Je mets un ruban pour dire OUI à une autre politique , c’est possible ! Mercredi 6 octobre – 18 heures 30 – PLACE LECLERC – LONGWY-BAS

Pacte d’union populaire. Comment fait-on ?

Le débat à gauche sur le contenu semble s’ouvrir. Les communistes entendent bien le mener et créer les conditions de son appropriation citoyenne. Entretien avec Bob Injey, responsable de la vie militante.
Communistes : L’idée du Pacte d’union populaire a été « lancée » sur la Fête de l’Huma. Quels premiers enseignements peut-on en tirer ?
Bob Injey : Il n’y aura pas de véritable victoire à gauche si l’électorat populaire ne s’empare pas de la construction de l’alternative. Voilà notre démarche, ambitieuse, à contre-courant d’une politique-spectacle où le peuple serait spectateur. A la Fête, nous avons en effet entamé cette construction de pacte d’union populaire, de programme partagé.
Proposer de s’engager dans cette démarche ne va pas de soi, car au-delà de la simple opposition à Sarkozy, ou du simple soutien à des propositions alternatives, cela nécessite qu’on fasse partager une démarche. En même temps, les camarades qui ont engagé ce débat font état d’une attente positive.

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L’heure est à la mobilisation massive le 23 septembre

Alors que 74% des salarié-e-s refusent le recul des âges légaux de départ et que 63% réclament l’ouverture d’un vrai débat national incluant des propositions alternatives (CSA-La CGT), Nicolas Sarkozy et les députés UMP ont choisi d’utiliser la force pour faire passer à l’Assemblée nationale leur « réforme » sur les retraites. Les syndicats unis sont, eux, déterminés à faire céder le gouvernement.
Le 23 septembre, journée nationale de grèves et de manifestations, comptera pour imposer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein.
Avec la retraite à 62 ans (à 67 ans à taux plein) c’est la vie des salarié-e-s qui serait mise à mal. L’objectif de la droite et de mettre en cause notre système de solidarité entre actifs et retraités.
Pourtant, l’allongement de la durée de vie en bonne santé devrait être considéré comme la chance d’une nouvelle période de vie sécurisée et les moyens existent pour financer une bonne retraite à 60 ans pour tous.
Les solutions existent. C’est le sens de la proposition de loi des parlementaires communistes, républicains et du Parti de gauche, garantissant le financement de la retraite à 60 ans à taux plein. Plus de 200 000 citoyen-nes ont signé cet été une pétition pour la soutenir.
Le débat parlementaire n’est pas fini, il se poursuit au Sénat. Derrière les syndicats, le PCF appelle à la manifestation le 23 septembre dans toutes les villes de France. L’heure est à la mobilisation massive pour faire échouer cette réforme. Le 23 septembre, des millions de salarié-es seront mobilisés pour se faire entendre et respecter.

 

Les parlementaires communistes à la rencontre des manifestants

Des milliers de salariés et militants syndicaux se sont rassemblés mercredi à la mi-journée place de la Concorde face à l’Assemblée nationale, pour exhorter les députés à ne pas voter la réforme des retraites dont l’adoption en première lecture a finalement eu lieu dans l’après midi. Les députés et sénateurs communistes ont décidé d’aller à leur rencontre pour manifester solidarité et détermination : « La retraite, c’est 60 ans ! ».
L’accès au Palais Bourbon étant interdit rive gauche par une rangée de CRS, les députés et sénateurs communiste et du parti de gauche, privés de paroles par le président de l’Assemblée nationale, sont allés rencontrer les manifestants (déclaration de Pierre Laurent). Une trentaine d’élus PCF, et du Parti de Gauche, députés et sénateurs, se sont frayés un chemin sur le pont de la Concorde, ainsi que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. « Cette loi, on la fera sauter même s’ils la votent ce soir », a lancé Marie-George Buffet, acclamée par des manifestants. « Les députés avec nous ! », ont-ils scandé. Rendez- vous est pris pour le 23 septembre.

Celui qui croit encore pouvoir passer en force trouvera face à lui un pays mobilisé

C’est une mobilisation historique à laquelle nous avons assisté aujourd’hui dans les rues de France.
Devant ce raz-de-marée, Eric Woerth, présent sur le journal télévisé de TF1, n’a apporté aucune réponse aux exigences exprimées par les Français. Il a avoué avoir perdu la main sur le dossier et annonce que c’est Nicolas Sarkozy qui s’exprimera demain en Conseil des Ministres.
J’alerte donc solennellement le Président de la République : « vous ne pouvez pas ignorer la colère qui a gagné le pays. Les fondements de la réforme que l’Élysée s’entête à imposer qui sont aujourd’hui massivement rejetés ».

Celui qui croit encore pouvoir passer en force trouvera face à lui un pays mobilisé.
Depuis des mois, le gouvernement a beaucoup manœuvré. Il est maintenant temps d’écouter les salariés et leurs syndicats et d’apporter des réponses claires à leurs exigences. J’appelle à maintenir partout un très haut niveau de mobilisation dans les heures et les jours à venir.
Une autre réforme est possible : les députés communistes l’ont exprimé aujourd’hui avec force dans l’hémicycle à l’Assemblée nationale en déposant 120 000 pétitions sur le banc des Ministres.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF