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Cinq de Roanne: “Un acharnement inadmissible”

2013-05-23roanneNous apprenons avec stupéfaction la décision du procureur de Lyon, intervenue avec cynisme le 31 décembre, de faire appel du jugement de relaxe des cinq de Roanne prononcée le 17 décembre par le tribunal. L'acharnement contre ces cinq syndicalistes, qui refusent d'être assimilés à des criminels soumis au prélèvement ADN, ne cessera donc t-il jamais ? C'est inadmissible.
Nous demandons des explications : qui est responsable d'un tel acharnement ?
Une chose est certaine : la mobilisation doit reprendre sans tarder pour obtenir leur relaxe totale et définitive et exiger le vote d'une loi supprimant le fichage pour activités syndicales et amnistiant les syndicalistes déjà condamnés. J'assure les cinq de Roanne de ma totale solidarité et de mon entière disponibilité pour mener le combat à leurs côtés jusqu'au bout.


Suppression des élections prud’homales : « Recul démocratique inacceptable »

prud-hommesLe ministre du travail envisage de supprimer les élections prud’homales après 2015. C'est un mauvais coup pour la démocratie.
D'autant que le gouvernement demandera au parlement, dans le cadre du projet de loi sur la formation, de pouvoir procéder par ordonnance pour modifier le mode de désignation des conseillers prud'homaux, c'est à dire sans débat parlementaire.
La légitimité des conseils de prud'hommes est renforcée par l'élection des juges par leurs pairs. Il faut maintenir les élections, améliorer les conditions de tenue de ces élections pour augmenter encore la participation.
Michel Sapin, en envisageant la suppression des tribunaux prud'homaux, répond à une vieille revendication du patronat qui lui permettrait d'avoir les mains libres pour licencier et brutaliser les travailleurs. Dans une période ou plans de licenciements et attaques contre les syndicalistes se multiplient, le gouvernement, au lieu de s'y opposer fermement, donne un très mauvais signe pour la démocratie sociale.
Le PCF et le Front de gauche revendiquent au contraire un renforcement et une reconnaissance élargie, en particulier dans les PME TPE, du droit syndical et des tribunaux prud'homaux.
Le monde du travail a besoin de reconnaissance et de respect. Lui supprimer la seule élection nationale interprofessionnelle est un acte de recul inacceptable.

 


Retraites: Thierry Lepaon appelle à la mobilisation en septembre

2013-06-17lepaonQuatre meetings et une journée de mobilisation. Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi une rentrée choc pour sa centrale syndicale, contre une réforme des retraites dont les arguments sont de plus en plus puisés du côté du patronat.
"Nous n'accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite", a affirmé Thierry Lepaon, lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine.
Régimes de retraite
Le leader de la CGT a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d'une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. Le syndicat propose par ailleurs un retour à l'âge légal à 60 ans et la constitution d'une "maison commune de la retraite" pour créer "une coordination entre les régimes de retraites" et "un socle de droits communs valables pour tous", a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier.
"Le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat", a-t-il ressenti lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin. Pour peser dans le débat, la centrale syndicale de Montreuil annonce donc la tenue de quatre meetings et d'une journée d'action dont la date sera décidée "en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites."
9 points de convergence avec les autres centrales

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Amnistie : un vote et une majorité de gauche dans l’hémicycle dès ce jeudi 16 mai 2013

amnistie-sociale_1181682_460x306Déjà majoritaire à gauche au Sénat, le texte sur l'amnistie sociale est présenté ce jeudi par les députés du Front de gauche à l'Assemblée nationale. Alors que des dirigeants et des parlementaires socialistes ont exprimé publiquement leur soutien à ce texte malgré quelques coups de règle sur les doigts venant aussi bien de l'Élysée que de Matignon, le porte parole du groupe socialistes annonce un renvoi du texte en commission. Quel piteux revirement ! Rien ne justifie ce renvoi en commission si ce n'est d'empêcher les députés de gauche de voter pour un texte de loi de soutien au mouvement social.
Le texte peut être adopté jeudi par une majorité de gauche. C'est ce chemin qu'il faut prendre car la gauche doit être à côté de ceux qui luttent. L'heure n'est pas aux tergiversations, aux reculades et aux calculs politiciens mais au respect de la parole donnée, à la solidarité concrète. Pas de renvoi en commission, un vote et une majorité de gauche dans l'hémicycle.


Lettre ouverte pour une interdiction des licenciements boursiers

poursecuriserlemploi2de : Jouer avec les mots c’est jouer avec nos viesCliquez sur l'image pour signer la pétition !
Il faut interdire les licenciements dans les groupes qui font des profits !
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les parlementaires de la majorité.
Pendant la campagne pour l’élection présidentielle 2012, M. Hollande a déclaré que son ennemi était la finance.
Son 35ième engagement de campagne indiquait la volonté suivante : Pour dissuader les licenciements boursiers, nous renchérirons le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs actions, et nous donnerons la possibilité aux salariés de saisir le tribunal de grande instance dans les cas manifestement contraires à l’intérêt de l’entreprise.
Après sa victoire en mai, pendant la campagne pour les élections législatives, M. Sapin, son ministre du travail, a déclaré qu’à condition d’avoir la majorité à l’Assemblée nationale le 17 juin 2012, un projet de loi donnera "les pouvoirs, les moyens au juge d’interdire un licenciement lorsqu’il n’a comme seul motif que d’augmenter encore un peu plus les dividendes qui seront versés à l’actionnaire".
A ce jour et jusqu’en 2017, M. Hollande est au pouvoir et possède une majorité absolue à l’Assemblée Nationale.
Elle lui a été donnée sur la base notamment des engagements et promesses rappelés ci-dessus.
Vous avez un mandat du peuple français pour CHANGER LES CHOSES, MAINTENANT !
Comme l’a montré le rassemblement du 29 janvier 2013 devant le ministère du travail, l’inquiétude grandit face à la multiplication des licenciements dans les entreprises qui réalisent pourtant des profits.
A cette occasion, les salariés ont transmis une proposition de loi pour interdire cette pratique.
Aujourd’hui, nous ne nous satisfaisons pas des arguments qui veulent montrer que le terme de "licenciement boursier" est inapproprié pour désigner de telles pratiques.
Jouer sur les mots, c’est jouer avec des vies.
Nous ne nous satisfaisons pas non plus des arguments selon lesquels les récents accords sur la réforme du marché du travail vont protéger les salariés de ce type de licenciements…
Au-delà de tout clivage politique, et parce que cette attente est immense dans l’opinion publique, nous vous demandons donc de travailler rapidement à l’élaboration et au vote d’une loi interdisant les licenciements dans les entreprises qui réalisent des profits.
Nous pensons que c’est la seule façon de tenir vos engagements de campagne sur ce sujet et qu’il en va de la crédibilité de la classe politique, peut-être même de celle de nos institutions républicaines, dont vous êtes toutes et tous les garants.
Pour vous soutenir dans cette démarche, en ne doutant pas que vous l’engagerez rapidement, nous ne manquerons pas de continuer à occuper le terrain des luttes sociales.


Jugement des 5 de Roanne : « une bonne nouvelle pour le syndicalisme français »

Le Tribunal de Lyon vient de rendre sa décision concernant le sort des 5 syndicalistes de Roanne poursuivis en justice pour « dégradation ou détérioration légère d'un bien ». Condamnés en première instance à 2 000 euros d'amende et à l'inscription au casier judiciaire de leur condamnation, ils passaient en appel le 15 octobre dernier au Tribunal de Lyon – appel introduit par le Parquet jugeant la condamnation insuffisante.
Malgré l'acharnement du procureur à faire de cette éventuelle condamnation un exemple, le juge a décidé d'abandonner toute sanction financière et toute inscription au casier judiciaire qui auraient eu de lourdes conséquences pour l'emploi des 5 militants.
Ce jugement en appel du tribunal de Lyon est donc une bonne nouvelle pour les 5 syndicalistes de Roanne et leur famille. C'est une satisfaction pour celles et ceux qui se sont mobilisés pour les soutenir, notamment le très large comité de soutien qui s'était constitué .
Même si le tribunal n'a pas prononcé la relaxe, il a su écouter les arguments de la défense et du comité de soutien.
C'est aussi un encouragement pour l'ensemble des mobilisations contre les discriminations et les sanctions qui frappent les syndicalistes, avec l'exigence d'une loi d'amnistie. C'est une bonne nouvelle pour le syndicalisme français.


Smic : revalorisation automatique au 1er janvier, à 9,22 euros brut

Le Smic va être revalorisé au 1er janvier 2012, passant à 9,22 euros brut de l'heure, soit 1398,37 euros brut par mois. Une hausse sur l'année de 2,4%, qui interviendra un mois tout juste après la revalorisation automatique suivant l'inflation.
La dernière revalorisation du salaire minimum de croissance, au 1er décembre, a été automatiquement entraînée par l'inflation et a fait passer le taux horaire du Smic à 9,19 euros brut (+2,1%, 1393,82 euros brut par mois). Ces deux hausses ont été décidées en "application des dispositions légales", comme le précise la DGT (Direction générale du Travail), sans aucun coup de pouce. Alors que c'est régulièrement réclamé par des syndicats de salariés et notamment la CGT, qui prône un Smic à 1.700 euros brut mensuels.
Le Smic concerne environ 2,3 millions de Français, soit environ un salarié sur dix.


La TVA « sociale » ou comment le MEDEF veut, sans en avoir l’air, baisser les salaires ?

L’Association française des entreprises privées (AFEP) et le MEDEF ont pris position pour une nouvelle TVA dite TVA "sociale".
Dans le concret, il s’agit de transférer les cotisations patronales sur la TVA et la CSG. Pour l’AFEP, « un passage de la TVA à 21 % dégagerait une recette supplémentaire de 13 milliards qui permettrait d’alléger d’autant la part des cotisations sociales » c'est-à-dire essentiellement les cotisations patronales. Le MEDEF estime à 70 milliards de réduction des cotisations patronales (7,5 points) et salariales (4,5 points), remplacées par des impôts (2 points de CSG et TVA à 25 %).
Devinez qui paierait le manque à gagner des cotisations patronales ? Essentiellement les salariés et les retraités ! C’est inacceptable !

Augmenter la TVA augmenterait évidemment les prix, et donc toucherait à la consommation qui est le moteur de l’économie. En effet, près de 95% de la population active est salariée, auxquels s’ajoutent évidemment les retraités.
Augmenter
la TVA, (même si on l’appelle TVA sociale) freinerait donc un peu plus la croissance.
Ajoutons que la TVA est très inégalitaire, car sa part dans un budget d’une famille au SMIC est plus importante que dans les revenus plus élevés.
Le patronat veut réduire ce qu’il appelle « le coût du travail » qui est la somme du salaire net et du salaire socialisé.

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La CGT délivre un “triple zéro” à la politique du gouvernement 1

«Pour nous, la note, ce n'est pas un Triple A, c'est un Triple Zéro». Bernard Thibault, qui faisait ce vendredi sa rentrée devant la presse, a livré en ces termes l'évaluation faite par la CGT de la politique gouvernementale face à la crise.
Pour le secrétaire général de la première centrale syndicale française, qui doit être reçu lundi après midi par François Fillon, le paquet de mesures de «rigueur» annoncé mercredi «s'inscrit dans la droite ligne des réformes précédentes», telles celle des retraites ou la Révision générale des politiques publiques. Il rejoint les plans adoptés ailleurs en Europe, une Europe «plongée dans la pire des situations depuis plusieurs décennies avec plus de 23 millions de chômeurs», et où «la seule réponse des dirigeants repose sur l'adoption de mesures d'austérité, la pression sur les salaires, la réduction des services publics, de la sécurité sociale, des pensions, un durcissement des conditions de travail et de vie».
«Il ne peut y avoir de consensus sur de telles bases», a tranché le leader de la CGT, évoquant les mesures Fillon, qu'il s'agisse d'une taxation des plus riches relevant
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