Les travailleurs sans papiers d’ASTEN (RATP) doivent être régularisés et embauchés

17 travailleurs sans papiers, employés par la société ASTEN, sous traitant de la RATP, sont venus poser leur candidature d’embauche à la RATP le 15 juillet dernier.
Alors que ces hommes travaillent dans des conditions insupportables datant d’un autre temps, sans protection (masques, chaussures de sécurité ou gants) et maniant du bitume, la direction de la RATP n’a pas trouvé mieux à faire que de faire évacuer ces travailleurs par les forces de l’ordre.
Cette attitude est scandaleuse. La RATP, grande entreprise publique, doit être exemplaire !
Récemment, la persévérance de plusieurs milliers de travailleurs sans papiers, en grève depuis octobre 2009 a payé. Le Ministère de l’immigration a officialisé des critères de régularisation nationaux, permettant aux grévistes de reprendre le travail. Ces critères doivent s’appliquer aux travailleurs sans-papiers d’ASTEN.
Je demande que chacun prenne ses responsabilités dans cette affaire. Les travailleurs doivent être régularisés et la RATP doit assurer leur embauche. Le PCF apporte son soutien à toutes les actions qui dénonceront cette situation emblématique d’un système économique dans lequel les donneurs d’ordre se dégagent de toute responsabilité.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Josiane Balasko défend les “sans papiers”

Le 6 juin 2010 à 15 heures : Plusieurs dizaines d’artistes et personnalités diverses, de Jacques Hileglin à Josiane Balasko, en passant par Serge Portelli, Didier Wampas, Valérie Lang, Serge Hefez, Carole Achache, Aurélien Legrand… sont venus exprimer leur solidarité avec les travailleurs sans-papiers en grève, sur les marches de l’Opéra-Bastille : là-même où ils avait été violemment délogés 3 jours avant par les forces de police après une occupation de cinq jours. Ils sont toujours là, sur la place de la Bastille.

La police évacue les sans-papiers de la Bastille

Les forces de police ont procédé jeudi matin à l'évacuation des salariés sans papiers, dont beaucoup d'Africains, qui occupaient les marches de l'Opéra Bastille, à Paris, depuis jeudi pour réclamer des critères clairs de régularisation, a constaté un journaliste de l'AFP. La préfecture de police de Paris a confirmé auprès de l'AFP "l'évacuation de cent soixante personnes qui occupaient les marches de l'Opéra Bastille depuis le 27 mai". Les policiers affirment que l'évacuation s'est passée relativement dans le calme et qu'il n'y a pas eu d'interpellation.
En revanche, Maurice Amzallag, un délégué CGT qui soutient le mouvement des travailleurs sans papiers, a affirmé au Monde.fr que la police avait procédé à une "quarantaine d'interpellations", au cours de l'opération. "La police est arrivée de l'intérieur de l'opéra en gazant tout le monde et en dégageant les sans-papiers qui étaient sur les marches, encore endormis. Ils les ont délogés sans qu'ils aient le temps de prendre leurs affaires. Au moins une quarantaine ont été emmenés, a priori jusqu'au commissariat du cinquième arrondissement", a raconté Maurice Amzallag au Monde.fr.
Un commerçant ambulant interrogé par l'AFP place de la Bastille a livré sensiblement le même récit : "Les policiers sont arrivés par la place de la Bastille, puis par le haut des marches, ils ont répandu du gaz lacrymogène et ensuite, ils ont procédé à des interpellations." Selon lui, il y a eu des blessés légers au cours de l'opération.
Peu après 8 heures, les marches de l'Opéra Bastille étaient complètement vidées, seuls restaient des dizaines de couvertures, sacs de couchage éparpillés, tandis qu'un groupe de gendarmes mobiles courait derrière un groupe de travailleurs sans papiers dans une rue adjacente.
"Cette manière de faire est vraiment indigne. Hier nous étions en train de discuter au ministère du travail, et ce matin on sort le bâton ! C'est indigne et incohérent", déplore Maurice Amzallag. "Ce n'est pas comme ça que l'Etat va régler le problème, ça ne peut qu'envenimer les choses. Nous restons mobilisés et attendons toujours un texte clair du ministère."

 

Critères de régularisation des travailleurs sans papier : le gouvernement doit entendre leur appel

Les travailleurs sans papier en grève depuis des mois occupent depuis ce soir le parvis de l’Opera Bastille à Paris.
Ils ont décidé de ne plus en partir tant que le gouvernement n’apportera pas une réponse claire à leur demande de critères de régularisation : une réponse objective, applicable partout quelque soit la taille de l’entreprise et le département et quelque soit la nationalité du salarié.
La plupart des syndicats, de nombreuses associassions, de plus en plus d’employeurs, de partis politiques, de personnalités de gauche comme de droite et de personnalités du monde culturelle les soutiennent. Je veux également apporter mon soutien et celui du PCF à ses salariés en lutte.
Présent à leur côté, je demande au gouvernement d’entendre leur appel a une fin de conflit digne et juste.

HONTE A LA FRANCE :

Le quartier de la rue de Nancy à Valmont est sous le choc. Lundi soir, une vaste opération de gendarmerie a été menée pour expulser des sans-papiers dont un ado en fauteuil roulant. L’avion est parti dès hier pour les Balkans.
Invariablement, c’est le même témoignage : « C’était des gens si discrets, si gentils, sans problème. »
Nous sommes à Valmont, dans la périphérie immédiate de Saint-Avold, et les habitants de la rue de Nancy se rappelleront longtemps de la soirée du lundi 3 mai 2010. Il est un peu plus de 20 h lorsqu’une vingtaine de gendarmes et d’hommes de la police des airs et des frontières débarquent sans crier gare dans cette cité faite de petits collectifs aux couleurs défraîchies.

La mobilisation des travailleurs (euses) sans papiers continue !

Le 14 avril dernier, la place de l'hôtel de ville vibrait sous le coup des nombreux discours des grévistes accompagnés des représentants des 11 organisations syndicales et associatives qui les soutiennent. Certains hommes et femmes politiques étaient aussi venus montrer leur appui à ce mouvement exceptionnel.
Les porte-paroles de grévistes et leurs soutiens ont rappelé toutes les batailles gagnées pour les travailleurs et travailleuses sans papiers depuis le début de l'acte I de leur mobilisation il y a deux ans. Non seulement, ils ont gagné médiatiquement, dévoilant au grand jour leurs feuilles de paie et avis d'imposition. Mais leur mouvement a aussi provoqué la publication d'une approche commune entre représentants syndicaux et patronaux.
Six mois après le début de la grève, les travailleurs et travailleuses sans-papiers ont donc réaffirmé leur détermination à "aller jusqu'au bout" pour que leur soient reconnus les mêmes droits que les autres salariés.

Salariés sans-papiers : « Il faut trouver une solution »

La vice-présidente de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Geneviève Roy soutient la régularisation, au cas par cas, de certains travailleurs. Entretien.

Le 8 mars, patronat et syndicat signaient un texte commun pour permettre aux salariés sans papiers d’obtenir un titre de séjour. Restée sans réponse depuis, cette démarche est suffisamment rare pour être soulignée. Outre Ethic, le syndicat national des activités du déchet, et Veolia Propreté, figurait la CGPME.

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