Lutte dans le monde


femen_tunisieLe PCF salue la libération des trois Femen européennes, incarcérées en Tunisie depuis près d'un mois. Leur détention est survenue dans un climat de tensions où l'opposition laïque se bat contre toute régression des droits orchestrée par le parti islamiste Ennahda aujourd'hui au pouvoir.
Même si leurs actions ont pu choquer, ces militantes se battaient pour la liberté d’expression et ne méritaient pas l'emprisonnement.
Plus que jamais, nous sommes aux côtés des progressistes tunisiennes et tunisiens pour les assurer de notre soutien dans leur combat pour une démocratie laïque. Nous sommes aux côtés des femmes, des féministes de Tunisie pour défendre leurs acquis et obtenir de nouvelles avancées.
Les militant-es communistes restent vigilant-es et mobilisé-es quant au sort d'Amina Sboui qui reste en détention provisoire.


Québec : le PCF réaffirme sa solidarité avec le mouvement démocratique et citoyen

Le Parti communique français exprime sa vive inquiétude et sa condamnation devant la poursuite d’une répression brutale contre le mouvement jeune et citoyen au Québec. Les 700 arrestations par la police traduisent le refus des autorités québécoises de toute prise en compte de ce mouvement qui porte des revendications étudiantes mais aussi des aspirations sociales et démocratiques populaires profondément légitimes.
Les impressionnantes manifestations de Montréal et les rassemblements quotidiens dans les quartiers et les villes du Québec expriment un rejet grandissant de la population envers des dirigeants politiques qui s’en prennent aux libertés individuelles et collectives, qui ont perdu la confiance du peuple et leur crédibilité. Cette mobilisation civile et politique de grande ampleur montre les limites atteintes par des pratiques gouvernementales et des politiques marquées par l’autoritarisme et par l’arrogance du pouvoir, par la corruption, le mépris des attentes populaires et de l‘intérêt public.
Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec le peuple du Québec, avec la jeunesse et les étudiants de cette «Belle province».


Syrie: « C’est une issue politique qui doit s’imposer »

Le PCF s'associe aux appels unitaires du 15 et du 17 mars pour des initiatives de solidarité avec le peuple syrien, un an après le début des grandes manifestations populaires contre le régime de Bachar Al Assad. Le PCF entend, à cette occasion, réaffirmer son soutien actif aux démocrates et aux progressistes de Syrie qui participent au soulèvement contre un régime dictatorial dont la criminelle et injustifiable répression a provoqué la mort d'environ 8000 personnes.
Le régime de Damas fait la guerre contre son propre peuple. Comme d'autres avant lui en Tunisie, en Égypte et au Yémen notamment, ce régime est aujourd'hui à bout de souffle. Il est incapable d'offrir un avenir digne de ce nom au peuple syrien.
Le PCF tient aussi à exprimer son inquiétude devant les pressions et les projets d'interventions militaires étrangères. L'indispensable secours d'urgence humanitaire pour les populations de Homs et d'ailleurs, approuvé le 1er mars à l'unanimité des pays membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, ne doit en aucun cas constituer un premier pas dans la voie d'une telle intervention qui conduirait toute la région et le peuple syrien lui-même sur le chemin d'une crise internationale majeure. Les communistes français mettent en garde sur les conséquences qu'aurait une telle crise dans le contexte particulièrement complexe de la Syrie et du Proche-Orient. Ils réaffirment leur opposition à toute opération militaire étrangère en Syrie.
C'est une issue politique qui doit s'imposer, avec le maximum de pression sur le régime de Bachar Al Assad en particulier pour des sanctions ciblées, par un soutien convergent en France et en Europe à toutes les forces démocratiques de Syrie afin d'ouvrir un autre avenir au peuple de Syrie et à ce pays clé du Proche-Orient.


Turquie: Le PCF condamne fermement l’acharnement à l’encontre du peuple kurde

35 victimes civiles, tel est le résultat du raid aérien de l’armée turque opéré à proximité du village de Roboski, dans la région de Sirnak, au Kurdistan de Turquie.
L’acharnement du gouvernement de Mr Recep Tayyip Erdogan à l’encontre du peuple kurde et du parti des travailleurs du Kurdistan est à l’origine de ce massacre que le PCF condamne avec la plus grande force.
La politique de répression conduite par le gouvernement turc conduit à l’assassinat de civils, à l’emprisonnement de centaines d’opposants, de journalistes, d’avocats et d’élus.
La Turquie, membre important de l’OTAN, se permet non seulement d’écarter sa responsabilité dans le génocide des arméniens mais, en plus, use chaque jour de la répression la plus sauvage contre le peuple kurde dans le consternant silence de la France et de l’Union européenne.
Il est temps que Nicolas Sarkozy et ses partenaires européens entendent la colère légitime du peuple kurde, reconnaissent ses droits et fassent entendre clairement jusqu’à Ankara l’indignation profonde suscitée par une répression révoltante.


« Sakineh ne doit pas être exécutée » : Pierre Laurent écrit à l’ambassadeur d’Iran

Vous trouverez ci-dessous le courrier que Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF a adressé ce jour à Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur de la République islamique d'Iran, à propos de Sakineh Mohammadi Ashtiani, cette femme iranienne condamnée à mort dans son pays.
« Je me suis adressé à vous le 3 novembre 2010 afin de vous faire part de l'indignation suscitée par la menace de condamnation à mort qui pesait sur Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani. Une condamnation prononcée alors même que des doutes entachaient déjà les circonstances judiciaires de cette douloureuse affaire.
J'avais souligné avec force que les autorités iraniennes doivent renoncer à cette exécution. Aujourd'hui, des informations convergentes prolongent sérieusement notre inquiétude: Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani ne serait plus menacée de lapidation mais… de pendaison.
Je tiens à vous faire part, Monsieur l'Ambassadeur, de ma consternation devant de telles informations. Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani ne doit pas être exécutée. Je vous demande une nouvelle fois de transmettre cette exhortation aux autorités de votre pays.
La peine de mort, quelles que soient les formes qu'elle peut prendre, est inacceptable. L'Iran se grandirait en abandonnant cette pratique inhumaine et en respectant la dignité et les droits des femmes. »


Un peu trop de dirigeants sud-américains “insoumis” attrapent le cancer ?

Depuis qu’ils se défient des usa et qu’ils se sont unis, les dirigeants "insoumis" sud-américains semblent attraper le cancer avec une "régularité" étrange.
Hugo Chavez se pose des questions dans la première partie de cette vidéo.
Cette histoire m’a fais penser à la "maladie" de Yasser Arafat, et curieusement également à celle d’Ariel Charon, son état de santé était-il apparu à un moment clé où certaines de ses décisions ou intentions pour le peuple Israélien et Palestinien pouvaient déranger profondément certains groupes d’intérêts ?
Dans la seconde partie de la vidéo, il souligne l’importance pour le Vénézuela de se préparer au scénario que l’on voit de répéter un peu partout, lors d’élections, comme récemment en Russie ou comme dans le passé en Iran avec ce qu’on nommait la sois-disante révolution verte.
On retrouve cela, dans cette pseudo contestation en Syrie. ET également dans les événements qui entrainé la mort de Kadhafi, en Libye.
Ce scénario qui se déroule toujours de la même façon et qui se termine avec la violence et les sang qui coule. Qui voit-on, à chaque fois arriver en sauveur du fin fond de l’obscurité, avec des intention humanitaire, démocratique et libératrice … ?

En moins de deux ans, cinq des plus importants chefs d’État en Amérique Latine sont atteints par un cancer, mettant leur vie en danger.
Ce fut d’abord, l’actuel président du Paraguay, Fernando Lugo, vint par la suite l’actuelle présidente du Brésil, Dilma Roussef alors qu’elle se préparait à sa compagne présidentielle. Le troisième cas est celui  d’Hugo Chavez, président du Venezuela, suivi de celui d’Ignacio Lula, ex président du Brésil et toujours très influent en Amérique latine et dans le monde. Le tout dernier cas est celui de la présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez, nouvellement élue avec le plus haut pourcentage jamais atteint dans l’histoire du pays.

(suite…)


« Les évolutions en Russie sont d’une grande importance pour toute l’Europe »

En Russie, la contestation du pouvoir Poutine/Medvedev ne faiblit pas. Après les élections législatives des manifestations imposantes témoignent d'une inquiétude et d'un mécontentement grandissant dans une partie de la population. L'ultra-libéralisme et un capitalisme sauvage ont entrainé une terrible dégradation des conditions de vie, une pauvreté massive dans une économie en crise et sans protection sociale digne de ce nom. Le système Poutine et le consensus qu'il a pu permettre en usant du nationalisme et de l'autoritarisme, est en train de perdre sérieusement des forces.
La vie chère, la crainte de l'avenir, la corruption, la fraude aux élections… ont suscité des rassemblements populaires très importants, faisant converger des courants politiques très hétéroclites, de l'extrême droite à l'extrême gauche. Déjà, les élections, marquées notamment par un succès des communistes et un recul du parti au pouvoir, furent le signe de cet affaiblissement.
Les évolutions en Russie sont d'une grande importance pour toute l'Europe. Les contradictions politiques internes traduisent aussi des rivalités et des conceptions différentes sur la place de la Russie dans le monde, sur son rapport à l'OTAN dont l'élargissement à l'Est est vécu à Moscou comme une cause de tensions et un défi permanent.
La PCF accorde une vigilante attention à ce qui se déroule aujourd'hui en Russie tout en soutenant l'ensemble des forces de progrès : de gauche, communistes et progressistes qui veulent que ce grand pays aux richesses considérables puisse répondre aux attentes de son peuple et puisse jouer un rôle international indépendant et positif.


Le monde bouge ! Russie: des dizaines de milliers de manifestants contre Poutine

Au moins 50.000 personnes – jusqu'à 80.000 selon certaines estimations – ont manifesté samedi 10 décembre à Moscou pour contester la victoire du parti de Vladimir Poutine aux législatives du 4 décembre, une mobilisation sans précédent et suivie un peu partout en Russie.

Le monde bouge et pas toujours où il est facile de s'exprimer.
Et nous, que faisons-nous ? Pourquoi ne bougeons-nous pas ?
Pourtant il y a de quoi, tous les jours nous nous enfonçons de plus en plus dans la misère !

INDIGNEZ-VOUS !


Troy Davis doit vivre

Le comité des grâces de Géorgie vient de refuser de surseoir à l’exécution de Troy. C’est une nouvelle effroyable pour tous les démocrates, tous les humanistes du monde. Notre émotion et nos pensées vont d’abord à Troy et à ses proches.
Il reste 24 heures pour empêcher l’horreur. Le comité des grâces peut encore revenir sur sa décision.
La mobilisation planétaire autour de Troy reflète les doutes persistants sur sa culpabilité. Troy risque d’être exécuté en l’absence de toute preuve matérielle et alors que sept des neuf principaux témoins sont depuis revenus sur leur déclaration initiale en invoquant des pressions policières.
En tuant Troy, c’est l’Humanité civilisée qui serait atteinte.
Nous en conjurons Larry Chisolm, procureur du District, les autorités georgiennes, les autorités fédérales, et le Président Barack Obama : ne laissez pas commettre pas l’irréparable.


Inde : le gréviste de la faim gagne son combat contre la corruption

A New-Delhi, des dizaines de milliers de personnes sont venues assister à la rupture du jeûne d'Anna Hazare, qui militait contre la corruption en Inde, note Le Figaro.
Ce pacifiste n'avait pas mangé depuis le 19 août, dans le but de dénoncer la corruption du pays. En quelques jours, il était supporté par des milliers de personnes.
Finalement, ses demandes ont été entendues par le gouvernement, qui a annoncé la création d'un poste de médiateur dans chacun des 29 Etats du pays, chargé de surveiller les fonctionnaires du gouvernement.
Admirateur de Gandhi, dont il a repris les méthodes de manifestations non-violentes, il affirmait que le peuple devait "apporter un changement total dans ce pays".
Le petit fils d'Indira Gandhi a salué son combat
Rahul Gandhi, le petit-fils d'Indira Gandhi, a salué vendredi cette grève de la faim, le remerciant "d'aider les gens à exprimer leur sentiment" de refus de la corruption, précise L'Express.
Sa position était très attendue, car il est considéré comme un possible futur Premier ministre.
Depuis la décision du parlement d'accéder aux requêtes d'Anna Hazare, le ministre de la Justice l'a félicité pour son action "réussie et pacifique".