PCF


« Sakineh ne doit pas être exécutée » : Pierre Laurent écrit à l’ambassadeur d’Iran

Vous trouverez ci-dessous le courrier que Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF a adressé ce jour à Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur de la République islamique d'Iran, à propos de Sakineh Mohammadi Ashtiani, cette femme iranienne condamnée à mort dans son pays.
« Je me suis adressé à vous le 3 novembre 2010 afin de vous faire part de l'indignation suscitée par la menace de condamnation à mort qui pesait sur Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani. Une condamnation prononcée alors même que des doutes entachaient déjà les circonstances judiciaires de cette douloureuse affaire.
J'avais souligné avec force que les autorités iraniennes doivent renoncer à cette exécution. Aujourd'hui, des informations convergentes prolongent sérieusement notre inquiétude: Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani ne serait plus menacée de lapidation mais… de pendaison.
Je tiens à vous faire part, Monsieur l'Ambassadeur, de ma consternation devant de telles informations. Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani ne doit pas être exécutée. Je vous demande une nouvelle fois de transmettre cette exhortation aux autorités de votre pays.
La peine de mort, quelles que soient les formes qu'elle peut prendre, est inacceptable. L'Iran se grandirait en abandonnant cette pratique inhumaine et en respectant la dignité et les droits des femmes. »


Transport aérien : « nouvelle attaque contre le droit de grève »

Alors que le conflit entre les salariés des entreprises de sécurité aérienne et leurs directions prend de l’ampleur, le gouvernement ne trouve rien de plus urgent que de s’en prendre à un droit constitutionnel : le droit grève. C'est tout bonnement une remise en cause de ce droit dans les transports aériens que l'assemblée veut voter le 24 janvier prochain.
Voilà près d'un mois que les salariés en lutte ont annoncé une mobilisation pour satisfaire leurs légitimes revendications. Les grévistes réclament l'ouverture de négociations par branche pour obtenir la revalorisation des salaires, l'amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité de leur travail.

Le patronat et le gouvernement, culottés, accusent maintenant les grévistes de prendre les voyageurs en otage alors que ce conflit, si la direction avait daigné entamer les négociations, aurait pu être évité.
Les salariés, attachés à leurs conditions de travail, ne sont pas coupables. Les directions des entreprises concernées, soutenues par le gouvernement sont les véritables responsables de cette situation.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche exigent le respect du droit de grève et appellent les directions des entreprises concernées à négocier sur les revendications des salariés.


« C dans l’air » du 13 décembre sur le communisme : Pierre Laurent écrit à Yves Calvi

Mardi 13 décembre, France 5 diffusait un « C dans l'air » dont le thème était « le communisme 20 ans après ». Yves Calvi recevait à cette occasion, Stéphane Courtois et Alexandre Adler sur le plateau. Suite aux propos scandaleux tenus par certains sur le plateau, vous trouverez ci-dessous le courrier de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, envoyé ce jour à Yves Calvi.
Depuis maintenant des mois, la discrimination à l’égard du Parti communiste français dans les émissions politiques dont vous avez la charge, et plus globalement dans celles du groupe France Télévisions, est une constante. Toutes nos demandes pour qu’il y soit mis un terme sont – plus ou moins poliment – mais systématiquement écartées.
Mais cette fois, trop c’est trop. Le mardi 13 décembre, l’émission « C’est dans l’air » avait pour invité Stéphane Courtois, dont la seule fonction historique reconnue est l’anticommunisme professionnel. C’est votre choix éditorial, je n’ai pas à le contester. Toutefois, au cours de cette émission, cet invité, qui ne m’a jamais rencontré de sa vie, s’est livré à une violente attaque personnelle en déclarant je cite « Pierre Laurent (…) un fils d'apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié».
Cette pitoyable déclaration est restée sans réponse. Insultante et diffamatoire, elle ne mériterait de ma part que le mépris. Elle s’inscrit dans le registre des poncifs anticommunistes dont Monsieur Stéphane Courtois s’est fait une spécialité, en lieu et place de celle d’historien dont il s’affuble à propos du Parti communiste français.
Je ne peux me taire car cette déclaration intervient alors que la discrimination à notre égard est un scandale qui n’a que trop duré. Élu secrétaire national du PCF en juin 2010, je n’ai été invité à aucune émission politique importante dont vous avez la responsabilité, et quasiment aucune sur l’ensemble des antennes de France Télévisions. Ce boycott est en contradiction avec toutes les règles déontologiques en matière de pluralisme du débat d’idées, et avec toutes les règles du CSA qui invitent à respecter l’ «équité» des temps de parole des formations politiques, singulièrement celles qui disposent d’une représentation politique parlementaire.

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Austérité : « la saignée sociale va tuer le malade »

Gel des dépenses de l'État, diminution des prestations sociales et avancée d'un an du passage à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la TVA… Le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale, une accélération fracassante et catastrophique dans l'austérité généralisée.
C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique il n'y aura pas de déficit 0 en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques.
Le Premier ministre François Fillon vient en fait de confirmer aux institutions financières la soumission du gouvernement français aux plans d'ajustement structurels, qu'avec la BCE, la Commission européenne et le FMI, les marchés imposent à tous les peuples d'Europe, un par un et en les dressant les uns contre les autres.
Faut-il rappeler à Monsieur Fillon qu'en 1945, c'est la mise en œuvre du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fondée sur une politique de progrès social et de solidarité qui a reconstruit le pays. Est-ce alors aujourd'hui le retour au ticket de rationnement ?
Reprendre le contrôle public des institutions financières et bancaires, taxer réellement les revenus du capital et la spéculation financière sont aujourd'hui des préalables pour qui veut sortir le pays et l'Europe de la crise.
Le Front de gauche propose de construire une politique de sortie de crise qui s'appuie sur la réévaluation des salaires, le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous et la relance de l'investissement public.


70ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant : allocution de Pierre Laurent

L'amour est une force immense. Une force qui donna à ces femmes et à ces hommes la dignité dont seuls sont capables les femmes et les hommes libres. Cette Marseillaise qui retentit des baraquements à l'heure du départ des camarades. Ce cri, Vive le Parti communiste allemand, prononcé par le métallurgiste Timbaud à l'heure des fusils. Ces gendarmes qui saluent les martyrs à leur passage. L'histoire s'est écrite ici. Une page d'horreur, et pourtant grâce à vous les 27, une si puissante promesse d'humanité.
C'est au nom de cette promesse que nous sommes là depuis toujours, d'autres avant nous, d'autres encore, demain, après nous. Nous n'honorons pas Guy Môquet et ses camarades le temps d'un calcul électoral avant de les oublier pour mieux massacrer tout ce que leur combat a permis.
Alors oui, aujourd'hui, ne retenez ni les balles, ni la haine, ni cet officier allemand qui à coups de barre de fer cassa ce corps trop grand pour entrer dans son cercueil. Un instant oubliez tout cela car ce qui est exceptionnel, c'est que ces hommes furent à cette heure, leur heure, malgré l'horreur, pleinement des êtres humains.
Parler avec les 27, c'est parler d'espoir. Tous les actes, du dernier repas, du tabac fumé, des sourires, des discussions poursuivies jusqu'au dernier moment, leur amitié, leurs larmes, leurs lettres, tout cela témoigne que dans ces ténèbres du 22 octobre 1941 ce qui unit ces hommes, la révolution, le communisme, donne à chacun d'entre eux une force immense de dignité et de courage.
Dans l'épreuve, ces hommes sont liés les uns aux autres. Comme sur la barricade devant l'usine à l'heure où les gardes se préparent à charger, nul ne bouge. Comme ces Parisiens lors de la Commune, nul ne recule. Dans l'épreuve, ces hommes vont mourir et pourtant ils sont vivants jusqu'à la dernière seconde. Ces révolutionnaires meurent debout car ils savent ce que vivre veut dire.

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« Plutôt que de doubler la taxe soda, doublons la taxe caviar »

Valérie Pécresse la porte parole du gouvernement et accessoirement ministre du Budget propose de doubler la taxe soda qui devrait ainsi rapporter 240 millions d'euro au prochain budget 2012.
Plutôt que de doubler la taxe soda, doublons la taxe caviar ! Le doublement de l'ISF comparé au montant de 2010 (estimation de janvier 2011) permettrait à l'État de gagner près de 9 milliards d'euros avec l'insigne avantage de cibler les grandes fortunes, quand la taxe sur les sodas touche toutes les catégories quel que soit leur niveau de revenus. Qu'on se le dise, l'estomac d'un riche ne lui permet pas de consommer plus qu'un pauvre !
L'urgence est, comme le réclame le Front de gauche, de cesser le bricolage fiscal qui n'a pour but que d'exonérer ceux qui peuvent et doivent payer ! Le Front de gauche dans son programme l'humain d'abord ! propose de rétablir une fiscalité qui redonne toute sa place à un impôt sur le revenu réellement progressif.


Dexia : “Ce n’est pas aux collectivités locales de payer l’addition”

Dexia, c'est d'abord le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière. Suite à la privatisation en 1987 de la Caisse d'aide à l'équipement de collectivités locales (CAECL), Dexia (ex Crédit local de France) s'est lancé dans une fuite en avant mortifère qui l'a conduit à vendre à de nombreux élus des emprunts toxiques pour leurs collectivités locales !
La re-nationalisation franco-belge partielle opérée après la crise financière de 2007-2008 ne s'est accompagné d'aucun changement des pratiques et critères de gestion et de crédit de Dexia. Aujourd'hui, un nouveau sauvetage d'urgence est envisagé. Il séparerait les actifs dangeureux de la banque et le portefeuille de prêts aux collectivités locales qui serait détenue par la Caisse des dépôts et la Banque postale.
Cette opération ne doit pas se traduire par un appel aux contribuables ou par un durcissement des conditions de prêt aux collectivités territoriales. Au contraire, le nouvel ensemble doit intégrer un pôle public financier ayant en charge le développement d'un nouveau crédit incitatif au développement de l'emploi et de la formation avec les équipement et les infrastructures nécessaires.
Dans l'immédiat, l'heure est à la renégociation des dettes des collectivités intoxiquées impliquant non seulement Dexia, ou ce qu'il en restera, mais aussi toutes les banques ayant placé des emprunts toxiques.


Manifestations/Éducation : le Président est hors-sujet !

Hier, partout en France, les enseignants défilaient pour sauver l’éducation nationale mise à mal par les suppressions de postes, la casse de la formation des maîtres et les réformes de contenu. La mobilisation est de plus en plus large contre les réformes de la droite : 54% de grévistes dans le primaire et 46% dans le secondaire selon la FSU, des enseignants du privé défilant aux côtés de ceux du public, de nombreuses écoles fermées… Le PCF se félicite de cette large mobilisation. La présence de 165 000 manifestants mobilisés contre la casse du service public de l’Éducation montre à quel point la politique du gouvernement fait mal. Face à ce mécontentement, le gouvernement joue la division. Nicolas Sarkozy veut opposer les enseignants à l’ensemble des salariés. « Les fonctionnaires ont un travail difficile mais ont un statut qui les protège », a-t-il déclaré. Mais, Monsieur le Président, vous êtes hors sujet ! Le statut des fonctionnaires protège d’abord la qualité du service rendu au public. Si l’éducation nationale doit être un service public, c’est pour que tous les enfants, quelle que soit leur origine géographique ou sociale, aient un même accès aux savoirs. Ils sont garants d'une école de l’égalité ! Cette école, construisons-la ensemble. Le PCF appelle tous ceux qui résistent à la construction par la droite d’une école inégalitaire à se rassembler pour construire l’école de l’avenir : une école qui transmette à tous les enfants les savoirs et l’autonomie de pensée nécessaires pour maîtriser leur vie. Ensemble, avec le Front de gauche et son programme "l'humain d'abord", portons dans toutes les luttes sociales et électorales à venir le projet d’une nouvelle phase de démocratisation scolaire, pour une école de la réussite de tous.


Construction de logements à Jérusalem-Est : « inacceptable provocation israélienne »

En annonçant la construction de 1100 logements à Jérusalem-Est, cette partie de la ville qui doit constituer la capitale du futur État palestinien, le gouvernement israélien met au défi l'ONU et en particulier les membres du Conseil de Sécurité dans une inacceptable provocation. Le PCF condamne avec force cette décision consternante d'hostilité et d'arrogance et ce mépris du droit, alors que le Président Mahmoud Abbas a présenté il y a quelques jours une offre historique de paix et de règlement politique qui a changé la donne et qui permet réellement une solution juste et durable. L'attitude scandaleuse et choquante des autorités israéliennes doit se voir opposer des mesures de rétorsion directes et très concrètes. Le PCF appelle la France et ses partenaires européens, au delà des critiques et des condamnations verbales, à prendre leur responsabilité, à sanctionner Israël, notamment par la suspension immédiate de l'Accord UE/Israël, par l'arrêt de toute vente d'armes, par le boycott des produits des colonies et de tout ce qui contribue à la colonisation. L'attitude israélienne n'est plus tolérable.