de fraternité, d’égalité, et de l’autre la haine, la violence, rien de comparable !
Pourtant ces actions meurtrières étaient prévisibles suite aux manifestations contre le mariage pour tous. Nous les avons vu ces fascistes violents narguer et provoquer la police, nous les avons vu frapper à coups de pied celles et ceux qui manifestaient pour cette loi.
Barjot avait promis du sang, en voilà !
Nous les voyons régulièrement de noir vêtu, le crâne rasé jouant le rôle de service de sécurité lors des déplacements de cette Marine.
On a diffusé de nombreux documentaires sur ces groupes, montrant leur détermination, leur entraînement, à croire que certaines images ne sont pas enregistrées par les humains que nous sommes.
Il faut interdire ces groupuscules, dénoncer leurs idées pros nazies, et cela sans se poser la question si cela est démocratique ou pas. Ces gens sont des assassins, ce n’est pas la première fois que cela arrive. Ils sont contre les libertés, contre la démocratie, contre nos idéaux républicains.
Il nous faut tout mettre en œuvre pour proposer un modèle social plus cohérent et lisible aux Français qui sont inquiets et non les pousser à aller vers le FHaine ou autres groupuscules factieux.
Expliquer et agir sont les deux actions prioritaires que doivent engager tous les démocrates pour mettre un terme à ce climat et éviter que des citoyens partent dans les extrêmes.
On a le droit d’avoir des convictions, mais on n’a pas le droit de tuer quelqu’un pour ses convictions.
Une société qui ne peut plus protéger ses enfants n’est plus une société, elle est perdue.
Il faut dissoudre ces groupes, mais ce ne sera pas la situation idéale, car même dissous, les idées morbides que ces groupes véhiculent existeront toujours. La solution n'est pas là, la solution serait déjà de vivre dans une société harmonieuse et plus juste ; la violence ne vient pas de nulle part. Il y a des idéologues dans ces groupes extrémistes, mais ils réussissent à recruter parce que la société est malade. Pensez-vous que des jeunes biens dans leur vie iraient perdre leur temps et leur jeunesse dans ces groupuscules d'un autre temps, je pense que non. C'est là que la politique aurait un rôle fondamental à jouer. Même si dissoudre est déjà faire un pas, dissoudre ne changera rien, c'est juste plus facile que de changer la vie des gens en souffrance.
C'est un meurtre politique. D'une sauvagerie inouïe.
Clément Méric a été assassiné pour ses opinions antifascistes et libertaires.
Dénoncer la violence, c'est un devoir, la laisser se développer par ruse politique c'est un crime.
Que les auteurs de cet assassinat soient durement punis.

Roms : “Valls conduit une politique de bouc émissaire”

roms_8_0Le Comité Interministériel de Lutte contre le racisme et les discriminations a conclu que l’année 2012 avait été marquée par un développement des actes et des propos racistes, xénophobes, antimusulmans et antisémites, banalisés car colportés par certains discours publics.
Cette conclusion est le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy qui a fait le choix de labourer les terres d’extrême droite, exploitant les peurs, déplaçant la question sociale sur le terrain identitaire, alimentant un racisme « culturel », véritable arme de division massive.
Problème. En s'attaquant une fois de plus aux Roms, Manuel Valls "fait du Sarkozy" et légitime le rejet de l’autre, la xénophobie contre des populations vulnérables et démunies.

Cette politique du bouc émissaire décrédibilise l’annonce du Comité interministériel de renforcer la lutte contre les préjugés et contre le racisme. De plus, le Gouvernement recule sur 2 propositions du candidat Hollande dans la lutte contre les discriminations : le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales et la lutte contre le contrôle au faciès.
Le gouvernement va-t-il laisser la droite faire sa loi sous l’argument que la gauche ne disposerait pas de la majorité des 3/5 au Parlement ? Seuls les combats qui ne sont pas menés sont perdus d’avance. Il est encore temps d’engager la procédure parlementaire pour que les résidents étrangers votent aux élections municipales de 2014.
Quant à la lutte contre le contrôle au faciès abandonnée par Manuel Valls, Marie-George Buffet a déposé une proposition de loi. La majorité pour l’adopter existe.

Copé : « Des histoires de cour d’école pour servir un discours communautariste »

Jean-François Copé a un problème. Il a sans doute dû se faire voler son goûter par un plus grand que lui dans la cour de récréation. Peut-être est-ce cela qui l'oppose aujourd'hui à François Fillon.
Aller chercher des histoires de cour d'école pour servir un discours communautariste aux relents racistes montre à quel point la droite en général et Jean-François Copé en l'occurrence sont prêts à tout pour masquer leurs graves responsabilités dans la situation que connaît notre peuple. On lui rappellera au passage en cette période de crise qu'il ferait bien de se préoccuper de ceux qui ne peuvent pas se payer un pain au chocolat plutôt que de disputes puériles. Attiser de nouvelles guerres de religion est indigne d'un responsable politique.
Si nous le comprenons bien, il s'agit d'aller faire du gringue à l'extrême droite et de continuer à protéger les saigneurs de la finance qui se délectent de la guerre des pauvres, dont on a vu moult exemples ces derniers temps. Il nous trouvera face à lui pour rassembler tous ceux et celles qui en ont assez qu'on avilisse ainsi les êtres humains et qui veulent de vraies solutions. Monsieur Copé, nous vous enverrions bien au piquet, mais vos propos sont autrement plus graves que cela. Ils sont une insulte à la République et à la laïcité !