Les mensonges d’un message qui dénonce le coût des soins accordés aux sans-papiers

La rumeur, qui circule notamment par e-mail et sur Facebook, affirme à tort que les personnes en situation irrégulière peuvent bénéficier de cures thermales gratuites.

Les clichés sur les supposés « privilèges » des migrants ont la vie dure. Un message qui circule actuellement par courriel et sur Facebook affirme ainsi que les résidents en situation irrégulière en France bénéficieraient d’une couverture de santé « 100 % gratuite », allant jusqu’au remboursement de cures thermales. Un mensonge parmi d’autres, glissé sous couvert de dénoncer le « scandale » supposé des prestations de santé accordées aux sans-papiers.

CE QUE DIT LA RUMEUR

Ce message, sur lequel un lecteur nous a interpellés sur Facebook fin août, circule en réalité à quelques détails près depuis au moins 2011 dans des chaînes d’e-mails et sur les réseaux sociaux. On en retrouve également la trace sur plusieurs blogs d’extrême droite comme françaisdefrance.wordpresse.com (un site qui nous apparaît peu fiable dans le Décodex). En voici les grandes lignes :

« CARTE VITALE. Nous payons 8.83 euros par mois à ceux qui vomissent la France et mettent le feu à nos voitures. […] J’ai découvert, sur le relevé de ma mutuelle, que je contribue désormais au financement de la CMU [à hauteur de] 8,83 euros par mois.

Saviez-vous que les “sans-papiers” bénéficient d’un remboursement à 100 %, sans aucun ticket modérateur, pour l’ensemble de leurs soins médicaux : médecine d’urgence, soins liés à la grossesse, vaccinations, lunettes, frais dentaires et même les cures ! Alors que la grande majorité des Français ne peut même pas s’offrir le luxe de prothèses dentaires ! Si vous doutez de cette info demandez donc à votre dentiste !

Ce dispositif [est] intitulé aide médicale d’Etat […] depuis 12 ans ce budget a bénéficié chaque année de larges rallonges […] il s’élève actuellement à 670 millions d’euros par an soit, en moyenne, 3 350 euros par clandestin. C’est un véritable scandale, dénoncé dans un rapport par Claude Goasguen. Ce rapport sera, comme de nombreux autres, très soigneusement enterré. »

POURQUOI C’EST MENSONGER

1. La CMU et l’aide médicale d’Etat sont deux dispositifs différents

La protection universelle maladie (PUMA), qui remplace depuis 2016 l’ancienne CMU de base, garantit une protection de santé à toute personne qui réside ou travaille en France de manière stable et régulière, et ne concerne donc pas les sans-papiers. Ce régime permet notamment aux personnes sans activité professionnelle de bénéficier d’une prise en charge gratuite de leurs frais de santé, sous conditions de ressources (ceux qui dépassent le seuil paient des cotisations).

Les étrangers en situation irrégulière ne peuvent bénéficier de la PUMA. Ils peuvent en revanche être éligibles à un autre dispositif : l’aide médicale d’Etat (AME), sous conditions de ressources et de résidence stable en France (seuls les mineurs peuvent en bénéficier sans condition).

PUMA (anciennement CMU) et AME sont donc deux choses différentes, qui concernent des publics différents et ne donnent pas les mêmes droits.

2. L’aide médicale d’Etat ne rembourse pas les soins de « luxe »

Cette distinction est importante car l’AME ne donne droit qu’à un panier restreint de soins. Les personnes sans-papiers qui en bénéficient ont effectivement accès aux soins d’urgence, aux vaccinations obligatoires ou aux soins liés aux grossesses, comme l’affirme la rumeur (la liste des prestations est consultable ici).

Il est en revanche mensonger d’affirmer que l’aide médicale d’Etat couvrirait des soins « de luxe ». Les cures thermales évoquées dans le texte ne sont ainsi pas remboursées aux bénéficiaires de l’AME. Dans le cas des frais d’optique et dentaires, cette prestation n’offre une prise en charge que dans les tarifs de base de la Sécurité sociale, laissant un reste à charge souvent conséquent (et donc prohibitif) aux sans-papiers.

La CMU complémentaire (CMU-C), à laquelle les résidents réguliers (avec papiers, donc) en France sont éligibles sous conditions de ressources, offre en réalité une bien meilleure couverture. Dès lors, il est fallacieux de présenter les sans-papiers comme des privilégiés face aux Français qui ne pourraient se payer de prothèses dentaires.

3. L’aide médicale d’Etat n’est pas financée par une taxe sur les mutuelles

La mention d’un coût de « 8,83 euros par mois » sur le relevé de mutuelle est également trompeuse. Il existe bien une taxe de solidarité additionnelle (TSA) sur les contrats d’assurance maladie, mais elle vient financer en partie la PUMA et non l’aide médicale d’Etat. Le chiffre de 8 euros par mois n’a en revanche pas de sens car il s’agit d’une taxe indexée sur le montant des cotisations et dont le taux varie selon les cas. En 2015, la TSA permettait de financer le fonds CMU à hauteur d’environ 2,1 milliards d’euros.

Le coût brut de l’AME est néanmoins connu : il était de 814,1 millions d’euros en 2015, selon les chiffres de la commission des finances du Sénat, pour 316 314 personnes concernées. Un chiffre à la hausse depuis des années, principalement à cause de l’augmentation du nombre de bénéficiaires, et qui représente 0,0000022 % des dépenses totales de l’Etat.

Le député Les Républicains (LR) Claude Goasguen dénonçait effectivement la hausse du coût de l’aide médicale d’Etat dans un rapport parlementaire en 2011, comme le mentionne la rumeur. Loin d’être enterré, ce constat a cependant été débattu sur la place publique à de multiples reprises depuis. Plusieurs candidats à la primaire de la droite, dont François Fillon, ont ainsi plaidé pour restreindre l’aide médicale d’Etat, quand Marine Le Pen proposait tout simplement de la supprimer dans son programme présidentiel.

Des questions éthiques et de potentiels problèmes de santé publique

L’idée qu’il serait possible de réaliser des économies substantielles sur cette dépense est néanmoins contestable, pour plusieurs raisons. D’abord du fait de la nature des soins dispensés au titre de l’AME, fréquemment pour traiter des tuberculoses, des maladies associées au VIH ou pour des accouchements. Ne pas traiter ces cas poserait à la fois des questions éthiques et de potentiels problèmes de santé publique, en favorisant la propagation d’affections contagieuses non traitées.

De possibles restrictions à l’AME pourraient même s’avérer contre-productives sur le plan économique. Ainsi, l’idée de mettre en place un droit d’entrée de 30 euros pour en bénéficier avait été testée par la droite en 2011, avant que la gauche ne revienne dessus. Un rapport parlementaire de 2015 relevait que ce dispositif avait engendré des retards « dans l’accès aux soins et in fine un renchérissement de la dépense ». Autrement dit, que l’état de certains patients s’était aggravé et que les soins avaient finalement coûté plus cher que s’ils étaient intervenus plus tôt.

Article du “Le monde.fr” écrit par Adrien Sénécat

Tout est fait pour que les migrants se dégoûtent et partent ailleurs.

Aujourd’hui 4 août la presse est présente ainsi que la députée Caroline FIAT de la France insoumise. Nous y sommes aussi, en effet, les insoumis du pays des trois frontières de la 3ème circonscription de 54 sont venus accompagné d’Adrien ZOLFO maire de Saulnes afin de remettre aux associations tout le matériel qui a été récolté en une semaine pour les réfugiés du camp « BLIDA » à METZ. Une grande camionnette a été nécessaire. Merci pour tous ces dons, merci pour ces gestes de solidarité.

J’avoue avoir appréhendé cette visite, je suis sensible à la vue de la moindre injustice, aux moindres malheurs des autres. Je me doutais de ce que j’allais découvrir, mais pas à ce point, les mots me manquent.

Oui, aujourd’hui il y a de la visite, alors on s’affaire à nettoyer comme il se doit les abords des endroits où les réfugiés prennent leur douche (capacité de 70 douches chaudes… Ils sont 6 à 700) et où ils font leurs besoins. Une jeune femme d’une association (Collectif « le soleil de Blida ») nous dit que ce n’est pas le cas en général. Caroline confirme, la semaine dernière les réfugiés marchaient dans l’urine pour se rendre dans ces endroits.

Un monsieur arrive à vélo avec une remorque, celle-ci est pleine de pain, il n’aura pas fallu 5 minutes pour qu’elle se vide.
En parlant avec cet homme, il nous dit qu’il fait cette démarche tous les jours à titres personnels, il ajoute qu’avec les associations il faut perdre trop de temps pour prendre une décision. Il est content, aujourd’hui, il peut entrer dans le camp, nous sommes là, et le préfet a autorisé la visite.
Je me permets de faire quelques pas à ses côtés et il me dit qu’il fallait que je relativise, malgré ce que l’on peut voir et constater, ils sont plus heureux ici que chez eux (????). Tu vois me dit-il « ils ont aussi besoin de notre compagnie, notre présence est importante. » Et plusieurs migrants passent par là en le saluant tout en l’appelant par son prénom et lui tapotant les épaules en lui demandant s’il allait bien.

Arrive une dame membre d’une association, elle se joint à nous, elle a un petit carnet dans sa main et note tout ce qui lui semble louche. Alors les questions fusent : « pourquoi sont-ils les uns sur les autres alors qu’il y a encore une zone dans la suite de celle-ci ? » Elle me répond : « qu’il a déjà été difficile d’avoir cet endroit parce que tu vois à l’entrée il y a une bande de terre non bétonnée, et avant c’est là que les migrants étaient cantonnés. Et quand il pleuvait, ils pataugeaient dans la boue. » Curieux, je voulais encore savoir : « pourquoi certaines tentes sont sur des palettes et pas d’autres ? » Elle me regarda gênée et fini par me dire : « tu sais dans ces camps il y a des mafieux, ils profitent de la situation et tous les moyens sont bons pour se faire du fric. Pour les palettes, ils louent cela 5 € par jour et si les migrants ne payent pas ils leur enlèvent la palette et ils dorment à même le béton (les rats viennent régulièrement leur rendre visite). » Cinq euros par jour, soit pour le mois 150 €… Pour une palette ! C’est dégueulasse ! Cela m’a écœuré, comment peut-on aujourd’hui profiter du malheur des autres ?

Pendant ce temps-là, un avocat présent sur les lieux répond à la journaliste de BFM. Il est remonté, sur le revers de sa veste on peut apercevoir le pin’s du triangle rouge, le symbole de la résistance aux idées d’extrême droite. Il dit « intervenir chaque jour auprès du maire socialiste de la ville pour lui demander d’améliorer les conditions de vies de ces gens, mais rien n’y fait, cela fait des mois que cela dure. Il ajoute que tout est fait pour que les migrants se dégoûtent et partent ailleurs. » D’une voix plus forte il dit : « et ici j’ai affaire à des élus socialistes sans oublier de signaler qu’ils se disent de gauche. » Il majore son propos en disant « que c’est malheureux de voir cela alors qu’à quelques mètres de là, des casernes sont vides, que ces bâtiments ont tout le nécessaire pour accueillir ces gens. »

Je suis dans le désarroi, je ne sais quoi faire et dire, je me sens impuissant face à ces injustices, je me demande qu’avons-nous fait pour en arriver là ? Que faut-il faire pour ne jamais voir cela ?

Je retourne à l’entrée du camp, une petite fille a reçu un sachet plastique rempli d’ours en peluche, celui-ci se déchire et les peluches tombent sur le sol, comme une petite folle elle les ramasse de peur que l’on lui prenne. Un petit garçon joue avec un vélo, il n’a pas de pédales, c’est à l’aide de ses pieds qu’il avance. Des femmes vont et viennent au point cuisine, elles préparent le déjeuner.

Un homme s’approche de moi et me demande si j’étais communiste, comme si cela était écrit sur mon front, je confirme l’être et il me dit qu’il me suit sur Facebook et qu’il m’avait reconnu. Il venait aussi régulièrement sur le site pour tenir compagnie aux migrants. On a discuté un moment sur ce que je pouvais penser de ce lieu. Lui aussi me dit que je devais dédramatiser mon ressenti, que l’on ne pouvait pas régler tous les problèmes de cette société nous-même. Qu’il fallait que l’on continue de dénoncer et d’être solidaire avec ces gens. « Je suis fils d’immigré » me dit-il, « Italien je suis venu en France à l’âge de 10 ans, j’ai vécu ce que vivent ces migrants, et je sais ce que tu peux ressentir en voyant cela. »
« Si tu savais le niveau de ma colère en ce moment » lui dis-je, « je n’ai jamais eu autant de haine envers le genre humain, c’est grave ! »

Il est l’heure de repartir et d’aller décharger notre camionnette chez un militant.
J’ai le cœur gros, des larmes plein les yeux, je tremble de colère, la gorge serrée, j’ai du mal à parler, et je n’arrête pas de me dire que cette situation ne devrait pas exister, comment des humains peuvent traiter de cette façon d’autres humains.
Je me dis, alors que j’adore les animaux, que pour ceux-ci il y a plus de volontaires pour les bichonner que pour choyer des humains. Je me dis que sur cette planète les gens sont devenus fous, fous à lier.
Que cela ne peut pas durer, mais comment faire pour stopper cette machine infernale qui détruit tout sur son chemin ?
Je n’arrête pas de me demander, pourquoi toutes ces guerres ? Pourquoi toutes ces coutumes d’ailleurs qui font de la femme un objet ? Pourquoi ? Pourquoi ? Et encore pourquoi ?

Je ne possède pas, la ou les solutions, tout ce que je sais, c’est que cela doit cesser et que toutes celles et tous ceux qui ressentent cela doivent se réunir pour changer les choses.
Je demande à tous mes camarades d’agir et de réagir partout où il y a une injustice. Quelle qu’elle soit.
Je demande à ma camarade communiste du Conseil municipal de METZ d’implorer le maire socialiste de la ville Dominique Gros de faire en sorte que les conditions de vie de ces migrants ne soient pas un calvaire.
C’est de ton devoir camarade, c’est de ta responsabilité, quand on est communiste et élue comme tu l’es tu as la charge de mettre en valeur nos convictions profondes de justice. Tu n’as pas ce droit de dire « l’humain d’abord » et de laisser cette situation du camp de BLIDA perdurer.
D’autant que sur le site internet de la mairie de METZ sous le menu « EN ACTIONS » on peut atteindre des sous menus, ceux-ci : « Ma ville apaisée » tu parles d’un apaisement quand tu vas au camp de BLIDA. « Ma ville réinventée » on réinvente quoi ? La misère ? « Ma ville solidaire » Bonjour la solidarité de la ville de METZ ! « Ma ville citoyenne » Si c’est de cette façon que l’on apprend aux enfants de METZ à devenir un bon citoyen il faut urgemment revoir le programme ! Etc. Etc.

Le retour fut pesant, nous étions tristes et indignés de ce que nous avons vu et entendu.

Enrayer ces camps est une priorité d’autant qu’en France des milliers et des milliers de logements sont vides.
J’ai regardé les infos sur FR3 « Grand Est » hier soir, deux minutes et dix secondes a duré le reportage sur la venue de Caroline à BLIDA, alors que toute la journée les médias, tous les médias nous ont pompé le cerveau avec l’arrivée au PSG de ce NEYMAR qui est aussi un migrant, mais qui ne vivra jamais ce que vivent ceux de BLIDA.

C’est l’histoire de l’argent, de cet argent roi qui a remplacé notre attention sur les humains.

Pauvre monde ! Pauvre société !

Paix, liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.
 
Le reportage qui est passé sur FR3 GRAND EST hier soir :

Celui de hier à midi.

Celui de BFM

“Nous nous souvenons de toi Mélissa”

rom_melissa

BglpbugIAAEX-AEPlus de 500 personnes se sont rassemblées ce dimanche à Bobigny pour rendre hommage à Mélisa (photo), fillette bulgare de huit ans brûlée vive ce mercredi dans l'incendie d'un important camp de Roms, et demander la fin des bidonviles en France.
Membres de la communauté Rom, parents et proches, associations, riverains et élus ont marché en silence derrière une grande banderole indiquant "Nous nous souvenons de toi Mélisa" jusqu'à l'école primaire Marie-Curie où était scolarisée la fillette. La marche emmenée par la directrice de l'école Véronique Decker a été marquée par plusieurs évanouissements et malaises des proches de la fillette.

"C'est terrible", a déclaré à l'AFP Ahmed, qui vit depuis six ans dans ce camp de 500 m² situé rue des Coquetiers, non loin du centre-ville. "Le problème c'est que nous n'avons même pas l'eau. C'est la chose que nous voulons et demandons." A l'appel du Collectif de soutien aux Roms et Bulgares de Bobigny et du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), le rassemblement avait également pour but d'interpeller l'État pour qu'un "tel drame ne se reproduise plus".
"Ca suffit"
Il y a cinq ans, Diego, un garçonnet d'origine roumaine de 7 ans, était mort dans les mêmes circonstances à Bobigny. "La mort d'un enfant ne peut laisser personne indifférent. Nous devons nous mobiliser pour dire que ça suffit, que nous n'en pouvons plus. Il faut permettre que chacun d'entre nous puisse vivre dans un logement digne", a déclaré au bord des larmes Mme Decker.
Scolarisée depuis un an dans cette école de Bobigny, Mélisa, "cette toute mignonne petite fille, commençait à apprendre à lire et à écrire en français", a ajouté la directrice. "Il y a urgence à éradiquer les bidonvilles dans un pays aussi riche que le nôtre. Il ne faut plus que ça arrive", a renchéri la maire PCF de Bobigny, Catherine Peyge, "en colère". Réclamant "un après Bobigny", l'élue, qui rencontrera mardi un des conseillers spéciaux de la ministre du Logement Cécile Duflot, demande au gouvernement que "les citoyens européens qui vivent dans les bidonvilles aient droit, comme tous les citoyens français, à un toit".

Affaire Leonarda : “Des petites phrases aux actes, les ministres se succèdent mais se ressemblent étrangement” (Groupe CRC au Sénat)

leonarda-dibrani-et-sa-famille-dans-leur-logement-de_1421964_460x306On se souvient que, sous la présidence de Nicolas Sarkozy et le règne de ses ministres de l’intérieur et de l’immigration, des arrestations d’enfants à la sortie même de leur école avaient suscitées de l’émoi dans l’opinion publique et dans les rangs de toute la gauche.
Comment dès lors accepter sous un gouvernement de gauche la récidive de tels actes ? Les Sénateurs du groupe Communiste républicain et Citoyen ne peuvent l’accepter.
Pour se justifier, Manuel Valls affirme qu’il applique « avec fermeté les décisions d’éloignement tout en veillant scrupuleusement au respect des droits des étrangers qui font l’objet d’une mesure d’éloignement ». Il annonce pourtant aujourd’hui l’ouverture d’une enquête administrative. A quoi servira cette enquête si cette arrestation est, comme il le prétend, totalement respectueuse des droits des étrangers ? Quels seraient de toute façon les effets de cette enquête alors même que Leonarda et sa famille sont déjà expulsées ?
Quels sont par ailleurs ces droits qu’il dit scrupuleusement respecter ? Ceux des enfants issus de minorité vers des pays qu’ils ne connaissent pas, et dont ils ne parlent pas la langue ? A l’évidence non.
Parce qu’un gouvernement de gauche doit être fidèle aux valeurs de gauche, l’idée même d’expulser des enfants devrait être bannie de sa politique sauf à considérer que ces enfants n’ont pas « vocation » à grandir dans notre pays, y suivre leur scolarité en toute sécurité et dans la dignité.
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC demandent le retour immédiat de Léonarda et de sa famille ainsi que la fin des expulsions indignes de notre République. Ils demandent également au Président de la République et au Premier Ministre de faire respecter dans notre pays la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est signataire et qui fêtera son 24ème anniversaire le 20 novembre prochain.

ROMS : « la réalité contraste avec les promesses »

roms_6_0En mars 2012, le candidat François Hollande dénonçait les stigmatisations contre les Roms (expulsions brutales à répétition, interdiction de travailler et de se former, reconduites aux frontières sans résultat…).
Un an plus tard, alors que la politique du chiffre et du bouc émissaire est « officiellement abandonnée », « les autorités  françaises continuent à pratiquer une politique de rejet et à violer les droits fondamentaux de ces personnes ».  C’est la conclusion du rapport rendu public ce 9 avril 2013  par l’Association Européenne pour la Défense des Droits de l’Homme (AEDH) et la LDH.
La réalité contraste avec les promesses. Les paroles électorales sont bien différentes des « propos sarkoziens » de Manuel Valls et avec une réalité pour le moins alarmante. Durant le 1er trimestre 2013, plus de 4 000 personnes ont ainsi été expulsées de leurs lieux de vie sans solution de relogement contrairement aux directives de la circulaire interministérielle du 26 août 2012.
Alors que le jugement du Tribunal Administratif de Lyon en faveur des Roms a récemment mis en accusation l’Etat qui manque à ses obligations, il y urgence. Urgence que le Gouvernement s’engage dans la lutte contre les discriminations subies par les Roms, urgence qu’il s’engage dans le respect des droits humains fondamentaux, des droits inaliénables.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche continueront à lutter contre ces discriminations et leur banalisation.

Régularisation/Valls : « la gauche ne doit pas mettre ses pas dans ceux de Claude Guéant »

Alors que les principales organisations syndicales et associatives de défense des sans-papiers ont demandé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault une rencontre sur la base de leur plateforme de revendications, on apprend aujourd'hui par voie de presse que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls envisage une circulaire visant à la régularisation au cas par cas des sans-papiers. Curieuse conception de la concertation démocratique.
On ne peut accepter que la gauche mette ses pas dans ceux de Claude Guéant en poursuivant la politique du cas par cas. Il faut au contraire définir des critères qui permettent à tous d'être à égalité. Ces critères ne peuvent s'appuyer sur une conception d'un autre temps selon laquelle les immigrés seraient un problème alors même que toutes les études démontrent le contraire.
µ
Malgré des annonces prometteuses sur la fin de la rétention pour les enfants ou la création d'un titre de séjour de 3 ans, les propos de Manuel Valls sur la question des migrants sont encore trop simplistes parfois même inquiétants : rien sur les conditions de vie des immigrés expulsés dans leur pays où ils risquent parfois le pire, rien sur la question des droits tel que le droit de vote des résidents étrangers comme le demande activement le PCF.

Le PCF demande le rétablissement de la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d'une vie digne. Un nouveau code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d'acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence doit être mis en place. Enfin, pour que ces questions soient correctement prises en compte et traitées avec le respect de l'humain, il est urgent que le sujet de l'immigration soit détaché du ministère de l'Interieur.

Bruxelles interdit à la France d’arrêter les “sans papiers”

Nouveau recul de la souveraineté nationale.
Désormais les "sans papiers" ne pourront plus être mis en garde à vue d’après un arrêt de la Cour de justice européenne, commentaires du juriste Serge Slama.
Même si la France souhaite s’opposer à l’arrivée des immigrés illégaux, elle en est empêchée par le droit européen, avec l’UE on s’achemine lentement mais sûrement vers une sorte de pouvoir supranational, élu par qui ? voulu par qui ?

Que sont devenus les “Chartérisés” ? Soutien aux Sans-Papiers

MESSIEURS BESSON ET HORTEFEUX QUE SONT DEVENUS TOUS CES GENS QUE VOUS AVEZ FAIT EXPULSER ?
"Une Association pour aider les Expulsés : l'A. M. E. du Mali
Unique en son genre, l'Association malienne des expulsés (AME) a été créée à Bamako en 1996, au moment où les charters Debré se mutipliaient. Peu active pendant dix ans, l'association reprend ses activités en 2006.
Aujourd'hui très mobilisée, elle compte douze salariés et de nombreux bénévoles. Outre l'accueil à l'aéroport, l'assistance médicale et juridique, l'hébergement provisoire, les membres de l'AME s'emploient à défendre les droits des migrants et à mettre en place des antennes régionales dans les zones frontalières (Algérie et Mauritanie). Avec son homologue, Forum Pour un Autre Mali, l'AME se bat contre les accords de réadmission que la France veut imposer au gouvemement malien pour faciliter les retours forcés." Humanité – 12 avril 2010.

Et pour les migrants en France, l'Association Salam…
ET aussi :
Pas de charter pour l'Afghanistan !

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