Le monde merveilleux des instituts de sondages où « celui qui paye, décide »

Deux instituts de sondage ont eu la bonne idée de poser une même question à la suite de l'intervention télévisée du président de la République du jeudi 27 octobre. Problème : A la question « avez vous trouvé Nicolas Sarkozy convainquant ? » les deux sondages répondent exactement le contraire.
Pour Tns sofres, ils sont 44% à avoir un jugement positif contre 55% pour OpinionWay. Précisons que le 2 ème sondage est une commande du Figaro. Ceci expliquant peut être cela… A ce niveau on n'est plus dans la marge d'erreur mais dans la manipulation avérée.
Cette dictature des sondages qui font que « celui qui paye, décide » est inadmissible. Elle tord le débat démocratique. Il doit être mis fin à ce genre de pratique, au risque de mettre à mal ce qui reste un atout important dans le débat démocratique : la mesure de l'opinion publique.

Marini président de la commission des finances du sénat : un mauvais signe (groupe CRC)

Le groupe CRC l’a indiqué depuis plusieurs jours : il désapprouve l’accord intervenu entre le groupe socialiste et l’UMP pour accorder à cette dernière la présidence de la Commission des Finances. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC n’acceptent pas l’idée d’un parallélisme avec la situation prévalant à l’Assemblée nationale où la Commission des Finances a été octroyée aux députés socialistes.
Cet accord à l’Assemblée nationale que nous avions d’ailleurs désapprouvé, car il validait l’idée d’une répartition des postes entre les deux partis dominants, s’appuyait sur la nécessité d’un contrepoids à l’exécutif et à la domination de l’UMP dans les deux assemblées parlementaires. Accorder à l’UMP cette présidence importante au Sénat n’a aucun sens politique. D’autant plus que M. MARINI vient de déclarer qu’il la mettrait au service du groupe UMP.
Le groupe CRC estime que ce premier faux pas est une erreur grave, au regard du débat budgétaire qui va intervenir durant les trois prochains moins. Comment vouloir afficher une opposition claire, compréhensible par tous à l’austérité proposée par MM. SARKOZY et FILLON, en commençant par céder la présidence de la Commission des Finances à l’UMP, Philippe MARINI, chantre du libéralisme depuis de nombreuses années au Sénat. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC estiment que si la rupture devait s’afficher, c’est bien à la Commission des Finances.
Le groupe CRC va prendre immédiatement contact avec le Président du Sénat, M. Jean-Pierre BEL, et ses partenaires de la majorité de gauche, dont il constitue le second groupe en importance, pour que prévale le choix des grands électeurs qui ont porté au Sénat une majorité de gauche le 25 septembre dernier. Le groupe CRC rappelle aussi que la gouvernance du Sénat doit s’élaborer collectivement au sein de la nouvelle majorité et certainement pas pour gérer, ensemble, les rapports avec la droite sénatoriale.

Décès de Maurice Villaume

Le conseiller général communiste Maurice Villaume est décédé hier matin, lors d’une réunion. Il a fait un malaise et n’a pu être ranimé par les sapeurs-pompiers intervenus à son secours. Il allait avoir 65 ans ce samedi. Apparenté communiste, il était élu depuis 1994 dans le canton de Bayon, et bien élu : il était passé au premier tour, lors des cantonales de 2008.
L’ancien agent de maîtrise de la Poste, syndicaliste CGT, était également maire de Damelevières, une commune située au sud de Nancy. Il s’y trouve un poste de triage de la SNCF et un tissu industriel qui explique en partie l’élection de ce communiste
pur jus. « Il avait aussi une véritable aura », rappelle Jean-Pierre Minella, qui l’avait vu arriver au conseil général : les communistes ne venaient donc pas que du Pays Haut !
Lorsque la gauche avait pris le pouvoir en 1998, Maurice Villaume avait été désigné vice président.
Ses délégations avaient fluctué dans le temps. Dans ses dernières attributions, il était délégué à l’environnement et aux matières qui s’y rattachaient, comme l’eau.
Franc et passionné, toujours pointu dans son travail, Maurice Villaume avait une manière bien à lui de regarder son interlocuteur par-dessus ses lunettes avant de balancer une réplique toujours bien sentie.
Il devrait être remplacé au sein de l’assemblée par sa suppléante, Evelyne Mathis, maire de Vellesur-Moselle.

Sincères condoléances à toute sa famille.

Bernard Lavilliers : « N’ayez pas peur de vos rêves fous ! » Il sera présent à la Fête de l’Humanité

FÊTE DE L'HUMANITE. Entre la Fête 
de l’Humanité 
et Bernard Lavilliers, c’est une longue histoire d’amitié 
qui remonte 
à 1976, année de sa première prestation 
à La Courneuve. 
Le samedi 17 il sera sur la grande scène. Un rendez-vous 
très attendu 
où il interprétera 
les chansons 
de son dernier album 
Causes perdues 
et musiques tropicales.
On vous sent particulièrement en forme, habité 
d’une formidable énergie 
sur scène alors que vous allez fêter vos soixante-cinq ans en octobre. Quel est votre secret ?
Bernard Lavilliers. En ce moment, j’ai très mal à la hanche parce que je suis tombé de moto je ne sais combien de fois ces temps-ci ! (rires). Mais à part cela, je n’ai pas de problèmes physiques. Surtout, j’aime la scène, je ne suis pas énervé, je possède l’affaire ! Je ne vais pas à fond la caisse tout le temps. Quand j’étais plus jeune, j’y allais comme les chanteurs d’aujourd’hui, mais je chantais aussi des trucs intimistes au milieu du spectacle comme Betty, mais je ne me faisais pas jeter. Dans les festivals, ce n’est pas la peine d’essayer de jouer plus fort que celui d’avant. Je me souviens être passé derrière Iggy Pop aux Vieilles Charrues, qu’est-ce que j’allais faire après cela ? J’ai choisi de chanter On the Road Again seul, d’une façon extrêmement dépouillée. Et ça a très bien fonctionné.
Vous avez fait la Fête de l’Huma en 1976, en 1979, en 1987, en 1992, en 1995, en 2005 et aujourd’hui 
en 2011. C’est une véritable histoire !

Continuer la lecture de « Bernard Lavilliers : « N’ayez pas peur de vos rêves fous ! » Il sera présent à la Fête de l’Humanité »

Baroin à Bercy : le chantage a payé

C’est parti pour un nouveau jeu de chaises musicales. François Baroin, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, changent de portefeuille et Claude Greff, David Douillet, Marc Laffineur et Jean Leonetti font leur entrée.

Enfanté dans la douleur, après des menaces, tensions et luttes d’influence (Baroin veut être ministre de l’Economie ou il s’en va !), le gouvernement est finalement remanié. Un nouveau centriste et un membre du parti radical font leur entrée, Sarkozy doit ainsi espérer calmer son aile modérée.

  • François Baroin remplace donc Christine Lagarde au ministère de l’Economie et des Finances.
  • Valérie Pécresse, elle, prend la place de Baroin au ministère du Budget.
  • Elle laisse sa place de ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à Laurent Wauquiez, le pourfendeur du RSA.
  • Ce dernier était ministre des Affaires européennes, c’est Jean Leonetti, député des Alpes-Maritimes et vice-président du Parti radical qui récupère ce portefeuille.
  • Le député UMP de Maine-et-Loire, Marc Laffineur, a été nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants.
  • Autre nouvelle venue, la députée UMP d'Indre-et-Loire Claude Greff est désormais en charge du secrétaire d'Etat chargée de la Famille.
  • L'ancien champion de judo David Douillet est quant à lui nommé secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères.
  • Enfin George Tron, démissionnaire suite aux accusations d’abus sexuels qui pèsent contre lui, voit son poste de secrétaire d’Etat à la Fonction publique remis au centriste François Sauvadet, qui prend pour le coup le statut de ministre.

“Appel de Thorens-Glières” du 14 mai 2011

Le 14 mai 2011, à l'initiative de l'association "Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui, un Appel a été lancé par des grandes figures de la résistance, suivies par des "résistants d'aujourd'hui", en vue des élection présidentielles et législatives de 2012. Cet "Appel de Thorens-Glières" vise à remettre dans le débat politique les principes du Conseil National de la Résistance. Des principes toujours actuels qui permettraient de mettre réellement en application la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité".

Appel de Thorens-Glières du 14 mai 2011

La juge ordonne le maintien en détention de DSK

Inculpé par le parquet de New York "d'agression sexuelle", de "tentative de viol" et de "séquestration", Dominique Strauss Kahn est dans une mauvaise passe. Le juge estime que les preuves matérielles corroborent les accusations de la plaignante.
Dernières nouvelles : Le juge rejette la libération sous caution, DSK reste en prison jusqu'à son passage au grand jury, qui devrait se réunir le 20 mai. La juge a visionné la vidéosurveillance de l’hôtel et a estimé que DSK semblait « fuir ». De plus, elle a évoqué une autre affaire du même genre, dans laquelle le directeur du FMI serait impliqué, mais on n’en sait pas plus.
M. Strauss-Kahn "a l'intention de se défendre vigoureusement contre les accusations et il dément toute mauvaise conduite", a déclaré un de ses avocats, Benjamin Brafman, en s'adressant dimanche soir aux journalistes devant le tribunal du sud de Manhattan, où DSK, comme il est connu en France, doit être présenté à un juge. La police de New York a de son côté obtenu un nouveau mandat pour examiner les vêtements du patron du FMI, à la recherche de nouvelles traces d'ADN, sur "des cheveux, du sperme", et souhaite vérifier si M. Strauss-Kahn présente des traces de griffures.
La victime, une jeune femme de 32 ans, aurait formellement reconnu DSK comme étant son aggresseur. Elle est considérée par la police comme un témoin fiable.

Continuer la lecture de « La juge ordonne le maintien en détention de DSK »

Affaire DSK-Tristane Banon : Anne Mansouret confirme la tentative de viol

Anne Mansouret, conseillère générale de l’Eure et régionale de Haute-Normandie, candidate aux primaires socialistes pour l’élection présidentielle de 2012, confirme ce dimanche à Paris Normandie que sa fille Tristane Banon aurait été victime d’une tentative d’agression sexuelle de la part de Dominique Strauss-Kahn en 2002.
Tristane Banon avait révélé les faits en 2007 lors d’une émission de Thierry Ardisson sur Paris Première, mais le nom de DSK avait alors été bipé au montage. AgoraVox avait révélé l’affaire le 22 avril 2008 après avoir interrogé directement Tristane Banon, qui avait confirmé qu’elle parlait bien de Dominique Strauss-Kahn.A l’époque, Anne Mansouret avait dissuadé sa fille de porter plainte contre le futur patron du FMI, dont l’une des filles, Camille, comptait parmi les meilleures amies de Tristane Banon. Tristane Banon est par ailleurs la filleule de la seconde épouse de DSK. Aujourd’hui, Anne Mansouret a des remords : « Aujourd’hui, je regrette d’avoir dissuadé ma fille de porter plainte contre DSK, je porte une lourde responsabilité. Après les faits, on a discuté, beaucoup parlé. Et finalement, elle a décidé, on a décidé, de ne pas lancer de procédure. Vous savez ma fille était très mal, mais Tristane est la filleule de la seconde femme de Dominique. C’était délicat pour des raisons familiales et amicales. Ce que je peux vous dire, c’est que ma fille, malgré les années qui passent, est toujours bouleversée par ces faits. Cette nuit, je suis allée la voir à Paris pour la réconforter. C’est très dur pour elle ».
Après sa sortie sur France 3, la mère de Tristane Banon est intervenue sur BFM TV, où elle a réitéré ses accusations :Anne Mansouret considère, comme d’autres avant elle (Bernard Debré, Thierry Ardisson…), que DSK est malade : « Pour moi, Dominique Strauss-Kahn est malade. Ce n’est pas une injure de dire cela, il a un vrai problème : une addiction au sexe, comme d’autres ont des soucis avec l’alcool, la drogue ou le jeu. Il est malade. Sur les faits eux-mêmes, je ne peux pas me prononcer, je n’y étais pas. Mais pour moi, c’est très plausible que cette femme a été agressée sexuellement. En revanche, je suis formelle, il a bien tenté d’abuser de Tristane ».
Anne Mansouret révèle, en outre, les difficultés qu’a rencontrées sa fille dans les milieux de la presse et de l’édition, où elle souhaitait travailler, en raison des révélations qu’on craignait qu’elle fasse sur DSK.