Intempéries : « les pouvoirs publics doivent être vigilents sur le comportement des assurances »

2013-06-20innondationsDevant les trois décès et les dégâts causés par les inondations que subissent les vallées des Pyrénées et des Landes, le PCF exprime son émotion et sa solidarité avec les familles. Au-delà du classement en zone de catastrophe naturelle, la solidarité nationale doit s'exprimer par des aides financières qui, même si elles ne compensent pas la perte des biens et des souvenirs, sont essentielles à la reconstruction matérielle.
La conjonction de l'enneigement et des pluies avec le redoux est très rare. Et cet événement est exceptionnel par son ampleur et rejoint des niveaux records atteints il y a plusieurs décennies. Les climatologues prévoient que de tels événements extrêmes devraient se reproduire plus fréquemment et seraient liés au changement climatique. Ainsi le mois de mai 2013 s'est avéré au niveau de la planète, être le troisième mois plus chaud depuis le début des relevés en 1880. Il est déterminant à l’échelle des états de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans l’immédiat il est urgent de s'engager dans une prévention qui évitera de tels drames consécutifs à des événements naturels exceptionnels.

Un an après Fukushima

Le 11 mars 2011, le Japon était frappé par un terrible séisme suivi d’un tsunami dévastant 250 km de la côte Nord-Est et qui ont fait 23 000 morts et disparus, des milliers de blessés, des maisons et des industries détruites. Beaucoup de Japonais sont encore aujourd’hui sans toit. Ces évènements ont aussi déclenché un accident nucléaire majeur à la centrale de FUKUSHIMA DAÏCHI produisant une zone contaminée par des éléments radioactifs. Ce sont les catastrophes les plus dévastatrices de ces dernières années. Le peuple japonais mettra longtemps à reconstruire son pays. Cette catastrophe a affecté l’ensemble de la communauté internationale.
En France, l’accident nucléaire a eu pour conséquence d’ouvrir un débat sur la politique énergétique. Il y a un an, le Parti Communiste Français soulignait l’urgence de tirer les enseignements susceptibles d’éclairer les conditions d’exploitation de la filière nucléaire dans notre pays mais également au plan international.
Depuis, l’ASN (l’Agence de sûreté nucléaire indépendante) a conduit une étude sur la sûreté des centrales nucléaires françaises. Elle considère que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant, et ne demande donc pas l’arrêt immédiat d’aucune d’entre elles. Dans le même temps, l’ASN considère que la poursuite de leur exploitation nécessite d’augmenter, dans les meilleurs délais, au-delà des marges de sûreté dont elles disposent déjà, leur solidité face à des situations extrêmes.
L’ASN rappelle, à juste raison, que la sûreté ne dépend pas « seulement » de conditions technologiques mais « repose fondamentalement sur les hommes. Ainsi nous exigeons, à nouveau, le renforcement des effectifs qualifiés et un haut niveau de garanties sociales pour l’ensemble des salariés concernés par l’exploitation et la maintenance des centrales, comme pour les installations du cycle du combustible, de la mine au traitement des déchets.
Le PCF affirme que toutes les recommandations et exigences demandées par l’ASN pour améliorer la sûreté doivent être effectuer par tous les exploitants, en premier lieu par EDF. L’atout constitué par le nucléaire civil, pour être maintenu et optimisé, ne peut se passer du souci permanent de sécurisation, tant sur le plan matériel qu’humain. Les moyens financiers doivent être mobilisés à cette fin.
Face aux enjeux planétaires du changement climatique et aux inégalités de développement en France et dans le monde, le PCF réitère le besoin d ‘un nucléaire sécurisé, 100% public, dans un mix énergétique rééquilibré, au cœur des « 10 principes pour une transition énergétique réussie » rendus publics par Pierre Laurent, Secrétaire National, et soumis au débat public.

Fukushima – Vivre dans la zone mortelle

Pendant une semaine, un correspondant d'une chaîne allemande a observé le quotidien de ces japonais qui luttent contre un ennemi invisible…
Une fois le sensationnalisme evanoui, l'interet pour les médias s'estompe également. Pourtant, au Japon, la situation est plus que jamais préoccupante, comme en témoigne ce reportage réalisé par la chaîne de télévision Allemande WDR, appartenant au groupe ARD.
Un correspondant de la chaîne au Japon s'est ainsi rendu à Minamisōma pendant une semaine en compagnie de Miura, moine et citoyen engagé, glanant le témoignage du quotidien post-Fukushima de ces japonais totalement désarmés.

http://www.youtube.com/watch?v=u3zGz8NcqWA

À lire : la chronique de Laurent Mabesoone, Français expatrié au Japon depuis 20 ans, qui révèle les mensonges d'Etat concernant les zones contaminées, maquillant les sols qui ne sont plus exploitables.

L’Afrique de l’Est crève de faim, le Kenya cultive des roses, du thé, du café…

En Afrique de l’Est la sécheresse est en train de provoquer une famine qui touche plusieurs pays (Somalie, Ethiopie, Kenya…) alors qu’au Kenya les cultures privilégiées sont, les fleurs (premier fournisseur de roses de l’Union européenne), le thé, le café… Cherchez l’erreur.
Dans une région qui subit trop souvent des famines, on cultive des roses… Au profit de qui ? La réponse donnée par Audrey Garric, journaliste au Monde : "Ces roses, une fois coupées au Kenya, sont toutes acheminées vers la bourse aux fleurs d’Amsterdam, où elles sont achetées par de grandes enseignes qui leur apposent la mention "Origine : Pays-Bas". Elles sont ensuite réexpédiées par avion aux quatre coins du monde pour se retrouver sur les étals français, anglais, allemands, américains ou russes, après avoir parcouru des milliers de kilomètres et pollué d’autant l’atmosphère."
Et qui en subit les conséquences, en sus de ceux qui crèvent de faim ? Réponse de Claude-Marie Vadrot sur Politis.fr :

Greenpeace révèle que la France s’apprête finalement à expédier du Mox au Japon

Contrairement à ce qui a été annoncé la semaine dernière, le transport de Mox entre la France et le Japon est confirmé la semaine du 4 avril. C’est ce type de combustible particulièrement dangereux, qui encore en train de brûler dans le réacteur n°3 de Fukushima
« La France et Areva se montrent totalement irresponsables : tous les responsables politiques et industriels s’accordent à dire que le point le plus problématique, à Fukushima, c’est le réacteur 3 parce qu’il carbure au Mox, un combustible particulièrement nocif car il contient du plutonium, déclare Yannick Rousselet, en charge de la campagne Nucléaire pour Greenpeace France. Malgré ça, Areva et l’État français organisent dans le plus grand secret une nouvelle ’exportation de Mox au Japon ! Voilà bien la preuve que la France n’a enaucun cas pris la mesure de ce qui se passe au Japon. »
Le Mox, un combustible dangereux en cause à Fukushima
Le Mox, est un combustible issu du retraitement des déchets nucléaires. Il se compose notamment de 6 à 7 % de plutonium, l’un des radiotoxiques les plus puissants qui existent. Un réacteur carburant au Mox pose donc un double problème : il a un point de fusion beaucoup plus bas et, si une fuite survient, le potentiel de rejets radioactifs est le double. Les réacteurs EPR d’Areva sont conçus pour utiliser jusqu’à 100 % de Mox.

Japon: 27 000 victimes, dernier bilan

Près de quinze jours après le tremblement de terre, suivi d'un tsunami et d'une catastrophe nucléaire dans la centrale de Fukushima, le Japon se débat toujours avec les conséquences de ces drames. Le point sur l'actualité de ce jeudi.
16 heures 30. Greenpeace France a affirmé jeudi qu'Areva préparait finalement un convoi de combustible MOX (mélange d'uranium et de plutonium) de Cherbourg pour le Japon la semaine du 4 avril, en dépit du report annoncé la semaine dernière par le groupe nucléaire français. "Contrairement à ce qui a été annoncé la semaine dernière, le transport de MOX entre la France et le Japon est confirmé la semaine du 4 avril. C'est ce type de combustible particulièrement dangereux qui est encore en train de brûler dans le réacteur 3 de Fukushima", dit l'ONG dans un communiqué.
15 heures. "Aucune élévation anormale" de la radioactivité n'a été détectée mercredi en France sur l'ensemble des sondes du réseau Téléray au passage du panache émis par la centrale nucléaire japonaise accidentée, a déclaré jeudi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). L'arrivée du panache radioactif était attendue à partir de mercredi au dessus de la métropole, mais les experts ont assuré que la radioactivité resterait à "des niveaux extrêmement bas". L'IRSN n'a relevé "aucune élévation anormale de la radioactivité" mercredi sur la base des mesures effectuées sur le réseau Téléray constitué de 170 sondes fixes (dont 7 outremer) détectant en permanence l'intensité du rayonnement gamma – plus énergétique que les rayons X – émis dans l'air ambiant.

Le nuage radioactif sur la France ce mercredi

Le précédent du nuage radioactif de Tchernobyl n'incite pas à l'optimisme. Pourtant, l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) se veut rassurant. Les masses d'air contaminées lors de l'accident nucléaire survenu au Japon à la centrale de Fukushima, qui arrivent mercredi en France métropolitaine, ne présentent a priori aucun risque pour la population française.
La Criirad
(Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), organisation indépendante, partage d'ailleurs le même avis. La distance séparant la France et le Japon, via les océans Pacifique et Atlantique, soit environ 15.000 km, rendent le risque négligeable. Il ne pourra sans doute même pas être mesuré par les détecteurs tant les quantités d'éléments toxiques seront faibles et aucune précaution particulière n'est donc requise. La Criirad promet cependant de réaliser des analyses détaillées pour fournir des données précises.
L'organisation fondée après l'accident de Tchernobyl, en 1986, où la France avait nié à tort le risque du nuage contaminé, reste toutefois prudente. "Le passage des masses d'air contaminées sur la France ne doit pas générer trop d'inquiétude. Cependant, compte tenu du manque crucial de données, la Criirad est contrainte de laisser certaines affirmations au conditionnel. Ceci devrait pouvoir être corrigé très rapidement", écrit-elle.

Japon: retour sur dix jours de catastrophe

Tremblement de terre d'une force extrême, tsunami aussi rapide que destructeur et catastrophe nucléaire. Retour sur les quinze jours qui ont fait 8.649 morts et 13.262 disparus, selon un bilan toujours provisoire.
21 MARS
► Des fumées s'échappent de la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est), entraînant l'évacuation d'une partie du personnel qui s'active pour refroidir les réacteurs. Quatre des six réacteurs ont été connectés à l'alimentation électrique mais des tests sont nécessaires avant de relancer un à un les équipements. Le Japon décline l'offre française de robots spécialisés pour intervenir à Fukushima, les jugeant "inadaptés". Lire notre article du jour ici
► Le lait et deux légumes verts (épinard et kakina) de quatre préfectures proches de la centrale sont interdits à la vente pour un niveau anormalement élevé de radioactivité. Des épinards (100 km au nord-est de Tokyo) d'Ibaraki l'étaient déjà depuis deux jours. Un niveau d'iode radioactif plus de trois fois supérieur à la limite légale a été relevé dans l'eau, à 40 km de Fukushima. Des traces d'iode et de césium radioactifs avaient été trouvées, le 19 mars, dans l'eau du robinet de Tokyo et ses environs, dans des proportions inférieures aux limites légales. La contamination de Fukushima durera plusieurs dizaines d'années (Autorité de sûreté nucléaire française, ASN).

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