Sotchi : “Les JO ne peuvent pas se faire contre les peuples”

jo_0La retransmission par le service public de télévision est un moment exceptionnel pour les françaises et les français de suivre des disciplines sportives et des athlètes méconnus du grand public. C’est un message important pour inciter à la pratique des sports d’hiver pour toutes et tous, favoriser les passions et les vocations chez les plus jeunes d’entre nous.
Le droit d’accès à toutes les pratiques sportives jusqu’au plus au niveau doit être l’objectif principal.
Mais nous ne pouvons pas ignorer que l’instrumentalisation de ces Jeux à des fins politiques par un seul homme pose énormément de problèmes et crée un réel malaise. Les Jeux les plus chers et les plus sécurisés de l’histoire s’ouvrent sur fond de scandales de corruption et d’extrêmes tensions sociales internes au pays. Sous la pression du régime de Poutine, ces Jeux ne sont en rien un modèle pour l’avenir de l’olympisme et doivent amener à un sursaut. L’organisation d’un tel évènement ne peut pas se faire en piétinant la démocratie, les libertés, les droits du travail, ni en exacerbant les discriminations. L’aménagement du territoire pour de telles infrastructures doit être respectueux de l’environnement et des populations locales. Il est difficilement acceptable que des Jeux s’organisent dans une ville forteresse, multipliant les interdictions de déplacements, quadrillée par l’armée et dénigrant les libertés des uns et des autres.
L’olympisme ne se fait pas contre les peuples pour le plaisir d’un homme ou d’un régime. Pour nous, d’autres Jeux Olympiques sont possibles ; ils doivent se conjuguer dans une fête de la fraternité, de la paix, de l’amitié des peuples, dans le respect de la démocratie et des libertés. Faisons confiance à l’intervention citoyenne, aux sportives et sportifs pour construire ensemble l’avenir d'un olympisme respectueux des valeurs de fraternité, pour proclamer leur liberté de penser, d’aimer et vivre leur passion.

Le billet du jour : En fait le PSG a perdu sa victoire sportive pour gagner la victoire de la brutalité, de la grossièreté.

MOI_pLe foot, l’opium du peuple.
Alors que le PSG équipe de ligue 1 financé par le QATAR est sacré champion de France, Paris s’enflamme, cela devait être la fête, c’est une guerre de rue, 30 blessés et 21 arrestations qui prennent le dessus.
Déjà la vielle cela avait commencé par des heurts avec la police sur les Champs Élysées.
C’est fou comme ce sport peut rassembler autant de personnes !
Des joueurs qui gagnent des centaines de milliers d’euros par mois voir pour certains des millions. Avoir un public populaire avec des salaires en général équivalents au SMIC et pour beaucoup être au chômage est plus que surprenant. En effet, l’entrée d’un stade coûte et coûte cher.
Être supporter, ne veut pas dire être un casseur. Alors que le sport devrait être un moyen de se retrouver en ami, être ce que l’on pourrait appeler un moment de détente, il devient petit à petit un lieu où la violence fait sa loi.
Quand on voit les images, cela fait froid dans le dos. Ce ne sont pas des moments que nous souhaitons vivre et revivre.
Champions peut-être, mais champions de quoi ? Encore une fois les Parisiens ont démontré que le sport n’était pour eux que secondaire.
Espérant que les QATARIS rembourseront les dégâts.
Rassembler, réunir autant de monde, l’univers politique en rêve et pour cause, de profonds problèmes existent (chômage, pauvreté, austérité, mal-logés, etc., etc.) Il faudrait être nombreux dans la rue pour les combattre. Bien évidemment le politique que je suis, souhaite, autant de monde, mais avec la violence en moins.
Nous l’avons prouvé, le 5 mai de cette année, 180.000 personnes ont manifesté dans la rue sans un seul instant où la police a dû intervenir.
La barbarie est l’acte du faible !
En fait le PSG a perdu sa victoire sportive pour gagner la victoire de la brutalité, de la grossièreté.

9ème Coupe du monde de foot des sans-abris

La neuvième Coupe du monde de football des sans-abri, qui rassemble durant une semaine environ 500 SDF, hommes et femmes, venus du monde entier, a débuté dimanche à 12h00 à Paris par un match opposant la France au Portugal.
L'édition 2011 a lieu du 21 au 29 août 2011 sur le Champ de Mars. Une compétition qui rassemble 64 délégations venues de 53 pays (48 équipes masculines et 16 équipes féminines). Les joueurs sélectionnés en fonction de critères de précarités ( exclusion, pauvreté, addictions ) s'affrontent par équipes de 4 joueurs sur des terrains de street soccer ( plus petits ) installés au pied de la Tour Eiffel.
Suivez les résultats quotidien sur le site officiel : www.homelessworldcup.org
Toutes les photos de la Coupe jours après jours : www.flickr.com/photos/homeless_world_cup

Pas de transfert à coup de millions d'€uros !
Pas de joueur qui gagne des centaines de fois le SMIC
!
L'envie de participer et de jouer, c'est tout !
Ça se joue dans la rue, avec des hommes qui vivent dans la rue !

 

Interview de Marie-George Buffet sur les quotas dans le foot (Médiapart)

Marie-George Buffet, ancienne responsable communiste, a été ministre des sports de 1997 à 2002 dans le gouvernement de Lionel Jospin. Elle est actuellement députée PCF de Seine-Saint-Denis et elle réagit aux révélations de Mediapart sur le principe de quotas discriminatoires officieux approuvés par certains dirigeants du football français, dont le sélectionneur Laurent Blanc, pour limiter le nombre de joueurs noirs ou arabes.(Propos reccueillis par Lenaig Bredoux de Mediapart)
Comment réagissez-vous aux révélations de Mediapart sur les quotas discriminatoires approuvés par certains dirigeants de la Fédération française de football?Marie-George Buffet. Si c'est vrai, c'est contraire à toute l'éthique du sport. Parce que les critères pour sélectionner un homme ou une femme dans une équipe doivent être seulement sportifs. On doit évidemment ignorer la religion, l'origine, la couleur… Ou alors on revient des années en arrière quand des joueurs devaient lever le poing aux Jeux olympiques, ou bien à l'apartheid de l'Afrique du Sud. La France est diverse, où tous ont le droit de pratiquer un sport et donc d'être dans une sélection. Sinon, on est en train d'appliquer des théories d'un autre âge. C'est ignoble! Je souhaite que le plus rapidement possible, la Fédération française de football apporte un démenti et des éléments pour l'attester ou qu'elle s'explique. Si tout cela est avéré, cela demanderait des sanctions immédiates du ministère.
Êtes-vous réellement surprise de ces informations?Profondément oui. J'ai entendu des choses après la Coupe du monde de 1998, parfois utopiques d'ailleurs, alors que les discriminations demeuraient, et j'ai aussi entendu les propos de Jean-Marie Le Pen. Mais là c'est d'une fédération dont il est question. Or les fédérations sont chargées de missions de service public, dont celle de porter l'éthique du sport.Imaginez, cela voudrait dire qu'on va appliquer des quotas à tous les gosses qui sont actuellement sur le stade, à jouer au foot, au rugby, à faire de l'athlétisme ou de la gymnastique, dans mon département de Seine-Saint-Denis par exemple où il y a toutes les couleurs, toutes les origines… Rendez-vous compte! Nous sommes tous des hommes et des femmes qui vivont en France, nous sommes égaux, c'est le fondement de la République française. Ou alors il n'y a plus de morale, ni de droit dans ce pays.
On a pourtant vu ces dernières années de nombreux cas de racisme dans le football, avec parfois une complicité des instances du sport…Qu'il y ait du racisme et de la violence dans les stades, c'est un fait, mais c'est à la société de le régler. On ne peut pas demander au sport de le faire. Que des supporters soient racistes, qu'on ait entendu des cris de singes, c'est vrai. Mais la société en est responsable. Et puis les réactions des fédérations dépendent aussi de la volonté politique d'un ministère. Elles vivent sous conditionnement du ministère, des outils politiques existent pour agir. Mais on a tellement libéré la parole xénophobe au plus haut niveau de l'Etat, c'est dans l'air du temps…
Les instances du football arguent de la question des binationaux pour justifier une partie de leur politique. Avez-vous déjà été confrontée à cette discussion?Mais combien sont concernés? Et puis imaginons un petiot de six ans, venu en France avec ses parents, qui s'inscrit dans un club de foot, qui est répéré, qui va à Clairefontaine, et qui est contacté par l'équipe de son pays d'origine. En quoi est-ce scandaleux? La France aura alors permis de former un jeune pour les couleurs du Cameroun ou de la Côte d'Ivoire, et alors? C'est très beau. Et si cela peut choquer, alors le sport n'est plus universel, alors l'olympisme ne veut plus rien dire. Que nos jeunes soient les Messi de pays africains, on devrait trouver cela merveilleux.
En 1997 déjà, des anciens de la Fédération française de football rapportent que les sacs de jeunes d'origine maghrébine ont été fouillés à la recherche de tapis de prière. En aviez-vous alors été avertie?Non. Je n'en ai jamais entendu parler. Le sport doit être comme la société, il doit être laïque, mais chaque individu doit porter ce qu'il est. Qu'on arrête de chercher l'uniformité partout. Je suis d'origine polonaise, d'autres d'origine algérienne, rien ne nous différencie.
Avec l'aimable autorisation de Médiapart

Le lapsus de Jouanno … Encore une !

Chantal Jouanno a peut être trouvée une nouvelle voie, l'humour … Et un beau lapsus révélateur.
Notre misnistre des sports était ce mardi à l'Assemblée Nationale afin de répondre à quelques questions de ces collègues députés. Interrogée par François Rochebloine (Nouveau Centre) sur le statut des sportifs de haut-niveau, la ministre a eu cette réponse un peu surprenante :
" Le président de la République a fait une promesse folle…ferme".
Sa langue a fourché, un beau lapsus qui a bien fait rire l'ensemble de l'assemblée qui n'est pas la dernière à se moquer dès qu'elle en a la possibilité …
Joli non ?

Le lapsus de Jouanno ... Encore une !

Le cancer l’a emporté, il avait tout juste 50 ans. Hommage à toutes celles et ceux qui luttent chaque jour, pour survivre.

L’ancien coureur Laurent Fignon, double vainqueur du Tour de France (1983, 1984), est décédé mardi des suites d’un cancer. Malgré la maladie, il avait tenu son poste de consultant lors des éditions 2009 et 2010 du Tour de France. Outre ses deux succès dans la Grande Boucle, Fignon, coureur professionnel de 1982 à 1993, a gagné également Tour d’Italie (1989) et plusieurs classiques dont Milan-Sanremo à deux reprises (1988 et 1989). Il s’est aussi incliné pour 8 secondes à l’arrivée du Tour de France 1989 derrière l’Américain Greg LeMond. Dans son ouvrage intitulé “Nous étions jeunes et insouciants”, Laurent Fignon avait également reconnu la prise d’amphétamines et de cortisone durant sa carrière de coureur, mais n’avait pas établi un lien direct avec la maladie.