Lampedusa : le PCF dénonce des politiques sécuritaires et égoïstes

2011-05-08lampedusaCombien faudra-t-il de morts pour que les gouvernements européens et l'Union européenne s'aperçoivent que « l'Europe forteresse » est une impasse ?
Combien faudra-t-il de morts pour qu'ils s'aperçoivent que les murs, les barrières, pour empêcher l'immigration sont à la fois inhumains, coûteux et inefficaces ?
Combien de morts encore faudra-t-il encore pour que l'on prenne conscience que l'avenir est à la coopération, et non à la concurrence ?
Combien de morts encore pour que cesse la cynique hypocrisie des gouvernements européens qui versent des larmes de crocodiles sur les victimes des guerres mais leur refusent tout asile ?
Les peuples européens, eux, ne sont pas égoïstes. Les habitants de Lampedusa l'ont encore une fois prouvé en portant assistance aux naufragés et s'occupant des corps sans vie rejetés par la mer.
Mais la crise est prétexte à d'immenses reculs sociaux et démocratiques qui menacent la solidarité. La paix, la justice, la solidarité censés être aux fondements de l'Union européenne ne sont plus que des oripeaux qui cachent à peine la cruauté du marché et de la concurrence.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont dénoncé et dénonceront toujours des politiques sécuritaires égoïstes inhumaines.
Il faut répondre « humanité » à ceux qui risquent leur vie pour fuir la misère et la guerre. Il faut répondre « solidarité et coopération » avec les peuples du monde. La concurrence et le libre-échange portent des logiques criminelles parce qu'elles divisent et mettent en compétition les peuples. Il faut répondre « paix » pour que l'Union européenne et l'ONU usent de tout leur poids diplomatique pour mettre fin aux conflits ; et ne pas se contenter d'une politique de la canonnière, a fortiori quand elle est à géométrie variable.

Le billet du jour : Dénoncer la violence, c’est un devoir , la laisser se développer par ruse politique c’est un crime !

clement-meric

MOI_pClément Méric, assassiné par la haine, par des racistes, par des gens qui ne vivent que pour la violence.
Un militant antifasciste est mort. Mort pour avoir défendu ses idées, mort pour combattre la bête immonde qui propulse ces idées de haine et de violence, mort parce que nos politiques ont tout fait pour que ces idées d’extrême droite soient banalisées.
Les médias également en portent une lourde responsabilité en invitant régulièrement sur leurs plateaux la Marine et autres compères du FHaine.
C’est de la colère, du dégoût, de l’indignation, une honte pour notre pays que de voir ce genre de choses se passer.
Dédiabolisé par l’UMP, par cette droite décomplexée, par les médias en faisant l’amalgame avec l’extrême gauche alors que les idées sont totalement opposées.
D’un côté le souci de l’humain, des valeurs de justice, de solidarité, de fraternité, d’égalité, et de l’autre la haine, la violence, rien de comparable !
Pourtant ces actions meurtrières étaient prévisibles suite aux manifestations contre le mariage pour tous. Nous les avons vu ces fascistes violents narguer et provoquer la police, nous les avons vu frapper à coups de pied celles et ceux qui manifestaient pour cette loi.
Barjot avait promis du sang, en voilà !
Nous les voyons régulièrement de noir vêtu, le crâne rasé jouant le rôle de service de sécurité lors des déplacements de cette Marine.
On a diffusé de nombreux documentaires sur ces groupes, montrant leur détermination, leur entraînement, à croire que certaines images ne sont pas enregistrées par les humains que nous sommes.
Il faut interdire ces groupuscules, dénoncer leurs idées pros nazies, et cela sans se poser la question si cela est démocratique ou pas. Ces gens sont des assassins, ce n’est pas la première fois que cela arrive. Ils sont contre les libertés, contre la démocratie, contre nos idéaux républicains.
Il nous faut tout mettre en œuvre pour proposer un modèle social plus cohérent et lisible aux Français qui sont inquiets et non les pousser à aller vers le FHaine ou autres groupuscules factieux.
Expliquer et agir sont les deux actions prioritaires que doivent engager tous les démocrates pour mettre un terme à ce climat et éviter que des citoyens partent dans les extrêmes.
On a le droit d’avoir des convictions, mais on n’a pas le droit de tuer quelqu’un pour ses convictions.
Une société qui ne peut plus protéger ses enfants n’est plus une société, elle est perdue.
Il faut dissoudre ces groupes, mais ce ne sera pas la situation idéale, car même dissous, les idées morbides que ces groupes véhiculent existeront toujours. La solution n'est pas là, la solution serait déjà de vivre dans une société harmonieuse et plus juste ; la violence ne vient pas de nulle part. Il y a des idéologues dans ces groupes extrémistes, mais ils réussissent à recruter parce que la société est malade. Pensez-vous que des jeunes biens dans leur vie iraient perdre leur temps et leur jeunesse dans ces groupuscules d'un autre temps, je pense que non. C'est là que la politique aurait un rôle fondamental à jouer. Même si dissoudre est déjà faire un pas, dissoudre ne changera rien, c'est juste plus facile que de changer la vie des gens en souffrance.
C'est un meurtre politique. D'une sauvagerie inouïe.
Clément Méric a été assassiné pour ses opinions antifascistes et libertaires.
Dénoncer la violence, c'est un devoir, la laisser se développer par ruse politique c'est un crime.
Que les auteurs de cet assassinat soient durement punis.

Syrie: le PCF condamne la consternante décision d’une levée de l’embargo sur les armes

syrie_4En annonçant la fin de l'embargo sur les armes en direction de la Syrie, les autorités françaises prennent une très lourde responsabilité, celle d'alimenter une escalade militaire aux conséquences tragiques. C'est le régime de Bachar Al Assad qui a cherché, dès le début, la militarisation de la crise et qui en tirerait finalement tout le profit. Encourager cette militarisation est un choix consternant et dangereux qui peut engendrer l'escalade dans une région sous haute tension car, au demeurant, il est impossible de savoir dans quelles mains ces armes finiront pas tomber.
Le Parti communiste français condamne cette décision qui ne fait d'ailleurs pas consensus au sein même de l'opposition syrienne et rappelle l'exigence d'agir, à l'inverse, pour une solution politique qui puisse aboutir à l'arrêt de la confrontation armée et crée les véritables conditions pour que le peuple syrien puisse choisir son destin, ses dirigeants, et vive en paix, en démocratie et dans le respect des libertés fondamentales.

 

Côte d’Ivoire : Le PCF condamne la politique répressive du Président Ouattara.

Le PCF condamne la nouvelle attaque portée contre le camp de déplacés de Nahibly à l’ouest de la Côte d’Ivoire, ayant fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés. La mission de l’ONU (ONUCI) censée protéger ce camp, s’est révélée une nouvelle fois incapable d’assurer la sécurité des populations déplacées.
Après la visite controversée le 2 juillet dernier, de Guillaume Soro, accusé de crime de guerres et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale, à notre Président de l’Assemblée Nationale Claude Bartolone, le Président François Hollande s’apprête à recevoir jeudi 26 juillet Alassane Ouattara, qui use de la répression comme mode de gestion de l'État depuis son accession au pouvoir.

Emprisonnements arbitraires, impunité du régime actuel concernant les violences meurtrières commises en 2011, non respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de « rassemblement et de réconciliation », violations des droits civils et politiques, les populations paient le prix d’une justice inéquitable.
Les autorités françaises, lors de cette rencontre, doivent exprimer l’exigence vis à vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l'État de droit en Côte d’Ivoire et de la sécurité des populations. La réconciliation nationale est plus que jamais nécessaire pour rétablir la paix. Celle-ci doit s’accompagner d’une véritable volonté politique pour faciliter le retour au pays des exilés et assurer la protection de toutes les populations vivant sur le sol ivoirien.
Le PCF réaffirme son soutien aux populations ivoiriennes qui subissent la dégradation de leurs conditions sécuritaires, sanitaires, sociales et économiques et s’engage à porter à L’Assemblée Nationale la nécessité de rompre avec une politique interventionniste, l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire concernant les responsabilités françaises dans la crise ivoirienne.

« La sauvagerie du régime syrien ne peut plus durer ! »

«  Plus d’une centaine de personnes assassinées, une cinquantaine d’enfants tués à bout portant ou égorgés ! Nous dénonçons le massacre de Hola. La sauvagerie du régime syrien ne peut plus durer. »
La gorge nouée, Mahmoud Hajar, franco-syrien résidant en France depuis près de 30 ans, laisse éclater sa colère. «  Nous avons nos familles, nos amis qui vivent là-bas et subissent cette violence tous les jours. Il faut que cela s’arrête. Depuis le début du conflit, nous en sommes à 13 000 tués, 50 000 blessés et plus de 100 000 personnes emprisonnées. Le plan Kofi Annan n’est pas respecté, il faut qu’une action internationale soit menée quitte à être d’ordre militaire. »
Place Darche, hier après-midi, aux côtés de Mahmoud Hajar, une petite quarantaine de personnes avaient tenu à être présentes pour témoigner leur solidarité au peuple syrien.
Élus, militants associatifs, syndicalistes, ressortissants syriens ont parlé d’une seule et même voix. «  Nous avons commencé à récolter des fonds pour les envoyer en Syrie. Pour le moment, nous avons environ 600 €, ce n’est pas suffisant. Notre objectif est d’envoyer de l’argent en Syrie et du matériel médical pour équiper les hôpitaux mobiles, reprend Mahmoud Hajar. Si des médecins, des cabinets médicaux et même des hôpitaux pouvaient faire des dons, ce serait un bon coup de pouce pour notre action. Dans les jours à venir, nous mettrons des tirelires à la disposition des habitants dans les commerces de la ville.Nous comptons vraiment sur la solidarité des gens. »

Républicain Lorrain du 03 Juin 2012

Syrie: « C’est une issue politique qui doit s’imposer »

Le PCF s'associe aux appels unitaires du 15 et du 17 mars pour des initiatives de solidarité avec le peuple syrien, un an après le début des grandes manifestations populaires contre le régime de Bachar Al Assad. Le PCF entend, à cette occasion, réaffirmer son soutien actif aux démocrates et aux progressistes de Syrie qui participent au soulèvement contre un régime dictatorial dont la criminelle et injustifiable répression a provoqué la mort d'environ 8000 personnes.
Le régime de Damas fait la guerre contre son propre peuple. Comme d'autres avant lui en Tunisie, en Égypte et au Yémen notamment, ce régime est aujourd'hui à bout de souffle. Il est incapable d'offrir un avenir digne de ce nom au peuple syrien.
Le PCF tient aussi à exprimer son inquiétude devant les pressions et les projets d'interventions militaires étrangères. L'indispensable secours d'urgence humanitaire pour les populations de Homs et d'ailleurs, approuvé le 1er mars à l'unanimité des pays membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, ne doit en aucun cas constituer un premier pas dans la voie d'une telle intervention qui conduirait toute la région et le peuple syrien lui-même sur le chemin d'une crise internationale majeure. Les communistes français mettent en garde sur les conséquences qu'aurait une telle crise dans le contexte particulièrement complexe de la Syrie et du Proche-Orient. Ils réaffirment leur opposition à toute opération militaire étrangère en Syrie.
C'est une issue politique qui doit s'imposer, avec le maximum de pression sur le régime de Bachar Al Assad en particulier pour des sanctions ciblées, par un soutien convergent en France et en Europe à toutes les forces démocratiques de Syrie afin d'ouvrir un autre avenir au peuple de Syrie et à ce pays clé du Proche-Orient.

Libye : les forces pro-Kadhafi ouvrent le feu à Tripoli

Au moins deux manifestants ont été tués vendredi à Tripoli dans des affrontements avec les forces de sécurité libyennes, a rapporté un habitant de la capitale de la Libye. Au 11e jour de la révolte sanglante contre le pouvoir chancelant de Kadhafi qui a accusé ses opposants d'être téléguidés par Al-Qaïda, les initiatives se multiplient : réunion de l'ONU, propositions de sanctions, d'embargo total et de mise en place d'une zone d'exclusion aérienne.
►Nouvelle apparition de Kadhafi à la télévision d'État. Le dirigeant libyen a invité vendredi ses partisans à "se battre" pour "vaincre" les protestataires assurant qu'il leur ouvrirait les dépôts d'armes s'il le fallait "Préparez-vous à défendre la Libye (…) Nous allons nous battre et nous les vaincrons", a lancé Kadhafi à plusieurs centaines de ses partisans, à la tombée de la nuit. "S'il le faut, nous ouvrirons tous les dépôts d'armes pour armer tout le peuple", a-t-il ajouté, depuis les remparts du fort ottoman qui surplombe la place Verte. "Nous sommes prêts à faire face à toute offensive, je suis venu ici pour vous saluer et saluer votre courage, nous allons leur répondre", a-t-il encore dit. "Je ne suis ni président ni roi, je n'ai aucune fonction mais ce peuple m'aime", a assuré le dirigeant libyen, un micro à la main, portant une chapka et un manteau noir. "Regarde Europe, regardez Etats-Unis, le leader est au milieu du peuple", a-t-il lancé.
Les forces libyennes ont tiré sur la foule dans le quartier de Djanzour, dans l'ouest de la capitale, selon un témoin, qui au aussi fait état de manifestants hostiles au dirigeant

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