Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Ils n’ont pas eu satisfaction. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Alors qu’aujourd’hui nous devrions toutes et tous être solidaires avec nos cheminots, beaucoup ne comprennent pas la grève de ceux-ci, beaucoup se considèrent être les otages de ceux-là, beaucoup regrettent que cette grève immobilise le pays.
Certains avancent même que les cheminots ne respectent pas la démocratie.
Qui sont celles et ceux qui sont les premiers touchés par cette grève ?
Celles et ceux qui y travaillent bien évidemment, écoutons ce qu’ils nous disent, essayons de comprendre ce qu’ils veulent, parce que faire aujourd’hui grève n’est certainement pas du luxe, vouloir sauvegarder un service public c’est aussi lutter pour les utilisateurs que nous sommes, d’ailleurs les grévistes parlent « d’usagers » alors que les médias et les représentants de l‘état parlent de « clients. »
Parler de clients c’est forcément en faire la cible d’une organisation privée, parler d’usager, c’est en faire la cible d’une organisation publique. La SNCF est toujours un service public et s’il l’est encore c’est parce que les cheminots veillent à ce qu’il le reste. N’oublions pas ce qu’est devenu EDF, GDF, France Télécom, aujourd’hui nous sommes capables de faire cette différence entre le public et le privé. Et quand on en fait l’analyse, il y a de quoi se poser des questions NON ?
Ce qui est insupportable c’est de constater comment les médias traitent cette grève, en effet ils ne nous retracent que le négatif, ils ne font parler que celles et ceux qui sont contre.
Il y a même pire, voilà notre cher président qui se sert même des mots qu’un certain Maurice THOREZ a prononcés à une époque, des mots qu’il faut relire et réentendre, car ils sont clairs et bien plus clairs que le raccourci qu’en fait Hollande.
Hollande dit : « Il faut savoir arrêter un mouvement », mais bien sûr qu’il faut savoir arrêter un mouvement, qui dit le contraire ? Mais quand il y a un mouvement de grève, il y a aussi des revendications, et s’il y a revendications, les grévistes attendent des satisfactions. Alors Maurice THOREZ a dit : « Si le but est d'obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique, tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées, mais si l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications. » (11 juin 1936).
Force est de constater que si la grève continue, les satisfactions n’ont pas été obtenues.
Vouloir raccourcir les propos d’une autre personne sans tenir compte de son réel contenu démontre déjà, cette volonté de vouloir tromper son peuple.
On s’offusque d’une grève dès que celle-ci prend de l’ampleur et gêne la vie du pays.
Nous devrions aussi nous offusquer de cette grève de l’emploi provoquée par nos dirigeants, nous offusquer de constater que la misère prend le dessus, nous offusquer de constater que de se soigner, se nourrir, finir les fins de mois dignement devient de plus en plus difficile. Non ce n’est pas le cas, nous rentrons comme des moutons dans cette volonté de nous diviser, car c’est là que la question est posée.
C’est scandaleux ce que nous font vivre celles et ceux qui dirigent notre pays, c’est honteux et nous ne disons rien, ne faisons rien, si, nous critiquons celles et ceux qui bougent, qui luttent pour nous faire continuer à profiter de ce que beaucoup prennent en exemple. Les avantages, les acquis dont nous profitons encore aujourd’hui sont le fruit de luttes, de grèves que nos anciens ont faites, la sécu, les allocs, les congés, les 35 heures vous croyez peut-être que ce sont les patrons qui nous les ont attribués ? Certainement pas, aujourd’hui ceux-ci rêvent de nous faire revivre germinal.
On s’inquiète de savoir si le déroulement du bac va être perturbé, et alors s’il est, est-ce la fin du monde ? De toute façon, nos enfants passent le bac pour aujourd’hui s’inscrire au Pôle emploi.
Il faudra bien un jour frapper fort pour nous faire entendre, et les cheminots nous montrent le chemin.
Avant de les critiquer, faisons avec eux, dans l’unité, ensemble pour que cela change et pas seulement dans le transport ferroviaire, car du changement il y en a besoin PARTOUT.
LES CHEMINOTS NE SOUHAITENT QU’UN VÉRITABLE SERVICE PUBLIC, UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ, UN SERVICE PUBLIC POUR LES FRANÇAIS ET LES USAGERS.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

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Cliquez sur le lien ci-dessus pour connaître ce que propose la CGT.

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Réforme ferroviaire : « la lutte contre le démantèlement du service public est l’affaire de tous »

ferrovUne large mouvement de grève s'annonce à la SNCF. Le PCF apporte tout son soutien aux revendications portées par les cheminots mobilisés pour le retrait de la réforme ferroviaire qui sera présentée à l'Assemblée le 17 juin prochain.
Ce texte, qui prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d'une structure en doublon, prépare en réalité l'élargissement de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire exigée par l'Union Européenne. Le gouvernement entend en effet créer une société unique en façade, mais trois entités dans les faits, pour renforcer la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau.
Le scénario est écrit à l'avance. L'exploitation des voies, éminemment rentable, sera captée par le marché privé tandis que les infrastructures seront laissées à la seule responsabilité du secteur public, qui se retrouvera seul à rembourser la dette de 44 milliards d'euros qui devait financer un réseau ferré public et de qualité. Avec le libéralisme, c'est toujours la même rengaine : privatisation des profits et nationalisation des pertes.
Le PCF condamne fermement cette prise en otage du bien collectif et de l'investissement public par la concurrence privée, et s'associe aux propositions formulées par les syndicats en grève. Il demande une réunification réelle de la SNCF et de RFF au sein d'un organisme public possédant le monopole du chemin de fer et de son exploitation. C'est seulement à cette condition que sera garanti un service public juste et efficace.
Le ferroviaire ne peut être laissé aux mains de la concurrence et du marché. C'est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l'égalité des territoires.
Par ailleurs, le PCF soutient la proposition faite par la CGT de confier à une structure de défaisance la dette du système ferroviaire. Il est inacceptable que celle-ci pèse sur les conditions de travail et de vie des travailleurs du rail, ou sur les investissements en rénovation et modernisation du matériel et du réseau.
La lutte contre le démantèlement du service public, est l'affaire de tous les Français. Le PCF appelle le gouvernement à refuser de s'engager dans le sillon des politiques d'ouverture à la concurrence, dont les effets plus que néfastes ne sont plus à prouver.

Goodyear : ” il faut comprendre aussi que ces hommes, ces femmes sont exaspérés”

La députée PCF de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet est revenue au micro de RMC sur la confrontation tendue entre des salariés de Goodyear Amiens et les forces de l’ordre qui les empêchaient d’approcher du siège du groupe. Si elle ne cautionne pas la violence, elle a appelé à comprendre l’exaspération des travailleurs qui se battent pour sauver leur emploi et l’industrie française. (vidéo)
"Il faut comprendre qu'au bout d'un moment, lorsqu'on sait que son entreprise va fermer, qu'on va perdre son emploi, dans une région qui est sinistrée, et bien parfois, les nerfs craquent. Et bien moi je vais condamner les salariés. (…) D’autant plus avec la loi d’amnistie qu’on a fait voter au Sénat et qui arrive à l’Assemblée. Ces salariés qui se sont battu pour défendre leur emploi et l’industrie de notre pays, qu’on les traine devant les tribunaux, c’est une injustice.
Quand Bourdin l’accuse de cautionner les travailleurs qui cassent leur outil de travail, la députée PCF s’emporte. "Citez moi un seul conflit où les salariés on cassé leur outil de travail ? Bien au contraire, ils le protègent leur outil de travail. Parce que c’est leur gagne-pain, parce que c’est leur fierté. Prenez l’usine de PSA Aulnay, depuis 3 ans qu’ils sont en conflit, les chaines de production marches, sont entretenues et sont capables de produire la C3 jour après jour."
"Bien sûr, il faut condamner la violence, mais il faut comprendre aussi que ces hommes, ces femmes sont exaspérés", a poursuivi l'ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, disant "espérer" que la proposition de loi communiste d'"amnistie sociale", adoptée le 26 février au Sénat, allait "arriver à l'Assemblée nationale". "Je suis désolée" que cette loi "ne fasse pas plaisir à M. Valls, mais il faut savoir pourquoi on a mis la gauche au pouvoir", a-t-elle ironisé, répondant au ministre de l'Intérieur qui s'était dit lundi "sceptique" sur le principe de l'amnistie, lui préférant le "dialogue social qui permet de lutter contre les dérives et pour l'emploi".



 Le projet de fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord menace directement 1173 emplois. Il se tenait au siège du groupe un nouveau comité central d'entreprise (CCE) sur le projet de fermeture du site, des salariés y étaient venus manifester. Un large déploiement de forces de l’ordre les a empêchés d’approcher du siège. 

Journalistes / syndicalistes : un mépris de classe ?

Par Romain Geoffroy, 22 ans, Strasbourg, jeune correspondant. "Avec moi aujourd’hui, trois stars du syndicalisme de combat", le 5 février dernier, Jean-Pierre Elkabbach reçoit sur Europe 1, trois syndicalistes : Jean-Pierre Mercier (CGT Aulnay PSA), Mickael Wamen (CGT Goodyear Amiens Nord), Edouard Martin (CFDT ArcelorMittal. Décryptage.
Jean-Pierre Mercier vante l’ampleur de la mobilisation à Aulnay, « grâce à nous ce sont zéro voitures qui sortent depuis trois semaines ». Le « matinalier » d’Europe 1 s’insurge alors : « Et vous en êtes fiers ? » L’expression reflète bien le ton paternaliste que prendra Elkabbach tout au long de l’interview. Il faut dire qu’il est plus habitué aux bancs d’HEC, qu’il fréquente lors de l’université du Medef, qu’aux barricades dans les usines en grève. Dans Les Nouveaux Chiens de Garde, documentaire de Yannick Kergoat et Gilles Balbastre récemment nommé aux César, Michel Naudy (ancien rédacteur en chef chargé de missions à France 3) remarquait : « Les ouvriers sont une réserve d’indiens pour les journalistes. Ils ne viennent pas de ces milieux, ne les connaissent pas. Ils n’en connaissent pas les codes, les conditions de vie, la culture, les traditions. Dès qu’ils rompent avec le consensus mou de la démocratie molle, ils rompent avec la règle du jeu. »

Un traitement médiatique inégal
Comment réagirait un patron traité comme ces syndicalistes ? Philippe Varin (PSA), Henry Dumortier (Goodyear France) et Lakshmi Mittal (ArcelorMittal) bénéficient, comme tous les « grands », de l’aide d’une équipe de communicants. Chaque intervention est préparée, le ton est mesuré. Ils sont d’ailleurs bien plus habitués aux projecteurs que des ouvriers, invités uniquement lors des grandes crises industrielles. En 1996, Pierre Bourdieu s’attaquait au monde médiatique dans Sur la Télévision. Il écrivait alors « Il est évident que tous les locuteurs ne sont pas égaux sur le plateau. Vous avez des professionnels de la parole et du plateau, et en face d’eux des amateurs (…), c’est d’une inégalité extraordinaire. Et pour rétablir un tout petit peu d’égalité, il faudrait que le présentateur soit inégal, c’est-à-dire qu’il assiste les plus démunis relativement. » Il s’étonnait alors de voir à quel point ce n’était pas le cas dans les médias de masse, avec des présentateurs qui non seulement n’aident pas les défavorisés, mais les enfoncent.

19 ans plus tard, la situation n’a pas évolué, les chiens de garde du système occupent les plus hautes sphères médiatiques. Les micros, les caméras, les colonnes des journaux leur sont grands ouverts. Alors que tous les sondages montrent la méfiance de plus en plus croissante du public face aux journalistes, aucune instance de déontologie compétente n’a encore été mise en place.

Florange : « Jouyet a perdu une occasion de fermer son bec »

A la question: « Est-ce que la Banque publique d'investissement devra sauver Florange ? » son futur dirigeant, M. Jouyet, a donc répondu « la BPI aura vocation à maintenir l'activité et non pas à aider les canards boiteux ». Voilà un commentaire particulièrement grave et inquiétant.
Quel mépris pour les salariés de Florange qui se battent depuis des mois pour sauver leur emploi et leur site qui, doit-on le redire ici, est tout à fait rentable. Le récent rapport commandé par Arnaud Montebourg l'atteste.
Cette sortie est finalement peu surprenante de la part de quelqu'un qui a déjà montré sa grande aptitude à se retrouver régulièrement du bon coté du manche. Un temps ministre d'ouverture de Nicolas Sarkozy voilà qu'aujourd'hui, à peine investi par François Hollande, il vole au secours de la Multinationale sidérurgique Mittal en reprenant ses arguments mensongers sur Florange.
Le PCF condamne avec fermeté ces propos insultants et irresponsables à l'égard des salariés qui ont donné leur vie à leur entreprise et qui aujourd'hui sont à deux doigts de tout perdre. A parler de canard boiteux, Jouyet a cette fois perdu une occasion de fermer son bec.

Liquidation / Doux : un saccage organisé

Le tribunal de commerce a décidé, hier 1 août, la liquidation judiciaire de l'entreprise avicole bretonne Doux.
En plein congé estival, cette décision – dont la famille propriétaire et dirigeante du groupe industriel se dit satisfaite – est écœurante s'agissant d'une entreprise qui a perçu des dizaines de millions d'euros de financement public sans contrepartie pour le maintien de l'emploi de ses salariés, aujourd'hui en première ligne de ce saccage organisé.
C'est à une véritable remise à plat de la filière avicole avec pour objectif sa réorganisation complète que le ministère du Redressement productif doit sans attendre consacrer ses efforts.
Il faut mettre un terme aux stratégies de rentabilisation financière des directions managériales comme celle du groupe Doux qui sacrifient emploi, savoir-faire industrie et qualité de la production au profit des dividendes d'actionnaires peu scrupuleux. Il est grand temps, aussi, qu'à l'entreprise comme ailleurs les salariés puissent peser sur les décisions stratégiques qui les concernent.
Le PCF affirme son soutien et sa solidarité aux salariés. Les communistes joignent leurs voix aux appels pour une intervention de l'État et des pouvoirs publics, aux côtés des salariés et de leurs syndicats, afin de mettre en échec le projet de démantèlement de l'entreprise Doux.

Vivre dans la ville dans l’impasse ?

Le conflit entre le conseil général de Meurthe-et-Moselle et les éducateurs de rue de Vivre dans la ville se dirige lentement mais sûrement vers l’impasse.
Mathieu Klein a envoyé un courrier à cette association de Vandœuvre-lès-Nancy pour lui demander son positionnement sur un projet départemental de mutualisation. « Faute de réponses précises, nous ne renouvellerons pas la convention de cette association », prévient le vice-président du CG, en charge de ce dossier. Puis d’ajouter dans un doux euphémisme : « On n’a pas pris le chemin de l’accord. »
Réduction de la voilure administrative
Contraints par leur budget et décidés à réorienter des moyens publics vers les personnes les plus fragiles, les conseillers généraux ont voté un plan de réorganisation qui prévoit d’entamer les moyens administratifs consacrés à la prévention spécialisée. Deux associations du Pays Haut (Haucourt-Moulaine et Mont-Saint-Martin) devront par exemple composer avec une seule secrétaire, un seul comptable, etc. Cette réduction de moitié s’appliquera aussi pour le sud du département avec un rapprochement des personnels administratifs des associations de Laxou, Maxéville et Vivre dans la ville. « Il n’est pas question de faire disparaître la prévention spécialisée de Vandœuvre qui est une ville prioritaire, précise Mathieu Klein. Il n’y aura aucun licenciement de travailleurs sociaux ».
Durant plus de vingt jours, ces éducateurs ont organisé une grève tournante dans les locaux du CG. Ils s’opposent à cette réduction de la voilure administrative et craignent notamment de devoir intervenir sur d’autres secteurs. Ils reprochent aussi à Mathieu Klein son refus du dialogue. « Faux, répond ce dernier. Je suis allé voir spontanément les salariés au début du mouvement et ils ont refusé de négocier avec moi. On n’est plus dans l’échange fairplay. Maintenant, je refuse de traiter en direct avec eux mais il y a un dialogue constant avec le conseil d’administration. »
Que se passera-t-il si la convention de Vivre dans la ville n’est pas renouvelée ? « Il y aura toujours une équipe de prévention spécialisée sur Vandœuvre, insiste Klein, mais, demain, nous ferons avec ou sans cette association. Dans les clauses, on inclut la reprise du personnel et l’hypothèse de l’internalisation est possible. L’association pourra aussi "recandidater" pour un nouveau conventionnement mais elle sera en concurrence avec d’autres. » Dans ce contexte tendu, elle n’aurait surtout aucune garantie de remporter le pompon.

Ch. J. Républicain Lorrain du 26 Janvier 2012

Educateurs de rue et élus face à face

Pour faire des économies, le conseil général mutualise les moyens des quatre associations privées de prévention spécialisée. Contre le principe, des éducateurs de rue de Vandœuvre sont en grève depuis plus de deux semaines.

Ils ne baissent pas les bras. Dix-huit jours de grève tournante dans le hall du conseil général n’ont pas entamé la détermination de la petite dizaine d’éducateurs spécialisés œuvrant dans les quartiers dits sensibles de Vandœuvre-lès-Nancy. Ces éducateurs de rue refusent tout simplement la mutualisation des moyens souhaitée par les élus départementaux. « Au nom de la mutualisation, le conseil général veut fusionner notre association avec une autre de l’agglomération nancéienne », dénonce Jean-Christophe Berche, éducateur en grève.
Il travaille avec sept de ses collègues au sein de l’association de Vandœuvre Vivre dans la ville. L’association de prévention spécialisée, très impliquée sur les quartiers de Vand’Est et du Charmois, prend en charge les adolescents mais aussi les adultes qui le souhaitent. « Nous les accueillons beaucoup dans des actions collectives », expliquent des éducateurs grévistes et solidaires qui, depuis début décembre, campent de 9h à 17h dans la monumentale entrée du conseil général.
Arrêt de mort
Il y a peu, les conseillers généraux ont voté à l’unanimité la mutualisation des moyens consacrés à la prévention spécialisée (lire par ailleurs). « Depuis 2004, les dépenses de solidarité augmentent et ne sont pas compensées, comme il le faut, par l’État », rappelle Mathieu Klein, vice-président du conseil général chargé du dossier. Pour assumer les dépenses de solidarité obligatoires, le Département réoriente ses moyens publics vers les personnes les plus fragiles. Les quatre associations privées qui sont investies dans la prévention spécialisée n’échappent pas à la réorganisation. « Pour permettre le maintien de l’ensemble des moyens éducatifs, j’ai proposé que des associations se rapprochent, voire même se fondent, afin de réaliser des économies sur les moyens administratifs », détaille Mathieu Klein. « J’ai pris l’engagement que les postes des éducateurs ne seraient pas touchés. Je discute avec les quatre associations, mais le dialogue avec les salariés de l’une d’entre elles est impossible », enchaîne l’élu. Ces salariés en question sont les éducateurs en grève. Mathieu Klein se donne encore quelques jours avant de sortir l’artillerie lourde, c’est-à-dire de brandir l’annulation de l’autorisation accordée à Vivre dans la ville. Ce qui signifierait l’arrêt de mort de l’association.
Interrogée sur la situation difficile traversée par Vivre dans la ville, sa présidente n’a pas souhaité donner suite. Le maire de Vandœuvre et représentant du conseil général au conseil d’administration de l’association, le socialiste Stéphane Hablot, ne comprend pas l’attitude extrémiste des éducateurs. « On ne parle pas de licenciements, ni de remise en cause. Le conseil général ne demande pas grand-chose. On a l’impression que ces salariés veulent vivre en autarcie avec des financeurs qui ne doivent pas demander des comptes. Si débat il doit y avoir, il doit se tenir avec le conseil d’administration et non avec le conseil général. Ce dernier veut faire évoluer V ivre dans la ville, j’en appelle au bon sens des éducateurs. »

Source : Républicain Lorrain du Mercredi 11 Janvier 2012

Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon à Roissy ce matin pour soutenir les salariés grévistes

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Conseil national de campagne du Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à élection présidentielle étaient ce matin à Roissy pour soutenir les salariés grévistes.
Depuis un mois, les salariés des entreprises de sûreté aérienne luttent pour leurs salaires et conditions de travail. Le mouvement de grève qu'ils mènent avec courage est juste et légitime.

Ils ont face à eux un patronat cynique et sourd, qui refuse la négociation, une direction des Aéroports de Paris qui n'assume pas ses responsabilités et un gouvernement qui les méprise royalement et remplace les salariés en lutte par des agents des forces de l'ordre. Pendant des semaines, ces femmes et ces hommes ont subi le mépris et l'outrage, se faisant traiter de « preneurs d'otages ». Encore aujourd'hui le président de la République utilise ces mots. Où sont passés ses beaux discours sur la France qui se lève tôt ? Eh bien, lorsqu'elle se bat pour vivre dignement, monsieur Sarkozy la traite en criminelle.
Le gouvernement, ADP et les directions des entreprises privées de sécurité mentent délibérément aux voyageurs et aux Français : la récente revalorisation de la taxe aéroportuaire, payée par les passagers, avait été justifiée par des motifs de sécurité. Or les agents de sûreté n'ont pas vu leurs salaires augmenter.
S'il y a preneurs d'otages dans un conflit de cet ordre, on les trouvera du côté des directions patronales qui soignent leurs marges bénéficiaires en piétinant les droits de leurs salariés.
Le PCF, par ma voix, exprime son soutien total aux salariés grévistes et exige du gouvernement et d'ADP la reprise des négociations.

Transport aérien : « nouvelle attaque contre le droit de grève »

Alors que le conflit entre les salariés des entreprises de sécurité aérienne et leurs directions prend de l’ampleur, le gouvernement ne trouve rien de plus urgent que de s’en prendre à un droit constitutionnel : le droit grève. C'est tout bonnement une remise en cause de ce droit dans les transports aériens que l'assemblée veut voter le 24 janvier prochain.
Voilà près d'un mois que les salariés en lutte ont annoncé une mobilisation pour satisfaire leurs légitimes revendications. Les grévistes réclament l'ouverture de négociations par branche pour obtenir la revalorisation des salaires, l'amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité de leur travail.

Le patronat et le gouvernement, culottés, accusent maintenant les grévistes de prendre les voyageurs en otage alors que ce conflit, si la direction avait daigné entamer les négociations, aurait pu être évité.
Les salariés, attachés à leurs conditions de travail, ne sont pas coupables. Les directions des entreprises concernées, soutenues par le gouvernement sont les véritables responsables de cette situation.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche exigent le respect du droit de grève et appellent les directions des entreprises concernées à négocier sur les revendications des salariés.

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